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Hier — 20 mars 2026Flux principal

Transformez le monde réel en map Minecraft avec Arnis

Par : Korben
19 mars 2026 à 13:42

Amis crafteurs, préparez-vous à voir votre monde d'une toute nouvelle façon car il est désormais possible de recréer votre ville, votre quartier ou même la Cathédrale de Clermont-Ferrand dans Minecraft (Java ET Bedrock) avec une précision chirurgicale. C'est ce que permet de faire Arnis , un projet open source vraiment très cool.

Développé en Rust, Arnis fait le pont entre notre bonne vieille Terre et l'univers cubique de Minecraft en exploitant tout simplement la puissance d'OpenStreetMap. Pour rappel, c'est une formidable base de données cartographique collaborative qui recense routes, bâtiments et points d'intérêt du monde entier.

Le principe est donc simple mais efficace : vous sélectionnez une zone géographique avec l'outil de sélection intégré, vous choisissez votre monde Minecraft (de préférence un monde plat), et Arnis se chargera automatiquement de :

  1. Récupérer les données géographiques via l'API Overpass
  2. Convertir ces informations en coordonnées Minecraft
  3. Traiter les éléments par ordre de priorité pour éviter les conflits
  4. Générer une couche de sol adaptée avec les données d'élévation
  5. Construire les structures bloc par bloc
  6. Sauvegarder le tout dans votre monde

La beauté d'Arnis réside dans sa capacité à retranscrire les moindres détails. Les bâtiments conservent leurs proportions, les routes suivent leur tracé réel, et même les zones vertes sont fidèlement reproduites. Le système gère intelligemment les bâtiments avec leur hauteur relative, les routes et autoroutes, les espaces verts et plans d'eau, les points d'intérêt particuliers et tout ce qui est fontaines et structures spéciales.

Niveau personnalisation, Arnis propose également :

  • Un mode Hiver pour transformer votre zone en paysage enneigé
  • Un facteur d'échelle pour ajuster la taille de votre génération
  • Un réglage de la hauteur du sol pour définir l'altitude de base
  • Un Timeout Floodfill pour contrôler le temps de génération des zones d'eau
  • Et une BBOX personnalisée permettant d'entrer manuellement les coordonnées de la zone désirée

D'ailleurs, la version 2.5 sortie en février 2026 (baptisée "Metropolis Update") a apporté pas mal de nouveautés bien senties. Déjà, Arnis supporte maintenant Minecraft Bedrock en plus de Java, du coup ça marche aussi sur console et mobile. Ensuite, le générateur intègre les données d'élévation pour un terrain réaliste avec de vraies collines et vallées... plus besoin de se contenter d'un monde plat. Et le truc franchement cool, c'est la génération d'intérieurs de bâtiments avec du mobilier. Pour les grosses zones ou si vous êtes sur mobile, y'a aussi MapSmith, une alternative qui tourne directement dans le navigateur.

Pour tirer le meilleur parti d'Arnis, vous devrez utiliser Minecraft 1.17 minimum (Java) ou la dernière version Bedrock, initialiser un monde tout plat pour éviter les conflits de terrain, et une fois la génération terminée, vous n'aurez plus qu'à vous téléporter aux coordonnées 0 0 0 (/tp 0 0 0). Pensez à explorer vers les X et Z positifs si vous ne voyez rien immédiatement et si vous êtes sur Windows, installez l'Evergreen Bootstrapper de Microsoft si nécessaire.

La communauté bosse activement sur le projet. Et si vous voulez pas installer Rust et compiler, y'a des binaires prêts à l'emploi sur la page des releases . Hop, on télécharge, on lance, et on se balade dans son quartier version cubique !

Article publié initialement le 11 février 2025 et mis à jour le 19 mars 2026.

Il transforme une carte à 15 euros en station météo sous Windows 95

Par : Korben
20 mars 2026 à 10:53

Un maker français a fabriqué une station météo miniature avec une interface façon Windows 95, logée dans un boîtier imprimé en 3D en forme de vieux moniteur cathodique. Le projet tourne sur une carte ESP32 à une quinzaine d'euros et récupère la météo en temps réel via Wi-Fi. Prévisions, vent, images satellite, tout y est.

