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Hier — 4 janvier 2026Tech Généraliste

Remplacez Tux par n'importe quel logo sur le boot de votre Linux

Par : Korben
4 janvier 2026 à 16:52

Vous avez déjà rêvé de virer le petit Tux qui s'affiche au démarrage de votre machine Linux pour le remplacer par un truc plus perso ?

Bon OK, sur les distros modernes avec Plymouth ou un bootsplash, on ne le voit plus trop ce logo du kernel... mais si vous bootez en mode console framebuffer, il est bien là ! Petite précision quand même, le logo du kernel ne s’affiche pas magiquement dès qu’on est en "console framebuffer". En fait, pour que ça marche, il faut à la fois que le support de la console framebuffer soit activé dans le kernel (CONFIG_FB_CONSOLE=y) et qu’un framebuffer soit réellement disponible au moment du boot.

Sur les machines modernes, ça passe souvent par simpledrm + KMS, ce qui fonctionne très bien dans la majorité des cas. Mais selon le GPU et le firmware, il arrive encore que l’écran reste noir jusqu’au passage en userspace, même sans Plymouth. Le** logo peut s’afficher**, mais ce n’est pas garanti à 100 % sur toutes les configs.

Bref, c'était possible avant mais fallait se farcir pas mal de bidouille dans les sources du kernel, et c'était pas franchement user-friendly.

Hé bien bonne nouvelle, Vincent Mailhol vient de proposer un patch qui simplifie tout ça !

Du coup, avec ce nouveau patch pour un prochain kernel, vous pouvez spécifier directement le chemin de votre logo personnalisé dans la configuration Kconfig. Fini les bidouilles dans les Makefiles et les sources, y'a maintenant trois options toutes propres : une pour le logo monochrome (format PBM), une pour la version 16 couleurs (PPM), et une pour la version 224 couleurs (PPM aussi). Et c'est à la compilation, que l'outil pnmtologo convertit votre image en code C qui est ensuite directement intégré au kernel. Et ensuite, c'est le framebuffer qui l'affiche au boot comme d'hab.

Et là je me suis dit que ça serait cool de vous proposer mon logo Korben tout prêt, histoire que vous puissiez tester direct. Du coup je vous ai préparé le fichier logo_linux_clut224.ppm au bon format (PPM ASCII 224 couleurs), vous n'avez plus qu'à le télécharger et suivre le tuto ci-dessous.

Télécharger le logo Korben pour le boot Linux

Ce qu'il vous faut !

Bon alors avant de vous lancer, vérifiez que vous avez les sources du dernier kernel Linux, les outils netpbm pour la conversion d'image, et les trucs de compilation habituels (gcc, make...etc.). Hop, une fois que c'est bon, on peut attaquer.

L'installation rapide (une fois le patch intégré)

Avec le nouveau patch (une fois qu'il sera mergé dans le kernel), c'est devenu hyper simple. Dans menuconfig ou xconfig, allez dans :

Device Drivers -> Graphics Support -> Bootup logo
 -> Standard 224-color Linux logo file: /chemin/vers/logo_linux_clut224.ppm

Voilà, vous spécifiez le chemin et c'est réglé. Mais si vous êtes sur un kernel plus ancien, faudra passer par la méthode classique.

La méthode classique (testée sur les kernels 5.x/6.x)

Commencez par installer les dépendances. Sous Debian/Ubuntu :

sudo apt install netpbm build-essential libncurses-dev bison flex libssl-dev libelf-dev

Sous Fedora/RHEL (téléchargez les vraies sources kernel depuis kernel.org) :

sudo dnf install netpbm-progs ncurses-devel elfutils-libelf-devel openssl-devel bc bison flex

Et sous Arch :

sudo pacman -S netpbm base-devel

Ensuite, récupérez les sources du kernel. Soit vous chopez celles de votre version actuelle avec apt source linux-image-$(uname -r), soit vous téléchargez la dernière sur kernel.org. Une fois décompressées, copiez le logo Korben à la place du logo par défaut. Sachez quand même que remplacer directement les fichiers dans drivers/video/logo/ fonctionne très bien pour un test perso, mais ce n’est clairement pas une méthode propre sur le long terme.

Ça complique les mises à jour, ça casse la reproductibilité du build, et c’est totalement inacceptable dans un contexte de packaging distro.

