La ruée vers l'or des creepypastas de YouTube vient de franchir un cap historique. Après les récents cartons phénoménaux en salles de Backrooms et d'Obsession, les plus grands studios s'arrachent les légendes urbaines d'internet. Preuve ultime de ce basculement culturel, le légendaire Steven Spielberg vient de s'associer à Amazon MGM Studios et United Artists pour adapter sur grand écran le traumatisme numérique de toute une génération : The Mandela Catalogue.
Cet article a été réalisé en collaboration avec pCloud
Parmi les fournisseurs d’espace de stockage en ligne, pCloud est l'un des plus avantageux. Sécurisé et pérenne, il vous permet de stocker « à vie » vos fichiers importants. Jusqu’au 15 juillet, pour célébrer la fête nationale, pCloud propose de très belles réductions sur ses différentes offres.
Cet article a été réalisé en collaboration avec pCloud
Il s’agit d’un contenu créé par des rédacteurs indépendants au sein de l’entité Humanoid xp. L’équipe éditoriale de Numerama n’a pas participé à sa création. Nous nous engageons auprès de nos lecteurs pour que ces contenus soient intéressants, qualitatifs et correspondent à leurs intérêts.
Vous ouvrez combien d'onglets par jour ? Cinquante ? Cent ? Des millions ???? J'en étais sûr !!
Et à chaque fois, vous tombez sur cette page blanche de Google de la dépression ou sur les quelques vignettes d'actu remplies de fake news que MSN ou je ne sais qui vous propose. Et bien ce petit moment répété des dizaines de fois par jour, je me suis dit qu'on pouvait en faire quelque chose de nettement plus sympa.
Du coup revoici, revoilà Korben News Tab (
Chrome
/
Firefox
), une extension dont je vous avais déjà parlé y'a quelques mois, et que je viens de mettre à jour : elle remplace votre page nouvel onglet par mes derniers articles publiés sur korben.info et mes dernières vidéos YouTube.
Dès que vous ouvrez un onglet, vous tombez alors direct sur l'actu de mon site, sans avoir à vous abonner à quoi que ce soit. C'est moins cher que gratuit les amis et ça fonctionne sous Firefox, Chrome, Edge et tout ce qui est basé sur le moteur de Chromium.
Plus besoin comme ça de mettre le site en favori, ni même de vous y connecter chaque matin. Là, plus rien ne vous échappe et je tague même les articles que vous n'avez pas encore lus.
Je vous ai mis aussi un accès direct au moteur de recherche de mon site pour retrouver mes vieux posts ainsi que quelques options d'accessibilité + le traditionnel mode sombre (automatique ou non) pour petits yeux sensibles.
Ah et c'est sans parler de ce fond crème absolument incroyable qui reposera vos yeux.
Notez que la plupart des extensions "nouvel onglet" que vous trouvez sur les stores sont des aspirateurs à données déguisés en widgets météo. Elles récupèrent votre historique, vos recherches, et revendent tout ça derrière votre dos.
Korben News Tab ne fait rien de tout ça, rassurez-vous. En termes de permission, elle ne réclame que l'accès à korben.info et à YouTube, uniquement pour afficher mes contenus. C'est tout.
La bonne nouvelle du jour, c'est qu'elle était réservée à Firefox jusqu'ici, et là je viens de la sortir aussi sur Chrome. Donc que vous soyez plutôt team renard ou team Google, vous pouvez l'installer en un clic. Côté Firefox elle tourne déjà avec un joli 5 étoiles et bientôt une centaine d'utilisateurs, alors à vous de faire grimper le compteur côté Chrome maintenant qu'elle vient d'arriver dans la place ^^ !
L'installation prend dix secondes. Vous cliquez sur "Ajouter", vous ouvrez un nouvel onglet, et voilà, vous êtes chez moi. Vous la trouverez sur le
Chrome Web Store
et sur les
modules Firefox
.