Un mini écran façon années 90

Jordan Blanchard a publié son projet sur Hackaday.io et le résultat a de quoi plaire aux nostalgiques. L'interface reprend les codes visuels de Windows 95 : fenêtres avec barres de titre, panneaux biseautés, typographie pixelisée.

On y retrouve la météo du jour, les prévisions heure par heure, la vitesse du vent avec boussole, et même des images satellite et radar. Le tout sur un écran TFT de 2,8 pouces en 320 x 240 pixels, ce qui colle parfaitement au style rétro.

Le boîtier est imprimé en 3D et reproduit la forme d'un petit moniteur cathodique. Un mécanisme a été ajouté sur la face avant pour actionner les boutons physiques de la carte, qui se trouvent à l'arrière.

Une quinzaine d'euros de matériel

La base du projet, c'est un ESP32-2432S028, plus connu sous le nom de Cheap Yellow Display. C'est une carte de développement vendue autour de 15 euros, qui intègre un processeur ESP32 avec Wi-Fi et Bluetooth, un écran tactile TFT de 2,8 pouces, un lecteur micro-SD et un connecteur haut-parleur. Pas besoin de soudure, la carte arrive montée.

Les données météo viennent de l'API Open-Meteo, et le système gère aussi l'affichage d'images de webcams et de satellites. Une batterie lithium avec un module de charge permet de faire fonctionner le tout sans fil.

Du code Arduino en libre accès

Le sketch Arduino est téléchargeable sur la page du projet. Jordan précise avoir utilisé ChatGPT pour l'aider sur certaines parties de l'interface, ce qui est assez courant dans la communauté maker.

Le système utilise du réseau asynchrone pour que l'affichage reste fluide pendant le téléchargement des données, et un cache local en SPIFFS pour garder la météo accessible même sans connexion.

C'est le genre de petit projet qui donne envie de s'y mettre. Pour une quinzaine d'euros de matériel et un peu de temps, on obtient un objet qui a du charme et qui est utile au quotidien. Et puis retrouver l'interface de Windows 95 sur un écran de 2,8 pouces, ça a quand même un petit côté régressif assez plaisant.

Source : Hackaday

À partir d’avant-hierFlux principal

Un drone imprimé en 3D qui file à 108 km/h grâce à un ESP32

Par : Korben
16 mars 2026 à 12:57

Un YouTubeur bricoleur a fabriqué un micro-drone de 136 grammes capable de filer à 108 km/h, le tout pour environ 155 dollars de composants et une imprimante 3D. Le petit engin baptisé ESP-Blast tient dans la main, utilise un microcontrôleur ESP32 à quelques dollars et un châssis en plastique PETG. Le créateur compte partager tous les fichiers en open source pour que chacun puisse le reproduire.

Un drone qui tient dans la main

Le créateur, connu sous le nom de Max Imagination sur YouTube, s'est inspiré de deux équipes qui se disputent le record du drone RC le plus rapide au monde, avec des vitesses qui dépassent les 660 km/h. Son objectif à lui était plus modeste : construire un drone de poche performant avec des composants accessibles à tous.

Le résultat, c'est l'ESP-Blast, un quadcoptère en forme de balle qui décolle à la verticale avant de basculer en vol horizontal. Le châssis est imprimé en PETG sur une Elegoo Neptune 4 Plus et ne pèse que 40 grammes, nez et queue compris.

155 dollars de composants

Côté motorisation, on retrouve quatre moteurs brushless 1104 avec des hélices tripales de 2,5 pouces, pilotés par des variateurs de 8 ampères. Le circuit imprimé a été conçu par Max lui-même dans le logiciel Flux, pour moins de 8 dollars. Il embarque un ESP32 avec accéléromètre, gyroscope, magnétomètre, baromètre et GPS. Le logiciel de vol, c'est du Betaflight en version 10.10.