Mais bon, pour bidouiller chez soi, comme on est en train de le faire là, aucun souci. Mais pour un usage propre ou maintenable, mieux vaut éviter… et justement, le fameux patch dont je parlais plus haut va dans ce sens !!

cp /chemin/vers/logo_linux_clut224.ppm drivers/video/logo/logo_linux_clut224.ppm

Maintenant on configure le kernel. Copiez d'abord votre config actuelle avec cp /boot/config-$(uname -r) .config puis lancez make menuconfig. Naviguez vers :

Device Drivers --->
 Graphics support --->
 [*] Bootup logo --->
 [*] Standard 224-color Linux logo
 Console display driver support --->
 [*] Framebuffer Console support

Assurez-vous que ces options sont cochées avec * (ce sont des booléens, pas des modules).

Ensuite, y'a plus qu'à compiler. Adaptez le -j selon votre nombre de coeurs :

make -j$(nproc)
sudo make modules_install
sudo make install

Sur Debian/Ubuntu, lancez

sudo update-grub

Sur Fedora, c'est

sudo grub2-mkconfig -o /boot/grub2/grub.cfg

Et si votre distro utilise un initramfs, pensez à le régénérer aussi (sudo update-initramfs -u ou équivalent).

Et hop, redémarrez et admirez votre nouveau logo au boot !

Créez votre propre logo

Si vous voulez utiliser une autre image que mon logo Korben, voici comment la convertir au bon format :

sudo apt install imagemagick netpbm
convert mon_logo.png -background white -flatten -colors 224 temp.png
pngtopnm temp.png | ppmquant 224 | pnmtoplainpnm > logo_linux_clut224.ppm
rm temp.png

Le kernel attend un format PPM ASCII (P3) avec maximum 224 couleurs. Pour la taille, pas de contrainte stricte mais entre 80x80 et 200x200 pixels c'est l'idéal. À noter aussi que cette histoire de taille "idéale" reste surtout une recommandation et pas une règle imposée par le kernel car techniquement, Linux ne fixe aucune dimension maximale ou minimale pour le logo. L’image est simplement centrée à l’écran, sans mise à l’échelle.

Là je me suis loupé !

Du coup, un logo trop grand ne sera pas redimensionné mais sera juste rogné ou visuellement dégueu selon la résolution du framebuffer.

Les tailles autour de 80×80 à 200×200 pixels donnent en général le meilleur rendu, mais c’est avant tout du bon sens. Et évitez les dégradés trop complexes vu la limite de couleurs.

Et si ça marche pas ?

Sur les kernels récents (6.x et plus), sachez que simpledrm joue un rôle clé dans l’affichage du logo. En effet, sur beaucoup de machines modernes, il a pris le relais des anciens framebuffer comme efifb et permet d’avoir un affichage très tôt au boot, avant même le lancement de l’userspace.

Donc si le logo ne s’affiche pas alors que tout semble correctement configuré, le problème vient parfois simplement du fait que le framebuffer n’est pas encore actif à ce stade du démarrage, selon le GPU, le firmware ou la façon dont le driver est initialisé.

Autre cause fréquente, Plymouth (ou un autre bootsplash) qui masque tout simplement le logo du kernel. Pour vérifier, vous pouvez désactiver Plymouth temporairement en ajoutant plymouth.enable=0 aux paramètres kernel dans GRUB.

Rnfin, si vous utilisez un driver graphique KMS moderne (ce qui est le cas de la majorité des systèmes actuels), le logo devrait alors s’afficher pendant les toutes premières secondes du boot. En cas d’écran noir persistant, un test ponctuel avec nomodeset peut aider à diagnostiquer le problème, mais ce n’est pas une solution à utiliser systématiquement sur les machines récentes.

Et, pour les problèmes de couleurs bizarres, assurez-vous que votre fichier est bien en format P3 (ASCII) et pas P6 (binaire), quitte à relancer la conversion avec pnmtoplainpnm.

Dernière précision qui évite pas mal de confusions et après j'arrête de vous en faire des tartines, ce logo de boot est directement intégré au kernel, et pas à l’initramfs. Autrement dit, régénérer l’initramfs avec update-initramfs ou équivalent n’a aucun impact sur le logo du kernel. Donc si vous changez le logo, c’est bien le kernel lui-même qu’il faut recompiler et réinstaller.

