Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Aujourd’hui — 22 mai 2026Flux principal

Boring Notch - L'encoche du MacBook devient enfin utile !

Par : Korben ✨
22 mai 2026 à 09:58

Depuis 2021, Apple colle une encoche en haut des écrans de MacBook et n'en fait à peu près rien. C'est juste une zone sombre pour cacher la caméra et qui mange la barre des menus.

Heureusement, l'équipe TheBoredTeam a décidé que ça suffisait et vient de sortir boring.notch , une app gratuite et open source qui transforme ce trou noir en un vrai centre de contrôle dynamique, dans l'esprit de la Dynamic Island de l'iPhone.

L'installation se fait avec Homebrew comme ceci :

brew install --cask TheBoredTeam/boring-notch/boring-notch

Et ensuite, suffit de poser le curseur sur l'encoche, elle se déploie, et vous tombez sur les contrôles de votre musique avec un visualiseur animé, une zone où glisser-déposer vos fichiers, un affichage pour le volume et luminosité entièrement refait, l'indicateur de batterie et même votre prochain rendez-vous Tinder dans votre agenda.

La zone pour les fichiers est la fonction que je trouve la plus pratique car vous balancez un fichier et il reste là, accessible, à tout moment. Vous pouvez alors le ré-attraper depuis n'importe quelle fenêtre, façon presse-papier physique. La fonctionnalité est inspirée du projet DropNotch et reprend même un comportement type AirDrop. C'est pratique par exemple pour trimballer un screenshot d'une app à l'autre sans le perdre dans tout le bazar que vous avez sur votre Bureau (mon Bureau ressemblant à un champ de bataille, je valide).

L'app joue donc dans la même cour que NotchNook, l'app d'encoche la plus connue sauf que NotchNook, ça coute 25 dollars de licence ou 3 dollars par mois en abonnement. Boring Notch, lui, est gratuit et sous licence libre.

Notez que l'équipe n'a pas encore de compte développeur Apple, du coup, au premier lancement, macOS va gueuler que l'app vient d'un développeur non identifié. Si vous passez par Homebrew, le souci est réglé automatiquement mais sinon, après avoir déposé l'app dans Applications, une seule commande dans le Terminal lèvera le blocage de Gatekeeper.

xattr -dr com.apple.quarantine /Applications/boringNotch.app

Vous pouvez aussi passer par Sentinel si vous n'êtes pas à l'aise avec le terminal.

Dans le genre petit utilitaire macOS qu'on installe et qu'on ne lâche plus, ça rejoint des trucs comme Lolgato pour dompter ses Elgato ou DeskPad et son écran virtuel. Et le projet ne compte pas s'arrêter là puisque la roadmap annonce l'intégration des rappels, une fonction miroir pour vérifier sa tête en visio, le contrôle gestuel personnalisable, des widgets d'écran verrouillé, la météo et carrément un système d'extensions. Bref, cette encoche qui rime avec moche pourrait devenir un hub central du Mac à l'avenir.

Et il est également très probable qu'Apple s'empare de l'idée pour da prochaine release majeure de macOS, qui sait ?

À partir d’avant-hierFlux principal

WordPress Workspace - L'agent IA d'Automattic

Par : Korben ✨
20 mai 2026 à 11:13

Si comme moi, vous bloguez encore à l'ancienne, c'est à dire depuis l'interface web de WordPress.com, sachez qu'Automattic vient de balancer une app pour Mac qui s'est donné pour mission de vraiment bousculer votre façon d'écrire.

WordPress Workspace est donc un éditeur de site, un agent IA, un outil de prise de note... Bref, un outil fourre-tout qui est en réalité un agent IA branché sur votre contenu et capable aussi d'uploader des médias vers la médiathèque de votre site. Ça se présente donc comme un chat auquel on peut demander tout et n'importe quoi, du style "Voici mon article [TEXTE]. Publie le" ou encore "J'ai la flemme, écris moi un article sur ça : [SUJET]".

Vous pouvez aussi l'utiliser pour interroger votre site web, corriger des trucs, mettre à jour des articles...etc.

Le DMG se télécharge en direct depuis le GitHub d'Automattic , et c'est entièrement gratuit avec n'importe quel plan WordPress.com durant la bêta. Et ça fonctionne aussi avec les sites auto-hébergés comme le mien, pour peu que vous l'ayez lié avec Jetpack.

Ce qui est cool avec cet outil c'est surtout que c'est un agent qui connaît déjà votre site WordPress, son contenu, ses médias, ses guidelines et les permissions liées à votre compte. Donc ça va vite...