Une caméra FPV motorisée à l'avant bascule automatiquement selon le mode de vol et transmet en 5,8 GHz la vitesse, la tension batterie et le nombre de satellites. La batterie LiPo 3S de 450 mAh offre environ 5 minutes de vol, ou 2 minutes à fond et 8 en mode tranquille. La portée Wi-Fi de l'ESP32 plafonne à environ 200 mètres. Le budget total tourne autour de 155 dollars, et on peut même descendre à 110 dollars en retirant quelques capteurs.

Un projet open source

Max prévoit de partager les fichiers 3D et les tutoriels pour que d'autres puissent reproduire ou améliorer le drone. Le projet a demandé pas mal d'assemblage, de tests, de crashs et de réparations avant d'atteindre les 108 km/h en vol.

Il annonce déjà de futures versions pour pousser les performances encore plus loin, et ce n'est visiblement pas son premier essai puisqu'il avait déjà conçu l'ESP-Fly, un micro-drone encore plus petit contrôlable depuis un smartphone.

Pour 155 dollars et un peu de patience, on obtient un drone qui va plus vite que pas mal de modèles du commerce, et qui pèse à peine plus qu'un smartphone. Le fait que tout soit open source et imprimable en 3D rend le projet encore plus intéressant pour les bidouilleurs.

Avec quelques limites quand même, 200 mètres de portée en Wi-Fi et 5 minutes d'autonomie, ça limite un peu l'usage à des vols de démonstration. Mais pour un projet à base d'ESP32 à 3 dollars la puce, les 108 km/h sont impressionnants.

Sources : Techspot , TechEBlog

ISS Tracker - Suivez la station spatiale sur un Raspberry Pi

Par : Korben
16 mars 2026 à 08:52

La Station Spatiale Internationale file à 28 000 km/h au-dessus de nos têtes, et y'a un mec qui a décidé de suivre ça en direct depuis un petit écran 3.5 pouces posé sur un Raspberry Pi 3b. Le projet s'appelle ISS Tracker , c'est open source, et franchement... c'est plutôt classe !

Concrètement, l'écran affiche un globe terrestre en 3D qui tourne, avec la position de l'ISS en temps réel. Latitude, longitude, altitude, vitesse, et même la région survolée. En fait, la position est récupérée toutes les 30 secondes via des APIs gratuites et interpolée entre les mises à jour pour que le rendu reste fluide. Vous branchez le câble micro-USB, vous attendez le boot, et ça tourne tout seul !

L'ISS Tracker monté au mur, façade alu et globe 3D sur l'écran

Côté matos, c'est sobre : un Pi 3b (ou plus récent), un écran LCD Waveshare 3.5 pouces qui se clipse directement sur le GPIO, et un interrupteur à bascule optionnel. Celui-là, c'est la petite touche sympa effet NASA. En un coup de "switch", vous passez ainsi du tracking orbital à la liste des astronautes actuellement en orbite, groupés par vaisseau. Du coup vous savez qui est là-haut en ce moment, et dans quel engin (merci Lorenper).

Mais le truc vraiment cool dans ce projet, c'est le boîtier. Filbot a imprimé la structure en 3D avec du PLA renforcé carbone (les fichiers STL sont sur MakerWorld ), puis a fraisé la façade en aluminium sur sa CNC personnelle. Plus d'une heure d'usinage pour une plaque (les vrais machinistes pleurent ^^) et la cerise sur la Lune (non c'est pas une hallucination IA, c'est juste que je suis fou) c'est qu'il a séché la peinture dans la chambre chauffée de son imprimante 3D. L'IA qu'il a utilisée pour le guider lui a dit que c'était du génie... on va pas la contredire.

Pour la touche finale, une décalcomanie en transfert à l'eau avec le logo NASA "worm" et des données inventées pour faire officiel + le garde-interrupteur en alu style aviation qui protège le switch, c'est purement cosmétique mais ça envoie grave !

