Cette semaine, l'actualité numérique a surtout été rythmée par la multiplication des fuites sur GTA 6 : le leaker prétend posséder une build du jeu et menace Rockstar Games. Dans le monde de l'IA, Google a relancé sa promotion « Gemini gratuit » pour les étudiants et ChatGPT s'apprête à déployer les publicités en France.
À partir de la fin de l’année 2026, Apple Music affichera des labels pour signaler certains morceaux créés avec de l’intelligence artificielle. Une nouveauté qui arrive après celles de Spotify et surtout Deezer, déjà bien plus avancé sur la détection des titres générés par IA.
Alors que les géants de la tech célèbrent chaque prouesse algorithmique comme une victoire historique, le mathématicien Terence Tao utilise l'ironie d'un mème pour recadrer le débat : générer une démonstration brute avec une IA n'est que la toute première marche de la science.
[Deal du jour] Brièvement disparue hier, l’offre sur le Samsung Odyssey OLED G9 est déjà de retour chez Carrefour. Cet immense écran OLED de 49 pouces repasse à 669,99 € au lieu de 1 099 €, soit son prix le plus bas jamais observé.
Le constructeur Geekom a retiré de ses anciennes pages de support un installeur de pilote réseau que plusieurs moteurs d'analyse classent comme malveillant. Le fichier s'appelle Install_PCIE_Win11_11.10.0720.2022_11222022.exe et il dormait dans l'archive LAN partagée par six mini-PC de la marque : A7, A8, AE7, AE8, AX7 Pro et AX8 Pro.
Le signalement part d'un utilisateur de r/MiniPCs sur Reddit, et du site
VideoCardz qui a vérifié lui-même
en téléchargeant l'archive directement chez Geekom le 15 août dernier. VirusTotal, FileScan.IO, MetaDefender et YARAify réagissent tous les quatre, ce dernier en remontant même des signatures ClamAV qui nomment la famille Asruex.
Alors c'est déjà un peu chaud d'apprendre ça, surtout si vous avez un PC Geekom mais la problème c'est que ce n'est pas absolument pas une nouveauté !
En effet, le 29 décembre 2024, le propriétaire d'un AE8 explique
sur le forum ComputerBase
qu'il vient de réinstaller Windows, qu'il a pris ses pilotes sur le site du fabricant, et que Defender lui a sorti Trojan:Win32/Asruex.A au décompactage. Il dit ensuite avoir écrit à Geekom pour les prévenir.
20 mois plus tard,
Tom's Hardware décrit
sur les machines Geekom, des permissions administrateur, des frappes clavier interceptées et une connexion à un serveur de commande, et PCWorld raconte que des attaquants sont venus glisser une backdoor dans le paquet.
Ce fichier est donc bien un paquet Realtek générique, que
DriversCloud héberge et redistribue
depuis le 25 novembre 2022 et qui s'est fait vérolé ensuite en 2024. Sur l'origine de l'exemplaire qui traînait chez elle, Geekom dit dans
son communiqué du 18 août
qu'il s'agit d'une ressource obsolète oubliée sur de vieilles pages, mais jamais d'une intrusion.
Donc si vous avez téléchargé et lancé cet installeur LAN depuis une page support d'un de ces six modèles, vous êtes concerné !! Le Windows livré avec la machine n'est pas en cause, du moins d'après Geekom. Supprimez donc l'installeur, lancez un scan complet avec Windows Defender ou votre antivirus préféré, et récupèrez un pilote réseau faible chez Realtek ou directement via Windows Update.
De son côté, Geekom a invoqué la déesse de l'effet Streisand en demandant à VideoCardz de retirer son article mais VideoCardz a dit non évidemment...
Trade Republic ajoute le Livret A à son application et franchit les 400 000 PEA. La néobanque allemande veut passer du statut de courtier à celui de banque principale des Français.
Claude peut désormais rédiger, transférer et envoyer des mails directement depuis Gmail, a annoncé Anthropic le 18 août 2026. Une nouvelle étape vers un assistant capable d’agir à votre place, avec une validation humaine activée par défaut.
Trois chercheurs de l'université du Massachusetts à Amherst ont réussi à régler pour 3,19 dollars d'achats dans un supermarché avec une carte bancaire périmée !
Leur secret ?
Glisser une app maison entre la carte et le terminal qui trafique la date d'expiration de la carte.
En fait, leur montage relaie les échanges NFC et modifie au passage un champ que personne ne protège : la date d'expiration lue par le terminal. Leur papier s'appelle
Zombie Cards Back Online
, et a été présenté à USENIX Security 2026.
La mécanique tient en réalité à une bizarrerie du réseau Visa. Une carte annonce sa date d'expiration à deux endroits différents, et sur le kernel Visa, la date que le terminal consulte pour ses contrôles locaux n'est reliée à aucune signature. La banque, elle, regarde l'autre. Les deux devraient être liées cryptographiquement mais elles ne le sont pas.
Pire, ce kernel transmet à la banque un TVR entièrement à zéro. Le TVR, c'est le champ qui raconte ce que le terminal a vérifié et ce qui a coincé. Rempli de zéros, il ne raconte plus rien, du coup, la banque autorise une transaction sans savoir que les contrôles d'en face ont été contournés.
Reste que la portée est plus étroite que le tour de force le laisse croire. Sur cinq banques américaines testées, une seule a validé l'opération de bout en bout dans des conditions de laboratoire, permettant de payer jusqu'à 500 dollars. Une autre a laissé passer le terminal puis refusé côté banque. De leur côté, les kernels Mastercard, American Express et Discover, eux, ont rejeté les modifications.