Bref, perso, je trouve ça super cool qu'on puisse enfin personnaliser ce logo sans se prendre la tête. Ça fait un peu geek old-school c'est vrai, mais y'a un petit côté frime à avoir son propre logo au démarrage de sa bécane, que j'aime bien ^^.

Source

Le logo Gemini oublié dans un trailer Bollywood - La polémique IA la plus ridicule de 2026 (et ça ne fait que commencer)

Par : Korben
4 janvier 2026 à 10:46

Vous êtes assis ? Parce que là, on touche le fond du fond du fond des polémiques stupides. Car oui, Internet vient encore de découvrir que l'intelligence artificielle existe... et visiblement, c'est un choc pour pas mal de monde.

Le trailer de Jana Nayagan, le prochain film de la superstar tamoule Vijay, est sorti ce weekend. Et à 23 secondes après le début, pendant une scène où quelqu'un arme un fusil à pompe, les internautes aux yeux de lynx ont repéré un truc : le logo de Google Gemini. Vous savez, la petite étoile à quatre branches. Bref, visiblement quelqu'un aurait utilisé l'IA pour retoucher une image et oublié d'enlever le watermark. C'est con avec mon outil que j'ai développé spécialement pour l'occasion, ça leur aurait pris deux secondes...

Du coup, Twitter s'est enflammé : "C'est du foutage de gueule. Faut pas que ça devienne normal, l'IA n'a rien à foutre dans les films… et nia nia nia"... Oui des gens sont CHOQUÉS qu'une équipe de production utilise des outils numériques pour créer des images.

Et là, perso, j'ai une question toute bête... Est ce que les gens sont aussi scandalisés quand un graphiste utilise Photoshop ou qu'un musicien utilise un DAW pour composer ? Parce que bon, ça fait 30 ans que le cinéma use et abuse des effets spéciaux numériques, des fonds verts, des retouches en post-prod. Mais là, c'est de l'IA, donc faut croire que c'est une insulte à l'art.

Le plus drôle dans l'histoire c'est que l'équipe du film a réagi au quart de tour. Quand le Hindustan Times a vérifié le trailer dimanche matin, hop, le logo avait disparu. Supprimé comme si de rien n'était. Sauf que le mal était fait, les captures d'écran circulaient déjà partout. Et d'ailleurs, il ne l'ont pas enlevé de la version dispo sur Youtube :

D'ailleurs, petit complot perso que je me suis fait tout seul dans ma tête : Et si c'était fait exprès ? Parce que là, un film tamoul qui aurait eu du mal à faire parler de lui en Occident se retrouve dans les médias tech un peu partout. Buzz gratuit à fond la caisse. Alors marketing de génie ou erreur de stagiaire ? Vous le saurez au prochain épisode.... Toudoum !

Bref, Jana Nayagan sort le 9 janvier en Inde et accessoirement, c'est le 69e et dernier film de Vijay avant qu'il se consacre pleinement à sa carrière politique (il a lancé son parti en 2024 le garçon). Mais tout ça, personne n'en parle. Non, ce qui compte, c'est un petit logo visible une fraction de seconde.

On vit vraiment une époque formidable et moi ça me permet d'alimenter mon site avec ce genre de conneries qui me font bien rire ^^ !

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Ils mènent des cyberattaques par les mots : qu’est-ce qu’une injection de prompt ?

4 janvier 2026 à 15:05

L’attaque par injection de prompt attire particulièrement l’attention des experts. Elle fait partie d'une nouvelle vague de risques cyber, liés à l'omniprésence de nouveaux outils dans nos usages quotidiens, ces dernières années : les modèles de langage (LLM).

Arrêtez de réfléchir : le secret scientifique pour enfin gagner au Shifumi

4 janvier 2026 à 13:30

Vous pensez choisir « Pierre » ou « Ciseaux » totalement au hasard ? Impossible. Votre cerveau, obsédé par vos résultats précédents, vous trahit à chaque manche en cherchant des logiques imaginaires. Des chercheurs révèlent pourquoi cette incapacité biologique à être réellement aléatoire nous rend prévisibles et précipite souvent notre défaite.

2025, entre grands sourires et soupe à la grimace chez les constructeurs de voitures électriques

4 janvier 2026 à 08:22

On annonçait un coup d’arrêt. Le marché électrique français a finalement accéléré en 2025, mais tous les constructeurs n'en profitent pas. L'éditorial Watt Else du 2 janvier 2026 était l'occasion de faire un premier bilan.

