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Hier — 23 mars 2026Flux principal

Un ingénieur a intégré la vérification d'âge dans Linux, et c'est la panique

Par : Korben
23 mars 2026 à 10:49

Un développeur américain a soumis en une semaine des modifications à trois projets Linux majeurs pour y ajouter un champ de date de naissance, au nom de lois californiennes et brésiliennes qui entreront en vigueur en janvier 2027.

Le plus gros morceau, systemd, a accepté la modification et refuse de revenir en arrière. La communauté open source est depuis en ébullition.

Un développeur solitaire, trois projets visés

Dylan M. Taylor, ingénieur DevOps basé en Caroline du Nord, a soumis des pull requests à systemd, Ubuntu et Arch Linux en mars 2026. Son objectif : ajouter un champ "date de naissance" dans la base de données utilisateur de chaque système, pour se conformer à trois lois qui entrent en vigueur le 1er janvier 2027.

La loi californienne AB-1043, la loi du Colorado SB26-051 et la loi brésilienne Lei 15.211 imposent aux systèmes d'exploitation de collecter l'âge des utilisateurs dès la création du compte, puis de transmettre cette donnée aux magasins d'applications via une API.

Le plus surprenant, c'est que personne ne lui a demandé de faire ça. Taylor a lu les textes de loi, estimé que Linux devait s'y conformer, et s'est mis au travail tout seul.

Il a lui-même reconnu dans sa pull request pour Arch Linux que le système serait "totalement inefficace pour empêcher quiconque de mentir sur son âge". Il a qualifié sa propre fonctionnalité de "hilarante d'inutilité", mais a quand même insisté pour l'intégrer.

systemd a accepté, et le revert a été refusé

Côté systemd, la modification a été acceptée par Luca Boccassi, un mainteneur qui travaille chez Microsoft. La pull request a généré 945 commentaires. Quand un autre développeur a tenté de faire annuler la fusion, Lennart Poettering, le créateur de systemd (ancien Red Hat, passé par Microsoft), a personnellement rejeté la demande le 19 mars.

Son argument : le champ est optionnel, systemd ne force rien, et les distributions sont libres de l'utiliser ou non. Le champ date de naissance reste donc dans le code.

Côté Ubuntu, les deux pull requests sont restées à l'état de brouillon. Un vice-président de Canonical a précisé qu'il n'y avait "aucun plan concret" pour intégrer cette fonctionnalité.

Côté Arch Linux, le mainteneur a verrouillé la discussion en attendant un avis juridique. Et Artix Linux a pris la position la plus claire : jamais de vérification d'identité ni d'âge dans leur distribution.

Des lois qui posent un vrai problème technique

Ces lois partent du principe que c'est au système d'exploitation de jouer le rôle de contrôleur d'identité. Sauf que Linux n'est pas Windows ou macOS : c'est un projet communautaire, maintenu par des bénévoles et des entreprises aux intérêts variés.

Collecter des données personnelles dans un système open source pour les transmettre à des magasins d'applications, c'est un changement de philosophie assez radical.

Un développeur d'Ubuntu a proposé une approche différente : une interface D-Bus optionnelle, sans stocker de date de naissance brute. Plus respectueux de la vie privée, mais ça ne fait pas non plus l'unanimité.

On a donc là un ingénieur qui admet que sa propre fonctionnalité ne sert à rien, et qui l'intègre quand même dans un des composants les plus utilisés de Linux. Le tout validé par un mainteneur employé chez Microsoft. Difficile de ne pas remarquer le problème.

Que des lois imposent la vérification d'âge aux systèmes d'exploitation, c'est une chose. Mais que ça passe par un bénévole qui pousse du code dans un projet open source sans que personne ne s'en rende compte avant la fusion, c'est un peu particulier quand même.

Source : Sambent

Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite

Par : MilesTEG
23 mars 2026 à 07:00
Layer7 promox - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite

Promox layer7 - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite

J’utilise depuis un peu plus de dix-huit mois la solution Proxmox Backupspace, éditée par Layer7.net. Ce service repose sur une instance de Proxmox Backup Server (PBS) aux fonctionnalités volontairement limitées, conçue pour externaliser les sauvegardes (VM et conteneurs LXC) de mes serveurs PVE.

 

CleanShot Home Layer7 Networks 2026 03 18 at 12.35.13@2x - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite

Faute de retours d’expérience disponibles lors de ma souscription, j’ai décidé de rédiger ce guide. Nous aborderons ensemble la mise en place, l’utilisation au quotidien, mais aussi les contraintes techniques inhérentes à cette offre, afin de vous donner une vision complète du produit.

Pourquoi externaliser ses sauvegardes ? (Règle du 3-2-1)

Backup 3 2 1 Gemini Modifie 1 - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite
Généré par Gemini

Avant d’entrer dans le concret, un rappel rapide s’impose. Si vous gérez un NAS ou un homelab, vous connaissez probablement la règle 3-2-1 :

  • 3 copies de vos données (1 originale + 2 sauvegardes)
  • 2 supports différents (NAS, disque local, USB…)
  • 1 copie hors site (offsite)

C’est ce dernier point qui est souvent négligé. Avoir un NAS qui fonctionne à côté de son serveur Proxmox, c’est bien, et c’est même indispensable pour restaurer une VM rapidement après une fausse manip (encore faut-il réaliser cette sauvegarde 😆). Mais si votre maison ou votre baie de brassage subit un dégât des eaux, un incendie ou un cambriolage… vos sauvegardes locales partent en fumée en même temps que vos données sources.

C’est là que le besoin d’un stockage distant intervient. Proxmox Backup Server (PBS) est un outil génial pour ça, car il gère nativement la déduplication et les sauvegardes incrémentielles. Mais tout le monde n’a pas forcément un deuxième serveur chez un ami ou un parent pour y installer un PBS.

L’idée de prendre un service « clés en main » comme celui de Layer7, c’est d’avoir la puissance de PBS sans la gestion de la machine physique distante (hardware, stockage). On envoie ses backups dans le cloud, et on dort sur ses deux oreilles.

Présentation de l’offre

Maintenant qu’on est d’accord sur l’intérêt d’externaliser ses sauvegardes, pourquoi choisir Layer7.net ? C’est l’une des rares offres « clés en main » basées sur PBS que l’on trouve facilement.

