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Hier — 25 septembre 2026Flux principal

Meeting Recorder - Vos visios transcrites en local sous Omarchy

Par : Korben ✨
25 septembre 2026 à 10:36

Meeting Recorder , c'est un enregistreur de réunions pensé pour Omarchy, la distribution Linux de DHH basée sur Arch et Hyprland. Et y'a pas besoin d'inviter à bot chelou dans votre visio puisque l'app se contente d'écouter votre micro et ce que joue votre ordinateur. Donc ça fonctionne avec n'importe quel logiciel de réunion, et tout est ensuite transcrit sur votre machine, 100% en local

Le micro et le son de l'ordinateur sont ainsi enregistrés sur deux pistes séparées, et deux jauges vous montrent avant de lancer que les deux arrivent bien. C'est comme ça que l'outil sait qui parle... ce qui passe par le micro, c'est vous, et ce que joue l'ordinateur, ce sont les autres. Et s'il y a plusieurs personnes en face, Nemotron 3 Diarization, un modèle de NVIDIA qui tourne en local, sépare simplement leurs voix en "Remote 1", "Remote 2"...etc, que vous pouvez ensuite renommer.

L'écran de fin, Maya au micro, Tom côté ordinateur, et les deux pistes dans la forme d'onde

À la fin de l'appel, c'est whisper qui transcrit tout ce basar, avec le modèle large-v3-turbo par défaut (environ 1,6 Go à télécharger une seule fois), pendant qu'une animation façon années 90 vous fait patienter. Et pas besoin de carte graphique puisque d'après l'auteur, le processeur d'une machine récente boucle un appel court en quelques secondes. Ah et puis trop cool, le français fait partie des langues proposées, donc vous pouvez l'utiliser si vous avez séché les cours d'anglais.

Vous récupérez ensuite le texte, avec l'heure et l'intervenant sur chaque ligne, et un lecteur audio au-dessus. Cliquez alors sur une ligne et la lecture repartira de là. Et si whisper s'est gourré, vous survolez la ligne pour la corriger, la donner à l'intervenant suivant ou la supprimer. Chaque réunion finissant dans un simple dossier de ~/Documents/Meetings, avec l'audio et un fichier transcript.md, vous pouvez tout récupérer et même glisser sur la fenêtre un vocal ou un appel enregistré ailleurs, et Nemotron pourra y détecter jusqu'à 8 voix sans problème.

Pour les réunions de trois minutes ou plus, il y a aussi du chapitrage et c'est l'agent de code réglé par défaut dans Omarchy (Claude Code, Codex...) qui découpe la transcription une fois que c'est terminé. Donc, si vous ne voulez pas que ça parte dans le cloud, il faut prendre le temps de ne régler aucun agent par défaut sur Omarchy.

Et n'oubliez pas non plus de prévenir les gens en début de réunion, car l'article 226-1 du Code pénal punit l'enregistrement de paroles privées sans leur consentement. Hé ouaiiiis !

Côté installation, l'outil est dans le dépôt de paquets d'Omarchy, pour l'instant uniquement sur le canal edge. Sinon, en attendant la prochaine version d'Omarchy, ce script d'une ligne installera le même paquet.

Bref, c'est l'un ou l'autre :

yay -S omarchy-meeting-recorder
ou
curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/jankeesvw/omarchy-meeting-recorder/main/install.sh | bash

Attention, au moment où j'écris ces lignes, la version 1.1.1 plante dès la première transcription sur les processeurs sans AVX-512, un Ryzen 5 5500 ou un Core Ultra 9 285K par exemple. L'audio est bien enregistré, mais vous n'aurez pas de texte, parce que le binaire publié a hérité des instructions AVX-512 de la machine qui l'a compilé. Heureusement, un contributeur a déjà proposé un correctif, donc, soyez patient. Mais si vous êtes vraiment pressé, il faudra juste compiler vous-même l'appli (cargo build --release, les étapes sont dans le README).

Et si vous n'êtes pas sous Omarchy ? Faut chialer ?

Non, car l'app prendra alors l'apparence standard de libadwaita, mais sans l'agent par défaut d'Omarchy. Donc adieu les chapitres. Sous Windows, l'application Meetily fait le même genre de travail en local, Avec mon application macOS Kassis , on peut faire ça aussi. Il suffit de glisser-déposer l'enregistrement de la réunion sur l'appli. Les interlocuteurs sont reconnus et on obtient un transcript en quelques secondes. Enfin, pour transcrire vos enregistrements directement sur un serveur, il y a Speakr, dont je vous ai déjà parlé .

Voilà, en tout cas, je trouve que son dev a bien bossé ! Meeting Recorder c'est sous licence MIT, et le code est sur GitHub pour ceux qui ont un Omarchy sous la main !

