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Aujourd’hui — 26 janvier 2026Flux principal

10 OS alternatifs à essayer et peut être à adopter

Par : Korben
26 janvier 2026 à 13:42

On parle toujours de Windows, de Mac OS, de Linux ou de FreeBSD (ou même de Solaris) mais il existe d'autres systèmes d'exploitation qui restent encore peu connus mais sont très prometteurs.

Attention, il ne s'agit pas ici de versions de Linux mais bien d'OS complets à mettre au même niveau qu'un Linux ou un Windows et fonctionnant sur x86 ou PowerPC .

Amiga OS 4.1

Ce nom vous dit quelque chose ? Amiga fait office de vétéran en terme d'informatique et le système continue d'évoluer !

Hyperion Entertainment a sorti l'Update 3 de la Final Edition en octobre 2025, avec plus de 60 nouvelles fonctionnalités et 135 corrections de bugs. AmigaOS tourne sur des machines spécifiques type PowerPC commercialisées par ACube , et une nouvelle fournée de cartes mères A1222+ est prévue.

Ah et j'oubliais, AmigaOS est sous licence propriétaire et donc pas open source.

Haiku

Haiku lui est open source et c'est la prolongation du projet BeOS. Au départ Haiku s'appelait d'ailleurs OpenBeOS mais a changé de nom en 2004.

La version R1/beta5 est sortie en septembre 2024 avec un stack TCP retravaillé qui offre des perfs 8-10x meilleures, un nouveau driver TUN/TAP pour le support VPN, et plein de nouveaux ports comme .NET, GIMP ou Inkscape.

Le projet se porte super bien financièrement... les dons en 2024 ont battu tous les records ! Plus d'infos sur le site d'Haiku

ReactOS

ReactOS est un système d'exploitation très ambitieux car il a pour objectif d'être compatible avec les logiciels pour Windows.

Démarré en 1998 à partir de zéro, ReactOS se base en grande partie sur Wine pour faire tourner les applications Windows. La version 0.4.15 est sortie en mars 2025, avec un gestionnaire de mémoire kernel réécrit, un support SMP (multi-cœurs) grandement amélioré, et une meilleure compatibilité avec les installeurs Windows.

C'est toujours en alpha, mais ça progresse bien. Il tourne sur x86 et est open source.

MorphOS

Celui là est dédié aux architectures à base PowerPC. Inspiré d'AmigaOS, il est léger et orienté "création".

Un émulateur inclus dans l'OS permet de faire tourner des applications Amiga. La version 3.19 est sortie en janvier 2025, avec le support du protocole QUIC (HTTP/3) et un navigateur Wayfarer basé sur WebKitGTK 2.50.0.

SDL a même été mis à jour vers la version 3 ! Il tourne sur les plateformes Pegasos , Amiga ou EFIKA .

AROS Research Operating System

AROS a aussi été conçu à la base pour être compatible avec AmigaOS et depuis 1995 le projet n'a cessé de s'améliorer.

En 2025, c'est le passage au 64-bit avec AROS One v1.0 , la première distribution complète en 64 bits ! Le navigateur Odyssey a été mis à jour avec un moteur WebKit de 2019 (YouTube remarche enfin), et un portage de GCC 15 est en cours. Il tourne aussi bien sur PowerPC que sur x86 et intègre un émulateur pour faire tourner des applis Amiga.

Il est open source et vous aurez plus d'infos sur le site d'AROS

MenuetOS

Aussi connu sous le nom de MeOS, il est petit et rapide car entièrement écrit en assembleur. Il tient sur une disquette de 1,44 Mb et possède son petit gestionnaire de réseau et son interface graphique.

La version 1.58.00 est sortie avec un serveur X amélioré, de meilleures performances réseau et les classiques utilitaires X comme XEyes ou XCalc. Ça boot même en UEFI maintenant ! La version 32 bits est open source, la 64 bits est gratuite pour usage personnel mais sans les sources.

KolibriOS

En parlant de MenuetOS, des gens ont forké le projet en 2004 pour créer KolibriOS . Pareil, c'est entièrement écrit en assembleur FASM et ça tient sur une disquette 1,44 Mo.

Le truc boot en quelques secondes et les applis se lancent instantanément. En 2024, le projet a participé au Google Summer of Code pour ajouter le support des SSD NVMe et de SDL2. Y'a plus de 250 applications incluses : traitement de texte, lecteur de musique, navigateur web... Le tout avec 12 Mo de RAM minimum. Franchement impressionnant.

SerenityOS

Celui-là, c'est mon coup de cœur. SerenityOS est un OS moderne qui rend hommage aux interfaces des années 90. C'est un vrai système Unix-like développé from scratch : kernel, librairie C, système de fichiers, interface graphique... tout est fait maison.

Le projet a même donné naissance au navigateur Ladybird qui est devenu un projet indépendant en 2024. Et début 2025, quelqu'un a réussi à le faire tourner sur un vrai Chromebook Dell !

Y'a pas de releases officielles, faut compiler soi-même, mais c'est un projet éducatif passionnant.

Redox OS

Pour les fans de Rust, voici Redox OS . C'est un OS Unix-like basé sur un microkernel, entièrement écrit en Rust pour la sécurité et la fiabilité.

Le projet fête ses 10 ans et ça avance bien : les perfs I/O ont été améliorées de 500-700% en 2025, le multi-threading fonctionne enfin par défaut, et ils ont même réussi à faire tourner le moteur de navigateur Servo et WebKitGTK !