Le globe 3D en action avec la position de l'ISS et la télémétrie

Sous le capot, le globe est affiché sous forme de 144 frames pré-calculées avec Cartopy . Au premier lancement, comptez quelques minutes sur un Pi 3b pour générer le cache et ensuite ça démarre en 3 secondes. Par contre, attention, il faut augmenter le buffer SPI à 307 200 octets parce que le défaut de 4 Ko est beaucoup trop petit pour pousser des frames complètes sur l'écran. Oubliez pas ça, sinon l'affichage ne marchera pas.

D'ailleurs, si vous voulez que l'engin tourne H24, y'a un service systemd fourni avec watchdog, auto-restart et limitation mémoire à 250 Mo. Notez que le fichier theme.toml permet de changer toutes les couleurs, polices et le layout sans toucher au code. Ambiance cockpit Boeing par défaut (labels verts, valeurs blanches sur fond noir), mais vous pouvez faire du cyan fluo si ça vous chante et que vous avez des goûts de chiottes ^^.

Les APIs utilisées sont toutes gratuites et sans clé : Where the ISS at? en principal, Open Notify en fallback. Pas d'inscription, pas de token, ça marche direct ! Et si vous aimez les projets Raspberry Pi dans cet esprit, vous pouvez jeter un œil au rover martien à imprimer en 3D ou aux talkies-walkies DIY à base de Pi.

Bref, de quoi kiffer ses soirées à regarder un point lumineux traverser le globe. C'est plutôt méditatif !

Source

Jurassic Park dans votre cluster k8s

Par : Korben
13 mars 2026 à 09:04

Le navigateur 3D de Jurassic Park, vous savez, celui avec lequel Lex hackait le parc en 1993 pendant que les vélociraptors grattaient à la porte... bah quelqu'un vient de le recréer, mais pour Kubernetes.

Le projet s'appelle k8s-unix-system et c'est exactement ce que vous imaginez. Vos namespaces deviennent des îles flottantes roses, vos pods des blocs 3D colorés et vous naviguez dans le tout en vue FPS avec WASD + souris. Genre comme Quake, mais pour surveiller vos pods.

Les pods Kubernetes version Jurassic Park ( Source )

Un pod vert c'est un pod qui tourne, jaune c'est en attente, et rouge c'est erreur ou CrashLoopBackOff, bref le truc que personne n'aime voir. Le truc sympa, c'est que la hauteur des blocs augmente avec le nombre de restarts. Du coup, le pod qui galère depuis ce matin, c'est celui qui ressemble à une tour bien haute. Par contre, attention, les pods en erreur tremblent carrément (pas nerveux hein, c'est voulu) et les pods running bougent doucement... c'est plutôt zen je trouve.

Les nodes, eux, ne sont pas mélangés avec les namespaces. Ils ont leur propre île bleu foncé à part, avec des cubes cyan pour ceux qui sont Ready et rouge pour les NotReady. Survolez un node et hop, vous avez son nom, son statut, sa capacité CPU et sa RAM affichées dans un tooltip. Les services, eux, sont visualisés sous forme d'arcs cyan semi-transparents qui connectent les pods entre eux en topologie étoile. Tout fonctionne, suffit de demander, on l'a ! (reeeef ^^)

Les namespaces et nodes, chacun sur leur île ( Source )

Pour lancer le truc, un Docker one-liner suffit (attention quand même, ça monte votre kubeconfig en lecture seule dans le conteneur, donc à réserver au cluster de dev) :

docker run --rm -it -v ~/.kube/config:/root/.kube/config:ro -p 8080:8080 ghcr.io/jlandersen/k8s-unix-system:main

Vous ouvrez localhost:8080 dans Chrome et vous volez à travers votre cluster avec la barre espace pour monter, Ctrl pour descendre, Shift pour accélérer. Tout est en temps réel grâce à la Watch API K8s, du coup si un pod tombe pendant que vous survolez son île, vous le voyez passer au rouge direct. Finalement, c'est kubectl get pods mais en 100 fois plus fun.

