Des utilisateurs du système d'exploitation Windows 11 ont signalé des dysfonctionnements critiques, notamment des boucles de redémarrage infinies, suite à l'installation de la récente mise à jour KB5077181 (Build 26200.7840), selon des rapports techniques émergents ce jeudi.
Un peu moins de 700 000 liens, c'est le nombre de références vers archive.today que Wikipedia envisage de supprimer d'un coup ! Et la raison est assez dingue... en fait le service d'archivage a planqué du code DDoS dans son CAPTCHA afin d'attaquer le blog d'un mec qui a eu le malheur de chercher l'identité du fondateur du site.
L'histoire est tordue vous allez voir...
En 2023, un blogueur du nom de Jani Patokallio publie
un article sur son blog Gyrovague
pour tenter d'identifier le créateur d'archive.today, un certain "Denis Petrov" (probablement un pseudo). Pas de quoi fouetter un chat, sauf que le principal intéressé n'a visiblement pas kiffé.
Du coup, un bout de JavaScript s'est retrouvé comme de par hasard dans la page CAPTCHA du service, exécutant une requête vers le blog de Patokallio toutes les 300 millisecondes. Chaque visiteur qui passait par le CAPTCHA devenait alors un soldat involontaire d'une attaque DDoS.
Et le bonhomme ne s'est pas arrêté là... il a ensuite menacé de créer un site porno avec le nom du blogueur. On est vraiment dans la réponse proportionnée, clairement.
Le souci, c'est que Wikipedia utilise archive.today de manière MASSIVE. Cela représente 695 000 liens répartis sur environ 400 000 pages. C'est le deuxième fournisseur d'archives de toute l'encyclopédie !
Du coup, les éditeurs se retrouvent face à un sacré dilemme. D'un côté, on a ceux qui veulent tout blacklister parce que "la sécurité de vos lecteurs, ça passe avant les citations". Et de l'autre, ceux qui rappellent que le service contient des archives qu'on ne trouve NULLE PART ailleurs, même pas sur la
Wayback Machine
.
Bon courage pour trouver un remplaçant les mecs !
Et petit détail qui n'en est pas un, au passage... En fait, archive.today sert aussi à contourner des paywalls. C'est pratique pour vérifier des sources, ou lire de supers articles sans payer mais techniquement c'est illégal.
Mais quand la source originale a disparu, on fait comment ? Et c'est là tout l'intérêt de ces services d'archivage.
Bon, les paywalls, on comprend tous pourquoi ça existe. Produire de l'info de qualité, ça coûte un bras. Sauf que c'est quand même un truc un peu naze. Vous bossez, vous produisez un contenu top, et au final y'a que 10 personnes qui payent pour le lire. Et ce sont les mêmes 10 personnes qui sont pigistes et qui vont reprendre votre info pour la diffuser gratuitement sur leur média ! On le voit avec Mediapart... des enquêtes énormes derrière un paywall, et toute la presse qui reprend leurs scoops sans payer. Je trouve ça vraiment dommage.
Moi, ce que j'aime dans le fait d'écrire sur le web, c'est que vous me lisiez. Et mettre du contenu derrière un paywall, ça voudrait dire que plein d'entre vous ne me liraient plus. C'est pour cela que même le contenu que je réserve en avant-première sur
Patreon
, au bout de quelques semaines, je le libère pour tout le monde.
Quand je vois The Verge par exemple qui en met dans tous les sens... ben j'y vais plus. J'ai pas envie de payer un abonnement de plus pour une valeur ajoutée pas folle. C'est un peu comme les bandeaux cookies, à savoir un effet de bord regrettable du web moderne. On doit faire avec parce que personne n'a trouvé mieux comme idée...
Bref, entre les DDoS vengeurs, les 700 000 liens en sursis et les paywalls qui
pourrissent tout
... le web ouvert, c'est pas gagné les amis. Voilà voilà.
Les voitures Waymo, celles qui se baladent toutes seules à San Francisco, Phoenix ou Los Angeles... ne seraient pas si autonomes que ça en fait. Hé oui, quand elles sont paumées, ce sont des opérateurs aux Philippines qui leur disent quoi faire.
C'est le chef de la sécurité de Waymo lui-même, Mauricio Peña, qui a lâché le morceau lors d'une audience au Congrès américain le 4 février dernier. Du coup on apprend que ces fameux robotaxis, quand ils bloquent sur une situation (un carrefour bizarre, un chantier, une route pas cartographiée...), envoient une demande d'aide à des opérateurs humains qui pour certains sont basés aux États-Unis et d'autres aux Philippines.