Lidar : pourquoi les États-Unis veulent interdire ces capteurs chinois très utilisés

3 janvier 2026 à 18:35

Aux États-Unis, un projet de loi introduit en décembre 2025 vise à interdire progressivement l’utilisation de lidars fournis par des entreprises chinoises, très présents dans les voitures autonomes. En cause : des inquiétudes croissantes en matière de sécurité nationale, qui rappellent le précédent Huawei.

Mystery Puzzle : ce jeu de société qui mélange puzzle et enquête est parfait pour les soirées d’hiver

3 janvier 2026 à 16:20

Mystery Puzzle

À mi-chemin entre le puzzle et le jeu d’enquête, la gamme Mystery Puzzle propose une expérience cosy à partager, idéale pour les longues soirées d’hiver. Comment ça se joue ? Quel est notre avis ? On vous dit tout.

Stranger Things : 6 séries à voir après la fin de la série Netflix

3 janvier 2026 à 14:00

Vous avez été déçus (ou pas) du grand final de la saison 5 de Stranger Things, dévoilé le 1er janvier 2026 sur Netflix ? Pas de panique : voici 6 séries similaires à découvrir en streaming.

Un joueur de Clair Obscur: Expedition 33 réalise un exploit insensé contre un boss redoutable 

3 janvier 2026 à 09:55

Pour se débarrasser de l’un des boss les plus redoutables de Clair Obscur: Expedition 33, un joueur s’est lancé dans une course à la résilience. En résulte un affrontement qui a duré 8 heures, pendant lequel plus de 10 000 parades ont été réussies. Oui, dix mille. 

Serflings - Le remake de The Settlers 1 qui va vous replonger en 1993

Par : Korben
4 janvier 2026 à 09:00

Vous vous souvenez de The Settlers sur Amiga, ce jeu où vous passiez des heures à regarder vos petits bonhommes transporter du bois, de la pierre et du blé sur des chemins tortueux pendant que votre économie tournait toute seule comme une machine bien huilée ? Ouais, ce jeu-là. Celui qui a ruiné vos week-ends en 1993.

Eh bien un développeur du nom de nicymike a décidé de recréer tout ça from scratch. Serflings , c'est donc un remake complet de The Settlers 1 (aussi connu sous le nom de Serf City: Life is Feudal) codé entièrement en Java. Et quand je dis complet, c'est vraiment complet puisqu'on y retrouve toutes les missions originales avec leurs mots de passe, le mode multijoueur en 1 contre 1 en LAN, et même le support des sauvegardes du jeu original.

Serflings en action ( Source )

Le projet est en développement actif depuis un moment et la version 2.2.0 est sortie fin novembre 2025. Parmi les features qui font plaisir il y a le support des hautes résolutions avec zoom (fini le 320×200 qui pique les yeux), un système de construction de routes intelligent avec preview en temps réel, et la possibilité de jouer sur Windows, macOS ou Linux.

Bon, un truc à savoir quand même, vous aurez besoin des fichiers graphiques originaux pour faire tourner le bouzin, à savoir les fameux SPAE.PA (version anglaise) ou SPAD.PA (version allemande).

C'est parce que les assets appartiennent toujours à Ubisoft, donc nicymike ne peut pas les distribuer avec son remake. Donc si vous avez encore vos disquettes Amiga qui traînent quelque part, c'est le moment de ressortir l'émulateur, sinon, The Settlers History Edition est toujours dispo sur Ubisoft Connect. Y'a pas de petits profits...

Ce que j'aime bien dans ce projet, c'est qu'il ne cherche pas à refaire la roue. C'est vraiment le même gameplay de gestion logistique qui faisait le charme de l'original. Vous construisez des routes, vous placez vos bâtiments, vous optimisez vos flux de ressources, et vous regardez vos petits sujets courir dans tous les sens comme des fourmis sous coke, pendant que votre royaume s'étend. Et 30 ans plus tard, c'est toujours aussi addictif.

Pour ceux qui veulent tester, il vous faudra Java 17 minimum (pour la version 2.x). Vous téléchargez le JAR, vous balancez vos fichiers graphiques dans le bon dossier, et hop c'est parti pour des heures de nostalgie.