Andrew Tanenbaum, le créateur de MINIX, a dit que Redox "a un vrai potentiel". Ça tourne sur x86 32/64 bits, et le support ARM64 arrive.

Visopsys

Et on termine avec un OS développé par une seule personne depuis 1997 ! Visopsys (Visual Operating System) est petit, rapide et open source. La dernière version 0.92 date de septembre 2023.

Il a une interface graphique fonctionnelle, du multitâche préemptif, et supporte les systèmes de fichiers FAT, ext2/ext3 et ISO9660. Un beau projet de hobbyiste qui tient la route.

Tous ces OS sont donc des initiatives intéressantes et apportent parfois de bonnes idées. Si vous avez un peu de temps, je vous conseille d'en tester quelques uns. Installés par exemple sur le PC des enfants, ils éviteront les virus et les installations de jeux intempestives :-)

Amusez vous bien !

Article publié initialement le 27 septembre 2008 et mis à jour le 26 janvier 2026.

[ photo ]

Hier — 25 janvier 2026Flux principal

Quickshell – Un toolkit QML pour personnaliser de votre bureau Linux

Par : Korben
25 janvier 2026 à 10:00

Si vous faites partie de ces gens qui passent plus de temps à configurer leur barre de tâches qu'à réellement bosser sur leur PC, j'ai déniché un truc qui va vous plaire (ou vous faire perdre encore plus d'heures de sommeil, au choix).

Dites bonjour à Quickshell !!

Car on a tous voulu avoir un jour une barre de statut un peu sexy sous Linux et finalement se retrouver à se farcir des fichiers de config imbuvables ou des centaines de lignes de CSS hacky pour simplement changer une malheureuse icône. C’est souvent frustrant, sans parler du temps perdu, et on finit par garder le truc par défaut par pure flemme. Mais avec Quickshell, un nouveau monde devient possible !

Voici quelques exemples de ce qu'on peut faire avec Quickshell, du Material You au style rétro :

L'idée en fait, c'est d'utiliser le QML (le langage de Qt pour les interfaces) pour décrire son bureau de façon déclarative car c'est lisible, et surtout, c'est hyper puissant. Le toolkit vous permet de créer non seulement des barres de statut, mais aussi des widgets et des tableaux de bord, et si vous vous sentez l'âme d'un développeur, vous pouvez même construire vos propres écrans de verrouillage en vous basant sur les capacités du moteur.

Le gros point fort de cet outil, c'est le rechargement à la volée. Bon, c'est pas encore du hot reloading automatique à chaque micro-seconde, mais vous pouvez déclencher la mise à jour de votre config instantanément (souvent via un simple raccourci ou une commande), et hop, la modification apparaît sur votre écran sans avoir à redémarrer toute votre session. Pour itérer rapidement sur un design, c'est juste du bonheur.

Côté technique, le projet envoie du bois puisque c'est écrit principalement en C++, que c'est sous licence LGPL-3.0/GPL-3.0, et que ça supporte aussi bien Wayland que X11 (même si Wayland est clairement le chouchou). Ça s'intègre d'ailleurs plutôt bien avec des compositeurs comme Hyprland ou Sway, selon votre configuration et les protocoles disponibles. Y'a même un module pour PipeWire si vous voulez gérer votre audio aux petits oignons et un support du system tray (via StatusNotifierItem).

La communauté commence d'ailleurs à sortir des trucs assez fous. J'ai vu passer des environnements complets construits avec le toolkit, comme DankMaterialShell qui adaptent les couleurs à votre fond d'écran, ou des délires plus rétro qui nous ramènent direct dans les années 90.

Bref, si vous avez envie de bidouiller votre desktop sans vous arracher les cheveux sur du CSS, foncez tester ça. C'est gratuit, c'est open source, et ça tourne nickel.

Source

À partir d’avant-hierFlux principal

Zorin OS : Donner une seconde vie à son PC/Mac

Par : Fx
21 janvier 2026 à 07:00
zorin - Zorin OS : Donner une seconde vie à son PC/Mac

Par le passé, j’ai testé plusieurs distributions Linux sur un vieux PC afin de lui offrir une seconde jeunesse : Solus, Linux Mint, Elementary OS… Des expériences plutôt intéressantes, mais pas toujours accessibles pour un utilisateur habitué à Windows. C’est précisément sur ce point que Zorin OS se démarque des autres : proposer un système Linux moderne, simple et utilisable immédiatement…

zorin - Zorin OS : Donner une seconde vie à son PC/Mac

Qu’est-ce que Zorin OS ?

Zorin OS est une distribution Linux basée sur Ubuntu versions LTS, ce qui garantit stabilité et mises à jour de sécurité sur le long terme. Par défaut, elle utilise l’environnement de bureau GNOME, profondément personnalisé par l’équipe de Zorin afin de proposer une interface plus familière. À noter qu’il existe une version Lite qui repose sur Xfce, un environnement plus léger, idéal pour les machines anciennes ou peu puissantes.

L’objectif de Zorin OS, c’est de faciliter la transition depuis Windows, macOS ou ChromeOS vers Linux… sans rupture brutale dans les habitudes.

