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Aujourd’hui — 16 janvier 2026Korben

safe-npm - Pour ne plus flipper à chaque 'npm install'

Par : Korben
16 janvier 2026 à 10:00

Après l'attaque massive de septembre 2025 qui a vérolé 18 packages ultra-populaires (coucou debug et chalk ) et la campagne Shai-Hulud 2.0 qui a siphonné les credentials cloud de 25 000 dépôts GitHub, on peut le dire, on est officiellement dans la sauce. Surtout si vous êtes du genre à faire un npm install comme on traverse l'autoroute les yeux bandés ! Il est donc temps de changer vos habitudes parce qu'entre les crypto-stealers qui vident vos portefeuilles en 2 heures et les malwares qui exfiltrent vos clés AWS, l'écosystème JavaScript ressemble de plus en plus à un champ de mines.

Le rayon d'action de la campagne Shai-Hulud 2.0 - une véritable moisson de secrets ( Source )

D'ailleurs, beaucoup se demandent comment savoir si un package npm est vraiment sûr. Et la réponse classique, c'est de lire le code de toutes les dépendances. Ahahaha... personne ne fait ça, soyons réalistes. Du coup, on se base sur la popularité, sauf que c'est justement ce qu'exploitent les attaques supply chain en ciblant les mainteneurs les plus influents pour injecter leurs saloperies.

C'est là qu'intervient safe-npm , une petite pépite qui va vous éviter bien des sueurs froides. Cela consiste à ne jamais installer une version de package publiée depuis moins de 90 jours. Pourquoi ? Parce que l'Histoire nous apprend que la plupart des compromissions massives sont détectées et signalées par la communauté dans les premiers jours ou semaines. Ainsi, en imposant ce délai de "quarantaine", vous laissez aux experts en sécurité le temps de faire le ménage avant que le malware n'arrive sur votre bécane.

Et hop, un souci en moins !

La supply chain npm, le nouveau terrain de jeu préféré des attaquants ( Source )

Concrètement, si vous voulez react@^18 et que la version 18.5.0 est sortie hier, safe-npm va poliment l'ignorer et installer la version précédente ayant passé le test des 90 jours.

Pour l'installer, c'est du classique :

npm install -g @dendronhq/safe-npm

Ensuite, vous l'utilisez à la place de votre commande habituelle. L'outil propose des options bien pratiques comme --min-age-days pour ajuster le délai, --ignore pour les packages que vous savez sains (ou critiques), et surtout un mode --strict parfait pour votre CI afin de bloquer tout build qui tenterait d'importer du code trop frais pour être honnête. Y'a même un --dry-run pour voir ce qui se passerait sans rien casser, c'est nickel.

Alors oui, ça veut dire que vous n'aurez pas la toute dernière feature à la mode dès la première seconde. Mais bon, entre avoir une nouvelle icône dans une lib de CSS et voir son compte AWS se faire siphonner par un groupe de hackers russes, le choix est vite fait, non ? Perso, je préfère largement ce filet de sécurité, surtout quand on voit que les attaquants utilisent maintenant Gemini ou Qwen pour réécrire leur code malveillant à la volée afin d'échapper aux antivirus.

Bien sûr, ça ne remplace pas un bon scanner de malware spécifique ou une lecture attentive des vulnérabilités, mais c'est une couche de protection supplémentaire qui coûte rien et qui peut sauver votre boîte. À coupler d'urgence avec les recommandations de la CISA comme la MFA résistante au phishing et la rotation régulière de vos credentials.

Bref, si vous voulez kiffer votre code sans avoir l'impression de jouer à la roulette russe à chaque dépendance ajoutée, safe-npm est clairement un indispensable à rajouter dans votre caisse à outils de dev paranoïaque.

Allez sur ce, codez bien et restez prudents (et gardez un œil sur vos backdoors générées par IA , on sait jamais ^^).

Readeck - Le gestionnaire de lecture "read-it-later" qui va vous faire oublier Pocket

Par : Korben
16 janvier 2026 à 09:56

Vous savez comment ça se passe, on traîne sur le web, on tombe sur un article passionnant de 4 000 mots sur Korben.info, mais on n'a absolument pas le temps de le lire là, tout de suite. Alors on ouvre un onglet. Puis deux. Puis cinquante. Et à la fin de la semaine, votre navigateur ressemble à une forêt vierge de Favicons et votre RAM pleure du sang.

Pourtant, il existe des solutions comme Wallabag (ou feu-Pocket), mais si vous êtes un peu maniaque du contrôle comme moi, vous cherchez peut-être un truc plus moderne, plus léger et surtout que vous pouvez également héberger vous-même sur votre propre serveur. C'est là que Readeck entre en scène.

C'est un outil de "read-it-later", c'est-à-dire une application qui vous permet de sauvegarder du contenu web pour le consulter plus tard, une fois que vous avez la tête reposée. L'idée de Readeck, c'est donc de garder l'histoire mais de virer tout le reste : les pubs, les popups de cookies qui vous sautent au visage et les mises en page qui font mal aux yeux. On se retrouve avec un texte pur, propre, et une interface qui ne vous agresse pas.

Ce que j'ai trouvé super cool, c'est que ça ne se contente pas des articles de blog. Vous pouvez y balancer des photos, des vidéos et même des liens YouTube. Et là, petit bonus qui tue, Readeck est capable de récupérer automatiquement la transcription des vidéos quand elle est dispo. Du coup, vous pouvez lire la vidéo au lieu de l'écouter, surligner les passages importants et faire des recherches dedans comme si c'était un bête article de presse.

Niveau fonctionnalités, c'est assez complet. On peut organiser ses lectures avec des labels, marquer des favoris, et surtout utiliser une extension de navigateur pour sauvegarder un lien en un clic. Et si vous êtes plutôt lecture sur liseuse avant de dormir, sachez que vous pouvez exporter vos articles ou des collections entières au format EPUB. Hop, vous envoyez ça sur votre Kindle ou votre Kobo et c'est parti pour une lecture sans distraction.

Pour l'installation, c'est vraiment le bonheur des geeks. Le truc est distribué sous la forme d'un seul fichier binaire (un exécutable, quoi), sans aucune dépendance. Pas besoin de se taper l'installation d'une base de données complexe ou d'un serveur web usine à gaz pour commencer à jouer. Ça tourne sous Linux, macOS et Windows, et si vous préférez Docker, y'a une image officielle qui fait le job parfaitement.

Le développeur explique que ça tourne sans souci sur un vieux Raspberry Pi 2 qui traîne au fond d'un tiroir. Il faut compter environ 512 Mo de RAM pour être large, car l'outil peut consommer un peu de ressources quand il traite des grosses images dans les articles.

Et si vous n'avez pas envie de gérer votre propre serveur, l'équipe prévoit de lancer un service hébergé courant 2026. Ça permettra de soutenir le projet financièrement tout en profitant de l'outil sans mettre les mains dans le cambouis. En attendant, c'est du logiciel libre, c'est propre, et ça fait un excellent complément à un gestionnaire de bookmarks comme Linkding .

Bref, si vous cherchez une alternative solide et auto-hébergée pour nettoyer vos onglets et enfin lire tout ce que vous avez mis de côté, jetez un œil à Readeck , ça vaut vraiment le détour !

Ces émissions télé des années 80/90 qui ont fait de nous des geeks

Par : Korben
16 janvier 2026 à 08:15

Si vous avez grandi dans les années 80 ou 90, vous avez forcément comme moi des souvenirs de ces émissions qui nous faisaient rêver devant nos bons gros écrans cathodiques .

Et s'il y a bien un truc que je n'ai pas oublié c'est qu'à une époque où le jeu vidéo et l'informatique étaient encore des trucs de "geeks" (le terme n'était pas encore très utilisé en France...), la télévision française nous a quand même offert quelques pépites qui ont marqué toute une génération. Et en y repensant c'était pas mal délirant, donc je vous propose de vous replonger là dedans avec moi.

Tout part en 1979 avec Temps X, l'émission culte des frères Bogdanoff . Igor et Grichka, sapés dans leurs combinaisons futuristes dessinées par Thierry Mugler, nous accueillaient dans leur vaisseau spatial pour parler science, science-fiction et technologies de demain.

Le truc de fou, c'est qu'ils avaient déjà évoqué dès 1980 un réseau mondial qu'ils avaient baptisé "Internex", bien avant que le grand public ne découvre Internet (et bien avant que certains nostalgiques ne ressuscitent le Minitel ). Ils recevaient même des artistes de BD comme Mœbius, Bilal ou Druillet, des gens qui n'avaient pas vraiment droit de cité à la télé française de l'époque. L'émission a duré jusqu'en 1987 sur TF1 et reste pour beaucoup d'entre nous la porte d'entrée vers tout un univers de possibles.

Ensuite, en 1983, TF1 lance deux émissions qui vont marquer les esprits. D'abord Super Défi, animée par un certain Christophe Dechavanne qui faisait ses premiers pas à la télé. L'émission mettait en scène des compétitions de jeux vidéo chaque jour à 19h40 durant l'été.

Mais TF1 ne s'est pas arrêtée là puisque dans la foulée, il y a eu aussi Microludic (1983-1984) dans laquelle on retrouve deux familles (les Oranges et les Citrons) qui s'affrontent sur des jeux, un héros masqué (Super-Défi) qui revient hanter le plateau, et au passage un petit goût de "tiens, si on apprenait deux trois trucs de micro-informatique" entre deux manches.

