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Aujourd’hui — 2 février 2026Flux principal

Windows 11 KB5074105 : cette mise à jour apporte 32 changements et corrige beaucoup de bugs !

2 février 2026 à 07:44

Microsoft a publié la KB5074105 pour Windows 11, une mise à jour optionnelle comprenant 32 changements dont des correctifs pour plusieurs problèmes.

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Ryzen 9000 « tués » par des cartes mères ASRock, de nouveaux cas inquiètent

2 février 2026 à 08:10

Carte mère ASRock AM5 X670E Steel LegendDes utilisateurs signalent des Ryzen 9000 soudainement hors service sur des cartes mères ASRock série 600 et 800. Tensions SoC, BIOS, défaut matériel : ce que l’on sait.

Cet article Ryzen 9000 « tués » par des cartes mères ASRock, de nouveaux cas inquiètent a été publié en premier par GinjFo.

eScan Antivirus Update Servers Compromised to Deliver Multi-Stage Malware

The update infrastructure for eScan antivirus, a security solution developed by Indian cybersecurity company MicroWorld Technologies, has been compromised by unknown attackers to deliver a persistent downloader to enterprise and consumer systems. "Malicious updates were distributed through eScan's legitimate update infrastructure, resulting in the deployment of multi-stage malware to enterprise

Open VSX Supply Chain Attack Used Compromised Dev Account to Spread GlassWorm

Cybersecurity researchers have disclosed details of a supply chain attack targeting the Open VSX Registry in which unidentified threat actors compromised a legitimate developer's resources to push malicious updates to downstream users. "On January 30, 2026, four established Open VSX extensions published by the oorzc author had malicious versions published to Open VSX that embed the GlassWorm

Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

Par : Fx
2 février 2026 à 07:00
Test Beelink ME Pro - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

Cela fait maintenant plusieurs jours que nous utilisons le dernier NAS Beelink ME Pro. Un produit hybride, à mi-chemin entre un NAS traditionnel et un mini-PC. Comme vous allez le constater dans ce test, le tableau est globalement très positif, malgré quelques points perfectibles. Disponible à moins de 480€, que vaut vraiment ce nouveau produit…

Beelink ME Pro

Test Beelink ME Pro

Beelink est un acteur bien connu du marché des mini-PC. La marque s’est forgé une solide réputation grâce à des produits fiables, performants et proposés à des tarifs compétitifs. En 2025, le constructeur a franchi une nouvelle étape en se lançant sur le marché des NAS avec le ME mini, un modèle équipé de 6 emplacements NVMe. En toute fin d’année 2025, Beelink a dévoilé un concept encore plus original : un NAS doté d’un bloc matériel interchangeable intégrant carte mère, processeur et mémoire. C’est précisément ce modèle(le ME Pro) que nous testons aujourd’hui.

Contenu de la boîte

La boite est vraiment très petite, mais on trouve à l’intérieur :

  • Le NAS Beelink ME Pro ;
  • 1 câble réseau RJ45 Cat.6 ;
  • 1 câble HDMI ;
  • Des vis de fixation pour les SSD et HDD ;
  • Une alimentation externe ;
  • Un guide de démarrage rapide.

Beelink a eu la bonne idée d’optimiser l’espace en rangeant les câbles et les vis directement dans les chariots des disques (voir photo ci-dessous).

Test Beelink ME Pro arriere boite - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

Une solution simple et efficace.

Construction du NAS et design

Le ME Pro affiche un design sobre et élégant. Le boîtier, entièrement en métal gris, mesure 166 × 121 × 112 mm pour un poids de 2,1 kg. La façade avant est recouverte d’un tissu gris, apportant une touche discrète et moderne. L’ensemble inspire confiance et s’intègre facilement dans un environnement domestique ou professionnel.

Connectique

Côté connectique, le Beelink ME Pro est plutôt bien doté :

  • 2 ports USB 3.2 Gen 2 (10 Gb/s), dont un port USB-C à l’arrière;
  • 2 port USB 2.0 ;
  • 1 sortie audio-video HDMI Ultra HD/4K ;
  • 1 sortie audio jack 3,5mm ;
  • 1 port réseau 2,5 Gb/s ;
  • 1 port réseau 5 Gb/s.

Beelink n’a clairement pas lésiné sur le nombre de ports. Un point mérite d’être signalé, le port USB-C est compatible avec la sortie vidéo (« Supports video output »).

