Google annonce Chrome pour Linux ARM64 pour le deuxième trimestre 2026. Ce navigateur va s’adresser notamment aux distributions Linux basées sur Debian et RPM.
La sortie d'Ubuntu 26.04 LTS s'accompagnera d'un changement au niveau de la commande sudo : des astérisques apparaîtront lors de la saisie du mot de passe.
Andy Nguyen, chercheur en sécurité informatique, a réussi à installer Linux sur une PlayStation 5 et à faire tourner GTA 5 Enhanced Edition en 1440p à 60 images par seconde, ray tracing activé. La console se transforme alors en une sorte de « Steam Machine ». Mais l'exploit ne fonctionne que sur les toutes premières PS5, celles qui n'ont jamais été mises à jour depuis leur achat.
GTA 5 Enhanced en 1440p à 60 FPS
Le résultat est assez bluffant. Andy Nguyen, connu sous le pseudo theflow0, a partagé une vidéo montrant GTA 5 Enhanced Edition qui tourne à 60 images par seconde en 1440p avec le ray tracing activé, le tout sur une PS5 standard, pas la Pro. Le processeur tourne à 3,2 GHz et le GPU à 2,0 GHz, des fréquences volontairement bridées parce que la console commence à surchauffer au-delà. En théorie, le CPU pourrait monter à 3,5 GHz et le GPU à 2,23 GHz, mais le système de refroidissement ne suit pas. La sortie vidéo 4K en HDMI fonctionne, le son aussi, et tous les ports USB sont opérationnels. Pour les pilotes graphiques, Nguyen a travaillé avec le projet open source Mesa pour ajouter le support du GPU de la PS5.
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Un exploit réservé aux premières PS5
Pour faire tourner Linux sur la console, il faut passer par un exploit appelé Byepervisor, développé par la communauté PS5Dev. Ce hack contourne l'hyperviseur de Sony, la couche de sécurité qui empêche l'exécution de code non autorisé sur la console. Sauf que l'exploit ne marche que sur les firmwares 1.xx à 2.xx, les tout premiers sortis au lancement de la console fin 2020. Si vous avez connecté votre PS5 à Internet ne serait-ce qu'une fois, il y a de grandes chances que le firmware ait été mis à jour automatiquement. On parle donc clairement de consoles qui n'ont pas bougé de leur boîte depuis plus de cinq ans.
La PS5 transformée en Steam Machine
Nguyen a promis de publier les instructions « avant la sortie de GTA 6 ». Le projet transforme la PS5 en ce qu'il appelle une « Steam Machine », un clin d'œil aux consoles de Valve qui avaient tenté de combiner PC et salon en 2015. Et il y a un argument qui tient la route : avec le prix actuel de la RAM, une PS5 d'occasion toujours équipée de l'ancien firmware pourrait coûter moins cher qu'un PC à performances équivalentes pour jouer sous Linux. Mais bon, encore faut-il trouver une PS5 qui n'a jamais vu la couleur d'une mise à jour, et ce n'est pas exactement le genre de chose qu'on déniche facilement. Si vous en avez une qui traîne, il y a peut-être moyen de vous faire un peu de sous avec !
Quoi qu'il en soit, c'est du beau boulot. On est là sur de l'ingénierie de haut vol, même si on est hélas quand même loin de la bidouille grand public.
Le terminal Linux / MacOS, ça fait encore flipper pas mal de monde et c'est exactement pour cette raison que des gens ont créé
WebTerm
, un petit site web qui simule un terminal directement dans le navigateur pour vous apprendre les commandes de base... sans risquer de claquer un rm -rf votre disque dur !
En gros, vous ouvrez le site dans Chrome ou Firefox, et vous avez un faux terminal devant vous avec des exercices progressifs. Ça part des trucs vraiment basiques genre pwd, ls, cd (oui, le B.A.-BA quoi) et ça monte jusqu'aux commandes plus costaudes comme grep, find, chmod ou carrément des tutos Git avec branches et commits. Y'a 8 modes d'apprentissage au total et une trentaine d'exercices, du débutant complet au "je veux maîtriser le versioning". En fait c'est plutôt bien découpé et chaque mode rajoute une couche de difficulté.