L’offre Proxmox Backup Space

Ce qui m’a attiré chez eux, c’est la simplicité de l’offre. Pas de calculs compliqués de CPU ou de RAM : on achète avant tout du stockage. Depuis fin 2024, les tarifs ont un peu augmenté. Lorsque j’ai souscrit en 2024, j’ai choisi de payer pour 3 mois, me disant que c’était un bon compromis pour profiter d’un tarif réduit (oui, plus on prend une durée longue, moins c’est cher). À l’époque, j’en avais pour 20,45 € TTC. Maintenant, en 2026, les tarifs ont grimpé un peu, mais restent très accessibles pour un usage « homelab » ou petite PME :

  • L’entrée de gamme commence aujourd’hui à 3,99 € HT (≈4,77€ TTC)  / mois pour 1 To ;
  • Chaque To supplémentaire coûte le même prix : 3,99 € HT (≈4,77€ TTC) / mois, avec un maximum de 100 To.
  • Les tarifs qui deviennent dégressifs si vous payez plusieurs mois d’un coup (3 / 6 / 12 mois).

L’un des gros points positifs, c’est qu’il n’y a pas de frais de trafic cachés. Vous payez votre espace, et vous envoyez autant de données que vous voulez, tant que ça rentre dans votre quota. Il y a cependant des frais de mise en service d’environ 10 € TTC, à payer une seule fois à la commande uniquement.

Souscription et mise en route

La souscription se fait directement sur leur site. C’est du classique : on choisit son volume, son échéancier de paiement, on crée son compte et on passe à la caisse.

Une petite chose à savoir : l’activation n’est pas forcément instantanée. Dans mon cas, il a fallu attendre un petit moment avant de recevoir le mail contenant les accès à l’interface PBS. Rien de dramatique, mais ne prévoyez pas de lancer votre première sauvegarde de 500 Go dans les deux minutes après avoir sorti la carte bancaire !

Une fois le mail reçu, vous avez accès à une URL personnalisée qui vous mène vers l’interface de Proxmox Backup Server. On est en terrain connu, mais comme nous allons le voir juste après, tout n’est pas accessible.

Mise en place et configuration

Maintenant que le décor est planté, voyons comment mettre tout cela en place. L’idée est de lier notre PVE au service de Layer7. Mais avant de se lancer dans les explications de configuration, il faut d’abord préparer le terrain côté Layer7.

Configurer l’accès côté Layer7

Une fois connecté à l’interface PBS fournie par Layer7, on remarque vite les premières limitations. Par exemple, impossible de récupérer le Fingerprint de manière classique : le bouton est grisé. Pour contourner cela et sécuriser la connexion, il faut passer par la création d’un API Token.
Voici la marche à suivre :

  1. Allez dans la gestion des utilisateurs et créez un API Token.
  2. Attention : Notez bien l’ID du token et surtout le « Secret » (la clé) qui s’affiche, car il ne sera plus visible par la suite.
  3. Il faut ensuite lui affecter les permissions nécessaires : pour le Path, renseignez celui de votre Datastore, et pour le Rôle, j’ai choisi « Admin » (je n’ai pas testé d’autres rôles plus restrictifs, mais celui-ci fonctionne parfaitement).
  4. Enfin, pour récupérer les infos dont votre PVE aura besoin, utilisez le bouton « Show Connection Information »situé directement sur la page de votre Datastore. C’est là que vous trouverez l’URL et l’empreinte (Fingerprint) à copier.
PBS API Token Creation - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite PBS API Token Permissions - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite PBS Connection informations - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite

Configurer PVE pour envoyer les sauvegardes

C’est ici que la magie opère. Côté Proxmox Virtual Environment (PVE), l’ajout se fait très naturellement puisque le support de PBS est natif.

  1. Direction l’onglet Datacenter > Storage > Add et on choisit Proxmox Backup Server.
  2. Dans la fenêtre qui s’ouvre, on renseigne les infos récupérées à l’étape précédente. Notez qu’ici, pas besoin de Fingerprint :
    • 1⃣ ID : Un nom parlant pour vous (ex: PBS-Layer7).
    • 2⃣ Server : L’adresse fournie par votre abonnement (ex: par1.layer7.net).
    • 3⃣ Username : L’ID complet de votre API Token (format votre_login@pbs!nom_du_token).
    • 4⃣ Password : Le « Secret » obtenu lors de la création du Token-ID.
    • 5⃣ Datastore : Le nom de votre espace (ex: backup01-par1-votre_login).
    • 6⃣ Namespace : (Optionnel) Celui que vous aurez créé au préalable et que vous souhaitez utiliser pour organiser vos sauvegardes.
  3. 7⃣ Une fois ces champs remplis, cliquez sur Add.
PVE Add PBS - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite PVE Connect PBS - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite PVE Backup retention - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite PVE Backup encryption - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite

Si tout est correct, votre stockage « Cloud » s’affiche instantanément dans votre liste de ressources à gauche. Il ne vous reste plus qu’à créer un Backup Job (ou à modifier l’existant) pour envoyer vos VM et conteneurs vers ce nouveau point de chute. Personnellement, j’ai programmé mes sauvegardes Layer7 la nuit pour ne pas saturer mon upload, même si, comme on le verra, la déduplication de PBS limite énormément le volume de données réellement envoyé.

Les limitations : Un PBS un peu « bridé » ?

Comme je vous le disais en introduction, ce service est un Proxmox Backup Server (PBS) un peu « castré ». D’ailleurs, c’est assez logique quand on y regarde de plus près, l’offre ne s’intitule pas « Proxmox Backup Server », mais bien « Proxmox BackupSpace« . C’est un espace de stockage avant tout.

Ce qui manque à l’appelPBS Permission check Failed - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite

Le point le plus évident, c’est l’absence totale d’accès SSH. C’est assez limitant si vous avez l’habitude de surveiller l’OS de près. Dans la même lignée, n’espérez pas gérer les mises à jour système ou d’autres tâches administratives : tout cela est verrouillé.

CleanShot Gestion via IP backup01 Proxmox Backup Server 2026 03 18 at 10.10.10@2x - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite CleanShot Gestion via IP backup01 Proxmox Backup Server 2026 03 18 at 10.33.10@2x - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite CleanShot Gestion via IP backup01 Proxmox Backup Server 2026 03 18 at 10.34.53@2x - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite CleanShot Gestion via IP backup01 Proxmox Backup Server 2026 03 18 at 10.36.00@2x - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite PBS User managment - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite

Plus agaçant au quotidien :

  • Les notifications emails : Tout est verrouillé, on n’a simplement pas les permissions pour les configurer. Impossible donc de recevoir un rapport de santé du PBS par mail.
  • Le message de souscription : À chaque connexion, vous aurez le fameux message indiquant qu’aucune souscription valide n’est détectée. Le support refuse catégoriquement de faire la manipulation (pourtant simple) pour le retirer. Il faudra faire avec.

Les bonnes surprises (tout n’est pas bloqué !)

