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Aujourd’hui — 30 septembre 2026NAS

Faut-il toujours mentionner l’usage de l’IA ?

Par : Fx
30 septembre 2026 à 07:00
IA sur Cachem - Faut-il toujours mentionner l'usage de l'IA ?

J’ai toujours été transparent avec vous sur la ligne éditoriale de Cachem, ma façon de travailler, la gestion au quotidien, la idée, etc. Aujourd’hui, je souhaite aborder un autre sujet avec vous : l’utilisation de l’IA dans la rédaction d’article. Ne lâchez pas encore un commentaire et lisez ce qu’il y a ci-dessous.

IA sur Cachem - Faut-il toujours mentionner l'usage de l'IA ?

IA & Cachem

Il n’y a pas de règle IA sur Cachem, parce que je suis le seul à rédiger (plus de 95% des articles). Récemment, MilesTEG qui rédige parfois m’a posé une question sur l’usage de l’IA pour un article à paraitre : « Veux-tu que j’ajoute une mention comme quoi Gemini a relu et corrigé les fautes de mon article ? ». Vous en conviendrez, la question est légitime.

Doit-on faire mention de l’usage d’une IA pour l’aide à la correction de faute ? Personnellement, je considère que ce n’est pas utile. Il n’y a pas transformation, ni manipulation et encore moins tromperie envers le lecteur. De nombreux rédacteurs, écrivains et journalistes utilisent Antidote pour la correction des fautes et moi-même je l’utilise (je ne m’en suis jamais caché)… pourtant, personne ne l’indique.

En revanche, je pense qu’il faut savoir bien positionner le curseur… lorsque l’IA change de rôle. Toujours pour son article, MilesTEG a généré des graphiques avec une IA. Je lui ai demandé de l’indiquer clairement sous chaque visuel. De ma perception, ne pas le mettre serait une faute. Vous en conviendrez également, si l’article a été généré à 100% avec l’aide d’une IA, il doit y avoir une mention.

Assistance à la reformulation

Que dire d’un article qui serait généré partiellement avec l’aide d’une IA ? J’avoue que je ne me suis jamais posé la question et cela mérite réflexion. Il m’arrive parfois de demander à madame de l’aide pour reformuler une phrase ou une idée. J’avoue, je ne le mentionne pas… Elle ne m’en tient pas rigueur, j’espère que vous non plus. Mais si je sollicite une IA pour cette même formulation, est-ce que l’article doit mentionner « Contenu généré avec l’aide de l’IA » ?

Si l’IA a aidé à générer un article, je pense que cela n’est pas une mauvaise idée de le mentionner.

Je pense qu’on est tous pareil. Si on apprend que ce qu’on vient de lire a été écrit avec une IA, on se retrouve avec une pointe de déception… comme si on avait été floué. Cela ne veut pas dire que l’article est mauvais, mais il y a comme une sensation désagréable de trahison (oui, le terme est un peu fort).

Vibe Coding

J’ai un article en brouillon (depuis plusieurs semaines) sur le Vibe Coding (application générée avec une IA). Ma réflexion est la suivantes, si une application est fiable, robuste, sécurisée, performante… cela ne me dérange pas qu’elle soit faite avec l’aide d’une IA. Par contre, cela doit être clairement indiqué en premier niveau de lecture. Il faut de la transparence là aussi.

Si une IA a été utilisée dans une recherche de failles, pour des tests (robustesse, performance, recherche de bugs), pour générer de la documentation… j’avoue que je ne sais pas. Je dirais que ce n’est pas forcément nécessaire. Là où je me sentirai flouer, c’est si l’éditeur annonçait ouvertement l’inverse : « C’est moi qui l’ai fait ! ».

Et vous, qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à laisser un commentaire et à partager votre opinion… je pense que c’est comme cela qu’on peut tous avancer.

À partir d’avant-hierNAS

Minisforum MS-03 Workstation – 10GbE, 25GbE, Gen 5 SSDs and Local AI Tested

Par : Rob Andrews
27 septembre 2026 à 18:00
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Par : Rob Andrews
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Edito 23 septembre

Par : Fx
23 septembre 2026 à 07:00
edito - Edito 23 septembre

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez bien. Pour moi, tout va pour le mieux… enfin, presque. Cela fait plusieurs jours que je me dis qu’il faut que je vous rédige une édito pour vous donner quelques nouvelles.