C'est codé en Go côté serveur et Three.js pour la 3D dans le navigateur. Le dev derrière bosse chez LEGO (ça ne s'invente pas). Et d'ailleurs si vous êtes du genre à recycler vos smartphones en cluster , ça ferait un combo d'enfer pour frimer devant les collègues.

Bref, vous allez pouvoir enfin lâcher un « Je connais ce système... il fonctionne sous Unix ! » sans mentir.

Creality veut vous faire recycler vos impressions 3D ratées avec la M1 Filament Maker

Par : Korben
12 mars 2026 à 16:08

Creality lance Filastudio, un duo composé de la M1 Filament Maker et du broyeur R1 qui permet de transformer vos impressions 3D ratées en filament réutilisable. Le système est en campagne de financement à partir de 899 dollars le bundle, avec des livraisons prévues au deuxième trimestre 2026. Les premiers tests sont plutôt encourageants, même si le prototype a encore du chemin à faire.

Recycler ses ratés pour réimprimer

Creality vient donc de dévoiler un concept qui va parler à tous ceux qui ont une imprimante 3D chez eux : recycler ses impressions ratées pour en refaire du filament neuf.

La M1 Filament Maker est une extrudeuse de bureau qui transforme des granulés de plastique en bobines de filament prêtes à l'emploi. Elle fonctionne avec huit familles de matériaux : PLA, ABS, PETG, ASA, PA, PC, TPU et PET.

Le R1, c'est le broyeur qui va avec. Il découpe vos impressions ratées en particules de 4 mm maximum, que vous pouvez ensuite réinjecter dans la M1. Creality parle d'un débit allant jusqu'à 1 kg de filament par heure et d'une précision de plus ou moins 0,05 mm avec des granulés neufs. Avec du plastique recyclé, la tolérance double à plus ou moins 0,1 mm, ce qui reste acceptable mais en dessous du filament commercial classique.

Ce que disent les premiers tests

Hackaday a pu mettre les mains sur un prototype de la M1, et le verdict est mitigé mais encourageant. Le filament produit imprime, et les résultats sont même qualifiés de bons malgré des variations de diamètre.

Le bobinage fonctionne avec les bobines fournies par Creality, mais le mécanisme a encore besoin d'être affiné. On est sur du préproduction, donc Creality a encore de la marge pour corriger le tir avant les livraisons.

Une contrainte à garder en tête : le recyclage ne fonctionne qu'en monomatériau. Si vous mélangez du PLA avec du PETG dans le broyeur, vous risquez d'endommager le système. Il faut donc trier ses déchets d'impression, ce qui demande un minimum d'organisation.

La campagne Indiegogo est en cours. La M1 seule démarre à 649 dollars en tarif VIP (avec un dépôt de 50 dollars), 799 dollars en Super Early Bird, et le prix public sera de 1 149 dollars. Le broyeur R1 est à 349 dollars en VIP et 649 dollars en prix final. Le bundle des deux est à 899 dollars en VIP, 1 199 dollars en Early Bird et 1 699 dollars au tarif normal.

La livraison est gratuite pour les États-Unis, le Royaume-Uni et toute l'Union européenne, TVA incluse. Avec la M1, Creality fournit un kit de démarrage avec 2 kg de granulés PLA et cinq packs de colorants pour créer des dégradés de couleurs sur une même bobine.

L'idée est plutôt sympa, et Creality a le mérite de proposer ça à un prix qui reste accessible pour un maker régulier. Recycler ses ratés plutôt que de les jeter, on ne va pas dire non. Par contre, la précision en mode recyclage à plus ou moins 0,1 mm est un point à surveiller pour ceux qui veulent des impressions propres.

Et puis, on parle quand même d'un investissement de 900 dollars minimum pour le duo complet. Pour quelqu'un qui imprime de temps en temps, ça fait cher le recyclage.

Source : Creality

Cette mini borne d'arcade tient dans la main et tourne sur un ESP32

Par : Korben
11 mars 2026 à 17:54

Un développeur a créé Galagino, un émulateur open source qui fait tourner Pac-Man, Galaga, Donkey Kong et trois autres classiques de l'arcade sur un simple microcontrôleur ESP32. Le projet est gratuit, le code est sur GitHub, et avec quelques composants et une imprimante 3D vous fabriquez votre propre mini borne pour presque rien.