Malgré ces restrictions, les Namespaces sont bien présents. J’ai pu en créer deux distincts pour dissocier proprement les sauvegardes de mes deux instances PVE. C’est indispensable pour ne pas tout mélanger. Concernant les performances, même si on ne choisit pas son type de disque, le débit de 10 Gbits annoncé laisse supposer du matériel performant (probablement du NVMe).

PBS Datastore Summary - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite PBS Namespace Creation - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite PBS Prune GC Jobs - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite PBS 2FA - Proxmox Backup Space (Layer7) : test complet, avis et configuration PBS offsite

 

Le support technique

Réactif mais… « austère »

J’ai eu l’occasion d’échanger plusieurs fois avec le support de Layer7. Premier point important : tout se fait en anglais. Oubliez le français ici.

Globalement, ils sont très réactifs, même le week-end. Cependant, le ton est… direct. On est sur une communication « brute », parfois un peu brusque. J’ai même failli me désabonner après avoir demandé comment configurer mon propre SMTP pour les notifications e-mails. La réponse (traduite dans notre langue de Molière ici) a été claire :

« Voulez-vous un compte de sauvegarde pas cher ou un Proxmox Backup Server complet ? Vous n’aurez pas 100% des fonctions, c’est la différence entre un système partagé et un système dédié. »

Une réactivité technique surprenante

Pour autant, tout n’est pas à jeter, loin de là. Récemment, alors que la version 4.0 de PBS était sortie mais pas encore déployée sur mon instance, je les ai contactés pour demander la mise à jour vers la 4.1.1.

La réponse a été typique de leur style : un mélange de « on fait ça quand on a le temps car ça n’apporte rien aux clients » et d’une efficacité redoutable. Le technicien a lancé la mise à jour dans la foulée (« backup01 n’avait pas encore reçu cet amour« , m’a-t-il dit (traduction littérale)) et 40 minutes plus tard, c’était réglé.

On est donc sur un support qui ne s’encombre pas de fioritures commerciales, mais qui, techniquement, assure le suivi quand on le demande poliment. Aujourd’hui, je tourne sur la 4.1.1, en attendant de les relancer pour la 4.1.4 (ou la 4.2 !).

Conclusion : Mon verdict après un an et demi

Alors, est-ce que je recommande le Proxmox BackupSpace de chez Layer7.net ?

La réponse est oui, mais avec une nuance importante : il faut savoir ce que l’on achète. Si vous cherchez un Proxmox Backup Server complet, avec les droits root, des notifications personnalisées par email et une interface parfaitement propre, passez votre chemin. Vous seriez déçus par le côté « bridé » du service et le ton parfois sec du support.

En revanche, si votre objectif est simplement de respecter la règle du 3-2-1 avec un stockage distant ultra-stable, performant et surtout à un prix défiant toute concurrence pour un homelab ou une petite structure, c’est une excellente pioche.

Après 18 mois d’utilisation quotidienne pour mes deux instances PVE, le service n’a jamais failli. Les sauvegardes partent chaque nuit, la déduplication fait son travail, et même si l’interface me rappelle à chaque connexion que je n’ai pas de « souscription valide », l’essentiel est là : mes données sont à l’abri hors de chez moi.

Bref, c’est du « Low Cost » au sens noble du terme : on retire le superflu pour se concentrer sur l’efficacité brute. Et pour environ 27 € TTC par trimestre pour 2 To, c’est un rapport qualité/prix qu’il est difficile d’ignorer en 2026.

À partir d’avant-hierFlux principal

Dump disque (copie bit à bit) : cloner un disque défectueux et récupérer les données

Par : malekalmorte
22 mars 2026 à 08:43

Lorsque qu’un disque dur est défectueux ou présente des secteurs endommagés, il devient risqué de travailler directement dessus.

Dans ce type de situation, la meilleure solution consiste à réaliser un dump disque (copie bit à bit) afin de sauvegarder toutes les données avant toute tentative de réparation.

Cette technique permet de cloner un disque en copiant chaque secteur, même en présence d’erreurs.

Dans ce guide, nous allons voir comment créer un dump de disque et dans quels cas cette méthode est indispensable.

Un dump disque est souvent la dernière chance de récupérer les données d’un disque défectueux. Ne travaillez pas directement sur le disque d’origine.

Quand faire un dump disque (copie bit à bit)

Créer une image disque (.dd) n’est pas toujours nécessaire, mais dans certaines situations, cela devient fortement recommandé. L’objectif est de travailler sur une copie du disque afin de limiter les risques de perte de données.

Situations où un dump disque est recommandé

SituationDump disque recommandé ?Pourquoi
Disque avec secteurs défectueux✔ OuiÉvite la perte progressive des données
Disque en panne (lent / bruit)✔ OuiDernière chance de récupération
Récupération de données✔ OuiPermet de travailler sur une copie
Disque RAW✔ OuiSauvegarde avant réparation
Disque qui se déconnecte✖ NonPréférer une sauvegarde
Disque sain✖ NonInutile
Sauvegarde classique✖ NonPréférer une sauvegarde normale

Cas où ce n’est pas indispensable

Dans certaines situations simples, vous pouvez travailler directement sur le disque :

  • Disque stable et sans erreur
  • Problème léger (partition visible, peu de corruption)
  • Données non critiques

Exemple concret

Si votre disque est en RAW ou instable :

  • Vous créez une image disque (.dd)
  • Vous travaillez sur ce fichier avec des outils (TestDisk, récupération…)
  • Le disque original reste intact

En cas d’erreur, vous pouvez recommencer sans risque.

Qu’est-ce qu’un dump disque (image disque .dd) ?

Une image disque (.dd) est une copie exacte d’un disque ou d’une partition, réalisée secteur par secteur. Contrairement à une simple copie de fichiers, elle reproduit l’intégralité du contenu du disque, y compris les zones invisibles ou endommagées.

Le résultat est un fichier unique (souvent avec l’extension .dd) qui contient une image complète du disque original.

Une copie “brute” du disque

Une image disque fonctionne comme un clone à l’identique :

  • Tous les fichiers sont copiés
  • La structure du système de fichiers est conservée
  • Les secteurs vides ou corrompus sont également inclus

Cela permet de capturer l’état exact du disque, même en cas de problème.

Dump de disque bit à bit : schéma explicatif

Différence avec une copie classique

Il est important de distinguer une image disque d’une copie de fichiers :

  • Copie classique → uniquement les fichiers accessibles
  • Image disque (.dd) → copie complète du disque, même illisible

Une image disque est donc beaucoup plus adaptée à la récupération de données.

À quoi sert une image disque ?

Créer une image disque permet de :

  • Travailler sur une copie plutôt que sur le disque original
  • Éviter d’aggraver les dommages
  • Tester plusieurs méthodes de récupération sans risque
  • Sauvegarder l’état du disque avant intervention

C’est une pratique fortement recommandée en récupération de données.

