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Taggez vos photos avec de l'IA en local

Par : Korben ✨
12 mai 2026 à 10:08

Tagger des milliers de photos à la main, c'est le genre de corvée qu'on remet tous à plus tard depuis des années. Mais c'était sans compter sur photo-folder-tagger de Laurent Voillot qui règle ça grâce à 6 modes IA spécialisés, le tout en local, sans envoyer une seule image dans le cloud.

Vous faites pointer l'outil sur un dossier, vous choisissez le mode IA correspondant à vos photos, et hop, des fichiers XMP annexes sont générés à côté de chaque cliché. Ces fichiers contiennent les tags et sont directement lisibles par Lightroom Classic, Capture One, Bridge, Darktable et DigiKam, ce qui évite d'avoir à ré-importer ou à modifier les originaux !

Les 6 modes couvrent des usages bien distincts. Le mode Balade utilise CLIP SigLIP2 pour la classification générale (~50 ms par photo). Le mode Animaux combine BioCLIP v1 + CLIP (~40 ms). Pour les oiseaux et les insectes, c'est BioCLIP 2, entraîné sur 214 millions d'images de biodiversité (TreeOfLife-200M), à ~55 ms par image. Le mode Vacances sort la grosse artillerie avec Ollama et qwen2.5vl pour générer des descriptions en langage naturel (~1.8 s par photo).

Et le mode qui mérite une mention spéciale c'est Astro capable d'identifier automatiquement les objets célestes : Galaxies, nébuleuses, amas d'étoiles... les tags XMP pointent alors vers les références Messier, NGC ou IC correspondantes. C'est assez dingue comme feature.

En tout cas, c'est plus précis d'avoir tous ces petits modèles spécialisés plutôt que d'avoir un seul modèle qui fait tout. BioCLIP 2 sur la faune donne par exemple des résultats qu'un modèle généraliste n'atteindra pas.

L'installation se fait après récupération des sources via pip install -r requirements.txt. Tout est configurable dans config.yaml, les modèles IA utilisés, la langue des tags, les seuils de confiance...etc puis ça se lance avec python photo_folder_tagger.py. Au passage, n'oubliez pas que si vos photos sont un peu floues avant de lancer le tagger, SuperImage peut les upscaler en amont.

Bref, si vous avez des disques entiers de photos nature, astro ou de rando qui traînent sans tags depuis des années, c'est l'outil qu'il vous faut.

Merci à Laurent Voillot.

Photographier les vraies couleurs en stockant tout le spectre était déjà possible en... 1891

4 mai 2026 à 12:01

Hackaday vient de remettre en lumière (c'est le cas de le dire) une technique de photo couleur quasi oubliée et complètement folle : les plaques Lippmann. Au lieu de découper la lumière en trois canaux RGB comme un capteur moderne, elles enregistrent le spectre complet, longueur d'onde par longueur d'onde.

Le résultat est tellement précis qu'un spectromètre peut le relire sans problème. 

Le truc tient à un montage tout simple. Vous prenez une plaque de verre recouverte d'un gel photographique chargé en cristaux de halogénure d'argent extrêmement fins, et vous collez un miroir contre l'arrière.

Quand la lumière de la scène frappe la plaque puis se réfléchit sur le miroir, elle interfère avec elle-même et crée des ondes stationnaires. Ces ondes laissent dans le gel un motif d'argent métallique avec un espacement qui dépend directement de la longueur d'onde.

Du coup, après développement, la plaque ne contient pas une image RGB classique. C'est un empilement de réseaux de diffraction microscopiques, chacun calé sur sa propre longueur d'onde.

Quand vous éclairez le tout en lumière blanche, chaque réseau renvoie pile la couleur d'origine, sans approximation. Pour la première fois en 1891, Gabriel Lippmann avait littéralement enregistré la couleur "telle quelle", ce qui lui avait valu un prix Nobel de physique en 1908.

Le souci, c'est que la technique avait quasiment tous les défauts possibles côté usage. L'image n'apparaît correctement que sous un angle de vision très limité, l'exposition demandait des minutes voire des heures, les couleurs ressortaient parfois ternes selon l'éclairage, et il était impossible de tirer des copies.

Bref, intransportable, une photo unique, et compliqué à montrer. Forcément, ça n'a jamais décollé pour le grand public.

Reste que le principe lui-même n'est pas mort, il a juste muté en holographie. C'est exactement la même logique d'enregistrement par interférence d'ondes, sauf qu'on capture aussi la phase et pas seulement l'intensité spectrale.

Et à l'heure où les capteurs hyperspectraux deviennent abordables pour les bidouilleurs, l'idée de revisiter Lippmann avec du gel moderne et un éclairage cohérent commence à avoir du sens.

Source : Hackaday

Test du DJI Mic Mini, le kit de micros sans fil indispensable

27 avril 2026 à 17:46
- Contient des liens affiliés Amazon -

J'ai pris il y a quelques semaines le pack DJI Mic Mini à 79 euros sur Amazon , deux émetteurs et un récepteur dans un boîtier de charge, pour un usage assez mixte : stories Instagram, vidéos YouTube, et de plus en plus d'appels et de visios où je voulais arrêter d'avoir un son moyen sur le micro intégré du Mac ou de mon iPhone. Je l'utilise absolument tout le temps, en intérieur comme en extérieur.

Pour la création de contenu, le couple émetteur-récepteur fait exactement le job. Chaque émetteur pèse 10 grammes, se clipse magnétiquement sur un t-shirt ou une veste sans déformer le tissu, et les bonnettes anti-vent fournies sont là si vous tournez dehors en plein vent. La portée annoncée de 400 mètres est probablement un peu, mais en pratique je n'ai jamais eu de coupure dans un parc ou sur une terrasse, donc la marge de sécurité est largement suffisante pour des stories ou des plans Vlog.

Le vrai plus pour moi, c'est l'usage en visio. Je branche le récepteur en USB-C sur le Mac (ou sur le téléphone via l'adaptateur fourni), je clipse un émetteur sur le t-shirt, et la qualité du son que reçoivent les interlocuteurs change instantanément. Plus de bruit de clavier, plus d'écho de la pièce. Plus de syllabes mangées. Pour les appels importants ou les enregistrements depuis le bureau, c'est devenu mon réflexe avant de cliquer sur « Rejoindre la réunion ». Avec 48h d'autonomie avec le boîtier de charge, on oublie complètement la recharge sur une semaine de boulot ou de tournage ponctuels.

Il y a une subtilité à connaître si vous avez déjà du DJI dans votre matos. Avec OsmoAudio, l'émetteur peut se connecter directement à une Osmo Pocket 3, à une Action 5 Pro ou à un Osmo Mobile 7P sans passer par le récepteur. Le son arrive direct dans la caméra. Pratique pour alléger le sac quand on part en tournage léger, ou pour un setup vlog. Si vous n'êtes pas dans cet écosystème, vous perdez juste cette astuce, mais le pack reste utilisable avec n'importe quoi, et c'est d'ailleurs mon cas, je n'utilise pas d'autre matériel DJI, à part mon drone, que je ne connecte pas au micro.

Bref, voilà, ça fait un moment que je voulais vous en parler. À 79 euros, le DJI Mic Mini est devenu mon kit par défaut. Stories, YouTube ou visio, c'est 100% validé, et même si vous avez l'impression que ça ne vous sera pas utile, bah vous allez voir qu'une fois testé, vous allez lui trouver des tas d'usages. Disponible ici sur Amazon .

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