Interface pour les utilisateurs Windows

L’un des points forts de Zorin OS réside dans son interface graphique volontairement familière. Par défaut, elle reprend de nombreux codes de Windows : barre des tâches, menu de démarrage, gestion des fenêtres… La prise en main est immédiate, même pour un utilisateur n’ayant jamais touché à Linux.

La personnalisation est également très poussée. Grâce à Zorin Appearance, il est possible de modifier la disposition du bureau, le comportement des fenêtres et même l’apparence générale du système. En quelques clics, Zorin OS peut adopter une interface proche de Windows 11 ou de macOS.

zorin os - Zorin OS : Donner une seconde vie à son PC/Mac

Compatibilité logicielle

Zorin OS intègre Wine par défaut, ce qui permet d’exécuter de nombreux logiciels Windows directement sous Linux. Même si PlayOnLinux n’est plus installé nativement sur les versions récentes, il reste disponible via les dépôts officiels et s’installe très facilement.

Pour un usage bureautique, multimédia ou web, Zorin OS est livré avec une sélection d’applications préinstallées : navigateur Web, suite bureautique, lecteur multimédia, gestionnaire de fichiers… L’utilisateur peut ainsi travailler dès la fin de l’installation, sans configuration supplémentaire.

Plusieurs éditions

Zorin OS est décliné en plusieurs éditions :

  • Core : version standard gratuite, adaptée à la majorité des utilisateurs ;
  • Lite : conçue pour les ordinateurs plus anciens ou à ressources limitées ;
  • Education : orientée vers le milieu scolaire et éducatif ;
  • Pro (payante) : inclut des mises en page supplémentaires, des applications premium et un support étendu.

Installation simple et sans friction

L’installation de Zorin OS est vraiment rapide, claire et accessible. Les étapes sont bien guidées et ne nécessitent aucune connaissance technique particulière. Zorin OS a une approche plug & play. Une fois installé, tout fonctionne immédiatement : Wi-Fi, Bluetooth, affichage, périphériques… Aucun paquet obscur à rechercher, aucune ligne de commande à taper, aucune compilation à effectuer.

En synthèse

Zorin OS s’impose de lui-même comme une excellente porte d’entrée dans le monde Linux, notamment pour les utilisateurs venant de Windows. C’est stable, esthétique, simple à installer et à utiliser au quotidien. Cette distribution prouve qu’un système Linux peut être à la fois puissant et accessible, sans compromis sur l’expérience utilisateur.

Personnellement, c’est une agréable surprise… je recommande. Avez-vous déjà entendu parler du système d’exploitation Zorin OS ? Qu’en pensez-vous ?

PearOS – Le clone de macOS sous Arch Linux qui envoie du pâté

Par : Korben
18 janvier 2026 à 11:17

PearOS ça vous dit un truc ??? Je suis totalement passé à côté (tête dans le guidon, tout ça, tout ça..), mais c'était cette distrib un peu folle qui pompait macOS au pixel près et qui disparaissait aussi vite qu'elle apparaissait dès que Cupertino toussait un peu fort. Ahem !

Hé bien la belle poire est revenue et elle a la dalle d'un lion.

Fini la vieille base Debian et place à Arch Linux, (via une base NiceC0re) qui repose sur un système en rolling release, donc toujours à jour, avec un noyau 6.17 sous le capot. Le truc est plus récent que mon dernier café de ce matin. C'est une vraie petite machine de guerre qui ne demande qu'à ronronner sur vos vieux laptops.

L'interface, ils appellent ça le "Liquid Gel Design". Ça fait un peu nom de gel douche Axe pour geek, je vous l'accorde, mais visuellement ? Wololo, c'est fluide, ça bave de flou artistique partout, les animations glissent... On se croirait vraiment sur un Mac (le prix en moins ^^).

On retrouve donc tout ce qui fait le sel de la Pomme : le dock en bas, la barre de menus en haut, et même un "PearFinder" pour farfouiller dans vos fichiers sans oublier aussi cette extension qui singe le Launchpad et un KRunner sous stéroïdes qui joue le rôle de Spotlight.

Voilà, si vous cherchez à transformer votre PC en Mac sans vendre un rein (ou un poumon, selon le cours de l'organe) vous tenez peut-être VOTRE truc... En tout cas, je trouve toujours ça super marrant cette obsession des barbus pour un "macOS libre". Doit y avoir un petit truc pathologique derrière ça, ahahah... On avait par ailleurs déjà vu ça avec ce macOS captif dans nunux mais, là, c'est carrément un OS complet !

La stabilité relative d'Arch (qui reste un rolling release, donc à surveiller) en fait une option envisageable pour de la production légère, particulièrement pour ceux qui apprécient l'ergonomie Apple sans adhérer à son écosystème fermé.

Voilà, si vous avez une vieille machine qui prend la poussière au fond d'un tiroir, tentez le coup !! C'est pas encore parfait car y'a sûrement des petits bugs qui traînent partout mais ça envoie du pâté !

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Wine 11 est disponible pour Linux : ce que ça change pour l’exécution des programmes Windows

16 janvier 2026 à 09:25

Wine 11.0 est disponible : cette nouvelle version apporte des nouveautés comme WoW64 et NTSync, ce qui va améliorer les performances des jeux Windows sur Linux.

Le post Wine 11 est disponible pour Linux : ce que ça change pour l’exécution des programmes Windows a été publié sur IT-Connect.