Meta’s Muse now gives every user a free Ubuntu cloud computer

Par : IT News
25 septembre 2026 à 15:52
Meta’s Muse now gives every user a free Ubuntu cloud computer
Meta’s Muse personal AI agent now includes a complete Ubuntu Linux computer for every user, not merely a sandbox for running agent tasks. The free cloud machine expands the service launched with Sentinel guardrails into a general-purpose environment where users can install software, compile code, browse the web, and run arbitrary workloads.

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À partir d’avant-hierFlux principal

Specops Device Trust: Device-based access control beyond MFA

Par : IT Experts
23 septembre 2026 à 23:36
Configuring Zero Device Trust policies
Specops Device Trust is a cloud-based security product from Specops Software (part of Outpost24) that ties access decisions to user identity and the device's security state. It addresses a specific gap that multi-factor authentication (MFA) alone cannot close: an attacker who steals a session token or login credentials can still access your systems if access decisions are based solely on user identity. The product binds users to enrolled, verified devices and continuously checks device security throughout every session. This article covers how Specops Device Trust works, what it checks, and how to deploy it.

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KDE et le code généré par IA : “Ne soyez pas paresseux”, le débat tourne à l’orage

23 septembre 2026 à 10:22

KDE PlasmaComment intégrer l’intelligence artificielle dans un grand projet open source comme KDE ? La réponse n’est pas simple au point que KDE cherche encore la bonne formule. Nate Graham, l’un des principaux développeurs du projet, a proposé de nouvelles règles encadrant l’utilisation des LLM. Leur principe tient en trois mots : “Don’t be lazy“, autrement …

Cet article KDE et le code généré par IA : “Ne soyez pas paresseux”, le débat tourne à l’orage a été publié en premier par GinjFo.

Le Schleswig-Holstein vire (presque) Windows de sa chancellerie

Par : Korben ✨
23 septembre 2026 à 09:48

Sur la photo officielle que j'ai mise en illustration de cet article, Dirk Schrödter, ministre du Numérique et chef de la chancellerie du Land allemand du Schleswig-Holstein, pose assis dans un escalier avec un Tux en peluche. Et il a le smile puisque plus de 200 agents de sa chancellerie bossent maintenant uniquement sous Linux, exactement comme il l'a annoncé aux 24e Open-Source-und-Linux-Tage de Kiel.

Alors attention, on n'est pas à 100 % parce qu'il reste quand même une vingtaine de postes sous Windows à la chancellerie qui sont nécessaires pour cause de dépendance technique à des logiciels métiers purement Windows.

Mais le ministre assure dans l'annonce officielle du Land que ses équipes planchent aussi là-dessus. Mais voilà, globalement, pour tout le reste, la bascule s'est bien terminée, même si on ne sait pas sur quelle distrib ils tournent exactement.

Pour réussir cet exploit, Dirk Schrödter a commencé tout doucement depuis plusieurs années en mettant d'abord en place LibreOffice sur des postes hors administration fiscale et en passant également la messagerie sur Open-Xchange et tout ce qui était VisioConf sur OpenTalk.

Puis cela continue de s'étendre lentement avec Nextcloud pour généraliser le travail collaboratif, un annuaire qui s'appelle Nubus , conçu pour remplacer Active Directory de Microsoft. Sans oublier la téléphonie, qui doit encore passer sur OSKAR, une solution totalement libre.

Alors bien sûr, comme ils disent chez Microsoft, Linux n'est gratuit que si votre temps ne vaut rien. Mais côté porte-monnaie, d'après le bilan du Land, ça fait déjà plus de 15 millions d'euros de licences économisées, face à 9 millions d'investissements ponctuels prévus en 2026 pour la migration et le développement des outils libres. Pas mal, hein ?

Et si vous vous demandez comment on fait passer toute une chancellerie sous Linux, hé bien sachez que les agents ont eu droit à de nombreuses réunions d'information en présentiel ET en ligne, à des vidéos de formation, à des experts présents sur place pour les aider et à des forums Linux. On ne les a pas balancés comme ça devant un poste Linux en mode "démerdez-vous".

Et pour la maintenance, c'est Gonicus, une entreprise allemande spécialisée en open source, qui va assurer le support technique de Linux avec Dataport, le prestataire informatique du Land.

Alors, est-ce que Windows c'est terminé pour de bon en Allemagne ?

Hé bien pas vraiment, parce que ça ne représente qu'environ 200 agents, ce qui reste une goutte d'eau face aux quelques 30 000 agents que compte l'administration du Land. Les autres ministères et administrations devraient cependant suivre "progressivement" le mouvement, et la planification du déploiement "tourne à plein régime" d'après le ministre. Mais bon pour l'instant, il n'a donné aucune date...