Au menu des fonctionnalités, vous aurez de la dictée vocale qui s'alignera sur le ton du site, l'envoi de captures d'écran que vous balancez directement dans l'outil, et un raccourci clavier global qui invoque l'agent depuis n'importe quelle app Mac où vous écrivez, même hors WordPress.

Côté multi-sites, vous pouvez aussi naviguer entre plusieurs sites, où chacun devient son propre workspace avec ses propres réglages et ses propres "guidelines" comme on dit, déjà mémorisées.

Sur la roadmap, Automattic prépare une fonctionnalité Guidelines dans le cœur de WordPress, plus des Memories (apprentissage continu de l'agent), des Skills (capacités partageables en équipe) et des Artifacts (stockage de contenu en cours). L'objectif est donc plutôt clair : Ils veulent transformer WordPress en couche de contexte permanente pour les outils IA, et plus simplement en CMS où on dépose des articles.

Donc à tester si vous publiez régulièrement sur WordPress.

Source

vLLM-MLX - Pour remplacer l'API d'OpenAI par votre propre Mac

Par : Korben ✨
18 mai 2026 à 11:23

Si vous avez un Mac avec une puce Silicon et que vous en avez marre de raquer pour des tokens à chaque requête API à un LLM à la con, y'a un projet qui mérite, je trouve, le détour. Ça s'appelle vLLM-MLX , et c'est un serveur d'inférence local qui transforme votre Mac en machine à générer du texte, à analyser des images et vidéos, et même capable de gérer de l'audio... et tout ça sans que l'inférence ne passe par le cloud des zaméricains.

Pour installer le bouzin, ça se fait avec :

uv tool install vllm-mlx

Puis vous lancez suivi du nom d'un modèle et hop, vous obtenez un endpoint API compatible OpenAI qui tourne en local sur votre machine :

vllm-mlx serve %MODEL%

Au début je pensais que j'étais parti pour une séance de configuration qui aller durer des heures mais en fait non. Par exemple moi j'ai lancé ça :

vllm-mlx serve mlx-community/GLM-4.7-Flash-4bit

Vous pouvez aussi opter pour un modèle plus petit :

vllm-mlx serve mlx-community/Qwen2.5-Coder-3B-Instruct-4bit

Du coup, si vos scripts causent déjà avec l'API d'OpenAI, basculer sur ça en local rien qu'en changeant l'URL de base, c'est un jeu d'enfant !

Côté perfs, et là je reprends les benchmarks officiels du repo (M4 Max 128 Go, mono-requête), on tourne autour de 418 tok/s sur un petit Qwen3-0.6B en 8-bit. Ensuite, ça tombe à environ 206 tok/s sur du Llama-3.2-3B et 128 tok/s sur un gros Qwen3-30B-A3B.

Le débit grimpe aussi quand plusieurs requêtes tapent en même temps à la porte... Donc sur les petits modèles ça file vite, mais par contre, sur les gros, faudra pas s'attendre à la même vitesse, hein... Et un Qwen3-30B vous bouffera dans les 18 Go de RAM unifiée, donc sur un Mac à 8 ou 16 Go vous pouvez oublier les gros modèles (Mais qui n'a pas encore un Mac Studio 128 Go ?? hein ? Quiiii ?).

Et c'est pas juste un serveur de texte comme je vous le disais, puisque le projet gère les modèles de vision type Gemma 3, Qwen3-VL, Pixtral, pour analyser images et les vidéos, et côté audio y'a du TTS natif (avec Kokoro, Chatterbox et compagnie) + de la transcription Whisper qui monte jusqu'à 197x le temps réel avec whisper-tiny, ou 55x avec le modèle turbo.

Attention par contre, il vous faudra la version avec l'extra audio (espeak-ng et un modèle spaCy), car c'est pas inclus dans la commande de base. Mais une fois en place, y a de quoi se monter un vrai assistant vocal 100% local et causer synthèse vocale sans louer un GPU chez Azure ou AWS.

Même le endpoint /v1/messages est compatible Anthropic, ce qui permet de brancher Claude Code ou OpenCode directement sur votre serveur comme je vous l'expliquais ici . Suffit d'utiliser ces variables d'environnement et votre éditeur IA ira taper sur votre propre machine plutôt que sur des serveurs distants.

unset ANTHROPIC_API_KEY
export ANTHROPIC_BASE_URL="http://127.0.0.1:8000"
export ANTHROPIC_AUTH_TOKEN="dummy"
claude --model mlx-community/GLM-4.7-Flash-4bit

ou :

claude --model mlx-community/Qwen2.5-Coder-3B-Instruct-4bit

Avouez que c'est trop cool hein ? Vous pouvez trouver tous les modèles pour MLX ici sur HugginFace si vous cherchez un truc plus spécifique.