Glide - Le fork Firefox entièrement hackable pour les fans de Vim

Par : Korben
15 janvier 2026 à 10:00

Coucou les petits amis, ça roule ? Aujourd'hui on va parler d'un truc qui va plaire aux barbus, aux fans de raccourcis qui font mal aux doigts et à tous ceux qui considèrent que la souris est une invention du démon.

Ça s'appelle Glide et l'idée c'est de proposer un fork de Firefox entièrement hackable via du TypeScript et pas juste une extension qui se fait brider par le modèle de sécurité de Mozilla. C'est donc un vrai navigateur où vous avez la main sur tout ce qui touche au logiciel.

Le développeur, Robert Craigie, en avait marre de voir ses raccourcis Vim sauter sur certains domaines protégés. Du coup, il a pris les sources de Firefox et il a injecté une couche de personnalisation totale. On peut définir ses propres modes (Normal, Insert, Hint, Ignore), créer des macros qui exécutent des processus externes, ou même configurer un raccourci pour cloner un dépôt GitHub et l'ouvrir direct dans Neovim.

Franchement, le truc est hyper fluide. Le mode "Hint" (touche f) permet de cliquer sur la plupart des liens sans jamais lâcher le clavier, et le raccourci gI cible automatiquement le plus gros champ de texte de la page. C'est magique, on gagne un temps de dingue.

Pour ceux qui se demandent la différence avec Tridactyl , c'est simple : ici, il n'y a plus de bac à sable pour la configuration. On est chez soi, avec un accès direct aux APIs du navigateur et la possibilité de piloter des scripts système sans se prendre la tête. Attention toutefois, Glide est encore en version alpha (basé sur Firefox 144.0b8), ce qui signifie que le fork a un peu de retard sur les derniers patchs de sécurité de Mozilla. À utiliser en connaissance de cause, donc.

Pour l'instant, c'est dispo uniquement pour macOS et Linux. Mais si vous kiffez le minimalisme et que vous voulez un navigateur qui ne vous traite pas comme un simple utilisateur à qui on cache les réglages, Glide mérite clairement le coup d'œil.

Ça redonne un peu de fun à la navigation web, loin des usines à gaz bourrées d'IA qui essaient de deviner ce que vous voulez faire !

Merci à Lorenper !

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Zorin OS attire massivement les utilisateurs de Windows

14 janvier 2026 à 07:18

Zorin OS 18En moins de trois mois, Zorin OS 18 a dépassé les 2 millions de téléchargements, principalement auprès d’utilisateurs de Windows 10 et Windows 11 confrontés à la fin du support et aux contraintes matérielles imposées par Microsoft.

Cet article Zorin OS attire massivement les utilisateurs de Windows a été publié en premier par GinjFo.

Wine 11.0 est là - NTSYNC, WoW64 et des perfs en hausse pour le jeu sous Linux

Par : Korben
14 janvier 2026 à 07:45

Bon, les amis linuxiens (et ceux qui n'ont pas encore sauté le pas), asseyez-vous confortablement sur votre tabouret parce que Wine 11.0 vient de pointer le bout de son nez et c'est du lourd. Si vous pensiez que le projet s'essoufflait, détrompez-vous puisque après un un an de boulot, plus de 6 000 changements et 600 bugs corrigés, c'est pas juste une petite mise à jour de routine, c'est une sacrée étape !

Je commence direct, le gros morceau qui va faire plaisir aux gamers, c'est l'intégration de NTSYNC. Pour faire simple, c'est un module noyau Linux (qui devrait arriver avec le noyau 6.14) qui permet de gérer la synchronisation entre les processus de façon beaucoup plus efficace. Concrètement, ça veut dire que les jeux Windows qui tournent sur Linux vont arrêter de galérer sur les accès concurrents et gagner en fluidité. On est sur du gain de performance pur et dur.

L'autre révolution sous le capot, c'est la finalisation de l'architecture WoW64. Si vous vous souvenez, on en parlait déjà dans les versions précédentes comme d'une expérimentation, mais là c'est bon, c'est prêt. Ça permet de faire tourner des applications 32 bits (et même du 16 bits pour les nostalgiques) dans des préfixes 64 bits de manière totalement propre. Adieu le binaire wine64 séparé, maintenant on a un seul exécutable unifié qui gère tout. C'est plus propre, plus stable et ça simplifie vachement la vie.

Côté graphisme, Wine 11.0 passe à Vulkan 1.4.335 et apporte enfin le décodage matériel H.264 via les API Direct3D 11 sur Vulkan Video. En gros, vos vidéos et vos jeux vont moins pomper sur le CPU. Le pilote Wayland continue aussi de s'améliorer avec une meilleure gestion du presse-papier et des méthodes de saisie.

On sent que le futur sans X11 approche à grands pas...

Et pour ceux qui aiment brancher tout et n'importe quoi sur leur bécane, il y a du nouveau côté Bluetooth. On a maintenant un support initial pour le scan des appareils, la découverte et même l'appairage basique sur Linux via BlueZ. C'est encore le début, mais pouvoir connecter sa manette ou son casque sans bidouiller pendant trois heures, c'est ça l'objectif. Les joysticks et les volants à retour de force ont aussi eu droit à leur petit coup de polish pour une meilleure précision.

Ça me rappelle forcément la sortie de Wine 10.0 l'année dernière qui avait déjà posé de grosses bases, sans oublier que Win32 est devenu la couche de compatibilité la plus stable sur Linux !