Et si elle vous plaît, lâchez une petite note sur le store, ça m'aidera vraiment.
La plateforme va resserrer l'accès à son interface OldReddit pour lutter contre le scraping abusif. Une décision qui inquiète les habitués de l'ancienne version, dans un contexte où son avenir n'est plus vraiment assuré.
« Let him cook », « I’m cooked » : derrière ces expressions très culinaires se cachent deux façons opposées de commenter une situation. L’une laisse espérer un coup de génie, l’autre actera qu’il n’y a plus grand-chose à sauver.
Le célèbre Géoportail s’apprête à tirer sa révérence. L’IGN regroupe désormais ses services sur cartes.gouv.fr, une plateforme unique, modernisée et pensée pour le mobile, qui se positionne comme une alternative souveraine et collaborative à Google Maps et Street View.
Mise à jour du 26 juin 2026 : Mathias Rochus, le fondateur d'AdBlock Ltd qui édite l'extension, m'a contacté pour réagir. Il souligne que cette capacité n'a jamais servi (le rapport Island le confirme) et que le scriptlet en cause, trusted-create-element, n'est pas maison : il vient de la bibliothèque open-source de scriptlets d'AdGuard que beaucoup de bloqueurs embarquent. Surtout, il annonce corriger les deux problèmes dès aujourd'hui : suppression pure et simple du scriptlet inutilisé pour qu'aucune config serveur ne puisse l'appeler, et vérification du vrai domaine youtube.com au lieu d'une chaîne posée n'importe où dans l'URL. La nouvelle version doit encore passer la revue de Google.
Une précision quand même, parce que c'est le cœur du sujet : selon le rapport Island, quand le serveur renvoie certains paramètres, l'élément créé est une balise <script> dont le contenu est fourni directement par le serveur. Autrement dit, le verrou qu'on retire servait bien à faire tourner du code venu d'ailleurs. Le correctif, lui, est une bonne nouvelle pour les 10 millions d'utilisateurs. Je reviendrai vérifier une fois la mise à jour en ligne.
Si vous avez installé une extension qui s'appelle "Adblock for YouTube" pour virer les pubs de vos vidéos, prenez deux minutes pour lire mon article.
Les chercheurs Oleg Zaytsev et Shachar Gritzman, de la boîte de sécurité Island, viennent de passer au peigne fin une de ces extensions installée par plus de 10 millions de personnes, et ce qu'ils ont trouvé dedans n'est pas très joli joli. Le truc affiche fièrement un badge "Featured" sur le Chrome Web Store, fait bien le boulot promis (il bloque les pubs), mais il embarque aussi de quoi exécuter n'importe quel bout de JavaScript sur n'importe quel site que vous visitez.
Et ça, ça craint !
Mais avant que vous fermiez l'onglet en panique, sachez tout d'abord qu'il existe plusieurs extensions qui portent ce nom. Celle qui pose problème a un identifiant précis, cmedhionkhpnakcndndgjdbohmhepckk. Donc pour vérifier, tapez chrome://extensions dans votre barre d'adresse, activez le "Mode développeur" en haut à droite, et regardez l'ID affiché sous chaque extension. Si vous tombez sur celui-là, virez-la sans réfléchir. Si c'est un autre identifiant, ce n'est pas l'extension visée par cette analyse, ce qui ne veut pas dire pour autant que tous les bloqueurs du store sont blancs comme neige, hein...
Ce qui inquiète Island, ce n'est pas une ligne de code qui vole vos données là, maintenant mais plutôt une capacité en sommeil. L'extension contient ce que les chercheurs appellent les ingrédients architecturaux pour faire tourner du code arbitraire, et la mèche peut être allumée par un simple changement côté serveur sans que cela se voit.
En clair, du jour au lendemain, le bidule pourrait se mettre à lire vos pages, aspirer vos données et à agir à votre place dans vos comptes perso, vos applis de boulot ou vos panneaux d'admin. Au moment de l'analyse, le mécanisme dormait. Il n'était pas absent.