Dans quels cas utiliser un dump disque ?

Dump disque vs clonage vs image disque : quelles différences ?

Lorsqu’il s’agit de sauvegarder ou de récupérer un disque, plusieurs méthodes existent : le dump disque (copie bit à bit), le clonage de disque ou encore la création d’une image disque.

Ces techniques sont souvent confondues, mais elles répondent à des besoins différents.

  • Le dump disque consiste à copier un disque secteur par secteur, sans tenir compte du système de fichiers. Il est particulièrement adapté aux disques défectueux ou contenant des erreurs.
  • Le clonage de disque copie les données d’un disque vers un autre disque en vue d’une migration ou d’un remplacement, généralement sur un disque sain.
  • L’image disque crée un fichier contenant les données du disque, souvent compressé, utilisé pour la sauvegarde ou la restauration.

Comparatif des méthodes

MéthodeFonctionnementCas d’usageAvantagesLimites
Dump disque (dd / ddrescue)Copie brute secteur par secteurDisque défectueux, récupération de donnéesSauvegarde complète, ignore erreurs logiquesLent, nécessite espace équivalent
Clonage de disqueCopie disque vers disqueMigration vers SSD, remplacement disqueSimple, rapide, prêt à l’emploiPas adapté aux disques endommagés
Image disqueCopie dans un fichier (compressé)Sauvegarde, restauration systèmeGain de place, flexibleNe gère pas bien les disques défectueux

Précautions avant de créer un dump disque

Créer une image disque est une opération sensible qui consiste à lire l’intégralité du support. Avant de lancer la copie, il est important de préparer correctement l’environnement afin d’éviter les erreurs et maximiser les chances de récupération.

Vérifier l’état du disque source

Avant toute chose, assurez-vous que le disque est lisible :

  • Le disque est détecté par Windows ou Linux
  • Il ne fait pas de bruits anormaux (clics, grattements)
  • Il ne se déconnecte pas en permanence

Si le disque est très instable, privilégiez un outil comme ddrescue.

Prévoir un support de destination adapté

Une image disque peut être très volumineuse.

  • Utilisez un disque sain
  • Prévoyez un espace libre au moins égal à la taille du disque source
  • Évitez d’utiliser le disque à sauvegarder comme destination

Un manque d’espace peut interrompre la copie.

Ne pas utiliser le disque pendant la copie

Pendant la création de l’image :

  • N’ouvrez pas de fichiers sur le disque
  • N’effectuez aucune écriture
  • Évitez d’utiliser le système si le disque est interne

Cela garantit une copie cohérente.

Utiliser les bons outils

Tous les outils ne sont pas adaptés à un disque endommagé.

  • ddrescue → recommandé pour disques défectueux
  • dd → simple mais moins tolérant aux erreurs
  • Outils graphiques → plus simples mais parfois limités

Le choix de l’outil influence le résultat.

ddrescue et dd fonctionne sur Linux. Si vous êtes sur Windows, vous pouvez l’utilitaire depuis un Live USB.
👉Consultez ce tutoriel : Comment télécharger et créer un Live USB Ubuntu
ddrescue peut aussi être utilisé directement dans Windows à travers CygWin, le tutoriel du site explique comment : ddrescue : Comment récupérer les données d’un disque endommagé

Anticiper le temps de copie

La création d’une image disque peut être longue.

  • Plusieurs heures selon la taille du disque
  • Plus long si des erreurs sont présentes
  • Ne pas interrompre le processus

Une interruption peut rendre l’image inutilisable.

Tableau des précautions

PrécautionPourquoiRisque évité
Vérifier le disqueDétecter instabilitéÉchec de la copie
Prévoir l’espaceÉviter saturationCopie incomplète
Ne pas utiliser le disqueGarantir cohérenceDonnées corrompues
Choisir le bon outilAdapter à la situationMauvaise récupération
Laisser finir la copieÉviter interruptionImage inutilisable

Créer un dump disque avec dd (Linux)

La création d’une image disque peut se faire en ligne de commande avec des outils comme dd. Cette méthode permet de réaliser une copie complète du disque, mais elle demande de la rigueur car une erreur peut entraîner une perte de données.

Cette méthode est recommandée pour les utilisateurs à l’aise avec les commandes système.

Principe de la commande dd

La commande dd permet de copier un disque secteur par secteur.

  • if (input file) → disque source
  • of (output file) → fichier image (.dd)
  • bs → taille des blocs

Elle fonctionne sous Linux, mais aussi via des environnements comme WSL ou un Live USB.

👉En parallèle, consultez ce guide : dd sur Linux : clone, sauvegarde et copie de partition de disque, SSD

Identifier le disque source

Avant toute manipulation, il est essentiel d’identifier correctement le disque :

  • Sous Linux : utilisez la commande
    lsblk
  • Repérez le disque (ex : /dev/sdb)

Une erreur ici peut entraîner l’écrasement d’un autre disque.

Créer le dump de disque

Commande de base :

dd if=/dev/sdX of=/chemin/image.dd bs=4M status=progress
  • Remplacez /dev/sdX par le disque source
  • Remplacez le chemin de destination

Le fichier image (.dd) sera créé sur le disque de destination.

Créer une image de disque avec dd sur Linux

Points importants

  • La copie est bit à bit, même les secteurs vides sont copiés
  • Le processus peut être long selon la taille du disque
  • Aucune gestion avancée des erreurs

En cas de secteurs défectueux, la commande peut s’arrêter.

Limites de la méthode dd

La commande dd présente certaines limites :

  • Ne gère pas bien les erreurs de lecture
  • Peut s’interrompre sur un disque endommagé
  • Ne reprend pas automatiquement en cas d’échec

Pour un disque défectueux, il est préférable d’utiliser ddrescue.

Créer un dump disque avec dd (Linux)

Lorsque le disque est endommagé ou instable, ddrescue est l’outil le plus adapté pour créer une image disque. Contrairement à dd, il est capable de gérer les erreurs de lecture et de reprendre la copie là où elle s’est arrêtée.

C’est la méthode recommandée pour la récupération de données sur un disque défectueux.

Pourquoi utiliser ddrescue ?

ddrescue est conçu pour travailler sur des disques problématiques :

  • Ignore les secteurs défectueux dans un premier temps
  • Réessaie de lire les zones endommagées
  • Enregistre la progression dans un fichier log
  • Permet de reprendre la copie en cas d’interruption

Il maximise les chances de récupérer un maximum de données.

Principe de fonctionnement

La copie se fait en plusieurs phases :

  • Lecture rapide des zones accessibles
  • Saut des secteurs défectueux
  • Tentatives de récupération des zones difficiles

Cela permet d’obtenir une image disque la plus complète possible.

