Sur Roost, les messages mettent parfois plusieurs jours à arriver. Ce réseau social, qui revendique plus de 300 000 utilisateurs, mise notamment sur des oiseaux virtuels pour ralentir volontairement nos échanges.
Peter Steinberger, le papa de
PSPDFKit
, s'est mis en tête de faire sortir WhatsApp de sa prison dorée. Et pour cela, il a mis au point wacli, un client WhatsApp qui tourne exclusivement dans votre terminal. Ça se compose donc de commandes que vous pouvez scripter dans la joie et la bonne humeur pour enchaîner et automatiser toutes vos idées folles sur Whatsapp comme avec n'importe quel outil Unix.
Wacli se connecte à votre compte comme un appareil lié, exactement comme WhatsApp Web, vous scannez un QR code depuis votre téléphone et hop, l'outil rapatrie vos conversations dans une base SQLite locale, sur votre machine. À partir de là, la recherche se fait hors ligne.
Un wacli messages search "réunion" et vous ressortez un vieux message noyé dans la masse, sans même être connecté. Pour envoyer un message, un wacli send file --to maman --file ./photo.jpg et c'est parti. Et les groupes et les contacts se pilotent de la même façon, réactions comprises, au clavier.
Côté technique, c'est du Go bâti sur
whatsmeow
, la bibliothèque de référence qui parle le protocole WhatsApp Web multi-device. Comme ça vos messages restent chiffrés de bout en bout. Et de son côté, la base locale offre une recherche plein texte instantanée (FTS5), et à peu près tout ressort en JSON avec le flag --json, ce qui veut dire que vous pouvez brancher wacli sur vos propres scripts, un cron, un pipeline de sauvegarde, ou tout ce que vous voulez.
Les données atterrissent ensuite dans ~/.wacli sur votre Mac, et vous en faites ce que bon vous semble. Un brew install openclaw/tap/wacli et c'est installé (Oui, le projet est passé sous l'organisation openclaw).
Et comme le tout est sous licence MIT, vous pouvez bidouiller ça comme bon vous semble.
Maintenant, la partie où je dois être franc avec vous c'est que wacli n'est pas un outil officiel. Il passe par le protocole WhatsApp Web récupéré par rétro-ingénierie via whatsmeow, et Meta n'aime pas trop ça.
Le README le dit noir sur blanc, c'est un outil tiers non affilié à WhatsApp. En clair, vous jouez avec les conditions d'utilisation, et un compte repéré sur ce genre de manip peut se faire suspendre. À réserver donc à un usage perso et raisonnable, et pas pour faire du spam de masse.
Reste que pour qui veut reprendre la main sur ses données, c'est pile le genre d'outil que j'aime. Dans le même esprit que
msgvault qui libère vos emails de la prison Gmail
, mais pour la messagerie de Meta.
WhatsApp permet désormais de discuter sur la messagerie sans dévoiler son numéro de téléphone. Un vrai progrès pour la confidentialité, mais qui déplace la question ailleurs : celle de la confiance que l'on accorde à un pseudo.
WhatsApp permet désormais de discuter sur la messagerie sans dévoiler son numéro de téléphone. Un vrai progrès pour la confidentialité, mais qui déplace la question ailleurs : celle de la confiance que l'on accorde à un pseudo.
Avec la mise à jour iOS 26.4.2, Apple modifie la façon dont le contenu des notifications est conservé sur l'appareil. Une décision prise en réaction à une affaire dans laquelle le FBI avait pu accéder aux informations d'une utilisatrice d'iPhone et de Signal sans son consentement.
Le 20 mars 2026, un journaliste de Numerama a reçu sur son compte Signal un message prétextant émaner du support de la messagerie chiffrée. Une campagne cyber-malveillante dans le viseur des autorités européennes depuis plus d'un mois.
Mi-mars 2026, Meta a discrètement annoncé la fin du chiffrement de bout en bout sur les messages privés d'Instagram. La fonctionnalité disparaîtra le 8 mai prochain. Pourquoi un tel retrait ?