À noter également la présence du Wi-Fi 6 et du Bluetooth 5.4, ce qui reste assez rare sur un NAS.

Intérieur du Me Pro

Le Beelink ME Pro repose sur un processeur Quad-Core Intel N95 cadencé à 2 GHz (jusqu’à 3,4 GHz en mode turbo). Un CPU bien connu, parfaitement adapté à un usage NAS polyvalent. Selon PassMark, il obtient un score d’environ 5 299 points, ce qui le place dans la moyenne des NAS commercialisés en 2026.

La mémoire vive est fixée à 12 Go de RAM, un choix plutôt généreux. En revanche, elle n’est pas évolutive, ce qui pourra en freiner certains. Notre modèle de test était livré avec un SSD NVMe WD SN540 de 512 Go, sur lequel Windows 11 Home est préinstallé.

Bloc interchangeable

Beelink Me Pro bloc - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

L’une des particularités intéressantes du ME Pro réside dans son bloc interchangeable (carte mère, processeur et mémoire). En théorie, cela permet de faire évoluer la machine sans changer tout le châssis. Dans la pratique, l’intérêt reste à confirmer pour un usage domestique. Cela reste néanmoins une option appréciable, que peu de fabricants proposent aujourd’hui.

Disque dur et SSD

beelink chariot disque - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

Le NAS dispose de 2 emplacements pouvant recevoir des disques dur (3,5 ou 2,5 pouces) ou des SSD SATA (débit théorique : 768 Mo/s). L’installation nécessite l’utilisation d’un tournevis pour installer les disques. J’avoue que je n’ai compris l’utilité de la pâte thermique sur les chariots.

NVMe - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

 

Sous le boîtier, on retrouve le SSD NVMe (PCIe 3.0 x2 : 1 969 Go/s théorique) système, ainsi que 2 emplacements NVMe (PCIe 3.0 x1 : 985 Mo/s théorique) supplémentaires. Une configuration flexible, offrant de nombreuses possibilités de stockage dans un format aussi compact.

Beelink ME Pro NVMe - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

Système et applications

Beelink fait le choix d’intégrer Windows 11 Home par défaut. Une décision que nous avons du mal à justifier dans le cadre d’un NAS. Il s’agit d’une version standard, sans outils dédiés au stockage réseau. Aucun assistant, aucun logiciel spécifique ne guide l’utilisateur dans la création de partages, la gestion des utilisateurs ou la configuration du système. Après avoir consulté le site officiel, nous n’avons trouvé aucune documentation réellement utile à ce sujet. C’est clairement le principal point faible du ME Pro. Cela pourra intéresser ceux qui veulent en faire un Mini PC avec un gros stockage et non pas un NAS.

TrueNAS - Test Beelink ME Pro : un NAS hybride performant et évolutif

Heureusement, Beelink annonce une compatibilité complète avec des systèmes alternatifs tels que TrueNAS, Unraid ou Proxmox. Pour nos tests, nous avons opté pour TrueNAS, bien adapté à ce type de matériel.

NAS DIY en 2026 : quel système choisir ? NAS DIY en 2026 : quel système choisir ?

Performances du ME Pro

Dans la première partie de nos tests, nous allons évaluer les performances des transferts à travers un réseau 5 Gb/s (entre le NAS et des ordinateurs). Ensuite, nous regarderons les capacités du processeur, en analysant ses performances dans la virtualisation et le transcodage vidéo.
Vitesses dans les transferts

Depuis plusieurs années, nous avons mis en place un protocole de tests rigoureux fournissant des données fiables et comparables avec les performances des autres NAS. Pour cela, nous utilisons 4 applications de mesure différentes (2 sous macOS et 2 sous Windows) et réalisons en plus des transferts de fichiers de tailles variées dans les deux sens (NAS -> Ordinateur puis Ordinateur -> NAS) :

  • Petites tailles : 100 fichiers de 500 Ko à 12 Mo (MP3, photos, documents Office)
  • Tailles moyennes : 30 fichiers de 12 à 350 Mo (DivX, images RAW, archives ZIP)
  • Fichiers volumineux : 10 fichiers avec une taille comprise entre 4 et 10 Go (MKV, ISO)

À partir de ces tests, nous calculons une moyenne des transferts que nous représentons sous forme de graphiques, exprimée en mégaoctets par seconde. Plus le nombre est élevé, plus le NAS est rapide. Pour notre évaluation du ME Pro, nous avons configuré un premier volume avec 2 SSD NVMe en RAID 0 (mode STRIPE), puis avec le chiffrement des données et enfin avec 2 SSD en RAID 1 (MIROIR).