Et pendant que TF1 jouait avec nos neurones, Antenne 2 faisait pareil de son côté avec Micro Kid (1984-1985), présenté par Mouss avec des collégiens, des jeux sur micro-ordinateurs, et un côté "challenge + initiation" qui sent bon l'époque où un joystick, c'était déjà de la haute technologie. Franchement, quand on remet ça dans le contexte, c'est lunaire (mais beau).

Puis il y a eu Pixifoly , diffusée dans le programme Vitamine le mercredi après-midi. C'était la toute première émission française entièrement consacrée aux jeux vidéo, et aussi la première à utiliser massivement l'image de synthèse. Mélanie, Antoine et Dominique nous emmenaient sur leur planète des jeux vidéo, traversant littéralement l'écran pour entrer dans les jeux à la manière de Tron. Les gamins s'affrontaient sur les consoles de l'époque projetées sur un écran géant, vraiment TF1 avait mis le paquet pour l'époque.

Le milieu des années 80, c'est aussi l'arrivée des micro-ordinateurs dans les foyers. Les Amstrad CPC, Atari ST et Amiga débarquent, et la presse spécialisée commence à fleurir. Mais à la télé, il faudra attendre 1991 pour voir débarquer LA référence : Micro Kid's . Diffusée sur FR3 puis France 3 de septembre 1991 à juin 1997, l'émission était présentée par Jean-Michel Blottière, rédacteur en chef du magazine Tilt, puis en duo avec Delphine.

Deux équipes de jeunes s'affrontaient dans un quiz avant de se mesurer sur les jeux du moment. Le top des ventes était sponsorisé par Micromania, et les réponses au courrier des lecteurs faisaient partie du rituel. Au total, 246 émissions ont été diffusées et en 1995, face à la concurrence, les présentateurs sont ensuite remplacés par Dr Clic, un animateur virtuel en forme de joystick. Ouais, c'était les années 90 ^^.

Puis en 1992 arrive Hugo Délire , animée par Karen Cheryl sur France 3. Je ne manquais aucun épisode et le concept était dingue pour l'époque puisque les enfants pouvaient jouer en direct via les touches de leur téléphone. Ils pilotaient Hugo, une petite créature inspirée d'un troll scandinave, à travers des parcours sur rail pour éviter les obstacles et gagner des cadeaux.

Le format était adapté du danois "Skærmtrolden Hugo" et a été repris dans plus de 40 pays. L'émission recevait en moyenne 25 000 appels par jour, avec des pointes jusqu'à 40 000. C'était de l'interactivité télévisuelle avant l'heure, et ça marchait du tonnerre.

Sur France 2, de mars 1993 à août 1994, Télévisator 2 proposait aussi des tests, des astuces et des dessins animés comme Super Mario Bros. L'émission était animée par Cyril Drevet et plusieurs présentatrices (Céline Dubois, puis Charlotte Chaulet, puis Ness). J'adorais cette émission, et c'était la grande époque où je passais beaucoup de temps sur la Super NES. Diffusée le mercredi matin, elle a réussi à rivaliser avec le Club Dorothée de TF1 et parfois même à le dépasser en audience. Et après la fin de l'émission, Cyril Drevet a justement rejoint le Club Dorothée pour y tenir une rubrique jeux vidéo jusqu'en 1996.

Ensuite, niveau vulgarisation scientifique, E=M6 débarque le 10 février 1991 sur M6 avec Mac Lesggy aux commandes. L'émission existe toujours aujourd'hui avec le même animateur, ce qui en fait la plus ancienne émission scientifique toujours diffusée sur le PAF. En 1993, un numéro spécial consacré aux jeux vidéo a bien marqué les esprits et reste une capsule temporelle fascinante à revoir aujourd'hui :

Sur M6 toujours, Mega 6 est diffusée chaque mercredi entre 1994 et 1995, présentée par Guillaume Stanzick avec des tests et astuces au menu pour accompagner la guerre des consoles entre Megadrive et Super Nintendo qui faisait rage à l'époque et dont nous étions tous les guerriers.

Et pendant que les grandes chaînes se battaient à coups de "tests" et de "tips", Canal J avait aussi son petit laboratoire maison avec Des Souris et des ROM (1995-1999), présenté par Bertrand Amar. C'était plus du style "magazine", mais ça parlait consoles, PC, nouveautés, et ça a clairement participé à mettre une culture jeux vidéo à portée de télécommande pour toute une génération de gosses.

Et puis en 1995, Canal+ lance Cyber Flash , un programme court présenté par Cléo, une présentatrice virtuelle au look entre Jessica Rabbit et une fourmi. Créée par Alain Guiot et développée par le producteur Alain Le Diberder, doublée par Luna Sentz, Cléo était animée en temps réel, une prouesse technique pour l'époque. Là on nageait en plein "cyber", j'étais à fond !

Son passage en direct dans Nulle Part Ailleurs depuis le forum Imagina était une première mondiale. Je m'en souviens encore !! Elle a présenté environ 500 numéros jusqu'en 1998, parlant jeux vidéo, multimédia et internet aux jeunes adultes qui commençaient à s'équiper de modems. Elle a même eu droit à sa propre émission dérivée, "C+ Cléo" .

Et puisqu'on parle de Canal+, impossible de ne pas citer Cyberculture (1995-1999), présenté et produit par Chine Lanzmann. J'adorais aussi cette émission. Là, on n'était plus sur la pastille TV avec des reportages, interviews, sujets sur les nouvelles technos, les jeux, le Web, et toute la "culture cyber" qui commençait à contaminer gentiment le quotidien. On était typiquement sur le programme qui nous donnait envie d'acheter un modem... et ensuite de pleurer quand on recevait la facture France Télécom.

Bonus dans le bonus, il y a même eu une soirée spéciale "La saison cyber" (1996) qui mélangeait Cléo (oui, la même) et Chine Lanzmann pour faire un grand tour d'horizon "jeux vidéo / réseau / virtualité / futur". Rien que ça.

D'ailleurs, c'est à ce moment-là que le mot "Internet" commence à résonner dans les foyers. Sur La Cinquième, Net Plus Ultra (1996-2001) présenté par Marie Montuir nous faisait découvrir ce nouveau monde, à une époque où le web grand public c'était surtout des pages qui mettaient 30 secondes à charger sur nos connexions 56k. Le streaming existait déjà via RealPlayer, mais bon, fallait être patient. Si cette époque vous manque, j'ai d'ailleurs fait un article sur Internet Artifacts , un vrai musée numérique des débuts du web.

Et là, fin des années 90, on commence à voir le Web débarquer partout, même en "pastille" juste avant le JT. Sur TF1 en 1999, il y a eu Clic & Net (présenté par Billy) pour "expliquer Internet" au grand public, avec le côté très "regardez, c'est fou, on peut cliquer sur des trucs". Alors oui, on pouvait, mais pas trop vite sinon ça faisait planter Netscape ^^.

Sur France 3, dans le même esprit "on défriche", il y a eu aussi 3x+Net (avec Oriane Garcia et Florian Gazan) qui faisait un petit panorama de tout ce qui se passait sur le Web. La période dotcom dans toute sa splendeur... c'était l'époque où un site qui mettait une vidéo de 15 secondes en timbre-poste était déjà considéré comme de la sorcellerie.

Et en 1998, la création de Game One , première chaîne française entièrement consacrée aux jeux vidéo, marque également un tournant. C'est là que naît Level One , l'émission de Marcus où il jouait au premier niveau d'un jeu avec sa tête incrustée dans l'image grâce à l'incrustation par luminance. C'est souvent considéré comme l'un des tout premiers Let's Play "grand public" (version télé), bien avant que le concept n'explose sur YouTube.

Marcus lui-même revendique cette paternité du format télévisé. L'émission a duré de 1998 à 2002 dans sa première incarnation, avant de revenir plusieurs fois.

Ces émissions et bien d'autres ont accompagné toute une génération et le futur qu'ils nous promettaient... hé bien on y est. Moi ça a vraiment renforcé ma passion de l'informatique. Ça m'a permis aussi de comprendre que ce que j'aimais commençait à devenir "grand public". D'un côté j'étais un peu saoulé de me faire déposséder comme ça de ma passion par des moldus mais en même très heureux de pouvoir me nourrir de toutes ces infos fraiches à une époque où on n'avait pas encore vraiment accès à Internet.

Et aujourd'hui, bizarrement, on regarde toujours des gens parler de jeux vidéo et d'informatique, sauf qu'aujourd'hui c'est souvent dans un coin de Twitch , sur YouTube, ou sur une chaîne de TV à 2h du mat pendant que votre voisin télécharge encore un patch day one (la boucle est bouclée).

Voilà, j'espère que ce petit retour en arrière vous aura rappelé quelques souvenirs. Notez que d'autres excellents dossiers ont été publiés sur le sujet, notamment sur jeuxvideo.com si vous voulez creuser encore un peu plus.

Sources : Archives INA Temps X , Chez Marcus , Micro Kid's Story (Omaké Books) , Super Défi , Microludic , Micro Kid , Micro Kid's , Pop culture et culture geek (Inathèque) , Guide Inathèque (PDF) , Game One , Level One

Pourquoi votre vieux serveur Windows est une bombe à retardement, et comment la désamorcer

Par : Korben
16 janvier 2026 à 06:52

Les amis, si vous administrez encore des serveurs Windows avec des configurations "d'époque" (qui sentent la naphtaline quoi...), il faut qu'on parle.

