Cachem.fr : pourquoi je continue (et pourquoi parfois je doute)
Aujourd’hui, c’est un article pas comme les autres. Je vous partage un peu en vrac mes idées et mes doutes. J’ai lancé Cachem.fr en 2009. À l’époque, je rédigeais des tutoriels sous Word pour des amis. Je partageais mes découvertes, mes tests, mes bidouilles. Personne ou presque ne parlait des NAS. Alors j’ai mis tout ça en ligne… Il n’y avait pas de stratégie, pas de business plan. Juste l’envie de partager une passion.
Cela fait plus de 16 ans, Cachem est toujours là. Sur le Web, on peut dire que c’est un dinosaure. Et moi aussi…
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Une passion… mais pas mon métier
Dans la vie, j’ai un “vrai” métier. Je travaille dans une grande entreprise française dans un environnement structuré, exigeant, très éloigné du monde des NAS et des tests hardware. Au travail, je suis concentré à 100 % dans mes fonctions : Cachem n’interfère jamais.
Mais le soir, le week-end… entre deux moments en famille, Cachem reprend sa place.
Je passe en moyenne 12 heures par semaine dessus. Rédaction, tests, mises à jour, veille, échanges… Ça prend une place importante (trop ?) dans mon quotidien. C’est toujours une passion. Mais parfois, elle se transforme en contrainte.
Il m’arrive d’écrire “par devoir”, de me sentir obligé de publier. Comme si laisser le site au repos était une forme d’abandon.
Ce que Cachem m’apporte vraiment
Si je continue, ce n’est pas pour l’argent. La monétisation est anecdotique. Elle finance l’achat de matériel pour les tests, un restaurant avec madame de temps en temps, rien de plus. Je continue parce que Cachem m’apporte énormément :
- Le site m’oblige à rester curieux ;
- À comprendre les technologies en profondeur ;
- À tester des produits innovants ;
- À garder un équilibre intellectuel…
Et surtout, il y a le partage. Les commentaires et les échanges par mail. La reconnaissance d’une communauté passionnée. Cachem est un blog passion. Il l’a toujours été.
Les doutes sont réels
Je ne vais pas faire semblant : j’ai pensé arrêter. Régulièrement. Par manque de temps, par fatigue, par impression de ne plus rien avoir d’intéressant à raconter. Le paysage du web a changé. Les blogs ne sont plus à la mode. L’attention est ailleurs : TikTok, Instagram, YouTube…
Beaucoup de sites tech ferment, d’autres se regroupent sous de grands ensembles, les indépendants deviennent rares.
Parfois, je me demande si écrire a encore du sens. Et puis, je reviens toujours au même point. Le NAS revient toujours. Le NAS ne brille pas à la hauteur qu’il devrait, à mon goût. Il connaît des cycles, des périodes creuses, des vagues d’intérêt. Mais on y revient toujours :
- Face au cloud ;
- Face aux questions de souveraineté ;
- Face au besoin de disponibilité locale ;
- Face à la sécurisation des données personnelles…
Le NAS, c’est l’autonomie numérique à la maison. Et je crois que tant que ce sujet existera, j’aurai envie d’en parler. Parce que derrière la boîte noire posée sur l’étagère, il y a une philosophie : reprendre (ou garder) un peu le contrôle.
Pourquoi le rythme peut ralentir
Si le rythme évolue, ce n’est pas un abandon. C’est un équilibre à trouver. Ma vision : c’est que Cachem ne doit pas devenir une obligation pesante pour moi ou mon entourage. Il doit rester un espace de liberté.
Il y aura peut-être moins d’articles, peut-être plus de recul, peut-être plus de sélection, mais toujours la même sincérité.
Merci
Désolé si c’est un peu en vrac, je ne me suis pas relu, car je souhaite partager avec vous mon état d’esprit, ce qui se passe dans ma tête… un peu brut.
Merci à ceux qui lisent depuis des années, à ceux qui commentent, à ceux qui partagent un article, à ceux qui envoient un message pour dire simplement “merci”. Un blog indépendant vit par sa communauté. Alors si Cachem vous apporte quelque chose (une information, une solution, une réflexion) continuez à le faire vivre. Par un commentaire. Un partage. Un mot.
Cachem n’a jamais été un projet opportuniste. C’est un blog passion. Et tant que la passion sera plus forte que le doute, il continuera d’exister.