Et le détail qui fait sourire jaune, c'est quand même ce garde-fou censé limiter l'extension à YouTube. En théorie elle ne s'active que sur le site de Google mais en pratique, elle tourne sur absolument tous les sites, avec une vérification qui regarde juste si la chaîne "youtube.com" apparaît quelque part dans l'URL.
Oui n'importe où, du coup une adresse comme bank.example.com/search?q=youtube.com passe le test sans problème donc autant vous dire que le verrou ne verrouille pas grand chose...
Cette extension traîne sur le store depuis 2014. Au départ c'était donc un bête bloqueur de pub YouTube, jusqu'à un changement de propriétaire en 2018. Les premières versions embarquaient carrément un SDK d'injection de pub baptisé Unistream, finalement retiré en juin 2024, et les chemins d'injection de script pilotables à distance sont présents depuis février 2025. 3 autres extensions de blocage de pub liées au même écosystème ont déjà été dégagées du Chrome Web Store pour cause de malware.
Toutefois, pour le moment, il n'y a aucune preuve qu'un payload malveillant ait réellement été poussé aux utilisateurs, mais c'est la combinaison de plusieurs de ces facteurs qui pue : une extension à 10 millions d'installs, un accès à tous les sites, un canal d'injection téléguidé, un passé d'injection de pub et des cousines déjà bannies. Gloups !
Donc je vous conseille vivement de faire le tour de vos extensions.
CRXplorer
vous aidera à débusquer celles qui sont louches, et si vous cherchez à bloquer les pubs proprement, j'avais fait le
point sur les bonnes méthodes pour ça
. Petit rappel au passage, sur Chrome le uBlock Origin complet a été débranché par le passage à Manifest V3, et il ne reste que sa version Lite, forcément moins fortiche.
Donc si vous voulez le vrai, c'est sur Firefox que ça se passe maintenant.
Bref, méfiez-vous des bloqueurs de pub qui réclament la lune et au moindre doute sur l'ID, désinstallez cette merde !
Deno, le moteur d'exécution JavaScript et TypeScript créé par Ryan Dahl (le développeur qui avait déjà lancé Node.js il y a une quinzaine d'années), s'apprête à faire un sacré pas de côté avec sa prochaine version majeure, qui permettra de fabriquer des applications de bureau pour macOS, Windows et Linux à partir du même code, et même depuis une seule et unique machine.
La fonction, baptisée Deno Desktop, a déjà débarqué discrètement dans la version 2.9.0 distribuée en canal canary, c'est-à-dire la branche de test réservée aux plus curieux d'entre vous, mais pas encore sur la version stable.
L'idée est simple : vous prenez un projet web écrit en TypeScript, ou construit avec des outils connus comme Next.js, Astro, Fresh ou Vite, et Deno le compile en un seul fichier exécutable qui embarque votre code, le runtime et le moteur d'affichage, prêt à distribuer tel quel. Un petit serveur web local est même glissé dans le paquet, ce qui veut dire qu'une appli web existante peut migrer vers le bureau sans qu'on réécrive quoi que ce soit.
Pour afficher votre interface, vous avez le choix entre trois approches, et c'est sur le poids final que ça se joue. Par défaut, Deno s'appuie sur la WebView native du système, autrement dit le moteur d'affichage web déjà présent sur votre Mac ou votre PC, ce qui donne une application d'environ 68 Mo sur macOS.
Si vous préférez la régularité d'un Chromium complet d'une plateforme à l'autre, vous pouvez embarquer le CEF (le Chromium Embedded Framework, en gros un navigateur Chrome entier glissé dans l'application), mais le poids monte alors au-delà de 300 Mo. Et pour les plus aventureux d'entre vous, un mode brut, sans moteur web laisse gérer soi-même les fenêtres et le rendu via WebGPU ou Skia.
Trois moteurs, donc. À vous de choisir.