RAID 0

RAID 0

Nous avons pu profiter pleinement de la connexion 5 Gb/s… même si on aurait aimer aller au-delà. Le maximum que nous avons pu atteindre : 564 Mo/s en lecture séquentielle.

RAID 0 avec chiffrement des données

RAID 0 + Crypt

Le N95 a montré toute son efficacité, le chiffrement des données a réduit très légèrement la vitesse d’écriture.

RAID 1

RAID 1

En RAID 1, si la lecture est peu impactée. Cependant, l’écriture qui a montré quelques signes de ralentissement. Cela reste bien entendu une moyenne, dans une configuration ZFS.

Performances générales

Avec TrueNAS, le Beelink ME Pro s’est montré particulièrement convaincant. Le système est fluide, riche en options et parfaitement stable. La virtualisation ne pose aucun problème, tout comme l’utilisation de conteneurs Docker avec plusieurs services actifs simultanément. Grâce à son iGPU intégré, le NAS gère sans difficulté le transcodage matériel vidéo, notamment avec Jellyfin. Plusieurs flux simultanés peuvent être lus sans ralentissement…

En résumé, les performances sont au rendez-vous.

Consommation électrique et nuisance sonore

Le ventilateur interne est très discret, au point d’être quasiment inaudible. Côté consommation électrique, le ME Pro affiche environ 20 W en usage normal (avec cinq SSD installés) et jusqu’à 32 W en charge plus soutenue. Des chiffres tout à fait normal pour un NAS de cette catégorie.

CONCLUSION
Le Beelink ME Pro s’impose comme une solution NAS atypique, pensée pour les utilisateurs avancés à la recherche de performances, de flexibilité et d’un format compact. Son processeur Intel N95, sa connectique réseau 5 Gb/s, sa compatibilité avec TrueNAS, Unraid ou Proxmox, ainsi que ses multiples emplacements pour le stockage en font une base très solide pour un serveur domestique ou un petit environnement professionnel. En revanche, l’intégration de Windows 11 Home n’apporte aucune réelle valeur ajoutée dans un usage NAS et nécessitera presque systématiquement une réinstallation vers un système plus adapté. Le concept de bloc matériel interchangeable reste intéressant sur le papier, mais son intérêt réel dépendra de l’évolution future de la gamme. Au final, le Beelink ME Pro est un excellent NAS pour utilisateurs avertis, capable d’assurer du stockage réseau rapide, de la virtualisation et du transcodage vidéo, à condition d’accepter une phase de configuration plus technique.
MATÉRIEL / DESIGN
9
OS & APPLICATIONS
6
PERFORMANCES
9
PRIX
8.5
Note des lecteurs0 Note
0
8.1

UxNote - Annotez vos maquettes web sans prise de tête

Par : Korben
1 février 2026 à 19:08

Il y a quelques jours, un lecteur (merci Benjamin !) m'a envoyé un outil qu'il a bricolé lui-même avec Codex d'OpenAI et ça touche une petite corde sensible chez moi, d'où le fait que je vous en parle.

C'est pas souvent que je bosse avec des clients sur autre chose que des articles mais il m'est arrivé par le passé qu'un client m'envoie ses retours par mail, avec des captures d'écran floues, des flèches rouges partout et des commentaires du genre "le truc là, à gauche, je sais pas trop ??".

Alors de mon côté, j'ai testé pas mal de solutions pour évier ça mais j'ai rien trouvé de foufou... Figma par exemple c'est top pour les retours mais faut que le client crée un compte (et ça, c'est jamais gagné), Marker.io c'est bien fichu mais c'est payant. J'avais même essayé Loom à un moment, mais bon, leur demander d'enregistrer leur écran c'était trop compliqué.

Alors que UxNote, lui, règle exactement ce problème sans rien de tout ça !

En fait, ça permet d'intégrer une balise JavaScript dans votre page (juste avant le </body>) et hop, une petite toolbar apparaît.

<script src="https://github.com/ninefortyonestudio/uxnote/releases/download/v1.0.0/uxnote.min-v1.0.0.js"></script>

Votre client peut alors surligner du texte, épingler des éléments avec des badges numérotés, ajouter des commentaires... et surtout, exporter tout ça proprement en JSON ou l'envoyer direct par mail.

