La nouvelle patronne de Xbox, Asha Sharma, a révélé le nom de code de la prochaine console de Microsoft, promettant un appareil hybride entre console et PC.
Le chiffrement complet du disque, tout le monde vous dit que c'est la base. LUKS sous Linux, BitLocker sous Windows, FileVault sous macOS... sauf que personne vous dit quoi faire quand votre serveur reboot à 3h du mat et qu'il attend sagement sa passphrase.
Là, vous êtes coincé !!!!
Parce que oui, le truc vicieux avec le chiffrement intégral, c'est qu'au démarrage, le système ne peut pas lire le disque tant que vous n'avez pas tapé le mot de passe. Du coup, si votre machine est dans un datacenter ou chez un hébergeur, ben... faut se déplacer physiquement. Et ça c'est bien relou !!!
La solution, c'est d'embarquer un serveur SSH directement dans l'
initramfs
(oui, le mini OS qui tourne AVANT votre vrai système, sur le port 22). En gros, votre machine boot, charge l'initramfs, lance un serveur SSH... et vous n'avez plus qu'à vous connecter à distance pour taper la passphrase. Comme ça le disque se déverrouille et le boot continue. Voilà quoi, c'est simple la vie quand on lit Korben.info !! loool
L'initramfs, c'est quoi exactement ?
Alors pour ceux qui débarquent, l'initramfs c'est une archive compressée dans /boot/initramfs-linux.img qui contient un système Linux minimal. Son boulot, c'est de préparer le terrain avant de passer la main au vrai OS, genre charger les modules noyau, détecter le matériel, monter les systèmes de fichiers... et dans notre cas, demander la passphrase LUKS. Genre un second OS, mais en version bonsaï !
Installer Dropbear dans l'initramfs
Dropbear
, c'est un serveur SSH ultra-léger (environ 110 Ko) parfait pour l'initramfs.
L'article de jyn qui m'a inspiré pour cet article
, recommande Arch Linux avec mkinitcpio, mais sachez que sous Debian/Ubuntu le paquet dropbear-initramfs fait le même boulot avec update-initramfs.
Sur Arch, vous installez mkinitcpio-systemd-extras puis vous modifiez /etc/mkinitcpio.conf pour ajouter les hooks réseau et Dropbear :
Attention, l'ordre des hooks compte. Le réseau doit être configuré AVANT Dropbear, sinon votre serveur SSH démarre sans interface réseau. Pas super utile donc !
Configurer le réseau dans l'initramfs
Ensuite faut créer un fichier de config réseau dans /etc/systemd/network-initramfs/. En fait, c'est du systemd-networkd classique, donc si vous avez déjà configuré ça, c'est pareil. Un simple fichier .network avec DHCP fait le job en Ethernet (et pour un serveur, c'est clairement recommandé). Pour les plus paranos, une IP statique marche aussi, sauf que faudra pas oublier de la mettre à jour si vous changez de réseau.
La touche Tailscale
Après si votre serveur est derrière un NAT ou un firewall, bah... le SSH classique ne passe pas. Du coup, jyn a eu la bonne l'idée d'embarquer
Tailscale
dans l'initramfs aussi. Comme ça, la machine rejoint votre réseau privé Tailscale dès le boot, même avant le déchiffrement du disque.
Vous lancez setup-initcpio-tailscale, ça vous donne un lien d'authentification sur login.tailscale.com et c'est réglé. Après faut penser à configurer les ACL Tailscale pour que SEULE votre machine d'admin puisse se connecter à l'initramfs car OUI ON NE LAISSE PAS UN PUTAIN DE SSH ouvert sur un système pré-boot sans protection, HEIN ?? HEIN ?? Donc faites ça !!
Les précautions de sécurité
Vous vous en doutez, y'a quand même quelques pièges à éviter. D'abord, les clés SSH de Dropbear dans l'initramfs (stockées dans /etc/dropbear/) doivent être DIFFÉRENTES de celles d'OpenSSH dans /etc/ssh/. Parce que l'initramfs n'est pas chiffré (bah oui, il doit tourner avant le déchiffrement), donc ces clés sont techniquement accessibles à quelqu'un qui a un accès physique au disque.