Forcément, on pense tout de suite à Electron, la techno derrière Slack, Discord ou VS Code, réputée pour produire des applications obèses, et à ses rivaux plus légers que sont Tauri, Electrobun ou Dioxus. Deno débarque sur un terrain déjà bien occupé, avec quand même un argument solide : le même outil sert au serveur, au site et maintenant à l'application de bureau.
Sauf que voilà, tout n'est pas encore en place. La fonction n'est pas stable, certains testeurs ont vu le bouton de fermeture des fenêtres refuser de marcher sur macOS, le sélecteur de fichiers et l'accès au presse-papier manquent toujours à l'appel, et le support mobile reste à l'état de promesse. Les menus natifs, les menus contextuels, les boîtes de dialogue système et les notifications répondent déjà présents, eux.
La vraie question, du coup, c'est de savoir si Deno ne se disperse pas. Le projet vit avant tout grâce à son runtime, et certains se demandent si fabriquer un concurrent à Electron ne va pas siphonner l'énergie qu'il faudrait au coeur du moteur.
Bref, recycler un site en appli de bureau sans tout réécrire, et bien pourquoi pas ?
Quand je regarde la liste des navigateurs divers et variés qu'on a à notre disposition, franchement, je déprime... Chrome, Edge, Brave, Opera, Vivaldi, et même feu Arc... tous tournent sur Chromium, donc sur le moteur de Google. C'est naze pour la diversité de l'écosystème, vous ne trouvez pas ?
Alors on a toujours notre bon vieux Firefox évidemment mais il en existe un autre dont on parle très peu qui s'appelle Orion. C'est Kagi (la boîte derrière le moteur de recherche payant du même nom, fondée par Vladimir Prelovac) qui le développe pour Mac, iPhone et iPad et sa particularité, c'est qu'il est bâti sur WebKit (utilisé aussi par Safari), ne contient pas la moindre télémétrie et dispose également d'un bloqueur de pub et de traqueurs déjà câblé à l'intérieur.
Et surtout, Orion sait faire tourner les extensions Chrome ET Firefox, en même temps, ce qu'aucun autre navigateur au monde ne sait faire. Vous récupérez votre uBlock Origin, votre gestionnaire de mots de passe ou votre Dark Reader habituels, sans vous prendre la tête, tout ça en utilisant un moteur qui n'est pas Chromium. Et comme
Chrome est justement en train de tuer les dernières astuces qui faisaient survivre uBlock Origin
, l'abandon de Chrome et ses dérivés est quelque chose qui s'envisage de plus en plus pour beaucoup d'entre nous.
En plus c'est hyper simple... Vous chopez le .dmg sur
Orion
, vous importez vos petites affaires, et vous voilà sur un navigateur sait préserver votre vie privée.
Et en plus, c'est mui mui rapido puisque sur le benchmark
Speedometer
, Orion sort en tête avec 34,5, devant Safari et ses 33,5, et il laisse looooiiiiin derrière à la ramasse Chrome (25,6) tout comme Firefox qui reste quand même mon chouchou (20,7). Après si vous êtes déjà un utilisateur aguerri de Safari, la différence est minime, c'est vrai.
Mais là où ça se sent vraiment, c'est sur la mémoire occupée car Orion sait profiter des années d'optimisations qu'Apple a peaufinées dans WebKit, comme ça, une fois vos onglets fermés il squatte deux à trois fois moins de RAM que les autres gloutons à base de Chromium. Sur un MacBook par exemple, ça se traduit notamment par un ventilo qui la ferme et une batterie qui tient toute la journée.
Orion a aussi ses propres idées (fortement emprunté à Firefox si vous voulez mon avis, mais c'est pas un reproche, je trouve que c'est bien). Je pense au mode Focus qui transforme n'importe quel site en application plein écran, sans barre d'outils ni onglets, ce qui est super pratique par exemple pour bosser dans un Google Docs ou un Notion sans avoir la tentation des 40 onglets qui clignotent à côté.