On notera aussi que le support de TWAIN 2.0 pour le scan 64 bits est de la partie, tout comme des améliorations sur MSHTML pour le rendu web et même le support de Ping pour l'ICMPv6. Bref, c'est une version hyper complète qui prouve une fois de plus que le pont entre Windows et Linux est de plus en plus solide.

Voilà, si vous voulez tester tout ça, c'est dispo dès maintenant sur le site officiel. Comme d'hab, il faudra peut-être attendre quelques jours pour que ça arrive dans les dépôts de votre distrib préférée, mais ça vaut le coup d'œil.

Source

Même Linus Torvalds s’est mis au vibe coding, et il a une excellente raison

12 janvier 2026 à 11:20

linus torvalds vibe code

Le mythe du développeur puriste travaillant à la dure dans son terminal vient de prendre un coup de vieux. Début 2026, Linus Torvalds, le créateur du noyau Linux et de Git, a admis utiliser l'IA pour générer du code sur ses projets personnels.

Mailspring - L'alternative open source à Outlook qui ne vole pas vos mots de passe

Par : Korben
10 janvier 2026 à 10:00

Bon, si vous faites partie de ceux qui ont la boule au ventre en lançant le nouveau Outlook de Microsoft, j'ai une petite trouvaille pour vous. En fait, vous ne le savez pas encore mais vos identifiants IMAP partent en vacances sur les serveurs de Redmond. Ouais, Heise Online a levé le lièvre y'a quelques temps maintenant et ça fait pas plaisir. Un peu comme quand Apple avait ses petits soucis avec OCSP , mais en plus brutal.

On va pas se mentir, Thunderbird c'est le patron. C'est libre, c'est robuste, c'est la référence pour chiffrer ses mails . Mais bon... faut avouer qu'il a parfois une tronche à avoir connu Windows 98 (même si ça s'améliore, je vous vois venir les puristes !). Du coup, si vous cherchez un truc qui a de la gueule sans vendre votre âme, jetez un œil à Mailspring.

L'interface est propre, non ? ( Source )

Mailspring, c'est un client mail open source (GPLv3) qui tourne sur Mac, Windows et Linux. Pour la petite histoire, c'est le successeur spirituel de Nylas Mail. Le développeur, Ben Gotow, a repris le bébé et a fait un gros ménage. Le moteur de synchro qui bouffait de la RAM comme un ogre ? Hop, réécrit en C++ (ça s'appelle Mailsync maintenant), du coup ça tourne nickel, c'est fluide et ça pompe pas toute votre batterie.

L'interface est super propre, codée en TypeScript avec Electron et React. Et là je vous entends : "Electron ? Pffff, ça va ramer !". Hé bien non les amis, et c'est justement grâce à ce fameux moteur C++. C'est ça qui est cool. En plus, tout se passe en local sur votre machine. Pas de cloud intermédiaire qui vient renifler vos mails pour vous cibler de pubs.

  • Gestion multi-comptes (IMAP, Gmail, Office 365, iCloud...)
  • Boîte de réception unifiée (le bonheur)
  • Recherche ultra rapide (vraiment)
  • Traduction intégrée
  • Signatures personnalisées

La recherche qui trouve tout en 2 secondes ( Source )

Y'a aussi une version Pro à 8 dollars par mois avec des trucs comme l'envoi différé ou les rappels, mais franchement, pour 99% des gens, la version gratuite suffira laaarge.

Voilà, si vous cherchez une alternative sexy à Outlook qui respecte votre vie privée, Mailspring est une option béton. C'est dispo en téléchargement sur leur site ou via vos gestionnaires de paquets préférés.

Source

GNOME et Firefox veulent tuer le copier-coller au clic molette

Par : Korben
6 janvier 2026 à 08:45

Bon, si vous êtes un vieux de la vieille sous Linux, j'ai une nouvelle qui va vous faire verser une petite larme ! GNOME et Firefox envisagent tous les deux de désactiver la possibilité de coller avec le clic milieu par défaut. Vous savez, ce truc où vous sélectionnez du texte, puis un coup de clic molette et hop, c'est collé ailleurs sans passer par Ctrl+C/Ctrl+V.

Jordan Petridis, développeur chez GNOME, vient de soumettre une merge request pour désactiver cette fonctionnalité dans les paramètres par défaut. D'après lui ce serait un véritable désastre... Des mots forts pour une fonctionnalité que beaucoup adorent mais faut dire que le mec n'a pas tort car avec les trackpads modernes et les souris à molette cliquable un peu sensibles, on finit souvent par coller des trucs sans faire exprès.

Du coup, c'est quoi exactement ce "primary paste" ? Hé bien c'est une spécificité historique de X11, le système de fenêtrage qui fait tourner les bureaux Linux depuis des lustres. Quand vous sélectionnez du texte, il est automatiquement copié dans un buffer séparé (le "PRIMARY selection"), différent du presse-papier classique . Et le clic du milieu colle ce buffer directement. C'est comme avoir deux presse-papiers en parallèle, c'est pratique mais ça peut foutre le bordel si vous cliquez au mauvais moment.

Et Firefox n'est pas en reste puisqu'une révision chez Mozilla propose exactement la même chose à savoir désactiver le collage au clic molette par défaut. Les arguments sont similaires... surtout que les utilisateurs qui découvrent cette fonctionnalité par accident (coucou les Windowsiens) ne comprennent pas d'où sort le texte qui vient de s'afficher dans leur barre de recherche. Perso, j'avoue que ça m'est arrivé de coller des trucs gênants dans un chat parce que j'avais cliqué sur la molette sans faire gaffe ^^.