Comme je vous le disais au début de mon article, le gros morceau, ce sont surtout les logiciels métier. Le Land explique qu'une grande partie de ceux hébergés chez Dataport ne tournent que sous Windows, ou ne sont supportés que sous Windows par leur éditeur. La parade prévue c'est donc de les remplacer par d'autres produits, ou de les rendre utilisables à distance !

Sans compter qu'une bascule de cette taille peut aussi mal tourner. En effet, quand le ministère de l'Intérieur a migré sa messagerie vers Open-Xchange et Thunderbird durant l'été 2025, le syndicat de police GdP a parlé de "chaos total", avec des milliers de mails retrouvés dans des services qui n'avaient rien à voir. Bref, c'était le bordel.

Le syndicat reconnaît quand même que le libre est utilisable, mais que c'est quand même assez loin du confort des anciens logiciels. Voilà, donc ça marche, mais le changement demande quand même des efforts d'adaptation à des interfaces plus austères / complexes...

M'enfin, voilà ça avance... Comme quoi, un autre monde est possible ^^.

Source : Hardwareluxx

Une VM qui s'évade vers son hôte, faut-il paniquer ?

Par : Korben ✨
23 septembre 2026 à 08:45

Les failles qui permettent à une machine virtuelle de s'échapper vers la machine qui l'héberge, ça court pas les rue. Et celle qui vient de débarquer est plutôt impressionnante ! En effet, il y a quelques jours, le chercheur Hyunwoo Kim a publié la CVE-2026-89775, qui est une évasion "invité vers hôte" bien planquée dans KVM (sur les archis ARM64). Pour rappel, KVM c'est la brique de virtualisation du noyau Linux. Et le score CVSS grimpe même jusqu'à 9,3 sur 10 ! Donc, autant dire que c'est du sérieux.

En fait, cette faille permet à la VM de lire et d'écrire dans la mémoire du noyau de l'hôte à grand coups de 64 bits à la fois ^^, sans même déclencher le garde-fou censé lui rendre la main. C'est possible à cause d'un simple calcul de taille qui retombe à zéro. Du coup, le noyau considère que ce zéro est une taille valide, ce qui permet d'éviter l'invalidation du cache mémoire.

Kim décrit deux façons de s'en servir. La première, c'est l' évasion classique où depuis une VM on peut débouler sur la machine hôte. Autant dire que c'est le cauchemar de quiconque loue de l'ARM à plusieurs clients.

La seconde, quand à elle, est plus vicieuse et souvent oubliée. Sur des distributions comme RHEL, le fichier /dev/kvm est ouvert à tout le monde en écriture. Cela permet ainsi à un simple utilisateur sans droits de se servir de la faille comme d'un ascenseur vers root, sans avoir à lancer la moindre VM.

Alors, est-ce que vous êtes concerné ??

Il y a de bonnes chances que non car sur ARM64, la virtualisation imbriquée n'est pas un mode par défaut de KVM. Il faut l'activer soi-même au démarrage avec kvm-arm.mode=nested, et être sur une puce assez récente.

Mais si vous administrez pour de vrai un hôte ARM64 avec la virtualisation imbriquée active, là oui ! Un uname -r vous donnera votre version mais sachez que rien n'est impacté avant le noyau 6.16 et que le trou est colmaté à partir des versions 6.18.51 et 7.2.5. Red Hat prévient qu'aucun contournement "propre" n'existe, donc ce sera le correctif ou rien, déso ^^.

À ce jour, le chercheur en sécurité, Kim, a livré le mécanisme mais pas de code d'exploitation. Donc, prenez le temps de corriger le problème sans traîner, mais ne paniquez pas non plus car ce n'est pas encore exploité activement.

Source : la divulgation de Hyunwoo Kim sur oss-security .

Critical Linux ARM64 KVM flaw leaves host memory writable from a guest

Par : IT News
22 septembre 2026 à 21:48
Critical Linux ARM64 KVM flaw leaves host memory writable from a guest
Researchers have disclosed CVE-2026-89775, a critical flaw in the Linux kernel’s ARM64 KVM virtualization code. When nested virtualization is enabled, a guest can read and write freed host memory, creating a potential guest-to-host escape. Administrators should patch to Linux 6.18.51, 7.2.5, or 7.3-rc1, or verify that the experimental nested-virtualization feature is disabled.