Identifier le disque

Avant de lancer ddrescue :

  • Utilisez la commande
    lsblk
  • Repérez le disque source (ex : /dev/sdb)
  • Identifiez le disque de destination

Une erreur de disque peut entraîner une perte de données.

Commande de base

Voici une commande simple :

ddrescue -f -n /dev/sdX /chemin/image.dd /chemin/logfile.log
  • /dev/sdX → disque source
  • image.dd → fichier image
  • logfile.log → fichier de progression

Cette première étape copie les données sans insister sur les erreurs.

👉Le tutoriel complet : ddrescue : Comment récupérer les données d’un disque endommagé

Comment utiliser ddrescue pour récupérer les données

Approfondir la récupération

Une seconde passe permet de récupérer davantage de données :

ddrescue -d -r3 /dev/sdX /chemin/image.dd /chemin/logfile.log

  • -d → accès direct au disque
  • -r3 → nombre de tentatives

Cette phase tente de lire les secteurs défectueux.

Créer un dump disque avec TestDisk (Windows/Linux)

TestDisk n’est pas conçu à l’origine pour créer des images disque complètes comme dd ou ddrescue. Cependant, il peut être utilisé pour copier des fichiers depuis une partition ou un disque, ce qui peut servir de solution alternative dans certains cas.

Pour créer une véritable image disque (.dd), il est préférable d’utiliser des outils spécialisés comme dd ou ddrescue.

Ce que permet TestDisk

Avec TestDisk, vous pouvez :

  • Accéder aux fichiers d’une partition détectée
  • Copier des fichiers ou dossiers vers un autre disque
  • Sauvegarder les données avant réparation

Cela permet de sécuriser les fichiers sans passer par une image disque complète.

Copier des fichiers avec TestDisk

Voici les instructions à suivre :

  • Téléchargez l’utilitaire depuis ce lien :

Les fichiers sont copiés vers un autre disque.

  • Faites un clic droit sur l’archive
  • Cliquez sur Extraire tout
  • Choisissez un emplacement (bureau ou autre disque)
  • Lancez l’utilitaire en double-cliquant sur testdisk_win.exe
  • Choisissez No Log
  • Sélectionnez le disque à dumper
  • Puis laissez le type de partition détectée, probablement EFI GPT
  • Prenez l’option [Advanced] File System.
  • Sélectionnez la partition et en bas l’option Image Creation.
Créer un dump d'une partition de disque avec testdisk
  • Choisissez l’emplacement en vous assurant que l’espace disque sera suffisant et appuyez sur C pour lancer la création. Le dump de la partition s’effectue. On obtient alors un fichier image.dd
Créer un dump d'une partition de disque avec testdisk
  • La création du fichier image.dd s’effectue
Créer un dump d'une partition de disque avec testdisk
  • Si tout va bien, une fois terminé, le message suivant s’affiche : Image created successfully.

Limites de cette méthode

TestDisk ne permet pas :

  • De créer une image disque complète (.dd)
  • De copier les secteurs bruts
  • De gérer les erreurs de lecture comme ddrescue

Il ne remplace pas un outil de clonage disque.

Créer un dump disque avec des outils graphiques (plus simple)

Si vous n’êtes pas à l’aise avec la ligne de commande, il existe des outils avec interface graphique qui permettent de créer une image disque facilement, sans avoir à saisir de commandes.

Ces solutions sont plus accessibles et réduisent les risques d’erreur.

Avantages des outils graphiques

Les logiciels avec interface offrent plusieurs bénéfices :

  • Interface visuelle plus intuitive
  • Sélection du disque en quelques clics
  • Paramétrage simplifié
  • Moins de risque de se tromper de disque

Ils sont particulièrement adaptés aux débutants.

Exemples d’outils disponibles

Plusieurs logiciels permettent de créer une image disque :

  • DiskGenius → création d’image + récupération de données. DiskGenius utilise son propre format d’image disque (.pmfx). Bien qu’efficace, ce format est propriétaire et ne peut pas être utilisé avec des outils comme TestDisk. Pour une compatibilité maximale, il est préférable d’utiliser un format standard comme .dd.
  • HDClone → clonage et copie disque
  • R-Studio → récupération avancée avec image disque
  • Macrium Reflect → sauvegarde et image système

Certains outils sont gratuits, d’autres proposent des versions payantes.

Étapes générales

Le fonctionnement est globalement similaire :

  • Lancez le logiciel
  • Sélectionnez le disque source
  • Choisissez l’option Créer une image disque
  • Définissez l’emplacement de sauvegarde
  • Lancez la copie

Le logiciel se charge du reste.

Points de vigilance

Même avec une interface graphique :

  • Vérifiez toujours le disque source sélectionné
  • Assurez-vous d’avoir suffisamment d’espace
  • Ne travaillez pas sur le disque à sauvegarder
  • Évitez d’interrompre l’opération

Les erreurs restent possibles si les mauvaises options sont choisies.

Tableau comparatif

OutilTypeFacilité d’utilisationFonctionnalités
DiskGeniusRécupération + imageÉlevéeAnalyse, récupération
Format propriétaire .pmfx
HDCloneClonageÉlevéeCopie disque
Macrium ReflectSauvegardeMoyenneImage système
R-StudioAvancéMoyenneForensic, récupération

Des outils graphiques comme Macrium Reflect permettent de créer une image disque facilement, sans ligne de commande.
Cependant, ces logiciels ne réalisent pas toujours une copie bit à bit complète comme dd ou ddrescue. Ils sont plus adaptés à la sauvegarde ou au clonage de disques fonctionnels.
En cas de disque défectueux ou de secteurs endommagés, il est préférable d’utiliser des outils spécialisés comme ddrescue.

Travailler sur une image disque (dump disque)

Une fois l’image disque (.dd) créée, il est fortement recommandé de travailler uniquement sur cette copie plutôt que sur le disque original. Cette approche permet de préserver l’état du support et de limiter les risques en cas d’erreur.

Pourquoi utiliser l’image disque ?

Travailler sur une image disque présente plusieurs avantages :

  • Le disque original reste intact
  • Vous pouvez tester plusieurs méthodes sans risque
  • Vous évitez d’aggraver les dommages
  • Vous pouvez revenir en arrière en cas d’erreur

Cela apporte une sécurité essentielle lors de la récupération de données.

Monter l’image disque

Pour exploiter une image disque (.dd), il est souvent nécessaire de la monter comme un disque virtuel. Cela permet d’accéder aux partitions et aux fichiers comme si le disque était connecté physiquement.

Monter une image disque sous Linux (loop device)

Sous Linux, vous pouvez utiliser un loop device pour attacher l’image disque.