Comme ça, fini le chaos habituel des retours clients façon "j'ai annoté le PDF que j'ai imprimé puis scanné". Là, les commentaires sont directement contextualisés sur la page, exactement là où ils doivent être. C'est vrai que des outils d'annotation web existent depuis des lustres, mais UxNote a choisi le stockage 100% local (via le localStorage) plutôt que de monter un backend avec des comptes utilisateurs. Et c'est ce qui fait toute la différence niveau simplicité, avec les autres outils.

Par contre attention, si votre client vide son cache navigateur, il perd ses annotations... Perso je vous recommande donc de faire l'export JSON dès que possible pour éviter les mauvaises surprises.

L'outil propose aussi un mode "assombrissement" qui met en évidence la zone annotée (pratique pour se concentrer), des couleurs personnalisables, et même la possibilité de bloquer certains éléments de l'annotation avec l'attribut data-uxnote-ignore. Ça fonctionne sur les environnements de staging, en local, et même sur les SPA ... sauf si vous avez une CSP ultra stricte, auquel cas faudra autoriser le script et les styles inline dans votre config.

Bref, si vous bossez avec des clients qui ont du mal à exprimer leurs retours autrement qu'en pièces jointes de 15 Mo, UxNote pourrait bien sauver les quelques cheveux qu'il vous reste. Et en plus c'est gratuit, open source et disponible sur GitHub .

Que demande le peuple ???

Merci Benjamin !

Cette startup veut stocker les données dans l’ADN pour alléger la facture énergétique du numérique

1 février 2026 à 19:03

Alors que les data centers se multiplient, Biomemory parie sur le stockage de données dans l’ADN pour l’archivage à long terme. Avec une carte et un serveur moléculaire, la startup parisienne espère concurrencer les traditionnels disques durs et révolutionner l’informatique.

Dans une boîte de 4,5 kg, la Nasa envoie un véritable trésor historique vers la Lune

1 février 2026 à 18:25

artémis II

Au-delà de la prouesse technique, la mission Artemis II emporte un véritable trésor symbolique. Dans une caisse de 4,5 kg, la Nasa transporte 2 309 objets : du tissu du premier avion des frères Wright aux souvenirs du programme Apollo. Un inventaire fascinant qui lie un siècle d’aviation à l’avenir de l’exploration lunaire.

Hier — 1 février 2026Flux principal

Startpage - Le moteur de recherche européen qui respecte VRAIMENT votre vie privée

Par : Korben
1 février 2026 à 15:25

Avec tout ce qui se passe en ce moment côté souveraineté numérique, je me suis dit qu'il était temps de vous parler d'une alternative à Google que beaucoup ignorent encore. En plus, j'ai passé pas mal de temps dessus ces dernières semaines, histoire de voir si ça tenait la route, alors il est temps de partager ça avec vous.

Startpage, c'est un moteur de recherche basé à Zeist aux Pays-Bas qui existe depuis 2006 et qui a une approche assez radicale : Vous donner les résultats de Google... sans que Google ne sache que vous existez.

Quand vous tapez une recherche sur Startpage, le moteur va interroger Google à votre place, récupérer les résultats, et vous les afficher. Sauf que votre IP, vos cookies, votre historique... Google n'en voit pas la couleur. C'est comme envoyer quelqu'un faire vos courses pour vous ^^.

Et là où ça devient vraiment intéressant dans le contexte actuel, c'est que Startpage est basé aux Pays-Bas. Du coup, il est soumis au RGPD et aux lois européennes sur la protection des données. Et SURTOUT PAS au Cloud Act américain qui permet aux autorités US de demander vos données même si elles sont stockées en Europe. C'est pas rien comme différence...

Bon, je dis pas que c'est parfait non plus hein. Rien ne l'est. Fin 2018, Privacy One Group, une filiale de System1 (société américaine spécialisée dans... la pub), a pris une participation majoritaire dans Startpage. L'annonce n'est tombée qu'en 2019, ce qui a fait tiquer pas mal de monde dans la communauté vie privée. PrivacyTools.io par exemple l'a même retiré de ses recommandations pendant un moment...

Mais depuis, Startpage a publié des clarifications... en fait selon eux, System1 n'a pas accès aux données de recherche, et la société reste opérée depuis les Pays-Bas avec des serveurs européens.