Y'a aussi un endpoint d'embeddings pour faire du RAG en local, de l'appel d'outils externe via MCP avec une douzaine de parsers et le support des modèles de raisonnement qui extraient proprement le processus de réflexion entre les balises <think> pour Qwen3 et DeepSeek-R1.

J'adore !

Côté bidouille si vous vous lancer, sachez qu'il y a 2 ou 3 flags vachement utiles à connaitre.

Par exemple, le --warm-prompts (couplé au continuous batching) précharge les préfixes populaires au démarrage et, dans le bon scénario, vous gagne entre 1,3 et 2,25x sur le temps de première réponse.

Sur les gros modèles MoE genre Qwen3-30B-A3B, le --moe-top-k réduit aussi le nombre d'experts activés pour gratter 7 à 16% de débit. Le hic, c'est que vous y perdez un poil de qualité.

Et pour les agents qui brassent des contextes énormes, le --ssd-cache-dir déverse le cache de préfixes sur SSD pour soulager la RAM, au prix d'un peu de latence quand ça tape sur le disque.

Bref, si vous cherchez une alternative à Ollama qui tape direct dans le GPU de votre Mac avec du batching et du multimodal, le tout avec une compatibilité API aux petits oignons, foncez les amis ! C'est open source (Apache 2.0), ça dépote et ça s'installe en deux commandes !

Et si vous êtes sur PC plutôt que sur Mac, j'ai écrit la suite sur Lemonade SDK , l'équivalent côté AMD qui tape dans le NPU Ryzen AI.

Merci à Christian pour la découverte !

Notchi - Une mascotte pixel-art dans l'encoche pour Claude Code

Par : Korben ✨
17 mai 2026 à 09:26

Vous vous souvenez de l'encoche des MacBook Pro et autres Air d'Apple ? Mais siiii, celle qu'on avait tous trouvée bien moche en 2022, au point que je vous avais pondu un article entier pour la faire disparaître ! Hé bien 4 ans plus tard, sk-ruban a décidé de lui donner une vraie utilité avec notchi qui transforme proprement cette encoche maudite en un compagnon fait de pixel-art et d'amour qui réagit en temps réel à votre Claude Code.

La boucle est bouclée, mes amis !

Une fois installée, l'app détecte les événements de votre session Claude Code via les hooks officiels car ce sont eux qui balancent les "events" sur un socket Unix local qui sont ensuite parsés en temps réel afin d'animer les sprites logés dans le creux de votre encoche.

Cette mascotte a cinq états bien distincts. Elle se balade en mode idle quand vous bricolez à côté, elle s'agite quand Claude réfléchit, elle pique un roupillon en cas de pause prolongée, elle se concentre quand le contexte se compacte, et elle vous fait les gros yeux quand l'IA attend une validation.

Ça bosse fort !

Un clic sur l'encoche et le panneau s'étend pour afficher le feed des événements, votre temps de session, et le quota d'usage restant.

L'option d'analyse de sentiment est également très sympa. Si vous lui fournissez une clé API Anthropic, l'app analysera alors vos prompts pour faire varier l'humeur de la mascotte entre joyeux, triste, neutre ou pleurnichard. À noter quand même que chaque prompt déclenche un appel API facturé sur votre compte Anthropic, donc à activer en conscience si vous bombardez Claude toute la journée et que vous êtes pété de thunes. Ce dont je ne doute pas un instant !!

Les options de Notchi

Et pour ceux qui jonglent avec plusieurs instances de Claude Code, les sessions concurrentes sont également supportées avec un sprite individuel par session, histoire d'éviter la confusion quand vous lancez 3 agents en parallèle.

Sk-ruban s'est inspiré de Claude Island et Readout (deux autres projets qui détournent l'encoche), et les sprites sont dessinés sur Aseprite. C'est un peu dans le même esprit que Peon Ping qui balance des sons de Warcraft à chaque action de votre agent, mais avec un aspect visuel ludique plutôt que sonore. Il y a même déjà un portage Windows réalisé par AptatoX pour ceux qui ne sont pas sur Mac.

Au niveau prérequis, comptez macOS 15 Sequoia minimum et un MacBook avec une vraie encoche, ce qui exclut les MacBook Air sans notch et les MBP d'avant la refonte 14/16 pouces. Le projet est sous licence GPL-3.0 et l'install se fait par Homebrew avec brew install --cask notchi, ou en DMG direct depuis les releases.

Et un grand merci à Camille Roux pour le partage !