Six jeux d'arcade sur une puce à quelques euros

Galagino est un projet open source développé par Till Harbaum. Le principe : émuler des jeux d'arcade des années 80 sur un ESP32, cette petite puce à double coeur cadencée à 240 MHz qui coûte une poignée d'euros. Et ça ne rigole pas côté catalogue, puisque six titres sont pris en charge : Galaga, Pac-Man, Donkey Kong, Frogger, Dig Dug et 1942.

L'émulation est complète, avec le son et la vidéo, le tout affiché sur un petit écran TFT de 320 x 240 pixels en 2 à 3 pouces. Pour les contrôles, cinq boutons poussoirs suffisent, ou un joystick si vous préférez. Le Galaga d'origine tournait sur trois processeurs Z80 plus deux puces dédiées aux entrées et au son. Ici, l'ESP32 gère tout seul, et les deux coeurs sont quand même bien sollicités.

Le Cheap Yellow Display, la solution tout-en-un

Pour ceux qui ne veulent pas souder trop de composants, il existe une alternative bien pratique : le Cheap Yellow Display. C'est une carte ESP32 qui intègre l'écran tactile, un slot micro SD, la sortie audio et le module Wi-Fi dans un seul boîtier.

Il suffit d'y brancher une manette Nunchuk de Wii et un petit haut-parleur pour avoir une borne fonctionnelle. La communauté a aussi développé des boîtiers imprimés en 3D, et certains ont même recyclé des coques de mini bornes My Arcade du commerce pour y glisser la carte.

Tout le code, les fichiers 3D et les instructions de montage sont disponibles sur GitHub. Seul détail : les ROM des jeux ne sont pas incluses pour des raisons évidentes de licence, il faut les fournir vous-même.

Un projet qui vit bien

Le dépôt GitHub compte 186 commits et une communauté active qui continue d'ajouter des jeux comme Frogger, Dig Dug et 1942, et des contributeurs travaillent sur d'autres titres. Davide Gatti, du collectif Survival Hacking, a même porté le projet sur Arduino et publié un tuto vidéo complet pour fabriquer sa borne de A à Z. Le résultat tient dans la paume de la main, avec en option un éclairage LED pour le fronton, histoire de faire comme les vraies.

C’est trop chouette, et c’est exactement le genre de projet qui donne envie de ressortir le fer à souder. Pour quelques euros de composants et un week-end de bricolage, vous repartez avec une borne d'arcade de poche qui fait tourner Pac-Man et Donkey Kong.

Difficile de faire plus chouette en termes de rapport effort/résultat. Et puis le fait que la communauté continue d'ajouter des jeux montre que le projet a de beaux restes devant lui. En tout cas, si vous cherchiez une excuse pour acheter un ESP32, la voilà.

Source : Hackster

Armes fantômes imprimées en 3D : une nouvelle méthode permet de les tracer

7 mars 2026 à 14:02

arme 3d

Les plans d’armes imprimées en 3D circulent librement en ligne et les saisies se multiplient. Mais ces armes sont-elles vraiment intraçables ? En Australie, une nouvelle étude démontre que leur signature chimique pourrait aider les enquêteurs à remonter les filières.

AntScan : ils utilisent un accélérateur de particules pour scanner 2 000 fourmis

Par : Korben
6 mars 2026 à 15:10

Des chercheurs ont utilisé un accélérateur de particules du Karlsruhe Institute of Technology pour scanner 2 200 fourmis de 800 espèces différentes en quelques jours. Le résultat : des modèles 3D d'une précision au micromètre, qui révèlent muscles, systèmes nerveux et dards. Le tout est accessible gratuitement en ligne sur le portail antscan.info , depuis n'importe quel ordinateur.