Source

Segmentation fault sous Linux : diagnostiquer et corriger un segfault

Par : malekalmorte
20 septembre 2026 à 07:11

Un programme se ferme brusquement et le terminal affiche Segmentation fault, parfois traduit par « erreur de segmentation » ? Sous Linux, ce message indique généralement que le processus a tenté d’accéder à une zone mémoire qu’il n’avait pas le droit d’utiliser. Le noyau lui envoie alors le signal SIGSEGV et met fin à son exécution.

Le message seul ne révèle pas la cause. Il faut d’abord identifier précisément l’application concernée, retrouver les événements enregistrés au moment du crash, puis examiner le core dump lorsqu’il existe. Cette démarche permet de différencier un bug de l’application, une bibliothèque incompatible, un pilote défaillant ou, plus rarement, un problème matériel.

Ce guide présente une méthode progressive avec journalctl, dmesg, coredumpctl et GDB. Il s’adresse aux utilisateurs Linux : il n’est pas nécessaire de savoir programmer pour recueillir une trace utile et choisir la bonne correction.

Qu’est-ce qu’une erreur « Segmentation fault » sous Linux ?

Comprendre simplement le signal SIGSEGV

Chaque programme dispose d’un espace mémoire protégé. Il y place son code, ses bibliothèques et les données dont il a besoin. Si le programme tente de lire ou d’écrire à une adresse invalide, le noyau bloque l’opération. Il envoie le signal SIGSEGV, généralement identifié par le numéro 11, puis arrête le processus.

Un segfault concerne donc d’abord un processus. Il ne signifie pas automatiquement que Linux entier est instable. Si l’écran se fige, si la machine redémarre ou si plusieurs services cessent de répondre en même temps, commencez plutôt par le guide consacré aux blocages et plantages généraux de Linux.

Les causes les plus fréquentes

  • Un bug dans l’application : une mauvaise gestion de la mémoire peut provoquer un accès invalide. C’est la cause la plus probable lorsqu’un seul programme plante toujours de la même façon.
  • Une extension ou un module : un greffon de navigateur, un module Python, un thème ou une extension native peut faire tomber le processus principal.
  • Une bibliothèque incompatible : le programme peut charger une version de bibliothèque qui ne correspond pas à celle attendue, notamment après une mise à jour incomplète ou l’installation manuelle d’un logiciel.
  • Un paquet ou un fichier corrompu : un binaire endommagé ou des données illisibles peuvent déclencher le crash au lancement ou lors d’une opération précise.
  • Un pilote : les applications utilisant intensivement le GPU, le son ou un périphérique peuvent planter dans une bibliothèque liée au pilote.
  • La mémoire vive : une RAM instable reste possible, mais elle est surtout suspecte lorsque des applications différentes plantent à des endroits variables.

Évitez donc de réinstaller immédiatement le système ou de remplacer la RAM après un seul segfault. Les journaux et la trace d’appels permettent souvent de réduire fortement le champ des causes.

Qu'est-ce qu'une segmentation fault (SIGSEGV)

Identifier l’application qui provoque le segfault

Reproduire le plantage et relever le message affiché

Notez l’heure exacte du problème, le nom de l’application et l’action effectuée juste avant sa fermeture. Si le programme possède une commande de lancement, exécutez-la depuis un terminal. Vous verrez ainsi ses messages d’erreur au lieu de constater seulement la disparition de sa fenêtre.

nom-du-programme
echo $?

Sous Bash, un programme interrompu par SIGSEGV renvoie généralement le code 139, soit 128 + le numéro du signal 11. Ce code confirme le signal reçu, mais pas l’origine du problème.

Le code de sortie ne suffit pas à établir la cause, mais il confirme que le programme ne s’est pas terminé normalement. Ne reproduisez pas plusieurs fois une opération susceptible d’endommager des données. Travaillez sur une copie si le crash survient lors de l’ouverture ou de la conversion d’un fichier important.

Consulter les erreurs avec journalctl

Sur une distribution utilisant systemd, journalctl centralise les événements du système et des services. Commencez par limiter la recherche à la période du crash :

journalctl --since "10 minutes ago"
journalctl -b --grep='segfault|segmentation fault|SIGSEGV'

L’option -b limite la sortie au démarrage actuel. La recherche avec --grep nécessite une version relativement récente de systemd. Si elle n’est pas reconnue, affichez simplement la période utile puis recherchez le nom du programme dans la sortie.

Pour une application lancée comme service systemd, interrogez directement son unité :

journalctl -u nom-du-service --since "30 minutes ago"

Recherchez notamment le nom de l’exécutable, segfault, SIGSEGV, le signal 11 et le nom d’une bibliothèque se terminant par .so. Conservez plusieurs lignes avant et après l’événement afin de ne pas perdre son contexte.