Y'a aussi les Profiles as Apps qui cloisonnent complètement votre navigation perso et votre navigation pro, comme deux navigateurs distincts qui ne se parlent pas. Puis le Link Preview pour jeter un œil à un lien sans l'ouvrir, et enfin un Page Tweaker pour bidouiller l'apparence d'un site qui vous pique les yeux. Bref, là où Safari vous laisse choisir entre trois fonds d'écran et puis c'est tout, Orion se customise jusqu'à l'os comme un Firefox.
Mais le vrai sujet avec Orion, c'est qui le fabrique et surtout comment.
Car Kagi n'est pas une entreprise comme les autres. C'est une Public Benefit Corporation bootstrappée par Prelovac, qui ne vit que grâce à l'argent de ses abonnés, et ça c'est beau ^^.
Y'a plus que 3 moteurs sérieux sur la planète : Blink (le Chromium de Google), WebKit (Safari, et donc Orion) et Gecko (Firefox) alors garder un WebKit vivant en dehors d'Apple, moi je vois ça comme un acte de résistance face à Google. Comme dans la nature avec les maladies, l'
homogénéité
logicielle est une faiblesse... On peut le constater quand la moindre
faille dans Chromium
touche d'un coup la quasi-totalité du web.
Korben.info est dispo en anglais maintenant... hé ouaiiis !
Mais bon, bref, je vais pas vous vendre du rêve non plus car Orion a aussi des défauts et des vrais. Le premier, c'est qu'il n'est pas open source, ce qui est quand même un comble pour un navigateur qui se vend sur la confiance et la vie privée. Quand Kagi jure qu'il y a zéro télémétrie, vous devez les croire sur parole (ou reverser le logiciel...). Et puis c'est vrai que les extension Chrome et Firefox fonctionnent mais pas systématiquement. Y'en a parfois qui réclament des permissions tordues, d'autres qui plantent comme des merdes. Et si vous blindez des trucs comme Tampermonkey avec des tas de userscripts trop cool, y'a des chances qu'Orion parte en cacahuète.
Toutefois, rien de rédhibitoire, mais à savoir avant de déménager dessus.
Voili voilou. C'est dispo sur macOS, iOS, iPadOS, Linux en beta x86_64 et Windos un jour peut-être. Et Android ? Euh comment vous dire... bah nan.
La version de base d'Orion est gratuite, et Orion Plus, qui débloque le reste des fonctions, se prend soit en abonnement, soit en licence à vie payée une bonne fois pour toutes, ce qui change agréablement des abonnements à rallonge.
A découvrir ici
(vous verrez, le premier lancement d'Orion, c'est Hollywood le truc).
La Commission européenne vient de rejeter le projet de décret du gouvernement français encadrant le filtre national de cybersécurité. En pointant de graves manquements au droit de l'Union, Bruxelles gèle le dispositif et compromet sa sortie à brève échéance.
Meta pourrait prochainement lancer Arena, une application pour faire des paris gratuits. L'idée serait de récompenser les utilisateurs qui ont raison avec des points, plutôt qu'avec de l'argent. Une copie de Polymarket qui pourrait être beaucoup moins précise pour prédire l'actualité.
Si vous ne connaissez pas, un favicon, c'est cette mini icône pixelisée que vous pouvez voir dans l'onglet de votre navigateur qui en général est le logo du site que vous visitez. Hé bien le dev Tim Wehrle a réussi à y faire tenir un site web entier en stockant tout son HTML dans les 212 octets de l'image.
L'astuce est toute con vous allez voir... Une image, c'est des pixels. Et chaque pixel a 3 valeurs : rouge, vert, bleu, soit 3 octets. Du coup il prend son HTML, le découpe octet par octet, et colle chaque octet dans une couleur. Premier octet dans le rouge, le suivant dans le vert, puis le bleu, et on continue ainsi de suite. Et voilà comment il arrive à stocker 208 octets de HTML dans un carré de 9 pixels sur 9. Et au final, le truc ressemble à des confettis random.
