Quarante ans après ses débuts, Ubisoft a quelques classiques à faire redécouvrir. Pour l’occasion, l’éditeur brade plusieurs de ses grandes licences sur PC. Voici les jeux sur lesquels nous dépenserions quelques euros.
Le 14 septembre 2026, Mozilla a publié une nouvelle version de son rapport State of Open Source AI. Un chiffre retient l'attention : les modèles ouverts accusent un retard de 4,4 mois sur la frontière fermée. Sur quoi se base précisément ce constat ?
Si vous avez une petite console rétro portable qui traîne, du genre une Miyoo Mini, une TrimUI Brick, une
Anbernic RG35XX
, vous avez sans doute remarqué que l'interface livrée avec fait le job mais sans plus. Ça tombe bien, spruceOS est là pour ça ! Et malgré son nom, ce n'est pas vraiment un système d'exploitation. En réalité, il s'agit d'un frontend codé en Python qui vient se poser sur une base système déjà existante. Le code est public, sous une licence Creative Commons donc pour les plus capitalistes d'entre vous, ça veut dire pas d'usage commercial sans permission écrite de l'équipe.
Sur les Miyoo et les TrimUI, la base en question est le système d'origine de la console, celui du fabricant. Sur les Anbernic à puce H700 et sur la Powkiddy RGB30, il faut d'abord installer une base tierce sur la première carte mémoire, genre BaseOS pour les Anbernic, dArkMoss pour la Powkiddy. La carte spruce, elle, ira dans le second emplacement, le TF2, et elle restera librement échangeable d'un appareil supporté à l'autre. Rien de dramatique donc, mais ça fait une étape de plus et une carte en plus.
Ce que vous y gagnez si vous installez spruceOS, c'est surtout du confort au quotidien. Vous maintenez le bouton HOME pendant trois secondes et le Game Switcher vous laisse sauter d'un état de sauvegarde à l'autre sans quitter votre partie. Quand vous éteignez la console en plein jeu, elle sauvegarde même toute seule son état et vous remet exactement là où vous en êtiez au rallumage. Et si votre console a le Wi-Fi, vous ne repassez plus par le PC pour l'habiller puisque l'outil Theme Garden pioche dans plus de quatre-vingts thèmes communautaires dispo en ligne, le Game Nursery télécharge des portages gratuits / homebrew, et un scraper récupère même les jaquettes des jeux depuis la base libretro.
Le menu principal de spruceOS, avec les quatre icônes du thème SPRUCE par défaut
Ce qu'il vous faut avant de commencer
Il vous faut une carte microSD neuve, d'une vraie marque, achetée chez un revendeur sérieux ainsi qu'un bon lecteur de cartes. Et bien sûr un ordinateur sous Windows, macOS ou Linux avec une connexion Internet.
Et surtout, n'utilisez pas la carte livrée avec la console. C'est pas moi qui le dit mais le wiki du projet qui est catégorique là-dessus, en majuscules dans le texte : "DO NOT USE THAT STOCK SD CARD!", parce qu'elle est mauvaise, que les jeux dessus sont mauvais et que les BIOS le sont aussi. Donc gardez-la dans un tiroir, elle vous servira pour revenir en arrière en cas de foirage.
L'installation en un clic
L'équipe a sorti un installeur tout-en-un, qu'elle présente comme entièrement open source, disponible pour Windows, Linux et macOS. Il formate la carte, télécharge la version que vous choisissez et l'installe, en une seule opération. Une seule précaution, et le projet la signale lui-même : vérifiez bien que le lecteur que vous désignez est votre carte, parce que l'installeur écrit sur celui que vous lui montrez. C'est le chemin recommandé, et c'est aussi lui qui règle le cas des Anbernic et de la Powkiddy : BaseOS et dArkMoss ont chacun leur onglet dans l'application et se téléchargent puis s'installent automatiquement, sans que vous ayez à aller chercher une image ailleurs.