Google Cloud (via son équipe Mandiant) vient de sortir un papier assez creepy sur Net-NTLMv1, ce vieux protocole d'authentification qu'on croyait enterré mais qui survit encore dans pas mal d'infrastructures. Verdict implacable : c'est une véritable bombe à retardement !!

BOOM 💥 !

En gros, si vous avez encore du NTLMv1 activé quelque part sur votre réseau, un attaquant positionné sur votre réseau peut récupérer le matériel cryptographique nécessaire pour casser vos comptes. Le problème avec Net-NTLMv1, c'est qu'il s'agit d'un protocole d'authentification challenge-response qui date des années 90. C'était l'époque de Windows NT, de 2Pac et des modems 56k sauf que contrairement à la musique, la sécurité a un peu évolué depuis.

Le souci, c'est que ce protocole utilise l'algorithme DES (Data Encryption Standard) pour chiffrer ses challenges. Et le DES, aujourd'hui, c'est aussi solide qu'une porte en papier mâché.

Concrètement, un attaquant peut donc forcer un échange d'authentification (via des outils comme Responder) et, grâce à des Rainbow Tables (des tables arc-en-ciel), retrouver la clé de chiffrement. Une fois qu'il a cette clé, il peut reconstruire le hash NTLM et s'authentifier sur vos serveurs comme s'il était vous (attaque Pass-the-Hash).

Maintenant, la nouveauté qui va vous faire mal, c'est que Mandiant vient de publier un jeu complet de Rainbow Tables spécifiquement pour ça. Avant, il fallait les générer soi-même ou fouiller sur des sites communautaires comme FreeRainbowTables.com .

Le concept des RainbowTables c'est que plutôt que de recalculer les hashs à chaque fois, on pré-calcule des milliards de combinaisons possibles et on les stocke. Et Mandiant explique qu'avec ce dataset et du matériel grand public (moins de 600 $ de GPU), on peut désormais casser des clés NTLM en moins de 12 heures.

Soit une demi-journée pour transformer votre serveur "sécurisé" en moulin à vent... Alors comment savoir si vous êtes concerné ? Hé bien c'est là que ça devient sauvage car même si vous pensez être en NTLMv2 (la version plus sécurisée), il suffit qu'un seul équipement mal configuré, genre une vieille imprimante réseau ou un vieux logiciel force le "downgrade" vers NTLMv1 pour exposer des identifiants.

Heureusement, Windows permet d'auditer ça !

Vous pouvez aller fouiller dans les journaux d'événements (Event Viewer) et chercher l'ID 4624. Si vous voyez "Authentication Package: NTLM" et "Package Name (NTLM only): NTLM V1", c'est que vous avez un gros problème.

Pour le guide de survie, pas de panique, on peut désamorcer le truc mais il va falloir être méthodique pour ne pas casser la prod (ce qui vous ferait passer pour un admin en carton, et on veut éviter ça).

  1. Auditez d'abord : Activez les logs d'audit pour le NTLM. Ça se passe dans les GPO (Group Policy Object). Computer Configuration -> Windows Settings -> Security Settings -> Local Policies -> Security Options -> Network security: Restrict NTLM: Audit NTLM authentication in this domain
  2. Identifiez les coupables : Repérez les machines qui utilisent encore la v1. Souvent, ce sont de vieux serveurs 2003 qui traînent, des NAS non mis à jour ou des applis métier codées avec les pieds il y a 15 ans.
  3. Forcez le NTLMv2 : Une fois que vous avez tout nettoyé, modifiez la GPO : Network security: LAN Manager authentication level. Passez-la à "Send NTLMv2 response only. Refuse LM & NTLM".

C'est radical, mais c'est une étape indispensable pour assainir votre réseau.

Voilà si je vous en parle c'est pas pour vous faire paniquer mais ne laissez pas traîner ça. Comme d'hab, la sécurité, c'est souvent de la maintenance de l'existant, et virer ces vieux protocoles tout nuls est probablement l'action la plus rentable que vous puissiez faire cette semaine pour la sécurité de votre boite.

Et si vous cherchez d'autres moyens de sécuriser vos accès, jetez un œil à ce que j'écrivais sur les failles critiques NTLM y'a un peu plus d'un an, ça reste d'actualité.

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WinBoat - Une faille critique découverte dans l'outil de virtualisation

Par : Korben
16 janvier 2026 à 06:38

Si vous faites partie des curieux qui testent WinBoat (le projet open source de TibixDev pour lancer des applis Windows sous Linux via Docker), sachez qu'une vulnérabilité critique a été identifiée dans l'outil, et le scénario d'attaque est plutôt créatif.

Pour ceux qui ne connaissent pas, WinBoat est une appli Electron qui orchestre tout un petit monde (Docker / Podman, FreeRDP) pour rendre l'expérience Windows "seamless" sur votre bureau Linux. C'est ambitieux, c'est en beta, et forcément, il y a parfois des trous dans la raquette.

D'après le write-up technique publié sur hack.do , le problème venait de l'API locale exposée par WinBoat sur le port 7148. Cette API HTTP n'était pas authentifiée, ce qui est souvent le début des ennuis.

Le scénario décrit par le chercheur est le suivant : un attaquant héberge une page web malveillante et si vous visitez cette page avec votre navigateur (et sous réserve que les sécurités CORS/PNA ne bloquent pas la requête, ce qui dépend de votre config et du navigateur), elle peut envoyer des ordres à cette API locale localhost:7148.

L'API vulnérable (notamment le endpoint /update) permettrait alors de remplacer des composants internes du système invité. En gros, l'attaquant pourrait substituer le binaire guest_server légitime par une version malveillante.

Une fois que l'attaquant a compromis le conteneur Windows, il ne s'arrête pas là. Le chercheur explique que WinBoat permet au conteneur de communiquer des "entrées d'application" à l'hôte Linux. Si le conteneur compromis envoie un chemin forgé spécifiquement et que l'hôte tente de le lancer... c'est l'exécution de code arbitraire (RCE) sur votre machine Linux.

C'est un rappel assez violent que l'isolation, c'est compliqué à faire correctement, surtout quand on veut une intégration transparente entre deux systèmes.

La bonne nouvelle, c'est que le problème a été traité. La faille concernait les versions jusqu'à la v0.8.7. La version v0.9.0 introduit une authentification obligatoire pour cette API locale, avec un mot de passe aléatoire généré au lancement, ce qui coupe l'herbe sous le pied de ce type d'attaque web.

Si vous utilisez WinBoat, la mise à jour est donc plus que recommandée et si le sujet de l'isolation vous intéresse, jetez un œil à mon tuto sur l'installation de WSL 2 ou encore à cette autre faille RCE critique qui a secoué le monde Linux récemment.

Bref, prudence avec les outils en beta qui exposent des ports locaux !

Source

Plus de son sur Plex ? Pas de panique, voici le fix !

Par : Korben
16 janvier 2026 à 06:22

Si vous avez récemment fait une mise à jour vers Windows 11 24H2 et que vous êtes un utilisateur assidu de Plex, vous avez peut-être remarqué un truc étrange. L'image est nickel, tout se lance parfaitement, mais niveau son... c'est le silence radio absolu.

En particulier si vous tentez de lire des médias avec une piste audio EAC3 (Dolby Digital Plus) en 5.1. Vous avez beau monter le volume, vérifier vos câbles ou insulter votre carte son, rien n'y fait. Y'a que dalle...

Alors pas de panique les amis ! Ce n'est pas votre matériel qui est en cause, ni même Plex qui a décidé de bouder. C'est juste Microsoft qui, dans sa grande sagesse (et probablement pour des histoires de licences), a semble-t-il retiré ou cassé la gestion native du codec EAC3 dans cette version de Windows. Un grand classique qui me rappelle l'époque où Windows 8 avait viré la lecture DVD sans prévenir.

Heureusement, Andréa, un fidèle lecteur (merci à lui !), a creusé le sujet et nous partage la solution pour remettre tout ça d'équerre sans avoir besoin de formater ou de passer sous Linux (même si, entre nous, ce serait une excellente idée ^^).

Ce qu'il vous faut

  • Un PC sous Windows 11 (version 24H2)
  • Le pack "Dolby AC-3 / AC-4 Installer" (voir plus bas)
  • 5 minutes devant vous

La solution miracle

Pour corriger ce problème, il faut réinjecter les DLL manquantes dans le système. Et pour ça, un petit utilitaire bien pratique existe sur MajorGeeks.

  1. Allez récupérer le Dolby AC-3 / AC-4 Installer disponible ici sur MajorGeeks .
  2. Lancez l'installation. Ça va remettre les fichiers nécessaires dans System32 comme au bon vieux temps.
  3. Redémarrez votre PC. C'est Windows, ne posez pas de questions ;) .

Une fois que la bête a redémarré, ouvrez votre client Plex.

Allez dans les paramètres Lecteur et assurez-vous d'être en "Réglages de base" (5.1 ou Stéréo) et surtout, désactivez le Passthrough si ce n'est pas indispensable pour votre ampli. Normalement, le son devrait revenir instantanément.

C'est quand même dingue qu'en 2026 on doive encore bidouiller des codecs à la main pour avoir du son, mais bon... Au moins, c'est réparable.

Voilà, si ça vous a sauvé la soirée film, n'hésitez pas à remercier Andréa qui a tout détaillé sur son tuto complet ici .

Et pensez aussi à garder votre Plex Media Server à jour , c'est important pour la sécurité (même si ça ne règle pas les soucis de codecs Windows !).