Pour relire tout ça ensuite, un peu de JavaScript suffit. Le navigateur charge l'image, la passe dans un canvas, relit chaque pixel, recolle les octets et réaffiche la page. Il n'y a donc rien à installer et pour tester ça par vous-même, il a même mis une
démo
ici où vous pouvez regarder l'encodage / décodage se faire sous vos yeux ébahis.
Maintenant, n'espérez pas faire tenir votre site e-commerce là dedans hein puisque la capacité plafonne à 239 octets. Et sans le bout de JavaScript qui décode, le favicon tout seul ne servira à rien. Et ce n'est pas de la
stéganographie
non plus puisqu'on ne planque rien dans une vraie image. La data c'est l'image...
Mais c'est le genre de hack inutile que j'adore ! Le
code est sur GitHub
si vous êtes curieux et il raconte toute sa démarche sur son
blog
.
Cloudflare s'associe aux trois principaux navigateurs du marché pour développer un nouveau protocole baptisé PACT, censé remplacer les CAPTCHA et le suivi intrusif par des jetons cryptographiques anonymes. Un projet ambitieux, mais dont le déploiement réel reste encore très incertain.
Longtemps connu comme un outil de curation pour les enseignants, Pearltrees est devenu l'un des acteurs les plus implantés de l'EdTech française. L'entreprise revendique aujourd'hui 1,5 million d'utilisateurs dans les collèges et lycées et affiche de nouvelles ambitions pour poursuivre sa croissance.
Les utilisateurs de X signalent depuis ce lundi matin des erreurs de connexion et des serveurs inaccessibles. DownDetector confirme le pic. La page de statut officielle, elle, n'a rien vu.
GeoFS, c'est un simulateur de vol entièrement gratuit développé par le Français Xavier Tassin, qui tourne directement dans votre navigateur. Vous ouvrez
geo-fs.com
, vous choisissez votre zinc parmi une trentaine d'appareils, et vous voilà en l'air au-dessus de n'importe quel point du globe.
Tout se pilote au clavier et à la souris, donc pas besoin de sortir le joystick pour commencer et surtout, l'imagerie est satellite et mondiale, du coup vous pouvez survoler votre quartier et reconnaître votre maison sans problème.
GeoFS est né en 2010 sous le nom de GE Flight Simulator (GE comme Google Earth, oui oui), et à l'époque il tournait carrément sur le plugin de Google Earth. Quand Google a buté son plugin, Xavier Tassin a alors tout rebasculé sur
Cesium
. Ce jeu comporte +40 000 pistes référencées, du trafic aérien réel récupéré via les données ADS-B de vrais avions, de la météo en temps réel (METAR) et même de la navigation radio aux instruments (VOR, NDB, GPS). Bref, c'est du solide !
Mais le plus chouette, c'est qu'on peut jouer soit finement comme un vrai pro, soit en mode pépère. En effet, en activant le pilote automatique, vous n'avez besoin d'aucune connaissance en pilotage, et vous pouvez juste regarder le paysage défiler sous vos ailes. Et vous pouvez carrément troquer l'avion contre une montgolfière où là, une seule commande suffit pour allumer ou couper le brûleur, et ainsi vous laisser porter par les vents. Comme me l'a joliment écrit Claude, le lecteur qui m'a soufflé GeoFS (merci !!!), c'est "une très bonne surprise pour qui voler c'est avant tout visiter le monde vu du ciel".
Du coup OUI, c'est nettement plus abouti que le simulateur planqué dans Google Earth, qui à côté fait un peu gadget. Maintenant, si vous cherchez du pilotage pointu, genre révision de brevet avec checklist et tout le bazar, il faudra plutôt vous tourner vers
FlightGear
ou X-Plane, mais là c'est réservé aux passionnés, avec PC musclé, joystick et palonnier à la clé.