La bonne nouvelle, c'est que ça reste réactivable pour ceux qui y tiennent. Sous GNOME, il suffira de taper :

gsettings set org.gnome.desktop.interface gtk-enable-primary-paste true

Bref, c'est un peu la fin d'une époque. Avec l'arrivée de Wayland qui remplace progressivement X11 (et les solutions pour faire cohabiter les deux ), ces vieilles conventions Unix passent à la trappe. Les nouveaux utilisateurs Linux n'auront probablement jamais connu ce confort du triple clic + clic molette pour copier-coller une ligne entière. C'était pourtant bien pratique ! Mais bon, c'est vrai que ça pouvait aussi poser des problèmes de sécurité quand on collait accidentellement un mot de passe dans le mauvais champ.

Adieu l'artiste !

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CachyOS débarquerait sur les NAS en 2026

Par : Fx
6 janvier 2026 à 07:00
CachyOS NAS - CachyOS débarquerait sur les NAS en 2026

L’information a de quoi surprendre et devrait ravir les adeptes du DIY (Do It Yourself). L’équipe derrière la distribution Linux CachyOS, jusqu’ici principalement connue pour son orientation gaming, pourrait bien débarquer sur nos NAS à l’horizon 2026. Une annonce qui, si elle se concrétise, pourrait rebattre les cartes dans un univers aujourd’hui dominé par quelques acteurs bien établis. Regardons plus près cette annonce…

CachyOS NAS - CachyOS débarquerait sur les NAS en 2026

CachyOS : une distribution Linux axée performances

CachyOS est une distribution Linux basée sur Arch Linux, conçue à l’origine pour optimiser l’expérience de jeu sous Linux. Dès sa conception, les développeurs ont mis l’accent sur trois piliers essentiels : la sécurité, les performances brutes et la convivialité. Contrairement à de nombreuses distributions Arch dérivées, CachyOS cherche à rendre l’écosystème plus accessible sans sacrifier la puissance.

La distribution propose un noyau Linux optimisé, accompagné d’un gestionnaire de noyaux permettant d’ajuster finement les paramètres en fonction du matériel et des usages. On y retrouve également un outil de détection automatique du matériel, ainsi que des options d’installation personnalisables pour différents environnements de bureau, KDE Plasma étant proposé par défaut. L’ensemble vise une expérience clé en main, tout en conservant la flexibilité propre à Arch Linux.

Et cette approche a porté ses fruits… En 2025, CachyOS s’est hissée en tête du classement de popularité de DistroWatch, un indicateur certes perfectible, mais révélateur de l’intérêt de la communauté.

Incursion dans les NAS

C’est dans un article de blog publié le 25 décembre que l’équipe de CachyOS a levé le voile sur ses nouvelles ambitions : « En plus de nos optimisations PGO et AutoFDO en cours, nous développons une Édition ‘Serveur’ spécialisée pour les NAS, les postes de travail et les environnements serveur. Nous avons l’intention de fournir une image vérifiée que les hébergeurs peuvent facilement déployer pour leurs clients. Cette édition sera livrée avec une configuration renforcée, des paramètres préréglés et des packages optimisés pour les serveurs web, les bases de données et bien plus encore ! ».

Cette une nouvelle édition « Serveur » serait donc aussi bien destinée aux NAS qu’aux serveurs professionnels.

Au regard de la qualité d’exécution actuelle de CachyOS sur le poste de travail, difficile de ne pas se montrer enthousiaste face à cette orientation vers les NAS. L’expertise acquise sur l’optimisation bas niveau pourrait se révéler particulièrement pertinente pour des systèmes de stockage exigeants en performances et en fiabilité.

CachyOS - CachyOS débarquerait sur les NAS en 2026

En synthèse

Il est encore trop tôt pour savoir précisément à quoi ressemblera cette version serveur de CachyOS. Néanmoins, une chose est sûre : le projet mérite toute notre attention à partir de 2026. Face à des solutions établies comme OpenMediaVault ou TrueNAS, CachyOS pourrait apporter une alternative plus moderne, plus flexible et résolument orientée performances.

Si la distribution parvient à conserver son équilibre entre puissance et accessibilité, elle pourrait bien s’imposer comme un nouvel acteur sérieux dans l’écosystème des NAS open source.

Remplacez Tux par n'importe quel logo sur le boot de votre Linux

Par : Korben
4 janvier 2026 à 16:52

Vous avez déjà rêvé de virer le petit Tux qui s'affiche au démarrage de votre machine Linux pour le remplacer par un truc plus perso ?

Bon OK, sur les distros modernes avec Plymouth ou un bootsplash, on ne le voit plus trop ce logo du kernel... mais si vous bootez en mode console framebuffer, il est bien là ! Petite précision quand même, le logo du kernel ne s’affiche pas magiquement dès qu’on est en "console framebuffer". En fait, pour que ça marche, il faut à la fois que le support de la console framebuffer soit activé dans le kernel (CONFIG_FB_CONSOLE=y) et qu’un framebuffer soit réellement disponible au moment du boot.