Ensuite, attention, limitez ce que Dropbear peut faire. Pas de shell complet, juste la commande systemd-tty-ask-password-agent qui sert uniquement à taper la passphrase. Comme ça, même si quelqu'un arrive à se connecter, il ne peut rien faire d'autre.
Et désactivez aussi l'expiration des clés Tailscale pour la machine initramfs via --auth-key avec un token non-éphémère, sinon votre serveur va se retrouver éjecté du réseau au pire moment.
Reconstruire et tester
Une fois tout configuré, un petit mkinitcpio -P pour reconstruire l'initramfs et c'est bon. Si ça ne marche pas du premier coup, vérifiez les logs avec journalctl -b. Mais attention, testez ça sur une VM ou une machine avec accès console (IPMI, iDRAC, KVM-over-IP) d'abord, parce que si le réseau de l'initramfs ne monte pas, votre serveur devient une brique inaccessible... et là, c'est le vrai drame de votre vie qui commence (et la découverte de France Travail) !
Au prochain reboot, votre serveur va donc démarrer, charger l'initramfs, se connecter à Tailscale, lancer Dropbear... et attendre patiemment que vous tapiez la passphrase depuis votre canapé.
Si vous gérez des serveurs chiffrés à distance, c'est le genre de setup un peu touchy à la base mais qui change la vie. Comme ça, plus besoin de supplier / soudoyer / menacer (chacun sa technique) le technicien du datacenter d'astreinte de brancher un clavier ^^.
Le GIF, c'est un format que j'adore mais qui date de 1987. Ouais c'est super vieux quoi (désolé les gens qui sont né cette année là ou avant...On est ensemble...loool). C'est l'époque où Rick Astley cartonnait et où Internet n'existait même pas encore pour le grand public. Et pourtant, y'a encore plein de gens qui s'en servent pour leurs animations avec notamment de la transparence. Alors c'est cool mais aujourd'hui, je vous propose qu'on règle ça une bonne fois pour toute.
Le problème du GIF en fait c'est assez technique puisque ça se compose de 8 bits de couleur (256 couleurs max) et surtout d'un alpha 1 bit. Chaque pixel est donc soit totalement opaque, soit totalement transparent, y'a pas d'entre-deux. Du coup quand vous avez une animation avec des bords arrondis ou des ombres portées, vous vous retrouvez avec des bords tout crénelés et moches. Ça donne un effet "découpage aux ciseaux de maternelle" qu'on aime bien parce que ça fait très rétro mais bon, on peut faire mieux aujourd'hui.
Car avec le WebP animé, c'est une autre histoire. Là on passe à 24 bits de couleur (plus de 16 millions de couleurs) et un alpha 8 bits, c'est-à-dire 256 niveaux de transparence au lieu de juste oui/non. Les dégradés, les ombres, les bords anti-aliasés... tout ça passe nickel et vos animations ont enfin l'air pro au lieu de sortir d'un site GeoCities.
Et niveau poids, y'a pas photo. Google annonce ~64% de réduction en lossy par rapport au GIF même si en pratique, comptez entre 50 et 70% de gain selon la complexité de l'animation. Cela veut dire que sur une page web avec plusieurs animations, ça fait une SACRÉE différence niveau temps de chargement.
Et côté compatibilité, en 2026 la question ne se pose plus puisque Chrome, Firefox, Safari (depuis iOS 14 en 2020), Edge... bref tout le monde supporte le WebP animé. Donc ces conneries de compatibilité, c'est plus une excuse !
Convertir avec gif2webp (la méthode recommandée)
L'outil officiel de Google s'appelle gif2webp (il est inclus dans
libwebp
) et c'est ce qu'il y a actuellement de plus fiable pour ce job.
Le paramètre -m c'est la méthode de compression, de 0 (rapide) à 6 (lent mais meilleur ratio). Perso, -m 4 je trouve que c'est le sweet spot comme on dit. Et le mode -mixed est intéressant aussi parce qu'il analyse chaque frame et décide tout seul si c'est mieux en lossy ou lossless.