Il faut aussi avoir la carte expirée à portée de NFC, et que la banque ait réémis la nouvelle avec le même numéro de compte, ce que les auteurs décrivent comme une pratique d'émetteurs américains.
Bref, c'est pas si simple et tous les essais ont eu lieu aux États-Unis donc rien ne dit non plus ce que ça donnerait sur un terminal français, où le
sans contact plafonne
de toute façon à 50 euros par paiement, 150 euros cumulés et 5 opérations avant que ça ne réclame le code. Puis de toute façon, le numéro de CB change intégralement à chaque renouvellement de carte, donc bon...
Six ans plus tôt, l'équipe de David Basin publiait
The EMV Standard: Break, Fix, Verify
, une application Android en relais sur du Visa sans contact, ce qui permettait de payer sans saisir de code. C'est vrai que les
failles du paiement sans contact
ne datent pas d'hier mais ce qui est neuf ici, c'est cette histoire de faiblesse au niveau de la date d'expiration.
Voilà, comme d'hab, Visa a été prévenu en mai 2025, relancé en décembre mais ni Visa ni les banques n'ont annoncé le moindre correctif pour le moment...
[Deal du jour] Le Samsung Odyssey OLED G9 condense l’équivalent de deux écrans QHD dans une immense dalle OLED de 49 pouces. Ce dernier, habituellement coûteux, est désormais proposé à 669,99 € chez Carrefour, son prix le plus bas à ce jour.
Après la gestion des boîtes mail et des agendas, l’IA Claude va plus loin : elle peut désormais rédiger et envoyer des e-mails à votre place, sans attente de confirmation si l’utilisateur le permet. Une évolution qui renforce son intégration dans Google Workspace, mais qui exige une vigilance accrue sur les paramètres.
Alors que l’envoi des notifications aux 678 000 victimes a démarré, la DGFiP dévoile l’apparence exacte de son vrai mail d’alerte. Un repère visuel essentiel pour reconnaître le message officiel et ne pas tomber dans le piège des fausses alertes qui vont suivre.
[Deal du jour] Depuis la hausse généralisée des prix d’Apple fin juin, le Mac mini M4 d’entrée de gamme avait disparu à 699 €. Amazon rouvre les commandes à ce tarif, contre 949 € sur l’Apple Store, même si sa disponibilité reste encore toute relative.
Enfin !! Le
compteur du projet de décompilation
de GoldenEye 007 affiche dorénavant 208 fichiers traités sur 208, et cela pour les trois versions de la cartouche, japonaise et européenne comprises. Le dernier commit du dev KholdFuzion est d'ailleurs classe, puisqu'il porte le titre "*james bond will return. *".
Oh yeah !
Techniquement, le code C reconstitué ressort du compilateur sous la forme d'une ROM identique à celle de 1997, octet pour octet. C'est précisément ce que veut dire le mot "matching" dans ces projets. Ce n'est donc pas un jeu équivalent qui se comporterait pareil que le jeu d'origine... Non, c'est exactement le même binaire !
Après comme vous vous en doutez, le dépôt, lui, n'embarque pas tous les assets nécessaires à la compilation, pour des questions de droits d'auteur comme d'hab. Le
README du projet
nous explique ainsi qu'il faut posséder une copie du jeu, et que les scripts iront extraire ce qui manque de votre côté.
Après c'est pas cette recompilation qui fait que GoldenEye devient soudainement "moddable". En effet, il l'est depuis longtemps, via le
GoldenEye Setup Editor
de SubDrag, Wreck et Zoinkity, capable d'importer vos propres modèles 3D dans le jeu.
Ce qui change par contre, c'est que jusqu'ici on éditait des structures dans un binaire, alors que maintenant on modifie le moteur en C et on recompile. C'est le même chemin qu'avait pris ce bon vieux
Duke Nukem Zero Hour l'an dernier
.
Et c'est d'ailleurs ce que fait KholdFuzion à côté, avec
GoldenRecomp
, qui recompile la ROM en exécutable PC natif. Avec ça, le jeu peut tourner sur un ordinateur. Apparemment, c'est plutôt stable, et le son est bon.
Mais toute l'interface multijoueur reste à faire, le ciel du barrage part en vrille parce que le moteur de rendu ne digère pas les commandes de dessin maison, et certaines armes tirent trop vite maintenant que tout tourne à 60 images par seconde. Ce n'est donc pas encore vraiment jouable.
Aucune release n'a été publiée à ce jour, ni même un tag, ce qui veut dire qu'on est encore loin d'un
portage installable comme celui de Zelda 64
. Faudra compiler vous-même, après avoir "build" une ROM depuis la branche du projet conçue pour ça.
Dans le même style, n'oubliez pas l'existence de
GoldenEye-Recomp de SunJaycy
, qui lui, est déjà jouable avec du multijoueur en ligne, mais qui n'a rien à voir avec tout ça puisqu'il recompile la version Xbox 360 qui n'est jamais sortie, et pas la N64.
Bref, si vous attendiez un exécutable à lancer ce soir, ce n'est pas ce que vous aurez mais ce qui s'annonce ensuite est très prometteur !
Début août, Anthropic annonçait que les textes générés par Claude porteraient bientôt une marque invisible, censée permettre de repérer un contenu écrit généré par IA. Une annonce accueillie froidement et qui voit naître son lot d’outils pour contrecarrer la mesure.
L’introduction en Bourse d’Anthropic, qui pourrait atteindre près de 2 000 milliards de dollars, repose sur un pari audacieux : une projection de revenus de 200 milliards de dollars en 2028, soit plus de quatre fois son niveau actuel. Une valorisation qui interroge sur la solidité des prévisions dans un secteur en pleine effervescence.