Le truc sympa c'est que tout se passe dans votre navigateur comme ça pas besoin d'installer Ubuntu, pas besoin de VirtualBox, pas besoin de WSL... vous ouvrez la page et vous tapez vos commandes dans un prompt bash comme un vrai sysadmin qui pue de la gueule (un classique !). Perso, pour quelqu'un qui n'a jamais touché à la ligne de commande, c'est quand même VACHEMENT moins flippant qu'un vrai terminal où une mauvaise manip peut vous foutre dans la mierda.
D'ailleurs si vous maîtrisez déjà un peu le sujet, y'a aussi un mode Free Play qui vous lâche dans la nature sans consignes. Vous tapez ce que vous voulez, vous expérimentez... un bac à sable quoi. Et comme sur un vrai shell Bash ou Zsh, vous avez la complétion par Tab et l'historique des commandes avec les flèches haut/bas.
Bon, c'est pas non plus un émulateur complet hein, donc faut pas s'attendre à pouvoir installer des paquets apt ou lancer des scripts bash complexes. Sauf si vous avez une vraie VM sous la main, mais là c'est plus le même délire. Par exemple, les pipes genre | entre commandes, ça passe pas non plus, et ça ne marche pas sur smartphone.
C'est desktop only... et dans le terminal, tout se fait au clavier, donc pas de souris. Et pour ceux qui se demandent, le site est dispo en anglais et en japonais (le projet vient d'une boîte japonaise qui s'appelle init Inc.), mais les commandes Linux c'est universel donc ça ne change rien sur l'apprentissage. Après si vous cherchez des tutos en français, là faudra aller voir ailleurs.
Et si vous voulez aller plus loin après avoir joué avec WebTerm, je vous recommande de jeter un oeil à
mon article sur les raccourcis clavier Bash
qui va vous faire gagner un temps de fou !
Voilà pour 15 minutes de pratique par jour c'est plutôt bien foutu et vous pourrez gagner en autonomie dans ce fichu terminal qui vous effraye depuis tant d'années.
Vous avez une vidéo trop lourde pour Discord et sa limite pourrie à 10 Mo ? Du coup, vous passez une demi-heure à bidouiller les réglages d'encodage pour trouver le bon bitrate... sauf que ça marche jamais du premier coup.
Constrict
, c'est une app GNOME (Linux uniquement, du coup...) qui règle ce problème de la façon la plus logique possible. Vous lui donnez une taille cible en Mo, et elle se débrouille toute seule pour que votre vidéo rentre pile-poil dedans.
C'est le genre de truc indispensable quand Discord vous bloque à 10 Mo en compte gratuit, que Telegram impose aussi ses propres limites, ou que vous voulez envoyer un fichier par mail sans que ça foire.
En gros, au lieu de deviner quel débit binaire il faut, vous dites juste "je veux que ça fasse 8 Mo" et hop, l'outil calcule automatiquement le bitrate, la résolution, le framerate et la qualité audio pour coller à votre objectif.
Côté codecs, c'est plutôt complet puisqu'on a du H.264 pour la compatibilité, HEVC si vous voulez du lourd sans le poids, AV1 pour les plus patients (attention, l'encodage prend nettement plus longtemps que du H.264... mais le ratio qualité/taille est dingue !) et VP9 pour les adeptes des formats ouverts. Du coup, que vous envoyiez votre clip sur un réseau social, une messagerie instantanée ou par mail, y'a toujours un codec adapté !
Et si vous avez tout un dossier de vidéos à réduire, Constrict gère également le traitement par lot. Vous sélectionnez vos fichiers, vous choisissez la taille cible et un répertoire de sortie, et ça mouline tout seul (sauf si vous lancez 50 fichiers en AV1... là, prévoyez beaucoup de café). En tout cas, c'est quand même plus agréable qu'un script
FFmpeg
bricolé à la main.
Après si vous essayez de faire rentrer un film 4K de 2h dans 8 Mo... ça va être super moche...
L'app fait de son mieux pour garder un max de qualité, mais y'a des limites physiques (hé oui la compression, ça ne marche pas comme de la magie). D'ailleurs, si la réduction demandée est trop violente, l'outil vous préviendra que c'est mort !