TranslateGemma - La traduction locale haute qualité par Google

Par : Korben
15 janvier 2026 à 21:33

Vous connaissez Gemma ? Bon, hé bien Google vient de remettre une pièce dans la machine avec TranslateGemma , une nouvelle collection de modèles ouverts dédiés exclusivement à la traduction.

Si vous utilisez Google Translate ou DeepL au quotidien, c'est super, ça marche bien, mais ça demande quand même une connexion internet et vos données partent dans le cloud. Donc pour ceux qui veulent garder leurs petits secrets de fabrication (ou juste les lettres d'amour de leur vieille prof de théâtre) en local, c'est souvent un peu la galère.

Ça tombe bien puisque Google DeepMind semble avoir entendu vos prières puisqu'ils viennent de lâcher dans la nature cette suite de modèles basés sur Gemma 3. Et apparemment, ils ont mis le paquet sur l'efficacité.

L'idée c'est de faire tourner de la traduction haute fidélité sur votre propre matériel, peu importe sa puissance. C'est pourquoi TranslateGemma est dispo en trois tailles : 4 milliards (4B), 12 milliards (12B) et 27 milliards (27B) de paramètres pour fonctionner sur tous types de matos.

Le modèle 4B est optimisé pour le mobile et l'edge computing (comprenez "sur des petits appareils"), le 12B est taillé pour tourner tranquille sur un laptop grand public, et le 27B, c'est pour ceux qui ont du GPU costaud (H100 ou TPU) et qui veulent la qualité maximale.

Ce qui est foufou, c'est que le modèle 12B surpasse le modèle Gemma 3 de base en version 27B sur les benchmarks de traduction. En gros, vous avez une qualité supérieure avec un modèle deux fois plus léger. Ils l'ont vraiment optimisé aux petits oignons.

Pour réussir ce tour de force, Google explique avoir utilisé un processus de "distillation" en deux étapes. D'abord, ils ont fine-tuné les modèles sur un mélange de données traduites par des humains et de données synthétiques générées par leurs gros modèles Gemini. Ensuite, ils ont appliqué une phase de Reinforcement Learning (RL) guidée par des métriques de qualité comme MetricX-QE. C'est comme si Gemini apprenait à son petit frère comment bien traduire, en lui tapant sur les doigts quand il se trompe.

Après côté langues, c'est du solide puisque ça fonctionne en 55 langues rigoureusement testées et validées, couvrant la plupart des besoins courants (Français, Espagnol, Chinois, Hindi...). Et ils ont aussi poussé le bouchon encore plus loin en entraînant le modèle sur près de 500 paires de langues supplémentaires. C'est expérimental certes, mais ça ouvre la porte à des traductions pour des langues dites "faibles ressources" qui sont souvent oubliées par les géants de la tech...

Autre point cool, comme c'est basé sur Gemma 3, ces modèles gardent des capacités multimodales. Ça veut dire qu'ils peuvent potentiellement traduire du texte à l'intérieur d'images, même si ce n'était pas le but premier de l'entraînement spécifique TranslateGemma.

Voilà, maintenant si vous voulez tester ça, c'est disponible dès maintenant sur Hugging Face , Kaggle et Vertex AI . Y'a même un notebook ici pour mettre un peu les mains dans le cambouis. Pour les devs qui veulent intégrer de la traduction locale dans leurs apps sans dépendre d'une API payante, c'est donc une option qui mérite vraiment d'être explorée.

Et si le sujet des modèles Google vous intéresse, jetez un œil à mon test de Gemini 2.5 ou encore à PocketPal AI pour faire tourner tout ça sur votre smartphone.

Bref, à tester !

Source

Hier — 15 janvier 2026Korben

WhisperPair - Vos écouteurs Bluetooth sont des traitres

Par : Korben
15 janvier 2026 à 17:00

Si vous pensiez que vos écouteurs sans fil étaient capables de garder vos secrets, j'ai une mauvaise nouvelle pour vous !

Des chercheurs du groupe COSIC de la KU Leuven (les mêmes génies qui avaient déjà hacké des Tesla il y a quelques années) viennent de dévoiler WhisperPair. C'est le petit nom d'une série de vulnérabilités qui touchent le protocole Google Fast Pair, et vous allez voir, ça craint.

Le protocole Fast Pair, censé nous faciliter la vie en appairant nos gadgets en un clic, oublie en fait de vérifier si l'appareil est réellement en mode appairage. Du coup, n'importe quel petit malin situé à portée de Bluetooth (environ 15 mètres dans les tests) peut se connecter silencieusement à votre casque ou vos enceintes, même si vous êtes déjà en train d'écouter votre podcast préféré. Pas besoin de bouton, pas besoin de confirmation, rien. C'est un peu le retour de la faille BlueSpy dont je vous parlais l'année dernière , mais en mode industriel.

Et quand je dis industriel, je n'exagère pas car les chercheurs ont testé 25 modèles différents et 17 d'entre eux sont tombés comme des mouches. Des marques comme Sony, Jabra, JBL, Marshall, Xiaomi, OnePlus, Logitech et même les Pixel Buds de Google sont touchées. Et une fois connecté, le pirate peut faire pas mal de trucs sympas (ou pas) comme injecter son propre audio à fond dans vos oreilles, perturber vos appels, ou pire, activer le micro pour écouter ce qui se passe autour de vous.

Mais attendez ça va encore plus loin car pour certains modèles Sony et Google, un attaquant peut carrément enregistrer votre casque sur son propre compte Google. Et là, c'est le combo gagnant pour le stalker puisqu'il peut vous suivre à la trace via le réseau Find Hub (le "Localiser" de Google). Le plus dingue, c'est que ça fonctionne même si vous utilisez un iPhone et que vous n'avez jamais touché à un produit Android de votre vie.

Si vous recevez une alerte de tracking sur votre smartphone, vous penserez probablement à un bug de votre propre appareil alors que c'est un espion qui regarde vos déplacements en temps réel... C'est moche.

Bref, Google a bien essayé de patcher le truc, notamment pour Find Hub, mais les chercheurs ont déjà trouvé un moyen de contourner le correctif en quelques heures. C'est la course à l'échalote habituelle et le vrai souci, c'est que pour corriger ça proprement, il faut une mise à jour du firmware de chaque accessoire par son constructeur. Et on sait tous comment ça se passe... à moins d'avoir l'application dédiée de la marque (que personne n'installe jamais) et de penser à vérifier les updates, vos écouteurs resteront vulnérables pendant des années.

Du coup, que faire ?

Hé bien déjà, si vous bossez sur des trucs ultra-sensibles, méfiez-vous du Bluetooth dans les lieux publics. C'est moche à dire en 2026, mais la sécurité des objets connectés reste encore trop souvent le parent pauvre de l'ergonomie.

Et si vous voulez creuser les détails techniques, les chercheurs ont tout mis sur leur site dédié .

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X serre la vis de sa plateforme de nudification, mais pas trop fort quand même

Par : Korben
15 janvier 2026 à 16:53

Et encore un sujet qui me fout une colère noire et qui montre bien que chez certains, l'éthique c'est visiblement tombé dans les chiottes. Vous l'aurez deviné, je parle bien de Grok, l'IA d'Elon Musk, qui se retrouve une fois de plus sur le devant la scène.

Grâce à la magie de l'IA, ce chatbot permettait jusqu'à présent de générer des images de vraie personnes en tenues légères (bikinis, sous-vêtements...) voire complétement à poil à partir de simples photos. C'est ce qu'on appelle la "nudification" et c'est, disons-le clairement, une saloperie sans nom qui a été utilisée pour harceler des femmes, des jeunes filles et accessoirement faire zizir à tous les pédo nazis qui trainent sur X.

Toutefois, suite à une forte pression réglementaire au Royaume-Uni, en Californie, et même au blocage complet de la plateforme X en Indonésie et en Malaisie, X Safety (lol) vient enfin de serrer la vis. Mais bon, comme d'habitude avec Musk, il a fallu attendre d'être au pied du mur, parce que son éthique et son empathie sont surement restées dans la boite à gants du Roadster Tesla de Starman.

Désormais, la plateforme va donc "geobloquer" la génération d'images de personnes réelles en bikini ou sous-vêtements (le fameux "spicy mode") là où c'est restreint par la loi. "LÀ OÙ C'EST RESTREINT PAR LA LOI"... oui oui... Pourquoi se faire chier hein... si mettre des gens à poil sans leur autorisation est autorisé par ton pays, c'est 👍

X affirme également avoir implémenté des mesures technologiques pour empêcher l'usage de Grok afin d'éditer des photos pour dévêtir des gens mais apparemment, ça marche pas de fou de ce que j'ai pu lire aujourd'hui. En tout cas, je trouve ça dingue qu'il faille des enquêtes et des suspensions d'accès à tout un réseau social pour que le bon sens l'emporte...

En attendant, X a réservé l'accès à Grok aux abonnés payants sur la plateforme, officieusement pour améliorer la traçabilité des abus, même si dans les faits, payer ne garantit en rien d'assurer le lien avec l'identité de l'utilisateur. Et surtout, ces nouvelles restrictions anti-nudification s'appliquent désormais à tout le monde, y compris à ceux qui passent à la caisse.

Après quand on voit que la réponse automatisée de xAI aux journalistes était y'a pas si longtemps un magnifique " Legacy Media Lies " d'enfant de 5 ans, on mesure le niveau de maturité de toute l'entreprise X...