Mais pour 90% d'entre nous qui ne sommes pas pilotes, GeoFS suffira largement à se faire plaisir. Et si vous préférez faire le gros bourrin, je vous rappelle que le
Web Flight Simulator et son F-15
vous attend aussi dans le navigateur.
Bref, le tout est gratuit, avec une imagerie standard à 10 mètres par pixel ce qui est déjà très correct. Et si vous voulez du détail fin pour repérer chaque clocher en vol à vue, l'option HD passe par l'imagerie Bing haute résolution pour une dizaine d'euros par an, avec une journée d'essai offerte pour vous faire une idée.
Moi à Bora-Bora
A vous maintenant d'aller sur
geo-fs.com
(ou sur
la nouvelle beta ici
), de monter à 2000 pieds et allez reconnaître votre toit. Merci à Claude pour le tuyau et son chouette carnet de vol maison qu'il m'a envoyé !
Google ferme les dernières portes. À partir de fin juin, avec Chrome 150 ou 151, les combines qui permettaient encore de garder uBlock Origin en vie dans le navigateur vont sauter une à une, et avec elles à peu près tous les bloqueurs de publicité qui reposaient sur l'ancienne plomberie de Chrome.
Petit retour en arrière. Une extension obéit à un cadre technique imposé par Google, le Manifest. Dans sa version 2, dite MV2, ce cadre laissait l'extension inspecter et modifier en direct chaque requête qu'une page web envoyait, ce qui donnait à un outil comme uBlock Origin, le bloqueur open source de Raymond Hill, sa fameuse capacité à filtrer dans le moindre recoin et à corriger ses règles en temps réel.
La version 3 change tout. Avec MV3, c'est désormais le navigateur qui bloque, à partir d'une liste de règles figée et plafonnée que l'extension se contente de lui fournir. Fini l'interception à la volée.
Google parle d'enterrer MV2 depuis 2019. Sauf que des soupapes traînaient encore. Une politique d'entreprise au nom à coucher dehors, ExtensionManifestV2Availability, plus quelques drapeaux internes et même une bidouille du registre Windows, permettaient de rallumer manuellement une extension que Chrome venait pourtant de couper.
Et c'est exactement ce bouquet de rustines qui disparaît. Le drapeau ExtensionManifestV2Disabled est déjà parti avec Chromium 150. La 151 doit emporter le reste, dont la fameuse politique et l'option AllowLegacyMV2Extensions, celles sur lesquelles s'appuyaient les derniers contournements. La bidouille du registre, elle, rendra l'âme dans la foulée.
Résultat, beaucoup d'utilisateurs ne retrouveront tout bonnement plus uBlock Origin dans leur liste d'extensions, sans le moindre bouton pour le ranimer.
Reste l'alternative maison, uBlock Origin Lite, signée du même auteur et compatible MV3. Sauf qu'allégée, ici, ce n'est pas un slogan : cette mouture refile au navigateur une liste de règles préchargée et perd au passage le filtrage dynamique, le nettoyage cosmétique poussé des pages et la possibilité de pointer soi-même l'élément gênant à virer. Elle stoppe les pubs classiques, beaucoup moins les formats modernes qui se réinventent en permanence.
Et Chrome n'est pas seul concerné. Edge et Opera, bâtis sur le même moteur Chromium, vont suivre la même pente et appliquer ces restrictions à leur tour. Firefox, de son côté, continue de faire tourner la mécanique MV2 et donc le uBlock Origin complet, alors que Brave et Vivaldi promettent de la maintenir sans s'engager pour autant sur le très long terme.
Officiellement, Google invoque la sécurité et la performance, l'idée étant qu'une extension capable d'éplucher tout votre trafic peut aussi jouer les mouchards. L'argument se tient. Il arrange juste drôlement bien une boîte dont l'essentiel des revenus vient précisément de cette publicité qu'on essaie de bloquer.
Si vous tenez à votre vieux bloqueur, passez sur Firefox.