Avec ffmpeg
Après si vous avez déjà
ffmpeg
installé (et si vous êtes sur ce blog, y'a de bonnes chances), ça marche aussi :
Le -c:v libwebp_anim force l'encodeur WebP animé (sans ça, ffmpeg choisit parfois le mauvais codec et vous obtenez un WebP statique avec juste la première frame... pas génial). Le -q:v va de 0 à 100, et je pense que 70 c'est un bon compromis.
Le -coalesce est important car les GIF optimisés stockent souvent juste les différences entre frames pour gagner de la place. Cette option reconstruit chaque frame en entier avant la conversion, sinon vous risquez des artefacts visuels bien moches.
Conversion en masse
Après convertir UN fichier c'est bien, mais si vous avez 200 GIFs à migrer, faut automatiser :
# Convertir tous les GIFs d'un dossier
for f in *.gif; do
gif2webp -mixed -q 70 -m 4 "$f" -o "${f%.gif}.webp"
echo "$f converti"
done
# Avec un rapport de taille avant/après
for f in *.gif; do
gif2webp -mixed -q 70 -m 4 "$f" -o "${f%.gif}.webp"
size_gif=$(stat -f%z "$f" 2>/dev/null || stat -c%s "$f")
size_webp=$(stat -f%z "${f%.gif}.webp" 2>/dev/null || stat -c%s "${f%.gif}.webp")
ratio=$((100 - size_webp * 100 / size_gif))
echo "$f: -${ratio}%"
done
Intégrer sur un site web
Ensuite pour mettre vos images animées sur votre site web, la méthode propre, c'est l'élément <picture> qui permet de proposer un fallback GIF pour les (rares) navigateurs récalcitrants :
Après je pense que le fallback GIF n'est vraiment plus indispensable pour le web classique mais par contre si vous envoyez des animations par email comme un le bon boomer que vous êtes, gardez le GIF en fallback parce que les clients mail, c'est un autre monde.
Ah et attention, j'ai lu certains articles qui suggèrent d'utiliser @supports en CSS pour détecter le WebP. Genre @supports (background: url(truc.webp)). Sauf que ça ne marche PAS. La règle @supports teste si une déclaration CSS est syntaxiquement valide, pas si le navigateur sait décoder le format d'image. Donc elle passera toujours, même sans support WebP. Donc si vous avez besoin d'une détection côté CSS, utilisez plutôt image-set() avec type(), mais franchement le <picture> fera le job.
Et l'AVIF animé dans tout ça ?
Alors vous avez peut-être entendu parler de l'
AVIF
, le format qui fait encore mieux que le WebP en compression. Pour les images statiques, c'est vrai, l'AVIF déchire (support Chrome, Firefox, Safari).
Mais pour les animations ? Bah c'est pas encore ça. Chrome n'affiche que la première frame, Safari ne le supporte pas du tout, et Firefox le cache derrière un flag (image.avif.sequence.enabled).
Bref, on en reparlera dans 2-3 ans.
Quel format pour quel usage ?
Hé oui, y'a un choix à faire parce que le WebP animé n'est pas non plus LA solution à tout. Voici ce que je vous propose en fonction de ce que vous voulez proposer comme animation :
WebP animé : stickers, emojis, petites animations en boucle avec transparence. Le meilleur ratio poids/qualité pour ce cas.
Vidéo MP4/WebM : si votre animation dépasse 5 secondes ou n'a pas besoin de transparence, une vidéo sera TOUJOURS plus légère. Un MP4 pèse ~50% de moins qu'un WebP animé pour le même contenu. Utilisez ``.
Lottie : pour les animations vectorielles (icônes, UI), c'est imbattable en poids (quelques Ko) et c'est scalable. Faut juste le player JS (~60 Ko mis en cache). J'suis sûr que vous ne connaissiez pas !!
APNG : si vous avez besoin de lossless absolu (logos, texte animé), c'est supporté partout mais c'est lourdingue.
Voilà, si vous avez encore des GIFs animés avec transparence qui traînent sur votre site, vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire.