Peña a bien insisté : ces opérateurs "fournissent des indications" mais "ne conduisent pas le véhicule à distance". En gros, c'est de la téléassistance, plutôt que du téléguidage et le robotaxi reste "toujours en charge" de la conduite.
Sauf que le sénateur Ed Markey, lui, voit pas ça du même œil. Selon lui, avoir des gens à l'étranger qui influencent le comportement de milliers de véhicules sur les routes américaines, c'est un sacré problème de (cyber) sécurité. Il parle carrément de "prise de contrôle par des acteurs hostiles" qui pourraient obtenir un accès quasi-total à ces bagnoles.
Hé oui, tout peut arriver dans la vie, Ed !
D'ailleurs y'a eu un accident avec l'un de ces taxis sans conducteur qui a percuté un gamin près d'une école primaire à Santa Monica, il n'y a pas longtemps. Alors est ce que c'était la faute de l'IA qui conduisait ou un opérateur humain à l'autre bout du monde qui s'est assis sur son clavier ? Allez savoir...
Et la filiale d'Alphabet n'est pas la seule dans ce cas car Tesla aussi s'appuie sur des opérateurs à distance pour superviser ses véhicules autonomes.
Perso, ce qui me dérange c'est pas qu'il y ait des humains dans la boucle. En fait c'est normal, la techno n'est pas encore au point. Mais le piège, il est au niveau du marketing. On nous vend de l'"autonome", du "sans conducteur", de la
voiture du futur pilotée par l'IA
... alors qu'en fait y'a un call center aux Philippines qui veille au grain.
Et le plus marrant dans tout ça, c'est que les opérateurs doivent avoir un permis de conduire et sont contrôlés sur les infractions routières qu'ils auraient commis de leur côté à titre perso. Il faut des gens irréprochables avec le permis... pour aider une bagnole qui est censée ne pas en avoir besoin (de permis). J'adore ^^.
Voilà, comme je l'expliquais dans
mon article sur la conduite autonome
, y'a encore BEAUCOUP de chemin à faire avant d'avoir de vrais véhicules sans chauffeur. Et finalement, même les meilleurs comme Waymo "trichent" un peu.
SimCity, je pense que tout le monde connaît. Moi c'est vraiment l'un de jeux préférés. Enfin la version SimCity 2000. C'est que des bons souvenirs pour moi. Dans ce jeu, vous posiez des routes, des zones résidentielles, et vous regardiez votre ville grandir... ou cramer, selon les jours. Hé bien
Hallucinating Splines
, c'est le même délire, sauf que c'est une IA qui joue à votre place.
Ce projet est basé sur
Micropolis
, la version open source du
SimCity
original sorti en 1989 (Et surtout pas les trucs d'EA qui ont suivi ^^). Du coup, on a un vrai moteur de simulation urbaine avec zonage résidentiel, commercial, industriel, gestion des services publics, du trafic... bref le package complet.
Sauf qu'ici, personne ne touche la souris. Des agents autonomes prennent les décisions, construisent les infrastructures et gèrent la croissance de leur ville sans intervention humaine. Enfin, sauf si vous comptez le clic pour lancer la simulation.
Et visiblement ça tient plutôt bien la route (sans mauvais jeu de mots). 96 maires IA, 607 villes construites et une population cumulée de plus de 10 millions d'habitants virtuels. C'est pas mal hein pour des programmes qui n'ont jamais mis les pieds dans un conseil municipal !
En fait, le concept s'appelle "Vibe a City". Vous cliquez sur un bouton et hop, une IA se met à bâtir sa métropole en temps réel sous vos yeux, sans intervention humain. Les villes portent également des noms générés plutôt poétiques je trouve... Turtle Ziggurat, Storm Cove, Azure Heath, Procedural Mesa (ok celui-là est un peu trop honnête).
Et y'a même un leaderboard avec un système de scoring. Chaque cité a son indicateur d'activité (Tout fraiche, récente, ancienne ou stagnante), les stats se rafraîchissent toutes les 30 secondes et on peut trier par population, par score ou par date. Une certaine Annexed Colony tape par exemple dans les 185 000 habitants en l'an 2428 dans le jeu. C'est foufou !