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Reprompt - Quand Microsoft Copilot balance vos données en un clic

Par : Korben
15 janvier 2026 à 15:52

Vous vous souvenez d' EchoLeak, cette faille zero-click dans Microsoft Copilot dont je vous parlais l'année dernière ? Eh bien accrochez-vous, parce que les chercheurs de Varonis viennent de remettre le couvert avec une nouvelle technique baptisée "Reprompt". Et cette fois, un simple clic suffit pour que l'assistant IA de Microsoft balance toutes vos données sensibles à un attaquant.

Je vous explique le principe... Dolev Taler, chercheur chez Varonis Threat Labs, a découvert que l'URL de l'assistant Microsoft intègre un paramètre "q" qui permet d'injecter directement des instructions dans le prompt.

Du coup, n'importe qui peut vous envoyer un lien piégé du style copilot.microsoft.com/?q=INSTRUCTION_MALVEILLANTE et hop, votre assistant exécute ce qu'on lui demande dès que vous cliquez.

Et là où c'est vraiment pas drôle, c'est que Varonis a identifié trois techniques d'exploitation. La première, "Double-Request", contourne les garde-fous en demandant à l'IA de répéter deux fois la même action. La deuxième, "Chain-Request", enchaîne les instructions côté serveur pour exfiltrer vos données sans que vous ne voyiez rien. Et la troisième combine les deux pour un effet maximal.

Les trois techniques d'attaque Reprompt : P2P Injection, Double-Request et Chain-Request ( Source )

Via cette faille, un attaquant peut récupérer vos emails récents, vos fichiers OneDrive, votre historique de recherche, et tout ça en arrière-plan pendant que vous pensez juste avoir cliqué sur un lien anodin. Ça craint hein !

Petite précision importante quand même, cette faille ne touche que la version Personal de l'assistant Microsoft, et pas la version Enterprise qui bénéficie de protections supplémentaires. Si vous utilisez la version pro au boulot, vous pouvez respirer. Par contre, si vous utilisez la version grand public pour vos trucs perso, c'était open bar jusqu'au patch du 13 janvier dernier.

Parce que oui, bonne nouvelle quand même, Microsoft a confirmé avoir corrigé le problème. Mais ça pose une vraie question sur la sécurité des assistants IA qui ont accès à nos données car entre EchoLeak et Reprompt, ça commence à faire beaucoup pour un seul produit.

Et surtout au niveau de la sécurité, moi ce que je comprends pas, c'est pourquoi le niveau de sécurité est un argument marketing ? Au nom de quoi la version personnelle devrait être moins sûre que la version personnelle ? Je pense que les données personnelles des gens n'ont pas moins de valeur...

Pour moi le niveau de sécurité devrait être exactement le même sur les deux versions du service.

Bref, l'IA c'est pratique, mais c'est aussi un nouveau terrain de jeu pour les attaquants alors méfiez-vous des liens bizarres, même s'ils pointent vers des services Microsoft légitimes !

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Claude Cowork – Quand l'IA d'Anthropic se fait exfiltrer vos fichiers

Par : Korben
15 janvier 2026 à 15:39

Ah, encore une merveilleuse petite faille de sécurité qui va ravir tous les paranos de la vie privée et les anti-IA ^^ ! Johann Rehberger et l'équipe de PromptArmor viennent de démontrer comment Claude Cowork , l'agent IA d'Anthropic censé vous simplifier la vie au bureau, peut se transformer en aspirateur à fichiers personnels.

J'imagine que si vous l'avez testé, vous avez un dossier connecté à Claude Cowork pour qu'il vous aide à analyser vos documents ? Parfait. Il suffit maintenant qu'un petit malin glisse un fichier Word contenant des instructions cachées, et hop hop hop, vos précieux fichiers partent se balader sur un serveur distant sans que vous n'ayez rien vu venir.

En fait, le fichier piégé contient du texte invisible pour l'œil humain, mais parfaitement lisible par l'IA. Genre une police en taille 1px, de couleur blanche sur fond blanc, avec un interligne de 0,1 histoire d'être vraiment sûr que personne ne le remarque. C'est beau la créativité des hackers, quand même.

Et l'IA, elle, lit tout ça comme si c'était normal et exécute gentiment les instructions malveillantes.

La chaîne d'attaque se déroule en cinq étapes bien huilées. D'abord, l'attaquant dépose son fichier vérolé dans un dossier partagé auquel Claude a accès. Ensuite, il attend qu'un utilisateur demande à l'IA d'analyser le contenu de ce dossier. Claude traite alors le fichier piégé et découvre les instructions cachées. L'IA effectue une requête qui envoie vos fichiers vers l'API Anthropic... sauf que les identifiants utilisés appartiennent à l'attaquant. Vos données atterrissent donc tranquillement dans son compte, sans que vous n'ayez la moindre notification.

Ce qui rend cette attaque particulièrement sournoise, c'est que la sandbox de Claude autorise les requêtes sortantes vers l'API d'Anthropic. Normal, me direz-vous, c'est son propre écosystème. Sauf que du coup, un attaquant bien motivé peut exploiter cette confiance aveugle pour faire transiter des données volées par un canal parfaitement légitime en apparence. Si vous suivez les vulnérabilités des systèmes RAG comme ConfusedPilot , vous reconnaîtrez le même genre de manipulation par injection de contenu.

Et ce n'est pas tout ! Les chercheurs ont également identifié un vecteur potentiel de déni de service. En créant un fichier avec une extension qui ne correspond pas à son contenu réel, genre un fichier texte déguisé en PDF, on peut provoquer des erreurs en cascade qui paralysent l'API de manière persistante.

Sympa pour bloquer un concurrent ou saboter un projet.

Côté modèles affectés, les chercheurs ont démontré la vulnérabilité sur plusieurs versions de Claude, dont Haiku. Bref, c'est du sérieux. Pour ceux qui s'intéressent aux failles de sécurité des assistants IA ou aux techniques de red teaming sur les LLM , cette recherche vaut vraiment le détour.

Anthropic a été notifié et travaille sur des correctifs. En attendant, si vous utilisez Claude Cowork avec des dossiers partagés, méfiez-vous de tout fichier qui pourrait traîner là sans raison apparente. Et la prochaine fois que quelqu'un vous envoie un document "urgent à analyser", prenez peut-être cinq secondes pour vous demander s'il ne cache pas une petite surprise.

Pour en savoir plus c'est par ici !

Monster Hunter Wilds - Pourquoi posséder tous les DLC booste vos FPS

Par : Korben
15 janvier 2026 à 14:25

Bon, accrochez-vous à vos manettes parce qu'on vient de franchir un nouveau palier dans le grand n'importe quoi de l'optimisation PC.

Vous le savez, le jeu Monster Hunter Wilds sur PC, c'est un peu la roulette russe... un coup ça passe, un coup ça rame sa mère comme un vieux disque rayé. Les joueurs ont tous accusé les shaders, le CPU ou encore le Denuvo de service, mais la vérité est bien plus... bizarroïde, vous allez voir.

En effet, un utilisateur de Reddit nommé de_Tylmarande a mis le doigt sur un bug de logique métier qui me laisse un peu sur le cul. En gros, plus vous possédez de DLC, mieux le jeu se porte. Hé non, ce n'est pas un nouveau modèle économique "Pay-to-FPS", mais un pur problème de code mal torché.

En fait, tout commence quand ce brave de_Tylmarande décide de tester le jeu sur deux comptes Steam différents, mais sur la même bécane. Sur son premier compte, il installe le jeu de base sans rien d'autre... Résultat, il se retrouve à 25 FPS bien pénibles dans les hubs. Et sur un deuxième compte, blindé avec tous les DLC cosmétiques de la mort, il se retrouve à plus de 80 FPS au même endroit.

Le mec n'en croit alors pas ses yeux et décide de creuser un peu sous le capot du RE Engine (c'est le moteur de jeu). En analysant le comportement du bousin, il s'est rendu compte que le moteur de Capcom passe en fait son temps à appeler l'API de Steam pour vérifier si vous possédez chaque petit slip ou chapeau de Palico disponible dans la boutique.

Le problème technique ici, c'est l'overhead monstrueux que ça génère car chaque appel à l'API Steam nécessite une communication entre le processus du jeu et le client Steam (ce qu'on appelle de l'IPC). Alors quand le jeu fait ça en boucle pour des dizaines, voire des centaines d'items, ça sature un thread CPU complet.

Et le truc dingue, c'est que si vous possédez les DLC, la routine semble s'arrêter plus vite ou emprunter un chemin de code optimisé. À l'inverse, si vous n'avez rien, le jeu s'acharne à vérifier dans le vide, créant un goulot d'étranglement CPU qui flingue vos performances. C'est un peu ce genre de travers qu'on dénonce souvent quand on parle d' enshittification de la tech , où les verrous et les vérifications inutiles finissent par littéralement pourrir l'usage réel.

Pour prouver sa théorie, le moddeur a pondu un petit fix expérimental (un bypass via DLL / script REFramework) qui "ment" au jeu en lui disant : "Ouais t'inquiète, le mec possède absolument TOUT".

Et le résultat est sans appel puisque sur une config qui plafonnait à 30 FPS, le simple fait de simuler la présence des DLC a fait bondir la fluidité à près de 50 FPS en moyenne. C'est quand même un gain de plus de 60% de perfs juste en supprimant une vérification de licence à la con.