  • Identifiez un périphérique libre :
losetup -f
  • Associez l’image disque :
losetup /dev/loop0 image.dd
  • Rafraîchissez les partitions :
partprobe /dev/loop0
  • Montez la partition :
mount /dev/loop0p1 /mnt

Vous pouvez alors accéder aux fichiers dans /mnt.

Monter une image disque sous Windows

Windows ne supporte pas nativement les fichiers .dd. Vous devez utiliser un logiciel spécialisé.

Exemples :

  • OSFMount (léger et efficace)
  • DiskGenius
  • R-Studio

Avec OSFMount :

  • Lancez le logiciel
  • Cliquez sur Mount new
  • Sélectionnez votre fichier .dd
  • Choisissez une partition à monter
  • Validez

👉 L’image apparaît comme un disque dans l’explorateur.

Pour un guide détaillé : OSFMount : Monter et convertir des ISO, IMG, BIN, DD, NRG, AFD, VHD

OSFMount - monter fichier image.dd

Ouvrir une image disque avec TestDisk

estDisk ne permet pas de charger une image disque depuis son interface. Il faut passer par la ligne de commande.

  • Ouvrez un terminal ou invite de commandes
  • Lancez TestDisk avec le fichier image :
testdisk image.dd
  • TestDisk considère alors l’image comme un disque réel

Si vous préférez une interface graphique, vous pouvez monter l’image avec un outil comme OSFMount, puis lancer TestDisk sur le disque virtuel.

Testdisk - monter fichier image.dd

Tester sans risque

L’image disque permet de :

  • Essayer plusieurs méthodes de récupération
  • Recommencer en cas d’échec
  • Comparer les résultats

Cela évite les erreurs irréversibles.

Conserver une copie de sauvegarde

Même après récupération :

  • Conservez l’image disque
  • Stockez-la sur un support fiable
  • Évitez de la modifier

Elle peut servir de sauvegarde ou de référence.

Tableau des avantages

AvantageImpact
Protection du disque originalÉvite les dommages supplémentaires
Travail sécuriséPermet de tester sans risque
ReproductibilitéPossibilité de recommencer
SauvegardeConservation des données

Vérifier l’intégrité d’un dump disque

Une fois l’image disque (.dd) créée, il est important de vérifier qu’elle est complète et exploitable. Une image corrompue ou incomplète peut compromettre la récupération des données.

Vérifier la taille de l’image

La première vérification consiste à comparer la taille du fichier image avec celle du disque source.

  • La taille de l’image doit être proche de celle du disque
  • Une taille anormalement faible peut indiquer une copie incomplète

Cela permet de détecter rapidement un problème lors de la création.

Vérifier le fichier log (ddrescue)

Si vous avez utilisé ddrescue :

  • Consultez le fichier .log généré
  • Vérifiez les secteurs non lus ou en erreur
  • Analysez le taux de récupération

Le log donne une vision précise de l’état de la copie.

Monter l’image disque

Un bon test consiste à monter l’image :

  • Ouvrez l’image avec un outil compatible
  • Vérifiez si les partitions sont détectées
  • Essayez d’accéder aux fichiers

Si l’image est lisible, elle est exploitable.

Tester avec un outil de récupération

Vous pouvez également :

  • Ouvrir l’image dans TestDisk
  • Lancer un scan avec un logiciel de récupération
  • Vérifier la présence des fichiers

Cela confirme que les données sont récupérables.

Vérifier l’intégrité (hash)

Pour une vérification avancée, vous pouvez calculer une empreinte (hash) :

  • MD5 ou SHA256 du fichier image
  • Comparer avec une copie si disponible

Cela garantit que le fichier n’a pas été altéré.

👉Plus de détails dans ce tutoriel complet : Hash (MD5, SHA1, SHA256…) : Vérifier l’intégrité et empreinte d’un fichier sous Windows

Tableau de vérification

VérificationObjectifRésultat attendu
Taille du fichierDétecter une copie incomplèteTaille cohérente
Fichier logAnalyser les erreursPeu d’erreurs
Montage de l’imageTester l’accèsImage lisible
Scan récupérationVérifier les donnéesFichiers présents
HashVérifier intégritéIdentique

Ressources utiles et articles liés

L’article Dump disque (copie bit à bit) : cloner un disque défectueux et récupérer les données est apparu en premier sur malekal.com.

Sur la trace dans les rues de Paris des très intrusifs IMSI-Catchers

21 mars 2026 à 15:31

IMSI-Catcher

Ou comment Orange et l'Agence nationale des fréquences (ANFR) ont traqué à partir de la fin de l'été 2022 ces machines sensibles utilisées par des escrocs pour envoyer des SMS de hameçonnage.

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Llamafile - Exécutez des modèles de langage en un seul fichier !

Par : Korben
19 mars 2026 à 15:00

llamafile est un projet complètement barré qui va vous permettre de transformer des modèles de langage en exécutables. Derrière se cache en fait la fusion de deux projets bien badass : llama.cpp , un framework open source de chatbot IA, et Cosmopolitan Libc , une libc portable pour compiler des programmes C multiplateformes. En combinant astucieusement ces deux technos, les petits gars de Mozilla ont réussi à pondre un outil qui transforme les poids de modèles de langage naturel en binaires exécutables.

Imaginez un peu, vous avez un modèle de langage qui pèse dans les 4 gigas, dans un format .gguf (un format couramment utilisé pour les poids de LLM). Et bien avec llamafile, vous pouvez le transformer en un exécutable standalone qui fonctionnera directement sur le système sur lequel il est sans avoir besoin d'installer quoi que ce soit. Ça va permettre de démocratiser l'utilisation et la diffusion des LLM.

Et niveau portabilité, c'est le feu puisque ça tourne sur six OS, de Windows à FreeBSD en passant par macOS. Les devs ont bien bossé pour que ça passe partout, en résolvant des trucs bien crados comme le support des GPU et de dlopen() dans Cosmopolitan et croyez-moi (enfin, croyez-les) ça n'a pas été une mince affaire !

Niveau perf aussi c'est du brutal ! Sur Linux llamafile utilise pledge() et SECCOMP pour sandboxer le bousin et empêcher les accès fichiers non désirés et avec les derniers patchs de Justine Tunney , la perf CPU pour l'inférence en local a pris un boost de malade du genre 10 fois plus rapide qu'avant. Même sur un Raspberry Pi on peut faire tourner des petits modèles à une vitesse honnête.

Mise à jour : llamafile 0.10

Bonne nouvelle, le projet est loin d'être mort puisque la version 0.10 vient de sortir (mars 2026) et elle apporte pas mal de changements. Déjà, le projet a migré de Mozilla Ocho vers Mozilla.ai , ce qui montre que Mozilla prend le truc au sérieux côté IA.