👉Le guide complet :

Examiner les messages du noyau avec dmesg

Le noyau peut lui aussi enregistrer le processus fautif, l’adresse mémoire et la bibliothèque impliquée. La commande suivante rend les dates plus lisibles et filtre les événements courants :

sudo dmesg --ctime | grep -i -E 'segfault|general protection|trap'

Selon la politique de sécurité de la distribution, la lecture de dmesg peut être réservée à l’administrateur, d’où l’emploi de sudo. Une ligne mentionnant toujours le même exécutable ou la même bibliothèque oriente vers un défaut logiciel reproductible. Des processus très différents, des adresses changeantes et d’autres erreurs matérielles justifient une vérification plus large.

👉Le tutoriel complet d’utilisation :

Retrouver et examiner un core dump

Lister les plantages avec coredumpctl

Un core dump est un instantané de la mémoire et de l’état du processus au moment de son arrêt. Lorsqu’il est géré par systemd-coredump, coredumpctl permet de retrouver les crashes sans chercher manuellement un fichier core.

Selon la distribution, systemd-coredump peut être absent ou désactivé. L’absence de résultat avec coredumpctl ne signifie donc pas qu’aucun segfault ne s’est produit.

coredumpctl list
coredumpctl list nom-du-programme
coredumpctl -1 info

La liste indique notamment la date, le PID, le signal, le chemin de l’exécutable et l’état du core dump. Dans la colonne correspondante, present signifie que le fichier est encore accessible. missing indique que son entrée existe toujours dans le journal mais que le fichier a été supprimé. truncated signale un enregistrement incomplet.

Pour éviter d’analyser le mauvais crash, utilisez le PID affiché ou le chemin complet de l’exécutable :

coredumpctl info 12345
coredumpctl info /chemin/vers/le-programme

Que faire lorsqu’aucun core dump n’est disponible ?

L’absence de résultat ne prouve pas l’absence de segfault. Le stockage peut être désactivé, le fichier peut avoir expiré, votre compte peut ne pas avoir les droits nécessaires ou la distribution peut ne pas utiliser systemd-coredump. Vérifiez d’abord la limite appliquée au shell et la destination configurée par le noyau :

ulimit -c
cat /proc/sys/kernel/core_pattern

Une limite égale à 0 interdit la création d’un core dump pour les programmes lancés depuis ce shell. Pour un test ponctuel, vous pouvez ouvrir un nouveau terminal, autoriser les core dumps dans cette session, puis lancer l’application depuis ce même terminal :

ulimit -c unlimited
nom-du-programme

Cette modification concerne la session et les processus qu’elle lance ; elle ne constitue pas une configuration permanente de tout le système. Un core dump peut contenir des données présentes dans la mémoire de l’application, par exemple des documents, des URL ou des jetons de session. Ne le publiez pas tel quel sur un forum ou un gestionnaire de bugs.

Analyser le segfault avec GDB

Installer GDB et ouvrir le core dump

GDB est un débogueur, mais quelques commandes suffisent pour obtenir une trace utile sans modifier le programme. Installez-le avec le gestionnaire de paquets de votre distribution :

# Debian, Ubuntu et dérivées
sudo apt install gdb

# Fedora
sudo dnf install gdb

# Arch Linux et dérivées
sudo pacman -S gdb

Avec systemd, le moyen le plus simple consiste à demander à coredumpctl d’ouvrir le dernier crash correspondant :

coredumpctl debug nom-du-programme

Si plusieurs entrées portent ce nom, utilisez le PID relevé précédemment. GDB charge alors l’exécutable et le core dump associés. Pour un core dump conservé manuellement, la syntaxe générale est :

gdb /chemin/vers/le-programme /chemin/vers/le-fichier-core
Utiliser coredumpctl debug  sur Linux pour analyser un Segfault

Générer une trace avec backtrace

Lorsque l’invite (gdb) apparaît, lancez la commande backtrace, abrégée en bt :

bt
thread apply all bt
quit

La première commande affiche la pile d’appels du thread qui a planté. La seconde affiche la trace de tous les threads ; elle est utile pour les applications multithreadées. Chaque ligne représente une fonction appelée avant le crash. La trame #0 correspond au point où l’exécution s’est arrêtée, puis #1, #2 et les suivantes remontent la chaîne des appels.

Si la sortie contient principalement des adresses hexadécimales, des points d’interrogation ou la mention no debugging symbols found, les symboles de débogage manquent. Le core dump reste valide, mais la trace sera moins parlante. Les paquets de symboles portent des noms différents selon la distribution ; recherchez ceux de l’application et de la bibliothèque citée dans les premières trames.