Agent Safehouse - Un garde-fou pour vos agents IA sur macOS

Par : Korben ✨
4 mai 2026 à 11:13

Comme vous le savez, les LLMs sont assez probabilistes de par leur nature. C'est leur force mais également leur principal problème de sécurité car si votre agent IA a une probabilité de 1% de faire une grosse connerie des enfers par session, sur 100 sessions vous montez à environ 63% de chances qu'il en arrive au moins une.

Heureusement, Agent Safehouse vous permet d'encapsuler votre agent préféré dans un profil sandbox macOS au niveau du kernel afin de réduire drastiquement la surface d'attaque sur votre système de fichiers.

Le principe de base, c'est le deny-default. Tout est refusé par défaut puis des autorisations sont ensuite ouvertes au compte-gouttes : lecture/écriture dans le répertoire du projet, accès lecture seule aux toolchains installés, et les exceptions système nécessaires au fonctionnement (runtimes, homebrew, réseau).

Par défaut, les clés privées SSH et les fichiers de credentials AWS ne sont pas lisibles donc si l'agent essaie d'accéder à ~/.ssh, il se prend une erreur "operation not permitted". C'est une couche de durcissement mais pas une barrière de sécurité absolue puisque le réseau, lui, reste ouvert par défaut, et des variables d'environnement peuvent encore exposer vos credentials. Mais pour tout ce qui est erreurs accidentelles et autres hallucinations destructrices en mode Claude a fumé la moquette, ça permet de leur couper la chique.

Cela repose sur le mécanisme sandbox-exec , l'outil natif macOS qu'Apple a fini par marquer "deprecated" sans vraiment le retirer. Agent Safehouse s'en sert tout simplement comme fondation et y ajoute de la configuration par profil et les intégrations agents par dessus.

Sandbox-exec est en effet le seul mécanisme natif macOS qui s'applique en wrapper arbitraire depuis la ligne de commande, sans avoir besoin de se taper un setup préalable comme on pourrait le faire avec Docker ou une VM.

Et c'est surtout plus léger et plus pratique pour un usage au quotidien donc si vous faites tourner Claude Code ou Codex plusieurs heures par jour, ça peut servir, au moins pour votre tranquillité d'esprit.

L'installation se fait via Homebrew comme ceci :

brew install eugene1g/safehouse/agent-safehouse

Ou via un script curl si vous évitez Homebrew. Ensuite, vous remplacez votre appel habituel par safehouse [agent] [options]. Donc pour Claude Code ça donnerait ceci :

safehouse claude --dangerously-skip-permissions

Les functions shell (bash, zsh, fish) peuvent encapsuler ça automatiquement pour que votre agent soit sandbox par défaut à chaque appel et il est toujours possible de contourner cela via un simple command claude si besoin.

La liste des agents supportés est Claude Code, Codex, OpenCode, Amp, Copilot CLI, Gemini CLI, Aider, Goose, Cursor Agent, Cline, Kilo Code et d'autres.

Après c'est macOS uniquement pour l'instant, et surtout sandbox-exec étant techniquement plus maintenu par Apple, il pourrait très bien disparaître dans une future version de macOS. Donc faudra vivre avec ce risque ^^.

Si vous faites tourner des agents locaux et que l'idée d'un agent qui décide de miner de la crypto ou d'effacer votre répertoire home vous stresse de ouf, ça vaut le coup d'essayer. C'est dispo sur GitHub .

Notepad++ débarque sur MacOS - Le portage non officiel

Par : Korben ✨
28 avril 2026 à 08:28

Andrey Letov vient de sortir Notepad++ for Mac , un portage natif Apple Silicon de l'éditeur culte créé par Don Ho. Notez quand même que Don Ho n'a rien à voir avec ce projet. C'est un portage communautaire indépendant, lancé en mars dernier.

Vous récupérez le binaire universel qui tourne nativement sur les puces M1 à M5 et sur les vieux Macs Intel. C'est de l'Objective-C++ compilé pur jus avec le même moteur d'édition Scintilla qu'utilise la version Windows (Scintilla est cross-platform avec un build Cocoa officiel).

Après, tout le reste a dû être refait à la main, parce que le Notepad++ original utilise massivement Win32 pour son interface. Letov a donc réécrit la couche UI from scratch en Cocoa pour coller aux conventions macOS, avec menus, dialogues, file pickers et raccourcis clavier qui se comportent comme ceux d'une vraie app Mac.

L'interface de Notepad++ sous macOS

Côté prérequis, comptez sur macOS 11 (Big Sur) au minimum, en dessous ça ne tournera pas. Donc si vous êtes resté sur Catalina ou plus vieux, ouais, désolé pour vous, faut passer votre tour.