Le plus probable, je pense, c'est que les mecs de la QA chez Capcom testent sur des "Dev Builds" où tout est débloqué par défaut et n'ont donc jamais vu le problème, que ce soit sur ce titre ou sur les précédents comme Monster Hunter World ou Monster Hunter Rise . C'est pour ça que de mon côté, je râle toujours contre ces DRM et ces systèmes de check intrusifs car au-delà de la question de la propriété, ça finit toujours par pourrir l'expérience des gens qui ont payé.

Alors pour l'instant, le mod n'est pas encore public car de_Tylmarande attend de voir si Capcom va réagir proprement avec un patch officiel, mais au moins, le mystère est résolu ! Si votre PC galère avec ce jeu c'est parce que vous n'êtes pas assez dépensier au goût des routines de check de Capcom.

Voilà, même si je ne joue pas à ce jeu parce que je suis trop occupé à vous écrire des articles, j'espère qu'un fix arrivera vite pour arrêter ce massacre de cycles CPU.

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Faites de 2026 l’année où vos données travaillent enfin pour vous (et plus contre vous)

Par : Korben
15 janvier 2026 à 12:13
-- Article en partenariat avec Incogni --

On parle souvent de “bonnes résolutions” pour le Nouvel An : se remettre au sport, arrêter de scroller la nuit, cuisiner un peu plus… mais jamais d'arrêter de se faire siphonner sa vie par des boîtes dont on n’a jamais entendu parler. 2026 peut être l’année où votre identité numérique arrête de servir de carburant à des data brokers, pour redevenir ce qu’elle aurait toujours dû être : à vous, et à vous seul. Parce qu'il faut savoir être égoiste parfois.

Vos données sont déjà en vente même si vous n’avez jamais “rien accepté”

Comme je vous l'ai déjà expliqué, les data brokers vivent d’un business aussi discret que lucratif : collecter des morceaux de vos infos, les recouper et les revendre à des dizaines d’acteurs différents. Adresse, numéro de téléphone, emails, revenus supposés, historique de navigation, centres d’intérêt, santé présumée, habitudes d’achat, présence sur les réseaux… tout y passe. Ils récupèrent ces données via des formulaires “innocents”, des programmes de fidélité, des cookies, des services IA, des applis gratuites, des comparateurs, des jeux-concours et, bien sûr, des fuites de données massives. Sans oublier nos gentils services gouvernementaux (Urssaf, France Travail & co) qui font quasi des journées portes ouvertes (pays européen qui fuite le plus, 2e rang mondial, enfin un truc ou on est bon!).

Résultat : votre profil se balade sans doute dans des centaines de bases. Il nourrit des pubs ultra ciblées, sert de matière première à des algos de scoring, et alimente un écosystème d’arnaques de plus en plus industrialisées. Les rapports sur les scams en ligne montrent une hausse continue des fraudes liées au shopping et aux faux sites, largement facilitées par les données récupérées chez ces intermédiaires. Penser “je n’ai rien à cacher” en 2026, c’est surtout oublier que la prochaine usurpation d’identité ou le prochain deepfake bien ficelé se construira peut‑être avec les miettes que vous laissez trainer à gauche ou à droite.

Incogni : un agent qui passe l’année à dire “supprimez” à votre place

Là où beaucoup de guides se contentent de vous expliquer comment envoyer des mails d’opt‑out à la main, Incogni prend le problème à la racine : le service se branche sur plus de 420 data brokers et envoie, en votre nom, des demandes légales de suppression de vos données, à la chaîne et sur la durée. Dès que vous créez votre compte, l’algorithme identifie les courtiers susceptibles de détenir vos infos (en fonction de votre pays et des lois applicables), puis déclenche une salve de requêtes appuyées sur le RGPD, le CCPA, le PIPEDA et consorts.

Ce qui fait la différence, ce n’est pas juste le volume, c’est la persistance. Incogni renvoie des demandes tous les 60 jours pour les brokers publics et tous les 90 jours pour les privés, et suit systématiquement les réponses : suppression confirmée, en cours, résistante, ou carrément silencieuse. Quand un acteur rechigne, le service relance et peut même faire remonter le cas aux autorités de protection des données. Un audit indépendant mené par Deloitte en 2025 a confirmé que ces cycles de demandes et de relances ne sont pas du storytelling marketing, mais bien mis en œuvre comme annoncé.

2026 : le bon moment pour appuyer sur “reset”

Vous êtes la seule personne qui peut décider de “faire de 2026 votre année la plus privée” en attaquant le problème là où il se démultiplie : chez les brokers. La mécanique est simple :

  • plus vos données restent longtemps dans ces fichiers, plus elles sont revendues et recopiées ;
  • plus elles sont copiées, plus les scams sont crédibles (adresse exacte, bons prénoms, contexte plausible, etc.) ;
  • plus les scams sont crédibles, plus il suffit d’un moment de fatigue pour cliquer au mauvais endroit.

En supprimant vos infos d’un maximum de courtiers, vous cassez une bonne partie de cette chaîne. Les analyses de services spécialisés montrent que les personnes qui utilisent un outil de data removal voient moins de spams ciblés et réduisent leur surface d’attaque face aux escroqueries liées par exemple au shopping et aux faux services clients. Et surtout, vous sortez du piège “j’espère que les sites que j’utilise feront attention” pour passer à “je vais taper directement là où ils vendent mes données”.

Comment Incogni transforme une résolution en routine automatique

L’autre intérêt d’Incogni , c’est qu’il transforme une bonne résolution de début d’année en réflexe automatisé. Concrètement :

  • vous créez un compte, signez une procuration numérique ;
  • Incogni scanne quels types de données sont exposés chez ses 420+ courtiers partenaires ;
  • il envoie immédiatement des demandes de suppression, puis continue de les renvoyer périodiquement ;
  • vous suivez tout dans un tableau de bord clair : gravité de l’exposition, niveau de coopération du broker, temps estimé de suppression, etc.

Certains services concurrents alignent des options annexes (VPN, gestion de mot de passe, assurance, etc.), mais la force d’Incogni, c’est justement de ne faire qu’une chose : traquer vos données chez les brokers et les faire retirer, encore et encore. Et si vous trouvez qu'un VPN couplé est indispensable, vous pouvez l'intégrer via l' offre Surfshark One+ dont j'ai parlé. Son rapport efficacité/prix pour ce cas d’usage précis est un autre point positif. Ainsi que la possibilité de demander des suppressions personnalisées sur des sites hors base standard, pratique pour des annuaires ou plateformes très locales.

Moins d’expo, moins de scams : la logique derrière

Les chiffres sur les arnaques en ligne pour 2025 et début 2026 montrent une explosion des fraudes liées au e‑commerce, aux fausses boutiques, aux notifications DHL/La Poste bidon et aux “remboursements” inventés. Et ces attaques ne sortent pas de nulle part : elles se nourrissent de listes d’emails, d’adresses, de numéros et de profils achetés ou loués à des intermédiaires. Plus votre fiche est riche, plus vous êtes intéressant à cibler.

En réduisant la quantité de données qui circulent sur vous chez ces acteurs, vous baissez mécaniquement la probabilité d’apparaître dans les fichiers vendus à des escrocs, la quantité de contexte qu’ils auront pour rendre leurs messages crédibles et l’ampleur des dégâts en cas de nouvelle fuite massive.

Mon test personnel et d'autres en ligne le confirment : beaucoup d’utilisateurs voient apparaître leurs premières suppressions dans les jours ou semaines qui suivent. Et cela monte à des dizaines de courtiers nettoyés au bout de quelques mois d’abonnement. Ce n’est pas un bouclier absolu, mais c’est l’équivalent d’un régime sérieux pour votre empreinte numérique : moins de gras inutile qui traîne partout, plus de contrôle sur ce qui circule.

2026, l’année où vos données cessent d’être une fatalité

Le vrai changement de mindset (comme diraient les gourous du dev perso), c’est de considérer que vos données ne sont pas condamnées à rester coincées dans chaque base qui les récupère. Des lois comme le RGPD vous donnent un droit à l’effacement, mais personne n’a le temps de l’exercer manuellement auprès de centaines de structures. Incogni se pose en proxy qui passe son année à faire ce boulot à votre place, en suivant les réponses et en recommençant jusqu’à obtenir un résultat, là où vous auriez abandonné au troisième mail automatisé incompréhensible.

Si une résolution doit survivre à janvier cette année, c’est celle‑ci : ne plus laisser votre identité numérique en open-bar chez les courtiers. Un compte Incogni, quelques minutes de configuration, et vous avez au moins une force de rappel permanente qui travaille pour vous pendant que vous passez à autre chose (tenir vos autres bonnes résolutions?). En 2026, reprendre sa vie numérique en main, ce n’est pas tout couper et partir vivre dans une cabane sans réseau, c’est accepter que l’on ne puisse pas empêcher toutes les fuites… mais refuser qu’elles deviennent un business éternel sur votre dos. Incogni ne promet pas l’oubli total, mais il s’en rapproche suffisamment pour que ça vaille enfin le coup de cocher cette résolution sur la liste.

Le prix de l'abonnement standard est actuellement d'environ 86€ TTC pour l'année entière. Mon code Korben55 doit encore fonctionner (je ne sais pas jusqu'à quand), en l'utilisant vous économiserez encore 7 ou 8€, donc c'est le moment !