Le développeur Dan Blanchard a utilisé Claude d'Anthropic pour réécrire intégralement chardet, une bibliothèque Python téléchargée 130 millions de fois par mois, et passer sa licence de LGPL à MIT. L'auteur original conteste, la Free Software Foundation dénonce, et Bruce Perens, père de la définition open source, déclare que « toute l'économie du logiciel est morte ». Carrément.
Cinq jours et un changement de licence
Chardet est un outil qui détecte l'encodage des caractères dans un fichier texte. C'est une bibliothèque Python utilisée un peu partout, avec 130 millions de téléchargements par mois. Son mainteneur, Dan Blanchard, voulait depuis dix ans l'intégrer à la bibliothèque standard de Python, mais la licence LGPL l'en empêchait : elle impose que toute version modifiée reste sous les mêmes termes. Il a donc utilisé Claude d'Anthropic pour réécrire le code en partant d'un dépôt vide, sans accès au code source original.
Résultat : cinq jours de travail, un gain de vitesse de 48x, et un passage à la licence MIT, bien plus permissive. Le plagiat a été analysé par l'outil JPlag, et on y retrouve seulement 1,3% de similarité entre l'ancien et le nouveau code, autant dire rien. Sauf que Mark Pilgrim, le créateur original de chardet, conteste : pour lui, la licence LGPL s'applique quoi qu'il arrive, et une réécriture par IA ne change rien.
Le copyleft à l'épreuve de l'IA
Le problème dépasse en fait chardet. Armin Ronacher, créateur du framework Flask, résume bien la situation : « Le copyleft dépend du copyright et de la friction pour s'imposer. Mais comme le code est ouvert par définition, on peut le réécrire sans difficulté de nos jours. »
Bruce Perens, qui a écrit la définition même de l'open source, va plus loin : « Toute l'économie du développement logiciel est morte, finie, terminée. »
Il raconte aussi avoir construit une plateforme SRE complète en quelques jours avec Claude, un travail qui prenait des mois auparavant. Pour lui, les licences propriétaires comme open source perdent toute pertinence si n'importe quel logiciel peut être recréé par une IA en une semaine.
Un flou juridique total
Parce que oui, du côté du droit, c'est le vide total et la prise en compte du contenu généré par IA est peu appréhendée par les textes juridiques. Ce qui pourrait peut-être même dire que le code produit par Claude n'est peut-être pas protégeable. Et la Free Software Foundation enfonce le clou : « Il n'y a rien de propre dans un LLM qui a ingéré le code qu'on lui demande de réécrire. »
Le nœud du problème, c'est que Claude a été entraîné sur des milliards de lignes de code, dont probablement chardet lui-même. Simon Willison, développeur respecté, admet d'ailleurs que « les arguments des deux côtés sont entièrement crédibles ». On n'est pas rendus.
Ce qui se joue ici en fait, c'est surtout la question de savoir si les licences logicielles ont encore un sens quand une IA peut recréer n'importe quel code en quelques jours. Et la réponse, pour le moment, c'est que personne ne sait.
La justice américaine refuse de se prononcer, les fondations open source dénoncent sans pouvoir empêcher, et les développeurs comme Ronacher haussent les épaules. Et ça ne concerne pas que les développeurs : chaque application sur votre Mac, votre iPhone ou votre navigateur dépend de bibliothèques open source. Si leur modèle économique et juridique s'effondre, on le sentira tous passer.
Bannie des agences fédérales fin février 2026, l'intelligence artificielle d'Anthropic s’avère décisive en pleine guerre contre l’Iran. Dario Amodei, le PDG de l’entreprise, tente donc de conclure un nouvel accord avec le Pentagone pour éviter l’exclusion durable.
Blizzard a prévu un petit événement amusant avant le lancement de l'extension Lord of Hatred. Pour les 30 ans de la saga, on pourra devenir le Boucher dans Diablo 4.
Le télétravail est devenu la norme pour beaucoup. Pour que cela soit vraiment efficace, il vaut mieux être bien équipé. Et Windows 11 fait partie de la panoplie indispensable. De plus grâce à VIP-Urcdkey, cela ne vous coûtera que 19€.