Côté fonctionnalités, on retrouve le pack classique du Notepad++ qu'on connaît, coloration syntaxique pour 80 langages, recherche regex, find in files, bookmark de lignes, recherche incrémentale, split view pour bosser sur deux fichiers en parallèle, enregistrement de macros pour automatiser les tâches répétitives, écosystème de plugins, et l'interface dispo dans plus de 90 langues.

C'est gratuit, sous licence GPL v3 mais attention quand même, les plugins Windows compilés en .dll ne sont pas portables tels quels. Il vous faudra une version macOS recompilée pour chacun, et le catalogue dispo aujourd'hui est forcément plus maigre qu'en face. Bref, du Notepad++ comme on l'aime, mais avec moins d'extensions pour l'instant.

Après tant que Letov tiendra le rythme, ça roulera, mais le jour où il décrochera ou que la version Windows partira dans une direction qu'il ne suit pas, le port macOS va probablement diverger ou s'éteindre. On verra bien.

En attendant, si vous bossez sur Mac et que Notepad++ vous manque depuis votre époque Windows (on fait tous des erreurs ^^), foncez le tester, l'app a l'air bien fichue à première vue et le projet itère vite.

Bref, j'espère que ça durera.

smolvm - Des microVMs qui se lancent en moins de 200ms

Par : Korben ✨
27 avril 2026 à 15:57

Docker Desktop bouffe la RAM comme vous le saucisson à l'apéro. Et même quand vous n'utilisez pas cette RAM, d'autres outils comme Lima ou Colima prennent aussi de la RAM.

Mais c'était sans compter sur smolvm , le projet de BinSquare et de l'équipe smol-machines, qui s'attaque au problème par un autre angle, à savoir utiliser des microVMs hardware-isolées qui bootent en moins de 200 millisecondes, qu'on configure en TOML, et qu'on peut packer dans un seul binaire .smolmachine qui tournera sur n'importe quel Mac ou Linux compatible.

Pas de daemon ni de service à lancer en background, non, c'est juste un bon vieil outil CLI codé en Rust qui boote une VM par workload et s'éteint quand c'est fini !

Ainsi, quand vous tapez :

smolvm machine run --image alpine -- sh -c "ma commande"

ça vous sort un noyau Linux complet avec son propre kernel, isolé via Hypervisor.framework sur Mac ou KVM sur Linux et tout ça en moins de temps qu'il n'en faut à Docker Desktop pour afficher sa fenêtre de démarrage. LOL

Le réseau est désactivé par défaut, mais si vous voulez l'activer, vous pouvez whitelister uniquement les domaines autorisés. Cette approche "deny by default" est rare dans l'écosystème conteneur, où en général on ouvre le réseau d'abord et on filtre après.

La fonctionnalité qui sort vraiment du lot, c'est surtout le packing en format .smolmachine. Concrètement, vous prenez votre image Docker (Python 3.12, Postgres, ce que vous voulez...), vous lancez :

smolvm pack create --image python:3.12-alpine -o ./python312

Et hop, magie magie, vous avez un exécutable totalement autonome avec tout ce qu'il faut dedans : kernel, rootfs, dépendances et tutti quanti comme disent les Allemands !

Plus besoin comme ça, d'installer quoi que ce soit du côté du destinataire de votre app. Vous balancez simplement votre binaire à un collègue, il le lance, et ça marche. Il est content, vous aussi, c'est trop bien, y'a plus qu'à aller boire ce truc dégeu qu'on appelle dans le sud, "un petit jaune" pour célébrer ça !!

Sous le capot, le moteur de virtualisation s'appuie sur libkrun , une bibliothèque VMM développée par Red Hat dans le cadre de l'initiative rust-vmm. Pour les noobzzzz, rust-vmm est un effort communautaire qui partage des composants Rust de virtualisation entre plusieurs projets : Firecracker (AWS), Cloud Hypervisor (Intel), crosvm (Google), libkrun (Red Hat) et donc smolvm.

Du coup les améliorations sur la mémoire ou la sécurité bénéficient à tous en parallèle. Côté kernel, smolvm embarque libkrunfw, un noyau custom optimisé pour démarrer hyper vite. J'ai testé, ça tient sa promesse < 200 ms !

La mémoire est élastique via virtio balloon ce qui fait que le host n'engage que ce que le guest utilise vraiment et récupère le reste automatiquement. Et les vCPUs dorment dans l'hyperviseur quand ils sont idle (en attente), ce qui permet d'over-provisionner sans payer le prix.

