Focus sur l’avenir des plateformes de streaming, les IA pouvant remplacer des PDG, l’impact des IA sur le jeu de Go, Solaris et Dream ID en animation, des préoccupations éthiques, la montée des coûts de la RAM et la résurgence des supports physiques.
Google vient de publier son rapport annuel sur les failles zero-day. En 2025, son équipe de renseignement a comptabilisé 90 vulnérabilités exploitées avant d'être corrigées. Près de la moitié visaient des équipements d'entreprise, un record, et les vendeurs de spyware passent en tête du classement pour la première fois.
90 failles, 43 contre les entreprises
Le Google Threat Intelligence Group a suivi 90 failles zero-day exploitées dans la nature en 2025, contre 78 en 2024 et 100 en 2023. Le chiffre global reste dans la même fourchette, mais la répartition a changé. 43 de ces failles ciblaient du matériel ou des logiciels d'entreprise, soit 48 % du total. C'est du jamais vu.
L'année précédente, on en comptait 36, et en 2023 seulement 30. 21 failles concernaient des logiciels de sécurité et des appliances réseau, et 14 visaient des équipements en bordure de réseau : routeurs, passerelles VPN, pare-feu. Le problème, c'est que ces appareils ne disposent pas d'outils de détection classiques, ce qui en fait des cibles idéales pour les attaquants.
Les vendeurs de spyware passent devant les États
Sur les 42 failles dont l'origine a pu être identifiée, 15 viennent de vendeurs commerciaux de logiciels espions, des sociétés comme NSO Group, Intellexa ou Candiru. C'est la première fois qu'ils dépassent les groupes soutenus par des États dans le décompte annuel.
Côté opérations gouvernementales, 12 failles sont attribuées à des acteurs étatiques, dont 7 liées à la Chine. Les cybercriminels « classiques » arrivent derrière avec 9 failles. Microsoft reste l'éditeur le plus ciblé, suivi de Google avec 11 failles et Apple avec 8. L'exploitation des navigateurs est au plus bas, mais celle des systèmes d'exploitation grimpe.
L'IA devrait accélérer la tendance
Google prévient que ça ne va pas se calmer. Les équipements réseau d'entreprise vont continuer à attirer les attaquants, et l'IA devrait accélérer la découverte de nouvelles vulnérabilités. Les éditeurs ont quand même fait des progrès : certaines catégories de failles ont pratiquement disparu grâce aux investissements en sécurité.
Sauf que voilà, les attaquants s'adaptent et se tournent vers les surfaces les moins protégées. Les appareils en bordure de réseau, qui gèrent du trafic sensible sans la moindre supervision, sont devenus la cible de choix.
Quoi qu'il en soit, 90 failles zero-day en un an, ça fait beaucoup. Et quand les vendeurs de spyware commercial passent devant les agences gouvernementales dans le classement, on comprend que l'espionnage numérique est devenu un business comme un autre.
L'adaptation en live action du manga culte One Piece reviendra très bientôt sur Netflix. Bande-annonce, date de sortie, casting... Voici ce que l'on sait sur cette saison 2, attendue pour 2026.
En classant Anthropic comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement des États-Unis, le Pentagone prend une décision sans précédent contre une entreprise américaine d’intelligence artificielle. Cette décision, actée début mars 2026, intervient alors que DeepSeek, rival chinois en pleine progression, ne fait pas l’objet d’une qualification équivalente.
CISA ordered U.S. federal agencies to patch three iOS security flaws targeted in cyberespionage and crypto-theft attacks using the Coruna exploit kit. [...]
EC-Council, creator of the world-renowned Certified Ethical Hacker (CEH) credential and a global leader in applied cybersecurity education, today launched its Enterprise AI Credential Suite, with four new role-based AI certifications debuting alongside Certified CISO v4, an overhauled executive cyber leadership program. [...]
Seeing old gaming laptops from 20 years ago get some love is always fun, and this gargantuan model has been making waves this week. Here's what it really is and what it had inside.
Incoming Xbox CEO Asha Sharma will have to navigate the rather fractious debate on whether or not Xbox Series X|S or Helix should have exclusive games.
The Pakistan-aligned threat actor known as Transparent Tribe has become the latest hacking group to embrace artificial intelligence (AI)-powered coding tools to strike targets with various implants.
The activity is designed to produce a "high-volume, mediocre mass of implants" that are developed using lesser-known programming languages like Nim, Zig, and Crystal and rely on trusted services like
Cybersecurity researchers have disclosed details of a multi-stage malware campaign that uses batch scripts as a pathway to deliver various encrypted remote access trojan (RATs) payloads that correspond to XWorm, AsyncRAT, and Xeno RAT.