L'app est développée en Python avec GTK4 et Libadwaita, du coup l'interface est native et bien intégrée au bureau GNOME. Elle est certifiée GNOME Circle (ce qui est plutôt bon signe côté qualité) et le code est sous licence GPL-3.0, donc gratuit et open source. Pour l'installation, ça passe par
Flatpak sur Flathub
... un :
Si vous cherchez des alternatives dans le même genre,
MystiQ
fait de la conversion multiformat et
Adapter
est un bon couteau suisse basé sur FFmpeg. Mais aucun des deux ne propose ce ciblage par taille, et c'est ça le vrai plus de Constrict !
Avec Ubuntu 26.04 LTS, une habitude vieille de plus de 40 ans prend fin : lorsque vous saisissez votre mot de passe après la commande sudo dans le terminal, des astérisques s’affichent désormais à l’écran. Un changement en apparence anodin, mais qui ne manque pas de faire parler. Pourquoi sudo n’affichait-il rien jusqu’ici ? Depuis … Lire la suite
Il y a quelques jours, Canonical dévoilait la mascotte officielle d’Ubuntu 26.04 LTS « Resolute Raccoon », un raton laveur au design géométrique minimaliste. La suite logique vient d’arriver : l’entreprise a maintenant dévoilé le fond d’écran par défaut qui accompagnera la prochaine version LTS de la distribution lors de sa sortie le 23 avril … Lire la suite
2>&1, >, >>, 2>/dev/null... Si ces symboles dans votre terminal Linux ou macOS vous font autant flipper qu'un regex, respirez un grand coup ! Quand vous aurez lu cet article, vous verrez qu'en fait c'est super simple à comprendre, et en 5 minutes vous saurez enfin ce que vous copiez-collez depuis des années depuis StackOverflow.
En fait, dans les shells Unix (bash, zsh, etc.), y'a 3 canaux de base : stdin (entrée, numéro 0), stdout (sortie normale, numéro 1) et stderr (les erreurs, numéro 2). Tout le reste, de > à 2>/dev/null, découle de ces 3 numéros.
> - Écrire dans un fichier (et tout écraser)
echo "Salut" > fichier.txt
Ça redirige stdout vers fichier.txt. Si le fichier existe déjà... c'est mort, il est écrasé sans sommation. Du coup, faites gaffe avec vos logs, une commande mal placée et ce sont des heures de données qui disparaissent.
D'ailleurs, si vous êtes du genre parano (et oui, vous avez raison !), set -o noclobber dans votre .bashrc empêchera > d'écraser un fichier existant lors d'une commande tapée à la main. Pour y arriver, il faudra utiliser >| pour forcer.
>> - Ajouter à la suite
echo "Ligne 2" >> fichier.txt
Même principe que >, sauf que ça ajoute à la fin au lieu d'écraser. C'est ce que vous voulez 99% du temps pour des logs (sauf si vous voulez repartir de zéro, là > fait le job). Une lettre de différence entre "tout va bien" et "où sont passés mes logs, boudiouuu ???".
2> - Rediriger les erreurs
commande_foireuse 2> erreurs.log
Le 2 c'est stderr, en gros (y'a pas d'espace entre le 2 et le >, sinon bash croit que 2 est un argument). Tout ce qui sort en erreur finit dans erreurs.log au lieu de polluer votre terminal. Perso, je trouve ça super pratique pour garder une trace propre quand vous lancez des scripts via crontab -e.
Et 2>> existe aussi, pour cumuler les erreurs au fil du temps au lieu d'écraser le fichier à chaque exécution.
2>&1 - Fusionner erreurs et sortie normale
commande > output.log 2>&1
Le fameux ! Le &1 dit à bash "le 1 c'est un file descriptor, pas un fichier qui s'appelle littéralement 1". Du coup stderr (2) est redirigé vers le même endroit que stdout (1), ou plutôt vers là où stdout pointe au moment où bash évalue la ligne. Ça va, vous suivez toujours ? ^^
Attention, l'ordre compte ! Bash lit les redirections de gauche à droite. > output.log 2>&1, stdout pointe vers le fichier, puis stderr suit... tout va dans le fichier. 2>&1 > output.log, stderr copie stdout qui pointe ENCORE vers le terminal, puis stdout est redirigé vers le fichier. Résultat, les erreurs restent dans votre terminal. Le piège classique.