Côté sécu, y'a des détails qui sont cools aussi comme le SSH agent forwarding du host qui est exposé au guest sans jamais que les clés privées n'entrent dans la VM. En effet, c'est l'hyperviseur qui fait barrière donc vous pouvez cloner un repo privé depuis une VM jetable, comme un cochon, sans risquer d'exfiltrer vos identifiants si le code que vous lancez est foireux.

Et chaque workload a son propre kernel, donc une faille dans le kernel guest reste cantonnée à cette VM. Top hein ? Comparé à un conteneur Docker classique où une CVE kernel touche tout le host, c'est un autre niveau d'isolation.

Au niveau des concurrents, Firecracker (AWS) tourne uniquement sous Linux et vise les workloads serverless du cloud, mais pas le poste dev. Kata Containers de son côté fait du microVM mais boot en environ 500ms et nécessite une stack containerd lourde.

QEMU est puissant c'est sûr, mais boot en 15 à 30 secondes selon la config, donc oubliez, la vie est trop courte ! Quant à OrbStack dont je vous parle tout le temps puisque c'est l'alternative à Docker Desktop sur Mac qui est la plus aboutie aujourd'hui, ça reste quand même un outil proprio qui se repose sur Docker.

smolvm lui, boxe dans une autre catégorie puisque c'est une lib SDK embarquable, et pas juste un CLI, et son format .smolmachine n'a pas d'équivalent direct. C'est donc plus proche de l'esprit de Nix ou des binaires statiques Go, mais avec une isolation hardware réelle.

Sachez-le, en 2026, environ 42% des commits GitHub viennent de code généré ou assisté par IA. Je sais, ça en défrise pas mal mais c'est la nouvelle réalité.

Sauf qu'à chaque fois que vous lancez un script Python ou un paquet npm non relu, codé par une IA, vous prenez potentiellement un risque. En effet, à chaque fois, que vous donnez à du code potentiellement malveillant un accès direct à vos credentials, votre système de fichier ou encore votre réseau, vous vous exposez.

Ce bon vieux chmod +x && ./run.sh servi avec du café et beaucoup d'espoir, c'est terminé ! smolvm vous propose de basculer vers un modèle où l'isolation est l'état par défaut, et où ouvrir le réseau ou votre système de fichiers est une décision vraiment explicite. Donc parfait pour laisser des agents IA faire leur vie sur vos projets sans prendre de risques.

Notez que le support GPU est dans une branche séparée, et pas encore mergé. Et le projet est principalement piloté par BinSquare avec un Discord modeste derrière, et pas une fondation booster aux milliards d'Amazon ou de Google. Du coup ne déployez pas ça en prod sans backup... Mais pour du dev, de la sandbox d'agents IA, ou tout simplement pour distribuer votre binaire, c'est déjà très solide.

Et comme ça bouffe moins de RAM que Docker Desktop, sur un MacBook avec 16 Go, la différence se sent immédiatement.

Pour l'installer, ça passe par curl :

curl -sSL https://smolmachines.com/install.sh | bash

ou un download manuel depuis les releases GitHub.

Lancez ensuite

smolvm --help

ou ce hello world :

smolvm machine run --net --image alpine -- sh -c "echo 'Hello world from a microVM' && uname -a"

Et à vous de jouer !

PanicLock - Désactiver Touch ID en un clic sur votre Mac

Par : Korben ✨
27 avril 2026 à 15:30

Si vous voyagez avec un Macbook qui contient des trucs trèèèès sensibles, faut absolument que vous alliez tester cet outil.

PanicLock est le bouton "panique" qu'Apple n'a jamais voulu faire. Grâce à cela, en un clic, Touch ID se désactive totalement.

Plus de biométrie, et retour au mot de passe obligatoire pour rouvrir la session. Parce que oui, Touch ID, c'est ultra pratique au quotidien, sauf quand un agent à la frontière ou un flic un peu trop curieux vous demande gentiment (ou de force) de poser votre doigt sur le capteur de votre machine.

Sur iPhone, Apple a prévu quand même une astuce (5 pressions sur le bouton latéral et la biométrie se désactive). Mais sur Mac, rien !

Le principe de PanicLock, c'est tout simplement de cliquer sur l'icône dans la barre de menu ou d'appeler un raccourci clavier de votre choix et voilà ! Votre Mac se verrouille alors en désactivant Touch ID au passage.

Les devs ont aussi prévu une option "Lock on Close" qui déclenche le panic mode automatiquement lorsqu'on referme l'écran du Macbook, ce qui est la fonctionnalité la plus utile de tout le pack ! Vous fermez l'écran, et c'est mort, faut le mot de passe !