Voilà, si vous avez la nostalgie des jeux de gestion des années 90 où on prenait le temps de construire quelque chose de beau au lieu de rusher des objectifs, Serflings mérite clairement le détour.

Jailbreaker son Echo Show pour virer les pubs Amazon et installer Android

Par : Korben
4 janvier 2026 à 01:06

Avez-vous un Echo Show qui traîne dans un coin ? Mais si, vous savez, cet écran connecté d'Amazon qui s'est mis à afficher des pubs sur l'écran d'accueil depuis peu. Le genre de truc qui rend dingue 🤪.

Et bien bonne nouvelle puisqu'un développeur nommé Roger Ortiz a trouvé comment libérer ces petites bêtes. Du coup, grâce à ce merveilleux jeune homme, vous pouvez maintenant virer Fire OS, installer LineageOS 18.1 , et faire ce que vous voulez de votre appareil. Hop, plus de pubs, plus de flicage Amazon, juste du bon vieux Android AOSP.

L'Echo Show 8 libéré de Fire OS - enfin un écran connecté qui vous appartient ( Source )

Ce qui a énervé tout le monde de ce que j'ai compris, c'est qu'Amazon a progressivement ajouté des pubs sur ces appareils après leur achat. C'est totalement le genre de pratique qui donne envie de les passer par la fenêtre. Pour le moment, ça fonctionne sur les modèles 2019 comme l'Echo Show 5 (nom de code "checkers") et l'Echo Show 8 (nom de code "crown") car l'exploit cible une faille dans les puces MediaTek de ces appareils. Les versions plus récentes par contre, utilisent un autre processeur, donc pas de chance pour eux.

Le processus de jailbreak se déroule en plusieurs étapes. D'abord, il faut passer l'Echo en mode fastboot en maintenant les trois boutons du dessus au démarrage. Ensuite, on flashe TWRP (le recovery custom bien connu des bidouilleurs Android), on wipe le système, et on installe LineageOS via ADB. Y'a même un package Google Apps optionnel si vous voulez le Play Store.

Attention quand même, le développeur prévient que toute interruption après les 10 premières secondes du flash peut bricker définitivement l'appareil. Donc on ne débranche rien, on ne panique pas, et on attend gentiment les 5 minutes que ça prend.

Une fois Android installé, qu'est-ce qu'on peut en faire ? Déjà, Spotify et Apple Music en versions complètes (pas les versions bridées d'Alexa). Mais le plus intéressant, c'est d'utiliser Home Assistant pour contrôler votre domotique en local. Moins de latence, moins de dépendance aux serveurs Amazon.

Home Assistant qui tourne sur un Echo Show 8 - la domotique locale, sans le cloud ( Source )

D'ailleurs, il y a aussi Music Assistant qui transforme l'Echo en player multiroom compatible Spotify, Apple Music et fichiers locaux, si ça vous chauffe.

Côté specs, faut pas s'attendre à des miracles : 1 Go de RAM et à peine 5,5 Go de stockage. Ça tourne, mais Balatro à 3 FPS c'est compliqué. Par contre, pour de la musique et de la domotique par contre, c'est nickel.

Petit bémol aussi, la caméra ne fonctionne pas encore sous LineageOS, et sur l'Echo Show 5, et le son est limité à un seul haut-parleur pour l'instant. Mais franchement, pour un appareil qu'Amazon a décidé de pourrir avec des pubs, c'est un moindre mal.

Voilà, si ça vous branche de détruire votre Amazon Echo Show ^^, tous les outils et les guides complets sont dispo sur XDA ici ou encore ici ! Et magie magie, votre Echo redeviendra en un claquement de doigts, un appareil qui vous appartient vraiment.

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D'où vient le fameux "Hello World" ?

Par : Korben
4 janvier 2026 à 00:26

Vous avez déjà écrit un programme qui affiche ces deux mots magiques ?

HELLO WORLD

Évidemment que oui. Tout le monde est passé par là car c'est le rite initiatique universel de la programmation, le premier truc qu'on tape quand on découvre un nouveau langage.

Mais est-ce que vous vous êtes déjà demandé d'où venait cette tradition bizarre de saluer le monde avant de faire quoi que ce soit d'utile ?