Côté fonctionnalités, y'a un truc que j'adore et que j'utilise quasi systématiquement depuis 3 semaines c'est le mode "Anonymous View". En fait quand vous cliquez sur un résultat de recherche, au lieu d'aller directement sur le site (qui peut alors tracker votre visite), Startpage peut ouvrir la page via un proxy. Le site que vous visitez ne voit alors que l'IP de Startpage et pas la vôtre. C'est un peu comme un proxy intégré pour chaque clic, qui bloque aussi les scripts de fingerprinting.

Pas mal non ?

D'ailleurs, niveau interface, c'est propre et sans fioritures. Y'a pas de doodles tout naze, pas de suggestions de recherche personnalisées, pas de "vous pourriez aussi aimer", pas d'Ads vers des sites frauduleux... Non, c'est comme à l'ancienne avec juste un bon vieux champ de recherche et des résultats. Ça nous change donc des pages d'accueil de Google qui sont devenues de véritables panneaux publicitaires et dans lesquelles on se perd assez vite.

Alors évidemment, y'a quelques inconvénients aussi... D'abord les résultats sont parfois un peu moins "personnalisés" que sur Google. Normal, vu qu'ils n'ont aucune idée de qui vous êtes, ils ne peuvent donc pas vous proposer le resto le plus proche de chez vous. Faudra donc parfois préciser "Paris", "Clermont-Ferrand" ou "France" dans vos recherches locales. J'ai galéré un peu au début avec ça, car on prend vite de mauvaises habitudes (merci la flemme) mais après j'ai découvert qu'on pouvait préciser ça dans les paramètres.

Et puis de temps en temps, Startpage peut avoir des ralentissements... les joies de l'intermédiation. Mais rien de rédhibitoire rassurez-vous !

Comparé à DuckDuckGo qui utilise principalement Bing comme source et qui est américain (bouuuuh, arrêtez de recommander cette bouze ^^), ou à Qwant qui galère un peu côté pertinence , Startpage offre un compromis intéressant. A savoir la qualité Google sans le tracking Google, et le tout hébergé en Europe.

Car oui avec tout ce qui se passe géopolitiquement en ce moment, je pense que c'est bien de changer un peu ses habitudes. Vous devriez essayer... Car entre les discussions sur le Cloud Act, les tensions transatlantiques sur les données personnelles, et les GAFAM américains qui aspirent nos données comme des Dyson sous amphét'... avoir une alternative européenne soumise au RGPD, c'est pas juste une question de principe. C'est une vraie question de souveraineté numérique. Les Pays-Bas, c'est pas parfait (aucun pays l'est), mais au moins c'est une juridiction où la CNIL locale a du mordant.

Maintenant pour l'utiliser, rien de sorcier. Vous allez sur startpage.com et vous pouvez même le configurer comme moteur par défaut dans votre navigateur. Attention par contre, sur certains navigateurs (Safari notamment), c'est un peu planqué dans les préférences. Y'a aussi une extension pour Firefox et Chrome si vous voulez. Et si vous voulez aller plus loin dans la protection de votre vie privée, combinez ça avec une extension qui gère vos cookies .

Et voilà, si vous en avez marre de voir des pubs ultra-ciblées qui semblent lire dans vos pensées, et d'offrir la moindre de vos requêtes aux américains, ce moteur de recherche néerlandais vaut vraiment le coup d'œil.

À découvrir ici !

MonitorBox - Le monitoring qui réveille votre vieux pager

Par : Korben
1 février 2026 à 12:48

Brice, un lecteur de Korben, m'a bel et bien scotché. Il y a quelques semaines, je vous parlais du Pineapple Pager et ça a visiblement réveillé une fibre nostalgique chez certains d'entre vous. Donc merci à Brice pour l'info, car il a carrément passé sa soirée à coder un truc énoooOOOooorme (et super utile) qui s'appelle MonitorBox .

Parce qu'on va pas se mentir, on croule tous sous les notifications. Entre Slack, les emails, et les alertes de sécurité, notre cerveau a fini par développer un mécanisme de défense radical : il ignore TOUT !!! C'est ce qu'on appelle la "fatigue de l'alerte". J'avoue que pour un admin sys en astreinte, c'est le début de la fin. Le jour où le serveur de prod tombe vraiment, on swipe la notif comme si c'était une pub pour des croquettes bio... Pas terrible donc pour la continuité de service.