Le gros morceau de cette release, c'est un tout nouveau build system. Fini le bazar monolithique, maintenant llama.cpp, whisper.cpp et Stable Diffusion sont intégrés comme des sous-modules Git. L'avantage c'est que ça permet de suivre beaucoup plus facilement les dernières versions de llama.cpp et donc de supporter les modèles les plus récents dès leur sortie.

Côté utilisation, on a maintenant trois modes bien distincts :

  • Mode TUI (Terminal User Interface) : vous chattez directement dans votre terminal avec le modèle, avec même un mode "think" pour le raisonnement étendu
  • Mode CLI : pour poser une question rapide en one-shot, genre llamafile "c'est quoi un llamafile ?" et hop, la réponse arrive direct
  • Mode serveur : avec le flag --server, ça lance le serveur llama.cpp classique pour exposer une API compatible OpenAI

Autre truc cool, le support multimodal est là avec le nouvel argument --image. Vous pouvez balancer une image au modèle et il l'analyse. Ça marche avec des modèles comme Qwen3-VL, LLaVA 1.6 ou Ministral 3.

Côté GPU, Metal fonctionne nativement sur macOS (ARM64) sans bidouille, et le support CUDA est restauré sur Linux. Par contre, le GPU sur Windows n'est pas encore de la partie, et le sandboxing via pledge()/SECCOMP a été temporairement retiré dans cette version.

Bref, si vous aviez testé llamafile il y a un moment et que vous aviez trouvé ça un peu limité, c'est peut-être le moment de retélécharger la bête et de voir ce que ça donne avec les modèles de 2026. C'est toujours aussi simple : un fichier, on le rend exécutable, on le lance, et c'est parti.

Alors on dit merci qui ?

Merci Mozilla ! 🙏🦊

Jusqu’à 400 € d’amende pour usage d’IPTV illégale : La LFP passe à l’offensive contre les internautes

19 mars 2026 à 15:46

football sport

Une vingtaine d’utilisateurs de services d’IPTV illégaux ont été sanctionnés par la justice à Arras. Une opération qui permet à la LFP d’envoyer un avertissement aux internautes, tout en protégeant le lancement de sa propre plateforme, Ligue 1+.

Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

Par : Fx
18 mars 2026 à 07:00
voyages sac a dos - Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

Comme vous le savez, j’aime beaucoup voyager… même si les finances ne le permettent pas toujours autant que je le souhaiterais. S’il m’arrive de partir pour le plaisir avec la famille ou les amis, je me déplace aussi régulièrement pour le travail. Justement, je suis actuellement en déplacement pour quelques jours. Je me suis dit que c’était l’occasion de partager quelques astuces et accessoires que j’utilise depuis des années et qui me facilitent vraiment la vie en voyage : sac à dos, pochettes, chargeurs, etc.

voyages sac a dos - Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

Accessoires indispensables pour voyager

 

Sac à dos valise

cabin - Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

Commençons par le sac à dos valise. Mon premier date de 2018. Je l’ai toujours, même s’il commence à accuser le coup. Il faut dire qu’il a pas mal voyagé avec moi… mais aussi avec des potes et des collègues à qui je l’ai prêté. La marque existe toujours (Cabin Max) et elle a complètement revu sa gamme depuis. Le principe reste le même : c’est un sac à dos assez large (pas forcément très élégant), suffisamment pour emporter l’essentiel lors d’un déplacement de deux nuits. Chaque membre de la famille a le sien, c’est très pratique.

On peut facilement y glisser quelques vêtements de rechange (t-shirts, pantalon, sous-vêtements…), une trousse de toilette, mon ordinateur portable, chargeur, batterie externe… Le gros avantage, c’est qu’il est facilement accepté en cabine comme bagage à main dans les avions. Résultat : pas de bagage en soute.

Sac à dos

Eastpak Wyoming - Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

Autre accessoire indispensable : le sac à dos. C’est clairement votre meilleur allié en déplacement. J’en emmène toujours un, que ce soit pour un court séjour ou un voyage plus long. Rien de très original de mon côté, j’utilise un Eastpak Wyoming avec un renfort sur la partie basse. Pourquoi celui-là ? D’abord pour le style : j’aime bien son aspect bicolore. Mais aussi parce qu’il garde mieux sa forme dans le temps. Il est parfait pour une balade, une journée à la plage, etc. Il m’est arrivé d’utiliser mon sac à dos valise (mentionné ci-dessus) comme sac à dos classique, mais il est assez encombrant.

Sac sous vide manuel

compactor - Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

On les appelle souvent sacs compactor : ce sont des sacs de rangement sous vide. J’en emmène généralement un ou deux avec moi. Ils sont parfaits pour ranger les sous-vêtements, les chaussettes, t-shirts… En revanche, je déconseille de les utiliser pour les chemises, qui risquent de se froisser. Ils peuvent aussi servir au retour pour isoler les vêtements sales. Le gain de place dans un sac est réel. Le vide d’air se fait simplement en roulant le sac ou en appuyant dessus doucement pour expulser l’air. Il existe plusieurs tailles et les prix sont très accessibles. Et bien sûr, ils sont réutilisables 🙂

Pochette à rabat

chemise rabat - Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

Lorsque je pars en déplacement professionnel et que je dois emporter une chemise (ou plusieurs), je la glisse dans une pochette à rabat. Je replie légèrement les bords de la pochette pour créer un peu d’épaisseur pour protéger la chemise et limite les plis pendant le transport. Ce n’est évidemment pas une solution miracle, mais ça fonctionne plutôt bien.

Une fois arrivé à destination (généralement à l’hôtel), je passe simplement à la réception pour demander un fer à repasser. En quelques minutes, la chemise retrouve une allure correcte. C’est une petite astuce simple qui évite de transporter une housse à vêtements beaucoup plus encombrante.

Chargeurs

Belkin Chargeur Secteur - Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

Je mentionnais les chargeurs plus haut : j’en ai plusieurs, mais j’ai récemment investi dans un adaptateur de voyage Belkin de 100 W GaN et il est super pratique. Il permet de choisir entre trois fiches : US, UK et EU. Il dispose aussi de deux ports USB-C et d’un port USB-A. On peut donc charger simultanément un ordinateur portable, une tablette et un téléphone. Il est compact, discret… et franchement très pratique. En revanche, il assez cher, comptez environ 40 €.

anker 67W GaN - Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

Quand on voyage avec Madame, j’ajoute ce petit Anker 67 W GaN pliable. En effet, la fiche secteur peut se replier sur le chargeur. Il ne prend pas beaucoup de place. Il peut recharger sans souci un ordinateur portable et un téléphone simultanément.