→ Cliquez ici pour en savoir plus sur Incogni ←

La France remet ça et ordonne aux VPNs de bloquer encore plus de sites pirates

Par : Korben
15 janvier 2026 à 12:12

Bon, je vous en parlais déjà en mai dernier , la justice française avait décidé de s'attaquer aux VPN pour lutter contre le piratage des matchs de foot. Et bien devinez quoi ? Ils ont remis le couvert, et cette fois c'est encore plus costaud !

Le 18 décembre dernier, le Tribunal judiciaire de Paris a rendu une nouvelle ordonnance à la demande de la Ligue de Football Professionnel et de sa branche commerciale. Du coup, les gros du secteur des tunnels chiffrés vont devoir obtempérer : CyberGhost, ExpressVPN, NordVPN, ProtonVPN et Surfshark sont tous dans le viseur. Hop, 5 services de confidentialité d'un coup qui se retrouvent obligés de jouer les censeurs !

Concrètement, ces fournisseurs doivent bloquer l'accès à 13 domaines pirates, parmi lesquels miztv.top, strikeout.im, qatarstreams.me ou encore prosmarterstv.com. Bref, les sites de streaming foot gratuit vont avoir la vie dure. Et le plus flippant dans l'histoire c'est que ce dispositif est "dynamique", ce qui signifie que l'ARCOM peut rajouter de nouvelles adresses à la liste quand bon lui semble, sans repasser devant un juge. Les blocages resteront donc actifs pour toute la saison 2025-2026.

L'argument massue du tribunal c'est que, je cite : "la neutralité technique n'équivaut pas à l'immunité juridique". En gros, ce n'est pas parce que un service de VPN promet de ne rien logger et de protéger la vie privée de ses utilisateurs que ces entreprises peuvent ignorer les injonctions des ayants droit. Les juges ont donc balayé d'un revers de main l'argument des obligations contractuelles envers les clients. Adios la promesse d'anonymat quand la LFP débarque avec ses avocats !

D'ailleurs, parlons un peu de mon partenaire NordVPN puisqu'ils font partie de la liste des concernés. Car même si cette décision cible le streaming de foot pirate, ça pose quand même des questions sur l'avenir de ces services...

En effet, ce qu'il y a de bien avec un service comme NordVPN, c'est qu'il permet de protéger sa vie privée, de sécuriser ses connexions Wi-Fi publiques et d'accéder à des contenus bloqués géographiquement de façon légitime. En plus de ça, avec leur politique no-log auditée et leurs serveurs présents dans plus de 110 pays, c'est quand même la référence pour ceux qui veulent surfer tranquilles. Et avec les promos actuelles, ça revient à quelques euros par mois pour protéger jusqu'à 10 appareils. Jetez un œil à leurs offres (lien affilié) si vous cherchez à sécuriser votre connexion, et pas juste pour mater du foot pirate, hein !

Bref, comme je le disais dans mon article précédent, toute cette histoire, c'est un peu comme essayer d'arrêter l'eau qui coule avec une passoire. Les pirates les plus motivés changeront simplement de service ou trouveront d'autres moyens de contournement. Et pendant ce temps, les utilisateurs lambda qui se servent d'un VPN pour des raisons parfaitement légitimes, genre protéger leurs données dans les McDo au Wi-Fi douteux, se retrouvent avec des services potentiellement bridés.

Voilà, reste à voir comment tout ça sera appliqué dans la vraie vie. Les questions techniques sont nombreuses et les fournisseurs basés hors de France pourraient très bien répondre "mdr" aux injonctions parisiennes. En attendant, surveillez de près les évolutions de votre service préféré dans les prochains mois...

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L'IA détruit-elle nos institutions démocratiques ?

Par : Korben
15 janvier 2026 à 11:28

L'IA va-t-elle vraiment détruire nos institutions ?

Deux chercheurs de Boston University, Woodrow Hartzog et Jessica Silbey, viennent de publier un papier académique qui affirme que oui, et leur thèse tient en trois mécanismes :

  1. l'intelligence artificielle dégrade l'expertise humaine
  2. elle court-circuite les processus de décision
  3. et elle isole les individus.

Autant dire que ça envoie du lourd !

Mais est-ce vraiment le cas ? Je vous propose de regarder un peu ce qui se passe chez nous, en France et en Europe, depuis quelques mois, sans vous prendre la tête avec la théorie.

Premier exemple, l'algorithme de la CAF.

Depuis 2010, la Caisse nationale d'allocations familiales utilise un système de scoring qui attribue une note de risque entre zéro et un à tous les allocataires pour détecter les fraudes potentielles. On parle quand même de 32 millions de personnes concernées !

C'est pourquoi en octobre 2024, quinze associations dont Amnesty International France, la Quadrature du Net et la Fondation Abbé-Pierre ont attaqué cet algorithme devant le Conseil d'État . Le problème en fait, ce sont les critères qui font monter le score comme avoir de faibles revenus, être au chômage, vivre dans un quartier défavorisé, être parent isolé, ou travailler avec un handicap.

Du coup, l'expertise des agents qui connaissent le terrain se retrouve court-circuitée par un score opaque qui cible systématiquement les plus vulnérables. C'est vraiment dégelasse et Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty, n'a pas manqué de rappeler le précédent néerlandais de 2021 où un algorithme similaire avait plongé des milliers de familles dans la dette.

Et ce n'est pas un cas isolé... France Travail applique la même recette avec ce que La Quadrature du Net appelle des "scores de suspicion" et "scores d'employabilité" qui déterminent qui va être contrôlé en priorité. En 2024, l'organisme a effectué 610 780 contrôles, soit une hausse de 16,7% par rapport à l'année précédente et leur objectif pour 2027 c'est de faire 1,5 million de contrôles !!!

La Quadrature du Net dénonce donc un profilage algorithmique qui remplace progressivement l'accompagnement humain par une logique de surveillance automatisée déshumanisée.

Et c'est la même chose avec Parcoursup. En effet, la plateforme d'affectation post-bac traite chaque année des centaines de milliers de dossiers, et les études montrent une discrimination territoriale flagrante. A dossier équivalent, un lycéen parisien a plus de chances d'être accepté qu'un lycéen de banlieue. L'UNEF qualifie le système de "fabrique à élite" , et selon un sondage L'Etudiant/BVA/Orange , seulement 37% des jeunes de 15 à 20 ans estiment que le traitement est équitable.

Les conseillers d'orientation qui connaissaient les élèves individuellement sont peu à peu remplacés par un algorithme dont personne ne comprend vraiment les critères...

Côté court-circuitage des décisions, le ministère de la Culture nous a également offert un moment collector. Quand Rachida Dati a voulu rendre hommage au rappeur Calbo, cofondateur d'Ärsenik décédé à 53 ans, le communiqué de presse contenait une sacrée bourde : "Shalom" au lieu de "Shaolin".

C'est une erreur qui évoque le comportement typique des systèmes génératifs et l'enquête de Next a montré après coup que le texte provenait en fait d'un site dont le nom de domaine avait été racheté après la faillite de son proprio pour y héberger du contenu généré par IA. C'est moche... Le ministère a démenti avoir utilisé l'IA tout en admettant "des coquilles". lol... Comme d'hab, personne n'a vérifié avant la publication, et voilà !

Et les deepfakes ? On en parle ? Car là, c'est Macron lui-même qui brouille les pistes à défaut de brouiller l'écoute ^^. En février 2025, pour promouvoir le Sommet de l'IA, le président a posté sur Instagram une compilation de deepfakes le montrant avec une coupe mullet dansant sur "Voyage, Voyage", donnant un tuto coiffure, ou imitant Jean Dujardin dans OSS 117.

Ça l'a fait marrer (je ne savais pas qu'il pouvait rire, décidément, on en apprend tous les jours) mais les experts en IA ont tiré la sonnette d'alarme car quand le président normalise lui-même les deepfakes, comment ensuite lutter contre la désinformation qui ronge l'espace médiatique ? Un an plus tôt, une fausse vidéo France 24 générée par des propagandistes russes annonçait un complot d'assassinat contre Macron, et l'ex-président Medvedev l'avait relayée comme authentique... Breeeeef....

Ah et il y a aussi le cas Coluche ! Souvenez-vous, en septembre dernier, une vidéo deepfake de l'humoriste appelant à rejoindre le mouvement "Bloquons Tout" a dépassé les 200 000 vues sur TikTok. Des propos qu'il n'a bien sûr jamais tenu de son vivant. France 3 avait fait plus subtil avec "Hôtel du Temps" où Thierry Ardisson "ressuscitait" Coluche, mais en utilisant uniquement ses propos authentiques. La nuance est importante, et ça montre bien que tout dépend de l'intention.

L'Europe a bien sûr tenté de répondre avec l'AI Act , le premier règlement de l'UE sur l'intelligence artificielle avec classification des risques, obligations de transparence, interdiction de certains usages et j'en passe... Sur le papier, c'est ambitieux mais dans les faits, la course est déjà perdue d'avance face à une techno qui évolue plus vite que la régulation.

Du coup, nos deux chercheurs Hartzog et Silbey ont-ils raison ?

Je dirais qu'en partie, oui.

Mais l'IA ne détruit pas les institutions démocratiques par malveillance, mais plutôt par friction car elle s'insère dans des processus existants, remplace des étapes humaines, crée des angles morts et ça c'est le problème. Vous le savez, j'aime beaucoup tout ce qu'on peut faire avec l'IA et j'ai une tendance plutôt pro-IA que anti-IA et une fois encore, de mon point de vue, ici le vrai problème n'est pas l'outil, mais plutôt l'absence de garde-fous et la tentation de faire confiance aveuglément à tout ce qui sort de la machine.