Côté technique, plutôt que de repartir de zéro, tout repose sur micropolisJS, une implémentation JavaScript/HTML5 de Micropolis sous licence GPL v3, et le code est dispo sur
GitHub
(un git clone et c'est parti). Si vous connaissez
Microlandia
que j'avais présenté il y a quelques semaines, c'est dans la même veine mais avec une couche d'agents IA par-dessus.
Et n'oubliez pas d'aller voir le petit clin d’œil sur la page de crédits ou dans le footer qui affiche le Dr. Wright, le fameux conseiller de SimCity sur SNES. Après le piège, c'est que vous allez y passer des heures à regarder une IA construire ce que vous n'avez jamais réussi à faire dans le jeu. Ahahaha !
Le renouveau d'Overwatch coïncide avec l'arrivée de cinq personnages jouables. Il n'a fallu que quelques heures pour que l'un d'entre eux devienne l'ennemi public numéro 1 : Jetpack Cat, mignon mais régulièrement banni des parties classées.
[Deal du jour] Samsung propose des téléviseurs avec toutes sortes de dalles, de toutes les tailles, et pour tous les budgets. Si l’envie vous prend de transformer votre salon en salle de cinéma, le modèle QLED de 65 pouces est en ce moment à un super prix.
AMD a terminé 2025 sur un record de parts de marché CPU, que ce soit en volumes comme en chiffre d’affaires sur les PC de bureau, les portables et les serveurs.
– Article invité, rédigé par Vincent Lautier, contient des liens affiliés Amazon –
Tiens, et si on parlait de NAS aujourd’hui ? On va même parle d’une nouveauté qui est sortie il y a quelques jours, le
UGREEN NASync DXP4800 Pro
. On ne parle pas de la version "Plus", mais bien du modèle "Pro" qui commence à avoir de sérieux arguments pour lui.
Pour tout vous dire, j'ai profité du besoin d’un couple d'amis pour leur faire une installation propre, avec ce modèle, et c’est vraiment un super produit. Lui est sur PC, elle sur Mac, et ils bossent tout les deux dans la création audiovisuelle. Sauf que voilà, comme souvent dans ces métiers, avec des centaines de gigas de russes qui trainent un peu partout, la gestion des données devient vite un sujet sensible et d'inquiétude, avec plein de disques durs externes un peu partout, en vrac, rien de pratique.
Si on regarde dans les détails son équipement c'est vraiment pas mal du tout. Le bouzin est équipé d'un processeur Intel Core i3-1315U avec 6 cœurs, de 8 Go de RAM DDR5 (qu'on peut pousser jusqu'à 96 Go) et surtout d'un port 10GbE et d'un port 2,5GbE. On a aussi deux emplacements M.2 NVMe pour le cache, c'est complètement optionnel mais ça peut servir pour booster les accès aux petits fichiers. Alors oui, vous allez me dire que ce NAS est peut-être un peu surdimenssioné pour un usage à la maison, mais quand on a aussi un usage pro ou semi-pro, c'est quand même rassurant d'avoir une machine qui ne sera pas à genoux dans trois ans, et qui est évolutive.
Pour l'installation des disques, on a essayé d'être stratégiques en optimisant au mieux les 4 baies. On a monté les deux premiers disques en RAID 1 pour tout ce qui touche au boulot : sauvegarde des projets, rushs originaux et documents administratifs. C'est la ceinture et les bretelles, si un disque lâche, le travail est en sécurité. Pour les deux autres baies, on est partis sur du RAID 0 dédié à Plex. Pourquoi ? Parce que leur bibliothèque de films, on s'en fiche un peu de la perdre. Si un disque fini par décéder, ce n'est pas un drame national, on re-télécharge les fichiers et c'est reparti.
Ce qui m'a vraiment bluffé, c'est la rapidité de la mise en route. En quelques minutes, l'UGOS Pro, le système d'exploitation maison basé sur Debian, était opérationnel. UGREEN a fait un boulot assez dingue sur l'interface : c'est propre, c'est fluide et on n'est pas perdu dans des menus labyrinthiques. On sent que la marque veut venir chasser sur les terres de Synology en proposant une expérience utilisateur léchée tout en gardant une puissance matérielle brute supérieure. L’installation de Plex n’est pas encore proposée nativement sur l’OS de UGREEN (ça reste possible, en passant par Docker). Mais très franchement, même sur mon Synology je préfère avoir Plex qui tourne sur une machine déporté (en l’occurrence un Mac mini dans mon cas). Pour eux, ça sera sur le PC de la maison. Le NAS servant uniquement pour le stockage et le partage de données.