Batterie externe

Anker Batterie Externe Magsafe 5000 - Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

 

Je n’utilise qu’une à deux batteries externes. J’avoue que j’ai une préférence pour la marque Anker… je n’ai jamais eu de problème (même avec d’autres produits de la marque). La version MagSafe de 5000 mAh me suit partout. Elle offre un bon compromis entre capacité, rapidité de charge, finesse, légèreté… idéale pour les randonnées ou les longues journées sur les salons.

Écouteurs

AirPods Pro 3 - Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

Depuis plus de 15 ans, j’utilise des écouteurs (ou un casque) avec réduction de bruit. Les premiers étaient des Sennheiser assez encombrants (2010), qui fonctionnaient avec 2 piles, un micro déporté et un DSP plutôt efficace pour l’époque. Depuis, la miniaturisation est passée par là… On trouve aujourd’hui des écouteurs qui tiennent dans la paume de la main et qui sont extrêmement performants. De mon côté, j’utilise des AirPods Pro 3 au quotidien (lire mon article).

Traqueur

UGREEN Smart Finder Tag - Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

J’ai aussi un AirTag que je place dans ma valise ou dans mon sac. Je ne vais pas raconter toute l’histoire (ce serait trop long), mais cet AirTag m’a sauvé deux fois : une fois dans un train dans un sac et une autre fois dans un aéroport avec une valise égarée. J’ai dû en racheter un récemment, mais vu le prix, j’ai testé une alternative : le UGREEN Smart Finder Tag. Il coûte environ deux fois moins cher et fonctionne tout aussi bien.

Gourde

gourde - Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

J’ai une petite gourde de 500 ml qui me suit depuis des années. C’est extrêmement pratique, surtout lors de longs trajets. On peut tout à fait voyager avec une gourde en avion, mais il faudra la vider avant de passer les contrôles de sécurité. Dans la plupart des aéroports, vous trouverez ensuite des fontaines à eau (souvent près des toilettes) pour la remplir.

Couteau suisse

couteau suisse - Mes accessoires indispensables pour voyager léger (sac, batterie, chargeurs…)

Voyager avec un couteau en avion est interdit… enfin, pas totalement. Si la lame fait moins de 6 cm : aucun souci en Europe (il faut faire attention aux règles locales). Cela dit, je n’ai jamais vraiment tenté. En revanche, il est tout à fait possible de le mettre dans un bagage en soute. Si vous voyagez en train, aucun souci… personnellement, j’aime bien avoir avec moi un couteau Suisse.

En synthèse

Voilà, vous en savez maintenant un peu plus sur ce qui m’accompagne lors de mes déplacements personnels et professionnels. Rien de révolutionnaire dans cette liste, mais ce sont des accessoires que j’utilise depuis des années et qui m’ont souvent simplifié la vie en voyage.

Et vous, avez-vous des astuces ou des produits qui vous suivent systématiquement lors de vos déplacements ? N’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager vos recommandations. C’est toujours intéressant de découvrir les habitudes des autres voyageurs 🙂

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C’était une question de temps, les SMS d’arnaques sont désormais accompagnés de photo générées par IA

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Depuis plusieurs jours, des internautes signalent une nouvelle campagne de phishing par SMS ciblant des numéros français. Sa particularité : elle s'appuie sur une photo générée par intelligence artificielle pour tenter de tromper ses victimes.

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CompHost - Compostez vos vieux Android en serveurs

Par : Korben
16 mars 2026 à 06:34

Un vieux smartphone Android, c'est quoi en fait ? Un bon petit quad-core, 1 ou 2 Go de RAM, et du WiFi. Soit de quoi largement servir des pages web finalement... Hé bien CompHost vous montre comment en faire un serveur en quelques commandes, sans rooter quoi que ce soi. Vous faut juste Termux et basta !

En gros, vous installez Termux depuis F-Droid sur n'importe quel Android 7+ (pour Android 5-6, y'a également une version spéciale dispo sur GitHub), vous tapez pkg update && pkg upgrade -y puis termux-setup-storage -y, et hop, vous avez un environnement Linux sur votre téléphone.

Un vieux téléphone qui sert des pages web, la classe quand même

De là, un pkg install python suivi d'un python -m http.server 8080 et votre serveur web tourne ! Pensez surtout à lancer termux-wake-lock pour éviter qu'Android tue le processus en arrière-plan, sinon votre super site web ne sera pas accessible longtemps.

Le wiki fournit aussi des fiches PDF, une cheatsheet Termux et des présentations annotées pour ceux qui voudraient par exemple animer un atelier. Bref, j'ai trouvé ça plutôt bien ficelé !

D'ailleurs, j'sais pas si vous vous souvenais, mais je vous avais déjà parlé de Far Computer qui héberge un site sur un Fairphone 2 avec PostmarketOS, sauf que CompHost a une approche un peu différente. En fait y'a pas besoin de flasher l'OS ni besoin d'avoir un PC Linux sous la main et encore moins un bootloader à déverrouiller. Vous installez une app, vous ouvrez un terminal, c'est parti. Du coup c'est bien plus accessible, même si faut quand même être prêt à taper quelques commandes.

Le truc sympa avec Termux, c'est que ça tourne dans une sandbox Android classique, donc sans root et le gestionnaire de paquets pkg donne accès à tout ce qu'il faut pour héberger ce que vous voulez comme Python, Node.js, nginx...

Et aussi bizarre que ça puisse paraitre, votre vieux Samsung de 2018 a largement les specs pour servir un site statique, une petite API ou même un wiki perso. Et vu que ces machins consomment que dalle en électricité (2-3 watts à otut casser), c'est carrément viable comme micro-serveur permanent branché dans un coin (surveillez quand même l'état de la batterie, les vieilles cellules Li-ion n'aiment pas forcement rester en charge 24/7).

Après côté limites, attention, c'est pas pour iPhone et pour les Android vraiment antiques (genre Android 4 et moins), le wiki renvoie vers PostmarketOS qui flashe une vraie distrib Linux sur le mobile... là c'est plus technique, par contre.

Ce projet CompHost est dispo sur GitLab et comme ça, au moins, plutôt que de jeter vos appareils, vous leur filez une utilité concrète. Puis ça permet de piger ce qu'est vraiment un serveur web... Et quand je vois que certains montent même des clusters Kubernetes avec des vieux smartphones , je me dit que y'a vraiment un filon à creuser côté recyclage / compostage de vieux matos.

Et qui sait, peut-être qu'un jour, Korben.info tournera sur l'un de ces trucs ?

DirectStorage 1.4 : Microsoft introduit la compression Zstd pour accélérer les jeux Windows

13 mars 2026 à 15:35

Windows 11 et la technologie DirectStorageMicrosoft déploie DirectStorage 1.4 en preview publique avec une nouveauté majeure : la prise en charge de la compression Zstandard (Zstd).

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Ventes de SSD d’entreprise : +51% grâce à l’IA, Samsung domine le marché

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