Un détail qui coince sur Mac, et qui n'est écrit nulle part ailleurs que dans le dépôt : macOS interdit aux applications d'écrire sur un disque amovible sans permission explicite, et l'installeur passe par le Terminal. Il faut donc aller dans Réglages Système, Confidentialité et sécurité, Accès complet au disque, ajouter Terminal, puis quitter et rouvrir le Terminal. Ce dernier point compte, la permission ne s'applique pas à une session déjà ouverte.
Sur Mac, Terminal doit figurer dans Accès complet au disque pour que l'installeur puisse écrire sur la carte (
Source
)
L'installation à la main
Si vous préférez faire ça vous-même, il vous faut un utilitaire de formatage et 7zip. Vous formatez la carte en FAT32, avec Rufus sous Windows ou l'Utilitaire de disque sous macOS en choisissant MS-DOS (FAT32). Vous récupérez l'archive spruce.vX.X.X.7z sur la page des versions du dépôt, vous l'extrayez sur votre ordinateur, puis vous copiez le contenu extrait sur la carte. Vous éjectez proprement, vous insérez la carte dans la console et vous allumez.
Et là, attention au piège, puisque le paquet contient un dossier caché nommé .tmp_update, et sans lui spruce ne fonctionnera tout simplement pas. Donc affichez les fichiers cachés avant de les copier : sur Mac c'est Commande + Majuscule + point, et sur Ubuntu le dossier est masqué par défaut lui aussi. Sur Mac, pensez aussi à nettoyer les fichiers .dot parasites avant d'éjecter la carte. Un utilitaire comme
CleanEject
fait ça très bien.
Vos jeux et vos BIOS
Les ROMs se rangent ensuite dans un dossier Roms, avec un sous-dossier par machine. La plupart des noms sont évidents, mais certains noms piègent tout le monde comme SFC ou FC. Hé oui, les jeux Super Nintendo vont dans SFC, pour Super Famicom, et pas SNES ; les jeux NES vont dans FC, pour Famicom, et pas NES. Les vidéos et la musique, elles, vont toujours dans MEDIA.
Les BIOS se posent dans un dossier BIOS à la racine de la carte, mais il faut les placer dans le sous-dossier qui va bien par machine et pas tout balancer en vrac. Le BIOS de la Dreamcast veut son sous-dossier, certains sont obligatoires pour que la machine tourne, d'autres pas. Donc je vous invite à vous renseigner en fonction de la machine que vous voulez émuler. Et comme d'hab, le BIOS de la NeoGeo ne va pas dans BIOS mais avec les jeux.
BIOS/dc/dc_boot.bin Dreamcast, obligatoire
BIOS/gba_bios.bin Game Boy Advance, facultatif
Roms/NEOGEO/neogeo.zip NeoGeo, obligatoire, et pas dans BIOS
Et évidemment, le projet ne fournit ni ROMs commerciales ni BIOS et ne vous dira pas où les trouver, donc c'est à vous de voir avec vos propres cartouches et vos propres disques.
Si l'écran reste noir
Maintenant, si c'est tout noir au lancement, vérifiez que le dossier .tmp_update est bien présent sur la carte. Remettez-la dans l'ordinateur, réaffichez les fichiers cachés, et regardez : si vous avez copié sans avoir activé l'affichage, il n'y est pas. L'autre suspect, c'est la carte elle-même. C'est peut-être parce que vous avez acheté une no-name de merde.
Le moment où vous ne pourrez plus revenir en arrière
Tant que vous ne touchez qu'à la carte, vous ne risquez rien de définitif. Sur la famille Anbernic RG35XX, les guides de référence le disent tous : ces firmwares vivent entièrement sur la microSD, et donc on peut passer de l'un à l'autre sans modification permanente de l'appareil. Ailleurs le principe est le même, et pour retrouver votre console en version d'usine il suffit donc de remettre la carte d'origine.