L'interface de MonitorBox - sobre mais efficace ( Source )

Et c'est là que Brice intervient justement avec son idée de génie : Ressusciter le bon vieux pager des années 90. Au début je pensais que c'était juste pour le fun (un délire de vieux geek quoi), mais en réalité c'est un vrai outil de surveillance pro.

MonitorBox est conçu pour tourner sur un vieux PC recyclé (genre un vieux Dell Optiplex GX270 ou un ThinkPad T60) sous Debian 12 Bookworm et l'idée, c'est de sortir l'alerte critique du flux continu de votre smartphone pour l'envoyer sur un appareil qui ne sert qu'à ça. Ainsi, quand le beeper à votre ceinture se met à gueuler sur la fréquence 466.975 MHz, vous savez que la maison brûle, sans même regarder l'écran.

Et techniquement, c'est hyper propre !!! Le système utilise une vue Terminal (parfaite pour un vieil écran CRT qui traîne) et un dashboard web moderne sous JavaScript pour le suivi. L'arme secrète reste ensuite le support du protocole POCSAG.

Via le port série (type /dev/ttyS0 ou un adaptateur FTDI), MonitorBox pilote un émetteur radio qui se charge de balancer les infos sur les ondes. Et toudoum, voilà comment votre vieux Tatoo ou Tam-Tam reprend du service !

⚠️ Attention quand même, émettre sur des fréquences radio est ultra-réglementé. Vérifiez donc bien la législation avant de jouer les apprentis sorciers, car pas moyen de plaider l'ignorance si les mecs de l'ANFR débarquent chez vous avec leur camionnette de détection Agence Tous Risques...

J'adore perso son approche qui vise le "Zéro faux positif". En effet, le script s'appuie sur Shell, curl et espeak pour la synthèse vocale locale, et intègre une logique de "Retry" comme ça si un service ne répond pas, l'outil vérifie à nouveau avant de vous réveiller en pleine nuit. Ça réduit drastiquement les fausses alertes, contrairement aux outils de monitoring habituels qui hurlent parfois au loup pour une micro-latence passagère de rien du tout.

MonitorBox est léger (pas besoin de base de données SQL compliquée, juste un fichier servers.conf), souverain, et permet de redonner vie à du matos qu'on croyait bon pour la déchetterie.

Brice nous propose en gros un mix parfait entre low-tech et haute performance. Et si vous voulez tester le bousin, tout le code est open source (licence MIT) et disponible sur GitHub . Seul petit bémol, il vous faudra bel et bien un vrai câble DB9 ou DB25 et un adaptateur qui tient la route, sinon votre VM va juste vous envoyer bouler violemment. Aaaah ces drivers USB chinois, je vous jure...

Bref, merci Brice pour l'inspiration et pour ce beau projet à la fois rétro et moderne !

Smtp-Tunnel-Proxy - Déguisez votre trafic en simples emails

Par : Korben
1 février 2026 à 12:36

Ce matin, en trainant sur GitHub (mon sport du dimanche, je sais c'est triste), je suis tombé sur un truc qui m'a intéressé et qui je pense vous sera utile (comme la plupart des trucs que je présente ici) surtout si vous êtes coincé derrière un pare-feu d'entreprise totalement paranoïaque. Ou encore si votre FAI s'amuse à brider certains protocoles. Ça peut arriver dans ces cas là, on se sent un peu comme un rat en cage, à chercher la moindre petite ouverture pour respirer un peu de notre liberté.

Cet outil, ça s'appelle Smtp-Tunnel-Proxy et le concept c'est de faire passer tout votre trafic pour de bêtes emails. Alors vous vous dites peut-être "Mouais, encore un tunnel qui va ramer comme pas possible", mais en creusant un peu, vous allez voir, c'est pas con.

En fait ce que fait ce petit script Python (ou binaire Go) c'est qu'il enveloppe vos paquets TCP dans une connexion qui ressemble à s'y méprendre à du trafic SMTP chiffré. En gros, le truc simule un handshake avec un serveur mail (comme Postfix), lance le chiffrement TLS 1.2+, et hop, une fois le tunnel établi, il balance la purée en binaire sans que le DPI (Deep Packet Inspection) puisse y voir quelque chose. Comme ça le firewall n'y comprend plus rien, le petit chou ^^.

C'est un peu comme un tunnel SSH en fait mais déguisé en serveur mail, ce qui le rend beaucoup plus discret. Parce que là où un tunnel SSH peut être repéré par sa signature un peu trop évidente, une connexion SMTP chiffrée, c'est ce qu'il y a de plus banal sur le net. Du coup, ça passe crèèèème.