Sur les machines modernes, ça passe souvent par simpledrm + KMS, ce qui fonctionne très bien dans la majorité des cas. Mais selon le GPU et le firmware, il arrive encore que l’écran reste noir jusqu’au passage en userspace, même sans Plymouth. Le** logo peut s’afficher**, mais ce n’est pas garanti à 100 % sur toutes les configs.

Bref, c'était possible avant mais fallait se farcir pas mal de bidouille dans les sources du kernel, et c'était pas franchement user-friendly.

Hé bien bonne nouvelle, Vincent Mailhol vient de proposer un patch qui simplifie tout ça !

Du coup, avec ce nouveau patch pour un prochain kernel, vous pouvez spécifier directement le chemin de votre logo personnalisé dans la configuration Kconfig. Fini les bidouilles dans les Makefiles et les sources, y'a maintenant trois options toutes propres : une pour le logo monochrome (format PBM), une pour la version 16 couleurs (PPM), et une pour la version 224 couleurs (PPM aussi). Et c'est à la compilation, que l'outil pnmtologo convertit votre image en code C qui est ensuite directement intégré au kernel. Et ensuite, c'est le framebuffer qui l'affiche au boot comme d'hab.

Et là je me suis dit que ça serait cool de vous proposer mon logo Korben tout prêt, histoire que vous puissiez tester direct. Du coup je vous ai préparé le fichier logo_linux_clut224.ppm au bon format (PPM ASCII 224 couleurs), vous n'avez plus qu'à le télécharger et suivre le tuto ci-dessous.

Télécharger le logo Korben pour le boot Linux

Ce qu'il vous faut !

Bon alors avant de vous lancer, vérifiez que vous avez les sources du dernier kernel Linux, les outils netpbm pour la conversion d'image, et les trucs de compilation habituels (gcc, make...etc.). Hop, une fois que c'est bon, on peut attaquer.

L'installation rapide (une fois le patch intégré)

Avec le nouveau patch (une fois qu'il sera mergé dans le kernel), c'est devenu hyper simple. Dans menuconfig ou xconfig, allez dans :

Device Drivers -> Graphics Support -> Bootup logo
 -> Standard 224-color Linux logo file: /chemin/vers/logo_linux_clut224.ppm

Voilà, vous spécifiez le chemin et c'est réglé. Mais si vous êtes sur un kernel plus ancien, faudra passer par la méthode classique.

La méthode classique (testée sur les kernels 5.x/6.x)

Commencez par installer les dépendances. Sous Debian/Ubuntu :

sudo apt install netpbm build-essential libncurses-dev bison flex libssl-dev libelf-dev

Sous Fedora/RHEL (téléchargez les vraies sources kernel depuis kernel.org) :

sudo dnf install netpbm-progs ncurses-devel elfutils-libelf-devel openssl-devel bc bison flex

Et sous Arch :

sudo pacman -S netpbm base-devel

Ensuite, récupérez les sources du kernel. Soit vous chopez celles de votre version actuelle avec apt source linux-image-$(uname -r), soit vous téléchargez la dernière sur kernel.org. Une fois décompressées, copiez le logo Korben à la place du logo par défaut. Sachez quand même que remplacer directement les fichiers dans drivers/video/logo/ fonctionne très bien pour un test perso, mais ce n’est clairement pas une méthode propre sur le long terme.

Ça complique les mises à jour, ça casse la reproductibilité du build, et c’est totalement inacceptable dans un contexte de packaging distro.

Mais bon, pour bidouiller chez soi, comme on est en train de le faire là, aucun souci. Mais pour un usage propre ou maintenable, mieux vaut éviter… et justement, le fameux patch dont je parlais plus haut va dans ce sens !!

cp /chemin/vers/logo_linux_clut224.ppm drivers/video/logo/logo_linux_clut224.ppm

Maintenant on configure le kernel. Copiez d'abord votre config actuelle avec cp /boot/config-$(uname -r) .config puis lancez make menuconfig. Naviguez vers :

Device Drivers --->
 Graphics support --->
 [*] Bootup logo --->
 [*] Standard 224-color Linux logo
 Console display driver support --->
 [*] Framebuffer Console support

Assurez-vous que ces options sont cochées avec * (ce sont des booléens, pas des modules).

Ensuite, y'a plus qu'à compiler. Adaptez le -j selon votre nombre de coeurs :

make -j$(nproc)
sudo make modules_install
sudo make install

Sur Debian/Ubuntu, lancez

sudo update-grub

Sur Fedora, c'est

sudo grub2-mkconfig -o /boot/grub2/grub.cfg

Et si votre distro utilise un initramfs, pensez à le régénérer aussi (sudo update-initramfs -u ou équivalent).

Et hop, redémarrez et admirez votre nouveau logo au boot !

Créez votre propre logo

Si vous voulez utiliser une autre image que mon logo Korben, voici comment la convertir au bon format :

sudo apt install imagemagick netpbm
convert mon_logo.png -background white -flatten -colors 224 temp.png
pngtopnm temp.png | ppmquant 224 | pnmtoplainpnm > logo_linux_clut224.ppm
rm temp.png

Le kernel attend un format PPM ASCII (P3) avec maximum 224 couleurs. Pour la taille, pas de contrainte stricte mais entre 80x80 et 200x200 pixels c'est l'idéal. À noter aussi que cette histoire de taille "idéale" reste surtout une recommandation et pas une règle imposée par le kernel car techniquement, Linux ne fixe aucune dimension maximale ou minimale pour le logo. L’image est simplement centrée à l’écran, sans mise à l’échelle.