Ce NAS est disponible pour sa sortie à 699,99€ en promo (au lieu de 779,99€, il faut cocher le coupon sur Amazon), ça n’est pas donné, mais c’est vraiment un NAS très solide, bien fini, et qui doit faire le job pendant au moins 7-8 ans. Puis quand on regarde la qualité de fabrication en aluminium et la connectivité réseau, le rapport performance-prix est vraiment bon. C'est une machine de guerre silencieuse qui s'intègre parfaitement dans un bureau ou un salon. Mes amis ont maintenant un système où le PC et le Mac communiquent sans friction, avec une vitesse de transfert qui permet de monter directement depuis le NAS.
Si vous voulez un NAS solide, qui tiendra dans le temps, et que vous n'avez pas à bidouiller dans tous les sens, c'est franchement un très bon choix, et pour tout vous dire j'ai même envie d'en prendre un pour moi ha ha.
Transformer n'importe quel écran en panneau LED géant, avec juste une URL... ça vous chauffe ? C'est en tout cas ce que propose
led.run
, un petit outil open source sous licence MIT qui fait le taf sans avoir besoin d'installer quoi que ce soit.
En gros, vous tapez votre texte directement dans l'URL, genre
led.run/KORBEN JE T'AIME
et hop, votre navigateur affiche un gros panneau lumineux comme ce qu'on retrouve dans les concerts ou dans les vitrines de magasin.
Et ça tourne dans n'importe quel navigateur (même celui de votre grille-pain connecté).
led.run en action avec le thème par défaut - sobre mais efficace
Le truc sympa, c'est qu'il y a une vingtaine de thèmes disponibles. Du néon qui clignote au style rétro avec des scanlines façon vieux moniteur CRT, en passant par un mode "panneau routier", un effet feu d'artifice ou encore une ambiance Shibuya sous la pluie. Y'a même un thème "bois artisanal" pour ceux qui veulent faire chic. Attention par contre, sur un vieux smartphone certains effets un peu chargés peuvent ramer.
Et tout se paramètre via l'URL. Vous voulez du texte rouge ? Ajoutez ?c=ff0000. Un fond blanc semi-transparent ? ?bg=40ffffff. Du défilement vers la droite à vitesse turbo ? ?speed=120&dir=right. C'est super car avec ça vous pouvez automatiser plein de trucs. Par exemple je me ferais bien un panneau d'affichage au dessus de la porte du bureau pour dire aux enfants de pas débouler en plein pendant mes
lives Twitch
(oui c'est les vacances en ce moment...).
Vive l'éducation positive !
D'ailleurs, l'outil détecte automatiquement si votre texte est court ou long. Dix caractères ou moins, ça s'affiche en mode panneau statique. Au-delà, ça défile tout seul. En fait c'est plutôt bien foutu, sauf si vous voulez un long texte en statique... dans ce cas, forcez avec ?mode=sign ou ?mode=flow.
Voilà c'est parfait pour transformer un vieil iPad ou une tablette Android en enseigne de bar ("HAPPY HOUR JUSQU'À 21H"), brandir votre téléphone en mode pancarte à un concert pour dire à Taylor Swift que vous voulez l'épouser, ou afficher un "NE PAS DÉRANGER ON BRASSE DU VENT" sur l'écran de la salle de réunion.
Voilà voilà. Si vous avez une vieille tablette qui traîne, vous savez quoi en faire maintenant.
La série Monster Hunter Stories, spin-off de Monster Hunter, a tout pour séduire sur le papier, même celles et ceux qui n’ont jamais touché à un jeu de la série principale. L’élevage de monstres, le système de combat dynamique, ainsi qu’une histoire et des personnages plus développés, font de ces jeux une excellente porte d’entrée dans l’univers de la licence. Le troisième épisode ne fait d’ailleurs pas exception à la règle.
Du 16 février au 16 mars, McDonald's France proposera dans son programme de fidélité un mois d'abonnement à Snapchat+, la formule payante du réseau social désormais obligatoire pour accéder à ses Memories. Un partenariat inédit en France.
Un outil de planification abandonné par son concepteur a permis de voler des milliers d'identifiants de comptes Outlook. Voici ce que révèle le dernier papier des chercheurs en cybersécurité de Koi, mis en ligne le 11 février 2026.