Niveau fonctionnalités, x011 (le dev) a fait les choses bien. Le truc est multi-utilisateurs avec des secrets partagés pour l'auth, supporte le multiplexing (plusieurs connexions dans un seul tunnel), et gère même une whitelist d'IP pour éviter que n'importe qui ne squatte votre tunnel. C'est propre quoi.

L'installation côté serveur est simplifiée grâce notamment à un script tout fait que vous pouvez lancer sur n'importe quel petit VPS. Un petit curl et c'est réglé :

curl -sSL https://raw.githubusercontent.com/x011/smtp-tunnel-proxy/main/install.sh | sudo bash

Et côté client, c'est encore plus simple car une fois votre utilisateur créé sur le serveur, vous récupérez un petit fichier zip contenant tout ce qu'il faut. Vous lancez le script start.bat ou start.sh, et boum, vous avez un proxy SOCKS5 local qui tourne sur 127.0.0.1:1080.

Il ne vous reste alors plus qu'à configurer votre navigateur ou vos applications pour passer par ce proxy SOCKS, et vous voilà libre comme l'air.

C'est dingue ce qu'on peut faire avec un peu d'ingéniosité, non ?

Attention quand même, ça reste du tunnel, donc ne faites pas de bêtises avec... A moins que le DPI en face analyse l'entropie de manière ultra poussée (ce qui est rare car coûteux en ressources), ça devrait tenir, mais ne vous croyez pas invisible pour autant. Pour contourner de la censure ou accéder à vos services hébergés à la maison depuis un wifi public bridé, c'est donc l'outil parfait. Si les mails passent, tout passe !

Le code est dispo sur GitHub pour ceux qui veulent. Perso je me garde ça sous le coude comme ça, ni vu ni connu j't'embouille sur ton wifi bridé nord coréen là ^^.

NotchPrompter – Un prompteur de texte qui se loge dans l’encoche de votre Mac

Par : Korben
1 février 2026 à 10:58

Vous faites des vidéos face caméra pour YouTube ou Twitch et vous galérez à retenir vos textes ? Ou alors vous avez juste besoin d’un pense-bête qui reste toujours sous vos yeux pendant que vous bossez sur des trucs sérieux ? Si vous êtes sur Mac, y'a une petite pépite open source qui vient de sortir et qui utilise intelligemment un espace souvent critiqué de nos machines : NotchPrompter .

Ça se matérialise sous la forme d'une petite fenêtre de prompteur minimaliste qui vient se loger juste sous l’encoche (le fameux notch) de votre MacBook Air ou Pro. L'idée, c'est de garder votre texte le plus près possible de la caméra pour que votre regard ne semble pas fuir vers le bas ou le côté pendant que vous lisez.

Côté fonctionnalités, c'est de la "sobre-tech" efficace. Vous avez le défilement automatique avec une vitesse réglable, la possibilité d'ajuster la taille de la police, et même une fonction de pause automatique quand vous passez la souris sur la fenêtre. Le petit plus qui tue ? L'activation vocale pour démarrer ou stopper le prompteur à la voix, pratique quand on a les mains occupées. L’application est hyper légère et ne pompera pas vos précieuses ressources CPU, ce qui est crucial si vous enregistrez en même temps avec OBS ou ScreenFlow.

Le projet est disponible gratuitement sur GitHub sous licence MIT. Il vous faudra au minimum macOS 13.0 pour le faire tourner. Pour l'installation, direction la page des Releases, on télécharge le ZIP, on extrait et on glisse l'app dans le dossier Applications.

Petit point important, comme l'application n'est pas notarisée par Apple (le développeur préfère garder ses 99$ plutôt que de les filer à la pomme chaque année), macOS va râler au premier lancement. Pas de panique, il suffit d'aller dans vos Réglages Système > Confidentialité et sécurité, de descendre tout en bas et de cliquer sur "Ouvrir quand même". Si ça ne fonctionne pas, vous pouvez aussi tenter avec Sentinel . C'est le prix à payer pour de l'open source pur jus sur Mac.

Bref, que ce soit pour vos streams, vos présentations clients ou juste pour ne plus oublier vos notes en plein call Zoom, NotchPrompter est un outil génial qui transforme un défaut de design matériel en véritable atout productivité.

Merci à Lorenper pour le partage !

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