Un synchrotron pour radiographier des fourmis

Le projet AntScan est né d'une collaboration entre Evan Economo, entomologiste à l'université du Maryland, et Thomas van de Kamp, physicien au Karlsruhe Institute of Technology en Allemagne. L'idée : utiliser le synchrotron du KIT, un accélérateur de particules qui produit un faisceau de rayons X très intense, pour scanner des fourmis en micro-tomographie.

Un bras robotisé fait tourner chaque spécimen devant le faisceau, et environ 3 000 images sont capturées par fourmi. Le tout est ensuite reconstruit automatiquement en modèle 3D. La résolution atteint le micromètre, ce qui permet de voir l'intérieur des insectes : muscles, tube digestif, système nerveux et dards.

Six ans de travail en une semaine

2 200 spécimens, 800 espèces, 212 genres. Tout ça en quelques jours. Avec un scanner de laboratoire classique, ce travail aurait pris six ans de fonctionnement continu. Avec le synchrotron du KIT et le bras robotisé qui change les échantillons toutes les 30 secondes, 2 000 spécimens ont été traités en une seule semaine.

L'IA s'est chargée du reste : estimer la position de chaque fourmi et produire les reconstructions 3D automatiquement.

Un atlas accessible à tous

Les modèles 3D sont disponibles gratuitement sur le portail antscan.info. N'importe qui peut y accéder depuis un ordinateur, faire pivoter les fourmis, zoomer sur les détails et même les « disséquer », virtuellement bien sûr, rangez votre scalpel. L'équipe a conçu le projet comme un modèle reproductible : la méthode peut être adaptée à d'autres petits invertébrés, ce qui en fait un point de départ pour numériser la biodiversité à grande échelle. Le portail fournit aussi les fichiers bruts pour les chercheurs qui veulent aller plus loin dans l'analyse.

C'est le genre de projet qui donne envie de fouiller le site pendant des heures. Utiliser un accélérateur de particules pour scanner des fourmis, sur le papier c'est un peu disproportionné, mais quand on voit le résultat, six ans de travail compressés en une semaine et 800 espèces disponibles en 3D pour tout le monde, ça force le respect.

Le fait que tout soit en accès libre change la donne. La vraie question, c'est ce qui vient après : si la méthode fonctionne pour les fourmis, elle peut fonctionner pour des milliers d'autres espèces. Perso, je trouve que c'est le genre d'utilisation de l'IA et de la puissance de calcul qui fait plaisir à voir, loin des polémiques habituelles.

Sources : IEEE , Phys.org

80 ans d'ordinateurs résumés en 1 vidéo

Par : Korben
3 mars 2026 à 18:12

Je connaissais pas la chaine YouTube Branch Education, et je suis content d'être tombé là dessus parce qu'il ont eu une idée un peu dingue qui devrait vous plaire. En fait, ils ont démonté physiquement plus de 60 ordinateurs, consoles et smartphones, dessoudé les puces des cartes mères, pris des centaines de photos, et tout reconstruit en modèles 3D... ou plutôt, en reproductions ultra-détaillées. Et comme résultat, ils ont sorti une vidéo de 33 minutes qui retrace 80 ans d'évolution informatique... et vous allez voir, c'est plutôt classe.

En fait, quand je dis "modèles 3D", je vous parle pas de schémas vaguement animés... Non, chaque machine a été modélisée, de l'ENIAC de 1945 jusqu'à la Nintendo Switch et pour les plus récentes, comme je vous le disais, l'équipe a carrément dessoudé les composants pour voir l'intérieur des puces.

La vidéo utilise d'ailleurs une analogie bien trouvée pour visualiser la puissance de calcul : les briques LEGO. En fait, c'est tout bête... un calcul par seconde c'est une brique 2×4.

Du coup l'ENIAC et ses 5 000 opérations par seconde, ça donne un petit cube de rien du tout, la Super Nintendo et ses 1,8 million d'instructions c'est un cube qui remplit une pièce entière et le premier iPhone c'est un cube de la taille d'un immeuble de 2 étages. Quand aux cartes graphiques actuelles avec leurs téraflops... on sort carrément du cadre !