Sauf qu'il y a UNE exception !! spruce embarque un Firmware Updater qui apparaît tout seul dans vos applications si votre console tourne sur un firmware ancien. Celui-là n'écrit pas sur la carte mais dans la mémoire interne de la machine, et le wiki prévient sans détour : "Failure to follow the firmware updating instructions can lead to a bricked device.". En gros si vous le lancez pour faire la mise à jour du firmware, ça peut bricker votre console, donc pensez bien à la brancher sur le courant avant la mise à jour. Le projet documente d'ailleurs deux procédures de débriquage, dont une qui demande carrément d'ouvrir la Miyoo Flip et de débrancher sa batterie, ce qui vous dit assez bien à quel point on a quitté le terrain du réversible...
Et si spruceOS ne vous convient pas, vous ne serez pas coincé pour autant car sur ce même matériel,
le guide de référence de Retro Game Corps
recommande aussi
Knulli
pour son interface EmulationStation, ou encore
muOS
pour la performance d'émulation la plus avancée, à condition que le bricolage de configs customs ne vous rebute pas. Après voilà, chaque "OS" a sa carte et vous changez d'avis quand vous voulez.
OpenAI, Anthropic et la quasi totalité de l'écosystème IA américain appellent désormais à ralentir le développement des modèles les plus avancés. Pourquoi une telle concorde, pourquoi maintenant ?
Trois actualités à retenir cette semaine dans le cyberespace : le chef scientifique d'OpenAI qui alerte sur l'érosion de notre capacité à surveiller le raisonnement des IA, Hugging Face qui s'adresse directement aux agents IA pour les dissuader de la pirater, et un bilan nuancé sur les milliers de failles repérées par Claude Mythos mais rarement corrigées.
La rentrée est passée, les cartables ont retrouvé leur place dans l'entrée et les bonnes habitudes vont progressivement reprendre. Mais cette routine de l'année scolaire a parfois du bon, surtout quand le week-end arrive : quelques épisodes de Bob l'éponge ou une partie de Mario Kart en récompense des efforts fournis dans la semaine. Mais plutôt que de laisser les enfants jouer seuls à leurs jeux, pourquoi ne pas profiter de ce moment pour leur faire découvrir, en famille, tout ce que le jeu vidéo peut avoir à offrir ?
Le prochain changement d'heure sera le passage à l'heure d'hiver fin octobre 2026. Cette année, il aura lieu dès le dimanche 25 octobre, ce qui peut sembler particulièrement tôt. Voici l'explication.
Quand l'intelligence artificielle devient dangereuse, elle est généralement pilotée par l'humain. Anthropic a été contraint de couper certains accès à des chercheurs qui ont tenté de développer des armes biologiques avec Claude.
Une vidéo postée sur X montre Super Mario 64 qui tourne sur une machine ARM, sous un système qui n'est ni Windows ni Linux. Oui, c'est bien ReactOS, le clone libre de Windows, et le jeu est un exécutable x64 tout ce qu'il y a de plus banal !
Et n'allez pas croire que c'est un émulateur qu'on aurait posé sur un OS libre. Que nenni ! Pour exécuter du x64 sur de l'ARM, il faut deux trucs qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre : un moteur qui traduit les instructions du processeur, et un système capable de faire cohabiter du code natif et du code traduit dans un même programme.
La première moitié, c'est FEX,
l'émulateur financé par Valve
dont je vous parlais en décembre. Sauf que côté Windows, FEX se limite au processeur :
sa propre documentation
précise que la traduction des appels système revient soit à Wine, soit à l'ABI du système. Tout le reste est alors à la charge de l'hôte.
Cette seconde moitié porte un nom, ARM64EC, et c'est une
invention de Microsoft
pour Windows 11 sur ARM (oui, la boîte que ReactOS passe justement son temps à recopier). Le principe consiste à compiler les bibliothèques du système en ARM64 avec une interface appelable depuis du code x64 recompilé. Du coup, un même programme mélange des morceaux natifs et des morceaux émulés, et seul ce qui doit vraiment l'être passe par l'émulateur. L'intérêt de faire comme ça, c'est surtout la vitesse !