The stealthy attack chain has been codenamed VOID#GEIST by Securonix Threat Research.
At a high level, the obfuscated batch script is used to deploy a second
En classant Anthropic comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement des États-Unis, le Pentagone prend une décision sans précédent contre une entreprise américaine d’intelligence artificielle. Cette décision, actée début mars 2026, intervient alors que DeepSeek, rival chinois en pleine progression, ne fait pas l’objet d’une qualification équivalente.
Des sachets de « graines d’orchidée chat », censées faire pousser des fleurs avec un visage félin, ont été repérés sur la marketplace de Leroy Merlin. Des images aussi étonnantes que trompeuses, issues d’une arnaque qui circule depuis des années sur Internet.
[Deal du jour] La gamme de trottinettes électriques Scooter 5 de Xiaomi comprend le modèle milieu de gamme, puissant et doté d'une bonne autonomie. Ce dernier se trouve en ce moment en promotion.
Wikipédia a clairement connu de meilleurs jeudis. Le 5 mars 2026, le projet encyclopédique a été soudainement figé en mode « lecture seule » pendant quelques heures. Derrière cette paralysie ne se cache pas un redoutable groupe de pirates informatiques, mais une équipe de Wikimédia réalisant un test de sécurité.
Alors que le plus grand site de téléchargement illégal francophone a été réduit en cendres par un hacker, ses anciens administrateurs viennent de reprendre la parole sur leur nom de domaine. Au menu de ce retour surréaliste : un démenti formel, la promotion des offres légales, et un mystérieux teasing.
Des chercheurs ont utilisé un accélérateur de particules du Karlsruhe Institute of Technology pour scanner 2 200 fourmis de 800 espèces différentes en quelques jours. Le résultat : des modèles 3D d'une précision au micromètre, qui révèlent muscles, systèmes nerveux et dards. Le tout est accessible gratuitement en ligne sur le portail
antscan.info
, depuis n'importe quel ordinateur.
Un synchrotron pour radiographier des fourmis
Le projet AntScan est né d'une collaboration entre Evan Economo, entomologiste à l'université du Maryland, et Thomas van de Kamp, physicien au Karlsruhe Institute of Technology en Allemagne. L'idée : utiliser le synchrotron du KIT, un accélérateur de particules qui produit un faisceau de rayons X très intense, pour scanner des fourmis en micro-tomographie.
Un bras robotisé fait tourner chaque spécimen devant le faisceau, et environ 3 000 images sont capturées par fourmi. Le tout est ensuite reconstruit automatiquement en modèle 3D. La résolution atteint le micromètre, ce qui permet de voir l'intérieur des insectes : muscles, tube digestif, système nerveux et dards.
Six ans de travail en une semaine
2 200 spécimens, 800 espèces, 212 genres. Tout ça en quelques jours. Avec un scanner de laboratoire classique, ce travail aurait pris six ans de fonctionnement continu. Avec le synchrotron du KIT et le bras robotisé qui change les échantillons toutes les 30 secondes, 2 000 spécimens ont été traités en une seule semaine.
L'IA s'est chargée du reste : estimer la position de chaque fourmi et produire les reconstructions 3D automatiquement.
Un atlas accessible à tous
Les modèles 3D sont disponibles gratuitement sur le portail antscan.info. N'importe qui peut y accéder depuis un ordinateur, faire pivoter les fourmis, zoomer sur les détails et même les « disséquer », virtuellement bien sûr, rangez votre scalpel. L'équipe a conçu le projet comme un modèle reproductible : la méthode peut être adaptée à d'autres petits invertébrés, ce qui en fait un point de départ pour numériser la biodiversité à grande échelle. Le portail fournit aussi les fichiers bruts pour les chercheurs qui veulent aller plus loin dans l'analyse.
C'est le genre de projet qui donne envie de fouiller le site pendant des heures. Utiliser un accélérateur de particules pour scanner des fourmis, sur le papier c'est un peu disproportionné, mais quand on voit le résultat, six ans de travail compressés en une semaine et 800 espèces disponibles en 3D pour tout le monde, ça force le respect.
Le fait que tout soit en accès libre change la donne. La vraie question, c'est ce qui vient après : si la méthode fonctionne pour les fourmis, elle peut fonctionner pour des milliers d'autres espèces. Perso, je trouve que c'est le genre d'utilisation de l'IA et de la puissance de calcul qui fait plaisir à voir, loin des polémiques habituelles.