Hé bien ça remonte au début des années 70, aux Bell Labs. Brian Kernighan, chercheur canadien qui bossait aux côtés de Dennis Ritchie (le créateur du C) et Ken Thompson, devait rédiger un tutoriel pour le langage B. Le document s'appelait "A Tutorial Introduction to the Language B", et c'est là-dedans que la fameuse phrase apparaît pour la première fois dans un document technique.

Le Hello World original de 1978, imprimé sur papier d'imprimante matricielle ( Source )

Alors pourquoi ces mots-là et pas autre chose ?

Hé bien Kernighan lui-même a raconté l'anecdote dans une interview pour Forbes India. Il avoue que sa mémoire est un peu floue, mais il se souvient d'un dessin animé avec un poussin qui sortait de son œuf en lançant au monde ce premier message. L'image lui était restée en tête et quand il a dû trouver un exemple à afficher, c'est sorti tout seul.

Marrant non, qu'un des rituels les plus universels de l'informatique mondiale vienne d'un gag de dessin animé avec un poussin. C'est peut-être Calimero, qui sait ?

Ce premier exemple dans le bouquin n'a pas explosé par contre... Suite à cela, il y a eu un autre tutoriel en 1974 (pour le C cette fois), mais c'est vraiment en 1978 avec la publication du livre "The C Programming Language" co-écrit par Kernighan et Ritchie (le fameux K&R que tous les vieux de la vieille connaissent) que c'est devenu LA référence absolue. Ce bouquin a tellement marqué l'histoire que son premier exemple de code est devenu une tradition planétaire.

Voilà, l'anecdote est chouette et je trouve ça génial qu'un truc aussi naze datant des années 70 soit devenu un symbole universel plus de 50 ans après, et cela peu importe le langage !

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Flowglad - Gérez vos paiements sans vous prendre la tête avec les webhooks

Par : Korben
3 janvier 2026 à 09:00

Vous développez une app et vous devez intégrer des paiements ? Alors vous connaissez sûrement l'enfer des webhooks... Ces petits événements asynchrones qu'il faut capter, parser, dont il faut vérifier la signature, stocker dans votre base, sans oublier de prier pour qu'il n'y ait pas eu de doublon ou de perte entre temps. Bref, le genre de truc qui transforme un samedi après-midi en séance de débogage intensive.

Flowglad c'est une plateforme de paiement open source qui promet d'en finir avec cette galère. Son idée c'est qu'au lieu de synchroniser votre base avec Stripe via des webhooks fragiles, vous interrogez directement Flowglad qui devient votre source de vérité unique pour tout ce qui touche à la facturation.

Du coup, plus besoin de maintenir une table subscriptions en local ni de gérer les cas où un webhook arrive deux fois ou pas du tout. Vous appelez getBilling() côté serveur ou useBilling() côté React, et vous avez l'état de l'abonnement en temps réel. C'est stateless, y'a moins de code à maintenir, et surtout moins de bugs bizarroïdes à traquer à 3h du mat.

Côté fonctionnalités, ça couvre les abonnements classiques, le billing à l'usage avec des tiers de volume, les crédits, la gestion des relances automatiques quand un paiement échoue, la génération de factures... Le SDK gère tout ça avec des hooks React et des fonctions backend en TypeScript. Et comme c'est conçu pour s'intégrer dans votre système d'auth existant, vous utilisez vos propres identifiants utilisateurs, pas ceux de Flowglad.

Dans Flowglad, y'a également le support MCP (Model Context Protocol) qui permet aux agents de code comme Claude Code d'accéder à la documentation et de configurer toute l'intégration. On vit vraiment une époque formidable les amis ^^

Niveau tarifs, c'est du freemium. Le billing/usage, c'est 0,65 % après 1000 $ / mois de volume et pour les transactions Stripe classiques, c'est les frais habituels (2.9% + 0.30$). Sinon, pas de frais mensuels fixes, vous payez à l'usage.

Le projet est soutenu par Y Combinator et tout le code est dispo sur GitHub. Sous le capot c'est du Next.js, tRPC, Drizzle ORM et TypeScript. Pour installer, c'est soit bun add @flowglad/nextjs pour les projets Next.js, soit @flowglad/react + @flowglad/express pour les autres stacks.

Bref, si vous en avez marre de vous battre avec les webhooks de Stripe et que vous cherchez une solution plus propre pour gérer vos abonnements, ça vaut le coup d'y jeter un œil...

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