Sous le capot, ça fonctionne grâce à des fonctions natives de macOS qui sont tout simplement détournées pour permettre de désactiver la biométrie en 2 secondes. Notez que le code de PanicLock est sous licence MIT, et fonctionne 100% en offline.

Alors pourquoi c'est utile au-delà de la paranoïa que vous vous trimballez depuis que vos parents vous ont appris que vous aviez un frère adoptif secret ?

Hé bien y'a une vraie distinction juridique en jeu que j'évoquais d'ailleurs récemment dans mon article sur les cartes bancaires biométriques . En effet, aux États-Unis, la justice est divisée car en janvier 2025, la cour d'appel fédérale du District of Columbia a tranché dans US v. Brown que forcer quelqu'un à déverrouiller son téléphone violait le 5e amendement, parce que ça revient à témoigner contre soi-même.

Alors que la cour d'appel fédérale de l'Ouest Américain, elle, considère qu'un déverrouillage biométrique reste un acte physique qui n'est pas un témoignage, donc forçable. Et là, désactiver Touch ID avant un contrôle change donc tout puisque grâce à ça, on bascule dans le cas "mot de passe obligatoire", qui est mieux protégé légalement dans plusieurs juridictions. C'est exactement la même logique que la fonction iOS 18 qui affole la police , transposée côté Mac.

Je ne suis pas expert, mais je crois qu'en France, c'est un petit peu la même chose avec notre droit à ne pas nous auto-incriminer.

Côté limites, PanicLock désactive Touch ID, et c'est tout, donc si vous avez l'unlock par Apple Watch ou via une clé de sécurité, votre Mac restera quand même "ouvrable" autrement. Il faut donc penser à désactiver ces méthodes en parallèle si vous êtes vraiment dans une situation à risque.

Pour l'installer, c'est:

brew install paniclock/tap/paniclock

ou téléchargement du DMG depuis la page releases.

Et sur iPhone, la même philosophie existe via le pair locking qui bloque les ports USB, si vous voulez aller encore plus loin.

Bref, c'est petit, c'est simple, et c'est gratuit !!

Hypervibe - Codez avec une télécommande Apple TV

Par : Korben ✨
26 avril 2026 à 10:35

Vous savez cette télécommande Apple TV de première génération qui traîne dans un tiroir et dont vous ne faites rien ?

Bah y'a enfin un truc à faire avec ! Jinsoo An, alias machinarii sur GitHub, vient de sortir Hypervibe , un outil macOS qui transforme la télécommande de l'Apple TV en walkie-talkie comme disent les québecois, pour Claude Code.

Push-to-talk, swipes pour les commandes slash, boutons remappables, le tout pour coder à une seule main pendant que vous mangez vos chips au vinaigre de hipsters de l'autre.

Le principe est simple : vous tenez la télécommande comme un talkie, vous appuyez sur le bouton Siri pour parler à Claude Code (dictation Claude doit être activée préalablement), puis Play/Pause envoie le prompt, Menu fait Échap, et TV envoie un Ctrl+C pour annuler.

Et les swipes du touchpad sont mappés sur les commandes slash de Claude : swipe up pour /usage, swipe down pour /compact, swipe left pour /model, swipe right pour basculer en mode plan/auto-accept. Et comme vous pouvez vous en douter, ous les mappings sont modifiables à la volée via la barre de menu, et sauvegardés dans UserDefaults.

Hypervibe est en V0.1 expérimental, et y'a pas de binaire pré-compilé, donc vous devrez le compiler depuis les sources.

Notez quand même (parce qu'il faut rendre à César ce qui appartient à César) que Hypervibe est un fork de Remotastic de Lauschue, qui a posé les fondations du HID Siri Remote et du menu bar. Hypervibe ajoute en plus le push-to-talk, les swipes mappables sur les commandes Claude Code, et pas mal de petites subtilités pour que ça fonctionne au poil !. Côté licence c'est MIT, donc vous pouvez forker à votre tour si vous voulez ajouter votre propre layout.

Et voilà comme une télécommande à 3 balles en vente sur LeBonCoin devient un périphérique d'entrée pour Claude Code avec voix et gestures intégrés, pendant que des startups de dropshipping nous vendent des claviers "AI-native" à 300 €.

La bidouille plus fort que la douille !!

WinDiskWriter - Créez une clé USB Windows depuis macOS

Par : Korben ✨
26 avril 2026 à 09:00

Cas pratique du week-end : ma pote Alex m'a passé son PC familial tournant sous Windows 8, car son fils a changé le mot de passe du Windows et n'a pas la moindre idée de ce qu'il a tapé. Pour faire sauter ce mot de passe sans tout réinstaller, j'utilise depuis des années la bonne vieille astuce Sticky Keys, qui consiste à booter sur une clé USB Windows pour accéder au Terminal de récupération via MAJ+F10. Sauf que pour préparer cette clé, j'avais juste mon MacBook sous la main.