Attendue au printemps 2026, la mise à jour Android 17 commence son cycle bêta au mois de février. Les nouveautés ne sont pas encore toutes connues, mais Google semble vouloir imposer aux développeurs quelques changements précieux pour améliorer son système d'exploitation. Voici toutes les informations sur Android 17.
Tout est bien qui finit bien, ou presque. Trois mois après la perte du premier booster Super Heavy de nouvelle génération, SpaceX a déclaré avoir validé les correctifs sur son remplaçant, le propulseur B19. Une bonne nouvelle, qui dégage un peu plus la voie vers le 12e vol d'essai du Starship.
Après avoir acheté une Switch, on se demande souvent quoi lancer tant le catalogue de la console Nintendo est vaste. Depuis la Switch de première génération, la firme nipponne a accumulé les classiques, mais pour ce guide, on a décidé de se limiter aux 10 grands jeux incontournables (et quelques bonus en prime) que vous pourrez lancer sur Switch 1 et Switch 2.
La logique voudrait que Blizzard propose tôt ou tard une version Nintendo Switch 2 de Diablo IV. Mais, pour l'heure, l'entreprise américaine préfère botter en touche.
Pendant plusieurs années, un PokéStop de Pokémon Go était accessible sur l’île privée de Jeffrey Epstein. L’entreprise Niantic l’a retiré le 9 février 2026, après sa mise en lumière par des internautes.
Si vous avez l'impression que tout ce que vous lisez en ligne est conçu pour vous énerver... vous avez probablement raison ! Le rage bait, élu mot de l'année 2025 par Oxford, c'est exactement ça. Et
RageCheck
, un outil gratuit lancé début janvier, se propose justement de le détecter pour vous.
En gros, le principe c'est de coller l'URL d'un article ou d'un connard de réseau social quelconque dans le champ de saisie de ragecheck.com, et l'outil le passe au peigne fin en 3-4 secondes pour repérer les techniques de manipulation émotionnelle. Du langage chargé, du framing "nous contre eux", des formulations catastrophistes... tout ce qui est conçu pour vous faire cliquer en jouant sur l'indignation plutôt que sur l'information.
En fait, RageCheck analyse le texte selon 5 catégories pondérées. Le langage "inflammatoire" et les formulations de type panique/menace pèsent chacun 25% du score final, l'appât à engagement 20%, et les patterns absolutistes ("toujours", "jamais", "TOUS") plus le framing clivant comptent pour 15% chacun.
Du coup, un article qui accumule les "c'est SCANDALEUX" et les "ils veulent DÉTRUIRE votre vie privée"... ça peut vite monter dans le rouge !
Le score va de 0 à 100. De 0 à 33, c'est clean. De 34 à 66, y'a du contenu manipulatoire modéré, et à partir de 67, c'est du putaclic assumé (et vous devriez probablement fermer l'onglet). Le truc bien pensé, c'est que l'outil vous montre EXACTEMENT quels passages ont déclenché l'alerte, avec le détail par catégorie. Par contre, attention, ça ne marche qu'avec des URLs publiques... donc si l'article est derrière un paywall, c'est muerto.
Chez moi c'est toujours supergreen, désolé ^^
Attention, RageCheck ne fait PAS de fact-checking. Il ne vous dira pas si un article dit vrai ou faux. Il se content de détecter les patterns de manipulation, mais pas le mensonge. La nuance est importante, parce que
un article parfaitement factuel peut utiliser du framing manipulatoire
pour orienter votre réaction.
Notez que le code source est dispo sur
GitHub
sous licence MIT donc y'a moyen de pousser le concept encore plus loin. Moi j'en ferais bien une extension navigateur qui viendrait automatiquement masquer les contenus problématiques... Ma tension artérielle ne s'en portera que mieux je pense...
En tout cas, j'apprécie que le scoring soit transparent et que ce ne soit pas une boîte noire. Chaque catégorie est modifiable dans le code ce qui permet d'ajuster les dictionnaires de détection par contre, le dico de détection est uniquement en anglais pour l'instant, donc sur des articles francophones ça marche moins bien.
Et vu comment
certaines plateformes récompensent carrément la désinformation à l'engagement
, avoir un outil qui décortique les ficelles de la manipulation, c'est pas du luxe ! Le rage bait est devenu une INDUSTRIE et les algorithmes adorent ça parce que la colère, ça génère des clics comme un distributeur de bonbons pour les accros au sucre.
Bref, c'est gratuit, c'est open source et surtout ça permet de retourner les techniques des putaclics contre eux-mêmes. Elle est pas belle la vie ?