Voilà, donc dire que l'IA "détruit" les institutions, c'est peut-être un poil exagéré mais c'est clair qu'elle les fragilise, qu'elle les contourne et surtout qu'elle les rend paresseuses.

Quand à la destruction, elle viendra surement si on continue de regarder ailleurs...

Glide - Le fork Firefox entièrement hackable pour les fans de Vim

Par : Korben
15 janvier 2026 à 10:00

Coucou les petits amis, ça roule ? Aujourd'hui on va parler d'un truc qui va plaire aux barbus, aux fans de raccourcis qui font mal aux doigts et à tous ceux qui considèrent que la souris est une invention du démon.

Ça s'appelle Glide et l'idée c'est de proposer un fork de Firefox entièrement hackable via du TypeScript et pas juste une extension qui se fait brider par le modèle de sécurité de Mozilla. C'est donc un vrai navigateur où vous avez la main sur tout ce qui touche au logiciel.

Le développeur, Robert Craigie, en avait marre de voir ses raccourcis Vim sauter sur certains domaines protégés. Du coup, il a pris les sources de Firefox et il a injecté une couche de personnalisation totale. On peut définir ses propres modes (Normal, Insert, Hint, Ignore), créer des macros qui exécutent des processus externes, ou même configurer un raccourci pour cloner un dépôt GitHub et l'ouvrir direct dans Neovim.

Franchement, le truc est hyper fluide. Le mode "Hint" (touche f) permet de cliquer sur la plupart des liens sans jamais lâcher le clavier, et le raccourci gI cible automatiquement le plus gros champ de texte de la page. C'est magique, on gagne un temps de dingue.

Pour ceux qui se demandent la différence avec Tridactyl , c'est simple : ici, il n'y a plus de bac à sable pour la configuration. On est chez soi, avec un accès direct aux APIs du navigateur et la possibilité de piloter des scripts système sans se prendre la tête. Attention toutefois, Glide est encore en version alpha (basé sur Firefox 144.0b8), ce qui signifie que le fork a un peu de retard sur les derniers patchs de sécurité de Mozilla. À utiliser en connaissance de cause, donc.

Pour l'instant, c'est dispo uniquement pour macOS et Linux. Mais si vous kiffez le minimalisme et que vous voulez un navigateur qui ne vous traite pas comme un simple utilisateur à qui on cache les réglages, Glide mérite clairement le coup d'œil.

Ça redonne un peu de fun à la navigation web, loin des usines à gaz bourrées d'IA qui essaient de deviner ce que vous voulez faire !

Merci à Lorenper !

Source

Repomance - Le Tinder des dépôts GitHub

Par : Korben
15 janvier 2026 à 09:07

Si comme moi, vous êtes du genre à passer des heures sur GitHub pour dénicher la perle rare, genre un nouveau framework à la mode ou l'outil CLI qui va vous sauver la vie, j'ai trouvé un truc qui va soit booster votre productivité, soit ruiner votre temps libre.

Ça s'appelle Repomance et c'est une application iOS qui transforme la découverte de dépôts GitHub en une expérience... disons, plus familière.

J'vais pas y aller par 4 chemins, en fait c'est le Tinder du code. Vous avez une pile de cartes représentant des projets open source, et vous swipez. À droite, vous mettez une "star" au dépôt (ça se synchronise direct avec votre compte GitHub via OAuth), et à gauche, vous passez votre chemin.

L'appli vous propose deux modes : les projets "Trending" pour voir ce qui excite la communauté en ce moment (par jour, semaine ou mois), et un mode "Curated" qui vous prépare des petits lots personnalisés selon vos langages de prédilection et vos centres d'intérêt (Web, Machine Learning, DevOps, etc.).

C'est assez génial pour faire sa veille technique dans le métro ou entre deux réunions. Les fiches sont également super complètes avec description, stats, répartition des langages, preview du README et même la licence du projet.

Comme ça, pas besoin de sortir de l'appli pour savoir si le projet est maintenu ou s'il correspond à vos besoins. Et pour ceux qui se posent la question de la vie privée, l'appli est open source et ne demande que le strict minimum de permissions GitHub pour pouvoir ajouter les étoiles à votre profil.

Voilà, c'est gratuit, c'est propre, et c'est totalement addictif quand on aime explorer la jungle de l'open source !

A découvrir ici !

ChatGPT Translate - OpenAI veut détrôner Google Traduction

Par : Korben
15 janvier 2026 à 08:56

Bon, vous connaissez tous Google Traduction, cette application qu'on installe par réflexe dès qu'on pose le pied dans un pays étranger (ou quand on essaie de comprendre une notice de montage suédoise).

Hé bien, il semblerait qu'OpenAI ait décidé de venir sérieusement grattouiller dans les plates-bandes de Google avec le lancement de ChatGPT Translate , un outil de traduction dédié qui ne fait pas les choses à moitié.

On va pas se mentir, la traduction automatique, c'est souvent la foire aux saucisses dès qu'on sort des sentiers battus... On a tous en tête ces traductions pourries qui transforment un compliment en insulte diplomatique. C'est d'ailleurs pour ça que certains utilisent des extensions comme YouTube Anti-Translate pour éviter les massacres linguistiques sur nos vidéos préférées.

Mais là, ChatGPT Translate essaie d'apporter un truc en plus qui est : ✨ la personnalisation ✨, lol. Grâce à ça, au-delà de simplement convertir des mots, l'outil vous propose, d'un simple clic, de reformuler le résultat.

Vous voulez que ça sonne plus "business-formal" ? Hop, c'est fait. Vous préférez un ton simplifié pour expliquer un truc à un gamin de 5 ans ? Nickel, l'IA s'adapte. C'est ce côté "malléable" qui manque cruellement aux solutions classiques... Par exemple, moi dans Deepl, j'ai pas ça... Et comme c'est difficile de jauger si un texte dans une langue étrangère est trop familier ou pas, çe me bloque un peu, c'est vrai.

L'interface minimaliste de ChatGPT Translate qui mise tout sur la personnalisation ( Source )

Pour le moment, l'interface est ultra minimaliste (deux champs de texte, paf, on ne se prend pas la tête) et supporte plus de 50 langues. On peut taper son texte, causer dans le micro, et même si l'option d'upload d'images est mentionnée, elle semble encore un peu timide sur desktop. On est donc encore très loin des usines à gaz comme Comic Translate qui traduisent carrément vos mangas en temps réel avec de l'IA, mais c'est un bon début.

Et voilà comment OpenAI mise une fois encore tout sur son "muscle" cloud magique pour offrir des traductions qui ne ressemblent pas à des phrases sorties d'un vieux dictionnaire poussiéreux. C'est un peu le même combat qu'on a vu à l'époque avec le traducteur de Microsoft quand tout le monde essayait de détrôner le roi Google. Après c'est bien pour nous, ça nous fait des trucs nouveaux à tester et peut-être que ça nous plaira.

En tout cas, si vous voulez tester ça, c'est déjà dispo sur le web et ça devrait s'intégrer de plus en plus dans nos smartphones à l'avenir, j'imagine...

Mais gardez quand même un œil sur le résultat au cas où l'IA déciderait de traduire un "Cordialement," de fin de mail par "Die motherfucker,"... On n'est jamais trop prudent !

Source

Passez Claude Code sur le pilote automatique

Par : Korben
15 janvier 2026 à 08:47

Si vous utilisez Claude Code (l'outil CLI d'Anthropic qui déboite), vous savez que c'est super puissant pour coder, auditer ou refactoriser des trucs en un clin d'œil. Mais le petit souci, c'est qu'il faut tout le temps être derrière son terminal pour lui dire quoi faire.

C'est là qu'entre en scène un super projet baptisé Claude Code Scheduler .

Développé par un certain jshchnz, ce petit plugin permet tout simplement de programmer Claude afin de pouvoir lui balancer des ordres du genre "fais-moi une review de sécurité tous les jours à 9h" ou "check les dépendances chaque mardi après-midi", et de le laisser bosser tout seul dans son coin. Et ce que j'aime avec ces outils, c'est qu'on lui parle en langage naturel... Pas besoin de s'arracher les cheveux avec la syntaxe obscure des cron jobs. Vous lui dites "Tous les jours de la semaine à 10h du mat" et il comprend direct.

Ce scheduler s'appuie sur les planificateurs natifs de votre système d'exploitation tels que launchd sur macOS, crontab sur Linux et le planificateur de tâches sur Windows. C'est robuste, ça survit aux redémarrages et c'est parfaitement intégré et pour ceux qui s'inquiètent de devoir valider chaque modification à la main, sachez que l'outil gère le mode autonome.

En gros, il utilise le flag --dangerously-skip-permissions de Claude Code pour lui permettre d'éditer des fichiers ou de lancer des commandes sans vous demander la permission à chaque ligne. Forcément, il faut avoir confiance dans vos prompts, mais pour des tâches de maintenance récurrentes, c'est un gain de temps monumental.

Une fois installé, vous aurez alors accès à une panoplie de commandes slash comme /schedule-add ou /schedule-list pour gérer tout ça directement depuis l'interface de Claude. Et bien sûr, tout est loggé proprement dans des fichiers texte pour que vous puissiez vérifier au petit matin ce que l'IA a glandé pendant que vous étiez dans les bras de Morphée.

Voilà, c'est un chouette plugin pour Claude Code et c'est dispo sur Github .

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