Repérer l’application ou la bibliothèque en cause

Ne concluez pas automatiquement que la fonction affichée en #0 contient le bug. Elle peut avoir reçu des données invalides d’un appel précédent. Pour un utilisateur, l’objectif est surtout d’identifier un motif :

  • le nom de l’application revient dans les premières trames : cherchez une mise à jour ou un rapport de bug correspondant à cette version ;
  • une extension ou un module tiers apparaît : désactivez-le temporairement et refaites le test ;
  • une bibliothèque graphique ou un pilote revient systématiquement : comparez avec les dernières mises à jour du pilote et testez, si l’application le permet, sans accélération matérielle ;
  • la trace change à chaque crash et plusieurs logiciels sont concernés : examinez la mémoire et le matériel avant d’accuser une application précise.

Avant de transmettre la trace, relisez-la et retirez les chemins contenant votre nom d’utilisateur ainsi que toute donnée confidentielle. Conservez toutefois les versions des paquets, le signal, les noms des bibliothèques et les numéros de trame.

Corriger le segfault selon son origine

Mettre à jour ou réinstaller le paquet concerné

Commencez par relever la version du programme, puis installez les mises à jour normales de votre distribution. Évitez de mélanger un paquet officiel avec des bibliothèques copiées manuellement dans /usr/local ou avec une archive téléchargée depuis une autre distribution.

Si le problème touche un seul paquet et persiste après la mise à jour, réinstallez uniquement ce paquet :

# Debian, Ubuntu et dérivées
sudo apt install --reinstall <nom-du-paquet>

# Fedora
sudo dnf reinstall <nom-du-paquet>

# Arch Linux et dérivées
sudo pacman -S <nom-du-paquet>

Une réinstallation remplace les fichiers gérés par le paquet, mais ne supprime généralement pas votre configuration personnelle. Si le crash semble lié au profil utilisateur, renommez son dossier de configuration pour effectuer un essai avec un profil neuf. Gardez l’ancien dossier comme sauvegarde et ne le supprimez qu’après avoir récupéré les données utiles.

👉Les guides :

Revenir à une version précédente après une régression

Un segfault apparu immédiatement après une mise à jour peut être une régression. Vérifiez l’historique du gestionnaire de paquets et la version signalée dans le core dump. Si votre distribution fournit encore la version précédente, un retour temporaire peut confirmer le diagnostic.

Ne téléchargez pas au hasard une ancienne bibliothèque depuis un site tiers et ne remplacez pas manuellement un fichier système. Une rétrogradation doit rester limitée au paquet concerné, utiliser les dépôts ou le cache de la distribution et être suivie d’une recherche de correctif. Notez la manipulation afin de pouvoir revenir à la version courante.

Vérifier les bibliothèques et les pilotes

Une trace pointant vers une bibliothèque ne prouve pas que celle-ci est seule responsable, mais elle fournit une piste. Comparez son paquet avec la version de l’application et terminez toute mise à jour interrompue. Pour un logiciel installé manuellement, testez si possible la version fournie par la distribution ou un format isolé officiellement proposé par l’éditeur.

Si le crash se produit lors de l’affichage 3D, de la lecture vidéo ou de l’ouverture d’une interface graphique, recherchez le pilote graphique dans journalctl, dmesg et la backtrace. Désactiver provisoirement l’accélération matérielle dans l’application peut servir de test, mais ce contournement ne remplace pas la mise à jour ou la correction du pilote.

Tester la mémoire lorsque plusieurs applications plantent

Une panne de RAM devient crédible lorsque des programmes sans rapport plantent aléatoirement, que les traces varient ou que les journaux contiennent aussi des erreurs matérielles. Vérifiez alors les événements du noyau et suivez une procédure de diagnostic matériel complète. L’article Diagnostiquer le matériel sous Linux en ligne de commandes détaille les contrôles de la mémoire, des disques, du processeur et des températures.

Avant un test prolongé, sauvegardez les données importantes. Si un profil XMP ou EXPO, un overclocking ou un réglage manuel de tension est actif, revenez aux valeurs stables recommandées par le fabricant pour vérifier si les erreurs cessent.

Checklist rapide pour résoudre un segfault

Les commandes à exécuter dans l’ordre

  • Notez l’heure, le nom du programme, l’action effectuée et la fréquence du crash.
  • Lancez si possible l’application dans un terminal pour récupérer son message d’erreur.
  • Consultez la période correspondante avec journalctl --since "10 minutes ago".
  • Recherchez les événements du noyau avec sudo dmesg --ctime.
  • Listez les crashes avec coredumpctl list, puis ouvrez l’entrée pertinente avec coredumpctl info.
  • Si un core dump est disponible, lancez coredumpctl debug, puis bt.
  • Mettez à jour ou réinstallez seulement le paquet identifié, puis refaites le test.
  • Si plusieurs programmes plantent de façon aléatoire, élargissez le diagnostic à la mémoire, aux pilotes, au stockage et à la stabilité matérielle.