Et &> fait la même chose en plus court :
commande &> output.log
&> est super pratique, mais spécifique à bash / zsh donc pour la portabilité, préférez quand même > fichier 2>&1.
2>/dev/null - Le trou noir
find / -name "*.conf" 2>/dev/null
/dev/null, c'est le trou noir d'Unix. Tout ce que vous envoyez là-dedans disparaît. Super pratique avec find qui vous crache 200 "Permission denied" pour un seul résultat utile.
Et si vous voulez TOUT faire disparaître (stdout + stderr) ? Un petit &>/dev/null et c'est réglé. Pratique dans vos scripts /etc/cron.d/ quand vous voulez zéro bruit (bon, j'exagère un chouïa, je sais...).
Si vous aimez les
raccourcis bash
, j'ai aussi ce qu'il faut.
Bref, voilà ce sont juste 5 opérateurs à retenir, et avec ça vous couvrez à peu près tout. Donc la prochaine fois que vous copierez un 2>&1, au moins vous saurez pourquoi.
Ce tutoriel explique comment installer et utiliser Mariabackup (MariaDB-Backup) pour sauvegarder à chaud des instances MariaDB et comment restaurer les données.
AsteroidOS
, c'est une distro Linux open source qui tourne... sur des
montres connectées
! Oui oui, du manchot au poignet et l'idée en fait, c'est de virer
WearOS
et toute la télémétrie Google qui va avec, pour le remplacer par un OS libre sans tracking ou de compte à se créer.
Ce projet existe depuis 2015 et supporte aujourd'hui une trentaine de montres (LG Watch, Huawei Watch, TicWatch, Asus Zenwatch, Fossil Gen 4/5/6...). Vous flashez votre tocante connectée, et vous récupérez un OS avec agenda, météo, chronomètre, boussole, moniteur cardiaque, contrôle musical et même un petit jeu. Le tout en Qt/QML, avec des cadrans communautaires et un affichage permanent !
Côté
vie privée
, c'est même le JOUR ET LA NUIT avec WearOS donc pour ceux qui flippent que leur montre balance tout à Mountain View, c'est plutôt rassurant.
Pour la synchro avec votre téléphone, y'a également
AsteroidOSSync
sur F-Droid ou
Gadgetbridge
. Si vous hésitez, sachez que Gadgetbridge est plus maintenu et plus universel. Ça couvre l'essentiel et si vous avez les chocottes, un mode dual-boot permet de tester sans virer WearOS.
Attention par contre, c'est pas la fête du slip non plus car y'a pas de store d'apps (faut pousser les APK en ligne de commande via ADB), pas de réponse aux appels depuis le poignet, et les apps WearOS ne tournent évidemment pas dessus. A moins que votre montre soit dans la liste officielle, n'y pensez même pas ! Faut aimer bidouiller, en fait mais ça, je sais que vous adorez ^^.
Et grâce à cet OS, vous atteindrez peut-être les 48h d'autonomie annoncées sur le site. Après faut voir en vrai évidemment... mais pour
une distro communautaire
portée par des passionnés depuis 11 ANS quand même, c'est honnête.
Microsoft has published its planned team investments for PowerShell 7.7, Windows OpenSSH, and Desired State Configuration (DSC) v3.2. The roadmap for PowerShell 7.7 includes relocating PSUserContentPath, non-profile-based module loading, Bash-style aliases, and a Model Context Protocol (MCP) server. For Windows OpenSSH, the primary addition under evaluation is support for Entra ID authentication. Desired State Configuration (DSC) v3.2 will include a new Python adapter to enable the creation of DSC resources on Linux.
Canonical vient de lever le voile sur la mascotte officielle d’Ubuntu 26.04 LTS « Resolute Raccoon ». Ce nouveau visage de la distribution Linux adopte le style géométrique minimaliste qui caractérise l’identité visuelle d’Ubuntu depuis plusieurs versions. Une tradition bien ancrée chez Ubuntu, qui attribue depuis toujours un nom de code animalier à chacune de ses versions. … Lire la suite