Microsoft déploie la mise à jour KB5082255 sur Windows 11. Elle n’apporte aucune nouvelle fonctionnalité. Son but est de tester le "pipeline de service". Explication
Meta a décidé d'assouplir ses restrictions ciblant les chatbots rivaux de Meta AI sur WhatsApp. Un geste pour apaiser la Commission européenne, mais limité.
Sans aucune raison, le compte officiel de Xbox vient de dévoiler le nom de code de la prochaine génération de la console : Project Helix. La nouvelle patronne de Xbox, fraîchement arrivée, indique dans un tweet que la console « offrira des performances exceptionnelles et sera compatible avec les jeux Xbox et PC ».
À l'occasion d'un événement organisé dans le cadre des 30 ans de la saga Diablo, Numerama a pu essayer en avant-première le démoniste, nouvelle classe de Diablo 4. Elle sera disponible dans l'extension Lord of Hatred, à compter du 28 avril 2026.
Juste après avoir officialisé GPT-5.3 Instant pour les réponses rapides dans ChatGPT, OpenAI dévoile GPT-5.4 Thinking et GPT-5.4 Pro, ses deux nouveaux meilleurs modèles. Cette course effrénée semble avoir un seul but : rattraper Google et Anthropic.
Microsoft intègre officiellement le Shader Execution Reordering (SER) à DirectX Raytracing (DXR) 1.2 via le DirectX Agility SDK 1.619. Dans ses démonstrations internes, l’éditeur annonce des hausses de framerate pouvant atteindre +90 %
Avec sa capacité extensible et sa puissance élevée, le SolarFlow 2400 Pro de Zendure s’adresse aux foyers disposant déjà d’une production solaire importante. Il permet d’optimiser son autoconsommation tout en réduisant sa dépendance au réseau électrique, notamment les jours rouges.
Avec son grand panneau en verre trempé courbé, ses ventilateurs aRGB et son support des GPU jusqu’à 420 mm, le Prime AP202 vise clairement les configurations gaming. Mais vaut-il vraiment le détour ?
Europol, Microsoft et plusieurs agences de six pays européens viennent de mettre hors service Tycoon 2FA, une plateforme de phishing vendue sur abonnement qui contournait la double authentification. 330 domaines ont été saisis, et le développeur principal a été identifié au Pakistan.
Une machine à phishing sur abonnement
Pour mieux vous poser le tableau, le Tycoon 2FA fonctionnait comme un service clé en main pour cybercriminels. Pour 120 dollars les dix jours ou 350 dollars par mois, n'importe qui pouvait accéder à un panneau de contrôle avec des pages de phishing prêtes à l'emploi, qui imitent les interfaces de connexion de Microsoft 365, Outlook, Gmail ou même SharePoint.
Le kit interceptait les sessions d'authentification en temps réel, ce qui permettait de contourner la double authentification sans que la victime ne se doute de quoi que ce soit. Depuis août 2023, la plateforme a généré des dizaines de millions de mails de phishing par mois. Microsoft estime en fait que Tycoon 2FA représentait à elle seule 62 % des tentatives de phishing bloquées mi-2025, c'est faramineux.
100 000 organisations touchées dans le monde
64 000 incidents de phishing ont été reliés à la plateforme, et près de 100 000 organisations ont été compromises à travers le monde, dont des hôpitaux, des écoles et des administrations publiques.
Les États-Unis arrivent en tête avec 179 000 victimes, suivis du Royaume-Uni, du Canada, de l'Inde et de la France avec 6 823 victimes identifiées. Si vous utilisez Microsoft 365 ou Outlook au quotidien, c'est le genre de kit qui ciblait directement vos identifiants. Le développeur principal, un certain Saad Fridi basé au Pakistan, a été identifié par Trend Micro dès novembre 2025 sous les pseudos "SaaadFridi" et "Mr_Xaad".
L'opération a mobilisé les polices de six pays (Lettonie, Lituanie, Portugal, Pologne, Espagne et Royaume-Uni) sous la coordination du Centre européen de lutte contre la cybercriminalité d'Europol.