Là je me suis loupé !

Du coup, un logo trop grand ne sera pas redimensionné mais sera juste rogné ou visuellement dégueu selon la résolution du framebuffer.

Les tailles autour de 80×80 à 200×200 pixels donnent en général le meilleur rendu, mais c’est avant tout du bon sens. Et évitez les dégradés trop complexes vu la limite de couleurs.

Et si ça marche pas ?

Sur les kernels récents (6.x et plus), sachez que simpledrm joue un rôle clé dans l’affichage du logo. En effet, sur beaucoup de machines modernes, il a pris le relais des anciens framebuffer comme efifb et permet d’avoir un affichage très tôt au boot, avant même le lancement de l’userspace.

Donc si le logo ne s’affiche pas alors que tout semble correctement configuré, le problème vient parfois simplement du fait que le framebuffer n’est pas encore actif à ce stade du démarrage, selon le GPU, le firmware ou la façon dont le driver est initialisé.

Autre cause fréquente, Plymouth (ou un autre bootsplash) qui masque tout simplement le logo du kernel. Pour vérifier, vous pouvez désactiver Plymouth temporairement en ajoutant plymouth.enable=0 aux paramètres kernel dans GRUB.

Rnfin, si vous utilisez un driver graphique KMS moderne (ce qui est le cas de la majorité des systèmes actuels), le logo devrait alors s’afficher pendant les toutes premières secondes du boot. En cas d’écran noir persistant, un test ponctuel avec nomodeset peut aider à diagnostiquer le problème, mais ce n’est pas une solution à utiliser systématiquement sur les machines récentes.

Et, pour les problèmes de couleurs bizarres, assurez-vous que votre fichier est bien en format P3 (ASCII) et pas P6 (binaire), quitte à relancer la conversion avec pnmtoplainpnm.

Dernière précision qui évite pas mal de confusions et après j'arrête de vous en faire des tartines, ce logo de boot est directement intégré au kernel, et pas à l’initramfs. Autrement dit, régénérer l’initramfs avec update-initramfs ou équivalent n’a aucun impact sur le logo du kernel. Donc si vous changez le logo, c’est bien le kernel lui-même qu’il faut recompiler et réinstaller.

Bref, perso, je trouve ça super cool qu'on puisse enfin personnaliser ce logo sans se prendre la tête. Ça fait un peu geek old-school c'est vrai, mais y'a un petit côté frime à avoir son propre logo au démarrage de sa bécane, que j'aime bien ^^.

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Linux 6.18 lève enfin les restrictions sur les performances Intel

Par : Korben
2 janvier 2026 à 09:48

Si vous avez un PC Intel sous Linux et que vous avez toujours eu l'impression que Windows tirait mieux parti de votre processeur, vous n'étiez pas forcément paranoïaque. Sur certains processeurs récents, le noyau Linux gérait les fréquences CPU de manière conservatrice, ce qui pouvait limiter les performances dans certains cas. Bonne nouvelle : ça vient de changer.

En effet, le kernel 6.18, annoncé par Linus Torvalds le 30 novembre 2025, embarque un patch qui lève une restriction du pilote intel_pstate. Concrètement, le driver peut maintenant activer les états de performance matériels (HWP) dans des cas où il refusait de le faire auparavant.

Le truc technique, c'est que jusqu'ici, le pilote intel_pstate refusait d'activer HWP (Hardware P-States) si le processeur ne supportait pas EPP (Energy Performance Preference). Rafael J. Wysocki, mainteneur du sous-système power management, a modifié cette logique : désormais, si le bit DEC (Dynamic Efficiency Control) est activé dans le registre MSR_IA32_POWER_CTL, HWP peut fonctionner même sans EPP.

C'est important, parce que certains processeurs Intel récents intègrent cette fonctionnalité DEC mais pas forcément un support EPP complet. Du coup, avant ce patch, le driver désactivait HWP par prudence sur ces plateformes. Le patch cible notamment les processeurs Panther Lake.

Je sais, c'est beaucoup de jargon technique et je pense que j'en ai perdu pas mal d'entre vous, mais c'est chouette pour les gamers et les utilisateurs de distributions Linux orientées gaming comme Bazzite .

Sur les plateformes concernées, les applications mono-thread et les jeux qui dépendent des fréquences CPU élevées pourraient en bénéficier, même si l'impact réel dépendra de votre configuration matérielle et des réglages de votre distribution.

Bref, Linux rattrape enfin son retard sur Windows en matière de gestion des fréquences Intel. C'était pas trop tôt.

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OpenLDAP : configurer le LDAPS pour sécuriser les connexions (Red Hat 9 / Debian 13)

30 décembre 2025 à 08:45

Ce tutoriel vous montre comment configurer LDAPS, la version sécurisée du protocole LDAP sur votre serveur OpenLDAP sous Linux, avec Debian 13 et Red Hat 9.

Le post OpenLDAP : configurer le LDAPS pour sécuriser les connexions (Red Hat 9 / Debian 13) a été publié sur IT-Connect.

Linux : qu’est-ce que la charge système « load average » sur une machine ?

23 décembre 2025 à 09:45

Qu'est-ce que la charge système appelée load average sur Linux et comment interpréter les trois valeurs ? Voici comment évaluer les performances d'une machine.

Le post Linux : qu’est-ce que la charge système « load average » sur une machine ? a été publié sur IT-Connect.

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