Les informations à conserver pour demander de l’aide

  • la distribution Linux, sa version et la version du noyau obtenue avec uname -r ;
  • le nom exact et la version de l’application ;
  • les étapes permettant de reproduire le crash ;
  • les lignes pertinentes de journalctl et dmesg ;
  • le signal, le PID et le chemin de l’exécutable indiqués par coredumpctl info ;
  • la sortie de bt, nettoyée de toute donnée personnelle ou sensible ;
  • la date d’apparition du problème et les mises à jour installées juste avant.

Cette méthode transforme un message très général en diagnostic exploitable. Dans la majorité des cas, la combinaison des journaux, du core dump et de la backtrace permet au minimum d’identifier le composant concerné et d’éviter les corrections radicales sans rapport avec la cause réelle.

L’article Segmentation fault sous Linux : diagnostiquer et corriger un segfault est apparu en premier sur malekal.com.

Public Linux kernel exploits put four local-root flaws on patch lists

Par : IT News
19 septembre 2026 à 11:46
Public Linux kernel exploits put four local-root flaws on patch lists
Public exploit code for four Linux kernel vulnerabilities now gives local users a path to root on unpatched systems. The flaws—DirtyAH6, TUNderflow, PPPoEject, and DiagSpill—have upstream fixes, but no in-the-wild exploitation has been reported and the newly released proof-of-concepts can crash systems.

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CISA adds three actively exploited Linux kernel flaws to KEV

Par : IT News
19 septembre 2026 à 11:46
CISA adds three actively exploited Linux kernel flaws to KEV
CISA has added three Linux kernel vulnerabilities to its Known Exploited Vulnerabilities catalog after receiving evidence that attackers are using them in the wild. The agency has not disclosed whether the flaws are part of one attack chain, but Red Hat has updated its advisories and urged customers to prioritize fixes.

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Linux sur PS5 Pro n'arrivera pas tout de suite

Par : Korben ✨
18 septembre 2026 à 10:27

Andy Nguyen, le développeur qui portait le projet Linux sur PS5 , a annoncé mardi soir qu'il arrêtait tout !!! Plus de PS5 Linux, plus de scène PS5, c'est terminé pour lui. Adios donc le support de la PS5 Pro dont la sortie était prévue pour 2027.

Alors que s'est-il passé ? Hé bien pour lui, la scène était autrefois un groupe de chercheurs très doués et maintenant, c'est devenu une bande de débutants qui utilisent des LLM et écrivent des hacks qu'ils "ne comprennent même pas". Des "slop kiddies", comme il dit !

Ce qu'il leur reproche, c'est surtout d'avoir trouvé la toute dernière faille d'hyperviseur selon lui, celle qu'il avait lui aussi dans ses tiroirs, et d'être allés la signaler à Sony. Il leur avait pourtant demandé une seule chose : Attendre la sortie de GTA 6, pour que les gens puissent acheter le jeu normalement et profiter ensuite de Linux. Les slops kiddies avaient dit oui et pourtant, le lendemain, la faille se retrouvait dans les mains de Sony.

C'est moche ! Surtout que sa demande n'avait rien d'un caprice. GTA 6 sort le 19 novembre, et pour l'acheter sur le PSN il faut être à jour niveau firmware. Sauf qu'un firmware à jour, c'est ce qui referme le hack... Nguyen essayait donc de tenir les deux bouts durant des mois, en attendant que tout le monde ait son jeu.

Face à lui, on retrouve donc Jordy, celui qui a envoyé le rapport à Sony via HackerOne, et qui s'est exprimé publiquement sur cette affaire dès le lendemain. Il ne nie rien, explique que le bug est bien celui de Nguyen, qu'il lui avait demandé de ne pas le signaler, qu'il avait accepté. Mais comme quelqu'un d'autre a trouvé la même faille quelques heures plus tard, avec une IA, il l'a alors signalé histoire d'être le premier et de toucher le bounty.

Bref, tout ça, ce serait encore la faute de l'IA... Mais moi ce que je vois surtout, c'est qu'il n'y a plus vraiment d'étiquette respectée entre les hackers, qu'il soit confirmé ou du dimanche, et ça, c'est bien dommage.

Maintenant la bonne nouvelle c'est que Linux continue de tourner sur les PS5 Phat et Slim en firmwares 3.00 à 7.61, avec la sortie HDMI 4K60, l'Ethernet et le SSD M.2. Tout ça repose sur des failles que Sony a déjà corrigées et les cinq dépôts sont toujours en ligne. Bref, comme aucun n'est archivé, et que le loader est sous GPL-3.0, n'importe qui peut reprendre le travail là où Nguyen l'a laissé. Si ça vous tente !