Et là, surprise !

Sur Windows, Rufus fait ça en deux clics depuis dix ans. Sur macOS, ça reste un sport de combat. Boot Camp Assistant est toujours dans le dossier Utilitaires mais inopérant sur les Mac Apple Silicon, le Media Creation Tool de Microsoft ne tourne pas sur Mac, et les tutos Terminal vous font formater en exFAT sans préciser que votre install.wim va dépasser les 4 Go de FAT32.

Mais heureusement, WinDiskWriter , signé TechUnRestricted, vient combler ce trou.

Vous téléchargez d'abord la build adaptée à votre Mac depuis les releases GitHub (Intel et Apple Silicon dispo) et ensuite vous glissez votre ISO Windows 10 ou 11, vous choisissez votre clé USB dans la liste, et vous cliquez Start. Voilà. Lui s'occupe du reste : partitionnement, formatage, copie des fichiers, et surtout le split automatique de l'install.wim en plusieurs install.swm dès que la taille dépasse les 4 Go.

Ce point vaut une explication, parce que c'est là où la plupart des tutos Mac plantent en silence. En fait, depuis certaines ISO de Windows 10, le fichier install.wim qui contient l'image disque compressée pèse plus de 4 Go. Or FAT32 plafonne chaque fichier à 4 Go (très précisément 4 GiB moins 1 octet), et la majorité des firmwares UEFI bootent par défaut sur du FAT32, sauf à charger un pilote tiers genre UEFI:NTFS.

Donc soit vous formatez en exFAT et vous priez pour que le PC cible accepte le boot, ce qui est loin d'être garanti sur les machines un peu anciennes comme c'est mon cas ici. Soit vous splittez le .wim en plusieurs morceaux que le bootloader Windows sait recombiner à l'install. WinDiskWriter effectue la deuxième option par défaut, comme ça vous n'avez rien à configurer.

Et côté création de clé USB pure, il propose des trucs que Boot Camp Assistant ne faisait pas. Le patch Windows 11 intégré contourne également les vérifications TPM, la RAM minimale et le Secure Boot. Bref, c'est super pratique pour réinstaller Win 11 sur un PC qui ne coche pas les cases officielles.

Le BIOS Legacy est géré pour les vieilles machines, et la liste des Windows supportés remonte jusqu'à Vista, en x64 comme en x32. À noter quand même que le projet ne fournit pas de build macOS 32-bit, donc ce sera inutilisable sur des Mac Intel pré-2010. Mais bon, ça ne concerne plus grand monde.

Notez par contre que WinDiskWriter ne bypasse PAS l'obligation de compte Microsoft online introduite avec Windows 11 22H2. Donc si vous comptez vraiment réinstaller, vous devrez toujours sortir cette bonne vieille astuce OOBEBYPASSNRO en ligne de commande pour créer un compte local.

Du coup, une fois la clé prête, j'ai pu dérouler la procédure Sticky Keys et Alex a récupéré l'accès à son PC. Et tant qu'à faire, j'en ai profité pour rafraîchir cette vieille machine. D'abord upgrade Windows 8 vers Windows 8.1 avec la mise à jour normale du Store Microsoft. Puis Windows 8.1 vers Windows 10 grâce à la clé USB préparée avec WinDiskWriter, en lançant setup.exe depuis Windows 8.1 actif pour conserver la licence. Et enfin Windows 10 vers Windows 11 avec Flyoobe , dont je vous ai parlé en détail dans un autre article.

Bref, trois upgrades en chaîne, données préservées, et le PC d'Alex qui repart sur du Windows 11 récent et à jour (même sans TPM) !

iOS 27 : le changement discret qui pourrait plaire au plus grand nombre

Apple prévoirait d'intégrer à iOS 27 des fonctions d'annulation et de rétablissement pour la gestion de l'écran d'accueil, tout en mettant l'accent sur la stabilité du système et l'autonomie de la batterie.

L’article iOS 27 : le changement discret qui pourrait plaire au plus grand nombre est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

full

thumbnail

Comment faire ressembler Windows à macOS

De nombreuses fois je vous ai expliqué comment faire un Hackintosh ou encore comment installer macOS sur un PC avec VMware. Malheureusement ce n’est pas toujours possible et certain d’entres-vous veulent surtout le design de macOS. Aujourd’hui on va faire un exercice un peu particulier puisque je vais vous montrer une méthode pour personnaliser Windows …
❌
❌