Jusqu'ici, deux entités avaient bâti cet "étage" : Microsoft dans Windows, et
Wine depuis sa version 10
. ReactOS est donc la troisième. Son développeur Ahmed Arif a ainsi écrit son propre runtime hybride dans le ntdll du système, avec le chargeur d'images, les ponts qui rendent les fonctions natives appelables en x64, et le déroulement de pile.
Ensuite, pour vérifier que tout se tient, il fait tourner le même binaire des deux côtés, sur son ReactOS et sur un vrai Windows 11 ARM64, puis il compare.
Screenshot
Alors, est-ce que vous pouvez l'installer ?
Et bien malheureusement, non !
Tout ce boulot n'existe que dans une branche d'un fork personnel, et le dépôt officiel de ReactOS n'en contient pas la moindre ligne. Et c'est mieux pour l'instant car, comme Ahmed le dit lui-même, son fork est encore plus expérimental que ReactOS lui-même ! C'est donc à réserver aux machines virtuelles, aux cartes de développement ou aux bécanes sans données sensibles. Bref, venant d'un projet qui se présente déjà lui-même comme un système de qualité alpha, ça vous situe l'ambiance...
Le 10 septembre 2026, Anthropic, l'entreprise à l'origine de Claude, a publié son rapport sur la menace. Un document de 154 pages où l'on peut lire les différents usages détournés de Claude à travers le monde, interceptés par les équipes en interne.
Cinq mois après son lancement, le programme de chasse aux failles d'Anthropic affiche des chiffres impressionnants sur le papier. Mais des analystes dressent un tableau bien plus nuancé.
[Deal du jour] L’iPhone 17 vient de prendre 150 € sur l’Apple Store, sans amélioration en contrepartie. Chez Darty, les French Days permettent encore de l’acheter à 919 € avec un code promo, sous son prix de lancement.
Un chercheur en sécurité de l’IA chez Anthropic a affirmé mardi qu’il existait une probabilité supérieure à 10 % que l’intelligence artificielle « tue tous les humains » d’ici la fin de la décennie. Cette déclaration intervient quelques heures après l’annonce du départ d’un collègue, qui a critiqué le manque de responsabilité des laboratoires d’IA, accusés de « jouer avec nos vies ».
Resté en retrait pendant que son collègue portait seul les accusations, Levent Alpöge, le mathématicien d'Anthropic, a fini par prendre la parole. Sa version relance la bataille de crédit autour d'un problème à un million de dollars qu'OpenAI dit avoir résolu.
Jacob Coxon, chercheur en IA passé par OpenAI puis Anthropic, a publié sur X une série de tweets accusant les deux laboratoires de jouer avec l'avenir de l'humanité.
C’est le dernier jour des French Days, mais pas forcément une raison pour se jeter sur les dernières promos. On continue de chercher les bons produits au bon prix jusqu’à ce soir.
Un mathématicien dit avoir approché la résolution d'un problème à un million de dollars avec l'aide de l'IA, celui concernant les fameuses équations de Navier-Stokes. Mais dans l'affaire, il pense que la société d'intelligence artificielle OpenAI a tenté de lui rafler la découverte... et d'écarter un mathématicien travaillant chez Anthropic, son grand rival.
Un mathématicien dit avoir approché la résolution d'un problème à un million de dollars avec l'aide de l'IA, celui concernant les fameuses équations de Navier-Stokes. Mais dans l'affaire, il pense que la société d'intelligence artificielle OpenAI a tenté de lui rafler la découverte... et d'écarter un mathématicien travaillant chez Anthropic, son grand rival.
Les French Days sont de retour, et avec eux une avalanche de promotions dans les rayons high-tech. Mais entre les vraies bonnes affaires, les remises gonflées et les produits simplement affichés comme « en promotion », difficile de s'y retrouver. Pour vous aider à faire le tri, nous avons sélectionné les offres les plus intéressantes chez Fnac et Darty.