Bref, pour moi toute cette histoire ce n'est pas uniquement un problème d'IA, c'est surtout un problème de gens qui font n'importe quoi. Je comprends donc parfaitement qu'il arrête, il doit être dégoûté le pauvre... des mois de boulot partis aux chiottes et on en paie tous le prix.

Après évidemment, Sony a poussé un nouveau firmware PS5 ce mercredi, et pas mal de monde dans la communauté, dont Jordy, incite fortement les gens qui aimerait installer Linux sur leur PS5 dans un futur proche, à ne surtout pas l'installer ! Tu m'étonnes !

Source : PC Gamer

GNOME 51 : Linux gagne en fluidité et simplifie le support des GPU NVIDIA

17 septembre 2026 à 11:20

GNOME 51GNOME 51 « A Coruña » est officiellement disponible. Cette version améliore la fluidité, les performances et propose plusieurs nouveautés.

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Fuse-archive - Vos ZIP montés en dossiers ordinaires

Par : Korben ✨
16 septembre 2026 à 09:49

Pour votre système d'exploitation, une archive c'est juste un fichier. Un seul gros fichier bien opaque qu'il faut ouvrir avec un outil dédié, ou décompresser quelque part avant de pouvoir travailler dedans.

C'est pour cela que je vous présente aujourd'hui l'outil fuse-archive qui prend le problème à l'envers en présentant ce fichier comme un dossier ordinaire, en lecture seule, que vous pouvez parcourir avec ls, cat, grep, votre éditeur ou votre visionneuse d'images.

En gros, vous lui donnez l'archive, un nom de dossier, et c'est tout. Ensuite, il le monte comme une partition normale :

fuse-archive foobar.tar.gz mnt
tree mnt
umount mnt

La liste des formats supportés, c'est celle de libarchive, donc elle est assez longue : ZIP, 7z, RAR, TAR compressés de toutes les façons, ISO, paquets DEB et RPM, archives WARC du web.

Vos DOCX, vos EPUB et vos APK étant des ZIP sous un autre nom, ils se monteront pareil, et quand l'extension ne sera pas reconnue, l'outil ira lire les premiers octets pour trancher tout seul.

Et puis vous n'êtes pas obligé de vous arrêter à une archive. Si vous lui en passez trois d'un coup, il les fusionne en une seule arborescence sous le même point de montage, comme si leur contenu avait toujours été rassemblé. Avec le paramètre -o nomerge, il donnera aussi à chaque archive son propre sous-dossier, et quand deux fichiers portent le même nom, il numérote le second en file (1).txt.

Là où je trouve ça trop cool, c'est sur les archives chiffrées. En effet, un ZIP protégé par mot de passe se montera sans souci, AES-256 compris. L'outil vous demandera simplement son mot de passe. Ça permet donc de consulter un document confidentiel sans en laisser de copie déchiffrée derrière vous.

Deux limites quand même sur le chiffrement... Le format chiffré des 7z et des RAR n'est pas géré, et un fichier à double couche comme un tar.gz.gpg réclamera le paramètre -o maxfilters=2, puisque l'outil n'en traite qu'une seule par défaut.

Maintenant, cette lecture sans copie en clair nécessite que fuse-archive décompresse l'archive entière dans un fichier temporaire anonyme, posé dans votre TMPDIR ou, à défaut, dans votre /tmp. Ça peut donc prendre beaucoup de place sur le disque, et votre document confidentiel s'y retrouvera en clair jusqu'au démontage, où le fichier sera supprimé. Toutefois, avec le paramètre -o lazycache, il ne décompressera que ce que vous ouvrez vraiment, et le temporaire grossira alors au fil de vos lectures de fichiers au lieu de tout remplir d'avance. Et avec le paramètre -o nocache, il ne gardera rien sur le disque (au prix de relectures plus lentes).

Notez que ce mode lazycache ne vous fera gagner du temps et de l'espace disque que sur les formats à accès direct, du genre ZIP, 7z ou RAR. Un tar.gz, comme une archive chiffrée, sera parcouru en entier de toute façon, rien que pour lister ses fichiers.

Maintenant pour du vrai accès direct sur ces formats, je vous invite plutôt à jeter un oeil à ratarmount qui relève la position de tous les fichiers du TAR pour sauter droit à celui que vous demandez (et lui s'installe d'un simple pip install).

Ah et j'ai failli oublier, le dépôt s'appelle mount-archive, mais la commande, elle, s'appelle toujours fuse-archive.

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