330 domaines saisis d'un coup
Microsoft a mené la partie technique en neutralisant 330 domaines qui servaient de pages de phishing et de panneaux de contrôle. Cloudflare, Coinbase, Intel 471, Proofpoint, SpyCloud et Trend Micro ont aussi participé à l'opération. La plateforme n'a toujours pas donné lieu à des arrestations à ce stade. Le développeur a été identifié, mais aucune interpellation n'a été annoncée.
Le fait que des boîtes privées comme Microsoft et Trend Micro travaillent main dans la main avec Europol est interessant, et ça produit des résultats. Mais 330 domaines saisis sur une infra qui en générait de nouveaux toutes les 24 à 72 heures, on peut se demander combien de temps ça va tenir.
La France est le cinquième pays le plus touché avec presque 7 000 victimes, et quand on sait que le phishing représente 43 % des cyberattaques déclarées par les entreprises françaises, ça donne une idée de l'ampleur du problème.
On espère que cette opération servira d'exemple, mais d'autres plateformes du même genre sont probablement déjà en train de prendre le relais.
Plus de 600 employés de Google et OpenAI ont signé une lettre ouverte baptisée « We Will Not Be Divided », pour demander des limites claires sur l'usage militaire de l'IA. Le nombre de signataires est monté à près de 900 en quelques jours. Il y a deux gros problèmes dans cette histoire : la surveillance de masse et les armes autonomes. Le contexte est tellement tendu que le Pentagone a même blacklisté Anthropic pour avoir refusé de coopérer.
Une lettre, deux lignes rouges
La lettre, publiée le 28 février sur le site notdivided.org, a d'abord réuni 573 employés de Google et 93 d'OpenAI. En quelques jours, le compteur est monté à près de 900 signatures, dont 800 côté Google. Les signataires posent deux lignes rouges : pas de surveillance de masse des citoyens américains, et pas de systèmes d'armes autonomes sans supervision humaine. « Les responsables gouvernementaux tentent de pousser les entreprises d'IA à abandonner certaines limites éthiques. Cette stratégie ne fonctionne que si aucun de nous ne sait où se situent les autres », peut-on lire dans la lettre.
Anthropic blacklisté par le Pentagone
Tout est parti d'un bras de fer entre Anthropic et le Pentagone. Le département de la Défense avait donné un ultimatum à Anthropic : lever ses restrictions sur Claude pour permettre son utilisation dans la surveillance domestique et les armes autonomes, ou perdre ses contrats fédéraux. Anthropic a refusé. La réponse a été immédiate : Trump a ordonné l'arrêt de toute utilisation des produits Anthropic par les agences fédérales, et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a désigné l'entreprise comme « risque pour la chaîne d'approvisionnement ». Le gouvernement a même menacé d'invoquer le Defense Production Act, une loi datant de la guerre de Corée, pour forcer Anthropic à coopérer. Et quelques heures après ce refus, OpenAI annonçait un accord avec le Pentagone pour déployer ses modèles sur les réseaux classifiés.
Altman tente de calmer le jeu
Sam Altman a organisé une session de questions-réponses sur X le samedi 1er mars. Il a reconnu que l'accord avait été « précipité » et que « les apparences ne sont pas bonnes ». Sa justification : vouloir « désamorcer » les tensions entre le Pentagone et Anthropic, et éviter que le gouvernement ne force les entreprises privées à coopérer. Sauf que l'accueil a été glacial. L'application Claude est montée à la deuxième place de l'App Store en téléchargements, les bureaux d'OpenAI à San Francisco ont été recouverts de graffitis, et l'un des employés d'OpenAI, Leo Gao, a qualifié les protections du contrat de « décoration de vitrine ».
Le timing d'OpenAI, qui a signé avec le Pentagone le jour même où Anthropic se faisait blacklister, est quand même difficile à avaler. Altman peut dire ce qu'il veut, ça ressemble surtout à du pur opportunisme. Le plus parlant, c'est que le grand public a spontanément pris le parti d'Anthropic, et que les propres employés d'OpenAI contestent l'accord. Perso, j'attends de voir si les lignes rouges réclamées par les salariés déboucheront sur de vraies politiques internes. Pour le moment, c'est Anthropic qui sort grandi de cette séquence, l'air de rien.