L'ENIAC

Si vous aimez les briques LEGO et l'informatique , vous allez être servis.

Le truc génial, c'est que la vidéo ne se contente pas de lister des ordis avec leurs specs. En fait, elle découpe l'Histoire de l'informatique en 8 "âges" distincts, chacun avec ses propres avancées. Et ce que vous voyez ici, c'est la première partie qui couvre les trois premiers : la "transistorisation" (adieu les 17 000 tubes à vide de l'ENIAC), le packaging des transistors avec IBM et les circuits intégrés, et l'arrivée des premiers processeurs.

Parce que l'évolution des ordinateurs, c'est PAS juste la loi de Moore. Entre la Super Nintendo et la Switch, y'a 26 ans d'écart et les transistors ont été multipliés par 80 000... Mais la puissance de calcul c'est par 1,4 MILLION qu'elle a été multipliée !!

La vidéo explique aussi comment les géants de chaque époque finissent par se faire dépasser... IBM contrôlait 70% du marché dans les années 60-70... Intel qui a raté le virage du mobile dans les années 2010...etc. Le piège, c'est qu'à chaque nouvel "âge", les règles changent et ceux qui ne s'adaptent pas se font bouffer.

Perso, je trouve le passage sur l'ENIAC assez ouf. 30 tonnes de machine, 17 000 tubes à vide, et quand l'un d'eux claquait (et ça arrivait souvent), fallait retrouver lequel dans une salle entière de racks. Les transistors étaient finalement plus fiables... sauf que quand y en avait un de mort, bonne chance aussi pour le trouver.

La vidéo est en anglais, mais les sous-titres traduits automatiquement en français sont dispo. D'autres épisodes couvriront les 5 âges suivants, jusqu'aux processeurs IA donc abonnez vous à leur chaine (j'ai pas d'actions en bourse chez eux...). Si vous êtes du genre nostalgique de la tech d'antan , vous allez adorer !

Merci à Lorenper pour le partage !

CPU anti-inflation, AMD ressort un X3D “pas cher”, le Ryzen 5 5500X3D

2 mars 2026 à 09:50

Ryzen 5 5500X3DAMD relance discrètement son Ryzen 5 5500X3D en Chine. Ce CPU AM4 à 6 cœurs et équipé de 99 Mo de cache et s'accompagne d'un TDP de 105 W

Cet article CPU anti-inflation, AMD ressort un X3D “pas cher”, le Ryzen 5 5500X3D a été publié en premier par GinjFo.

Microsoft met fin à l’application Visionneuse 3D sur Windows 11 et 10

Par : Pierre Caer
5 février 2026 à 14:45
Microsoft vient d’annoncer la fin de Visionneuse 3D (3D Viewer), son application dédiée à la visualisation de fichiers 3D sur Windows. L’application, qui permettait d’ouvrir et de manipuler des modèles 3D depuis l’Explorateur de fichiers, sera retirée du Microsoft Store le 1er juillet 2026. Cette décision confirme que Microsoft tourne définitivement la page de la … Lire la suite

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[3D] Générer un STL à partir d’une photo 📦

Par : Mr Xhark
18 avril 2025 à 08:00

Les IA progressent dans tous les domaines et la modélisation 3D n'y fait pas exception. Tom's Basement nous fait découvrir Tripo3D qui permet de créer un modèle 3D à partir de 4 photos de votre objet :

Si nous sommes encore loin du résultat d'un véritable scanner 3D, le résultat est loin d'être honteux. Même s'il semble plus réussi avec des figurines qu'avec de véritables pièces paramétriques.

Je dois justement tester ça avec une pièce plastique sur mon vélo, la finition du garde-boue (il m'en reste une que je vais prendre en photo), je verrai si ça tient la route et vous tient au courant.

Malheureusement la fonctionnalité de cette IA ne semble plus disponible sans payer... espérons que d'autres voient le jour.

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Article original écrit par Mr Xhark publié sur Blogmotion le 18/04/2025 | Pas de commentaire |
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