Tout d’abord, vous avez dû le constater… le nombre d’articles a chuté. Après de nombreuses années avec plus de 5 articles par semaine, j’ai réduit la voilure depuis 2-3 ans. Les raisons sont multiples : changement de priorité personnel, changement professionnel, reprise du sport, motivation aléatoire, etc. Cachem n’a jamais été la priorité, c’est d’abord la famille et les proches. Cachem n’est pas ma source de revenu, j’ai un (vrai) travail à côté. Mais il faut avouer que je passe beaucoup (trop) de temps ici et sur le forum. J’ai cherché à faire des articles plus approfondis, parfois plus engagés… avec des retours plus ou moins mitigés. Car il faut bien l’avouer, nous passons tous de moins en moins de temps à lire. Lorsque je mets 8 heures à sortir un article/dossier/test, que le nombre de vues ne décolle pas et qu’il y a 0 commentaire au bout d’une semaine (aucune critique ici), c’est que j’ai loupé quelque chose. Et ce n’est pas grave… Je pourrais aussi laisser une IA piloter le site, mais je n’y vois pas d’intérêt. Je pense que si la communauté, les lecteurs fidèles et les visiteurs passent pour le site, pour son contenu et non pas pour le nombre d’articles par jour. Après je peux me tromper…

Actuellement, j’ai en test un NAS qui est juste incroyable. Malheureusement, je ne peux pas vous en parler pour le moment, car le fabricant ne l’a pas encore dévoilé (embargo total). Il est puissant, complet, la connectique est riche et son format atypique… mais je ne connais toujours pas son prix. Ensuite, je vais prochainement vous reparler de Synology et faire un focus sur 2 fonctionnalités. Enfin, j’ai reçu un petit SSD qui possède quelques atouts (dont son prix).

Côté séries TV, Acapulco se laisse regarder mais sans plus. Furious a été une vraie surprise, je recommande… ainsi que Lucky qui est une autre belle surprise. Je n’ai toujours pas réussi à accrocher sur Silo. Si vous avez des recommandations, n’hésitez pas à laisser un commentaire 🙂

Je vous laisse en vous souhaitant une bonne journée et une bonne fin de semaine,
FX

GEAK OS : nouveau système pour NAS DIY

Par : Fx
22 septembre 2026 à 07:00
GEAK OS NAS DIY - GEAK OS : nouveau système pour NAS DIY

Un nouveau venu s’invite dans la famille des systèmes pour NAS qui nous vient cette fois de Chine : GEAK OS. Repéré depuis février 2026 par la communauté chinoise du homelab, ce système gratuit promet du stockage privé, de l’IA embarquée et une gestion Docker. On a creusé le sujet en attendant de pouvoir le tester par nous-mêmes…

GEAK OS NAS DIY - GEAK OS : nouveau système pour NAS DIY

GEAK OS, qu’est-ce que c’est ?

GEAK OS est un système d’exploitation NAS développé par l’éditeur chinois GEAK (à qui l’on doit également l’application mobile GEAK NAS, publiée par YOM LIMITED). Son positionnement est celui d’un système complet comme alternative locale et gratuite au Cloud, pour reprendre la main sur ses données sans payer d’abonnement mensuel.

Le positionnement se limite pour l’instant à cet usage : installer le système sur son propre matériel (PC de récup, NAS DIY, Mini PC ou encore machine virtuelle). Sur le fond, les premiers retours des spécialiste,s c’est que GEAK OS ressemble beaucoup à ce que l’on a déjà vu avec fnOS (un autre système chinois), mais aussi chez FygoOS. Ils misent principalement sur une interface facile à utiliser, une partie multimédia riche, une gestion des photos boostée à l’IA comme arguments principaux.

Les fonctions mises en avant

Si on rentre un peu dans le détail, voici ce que nous indique le site officiel :

  • Album photo IA : classement automatique des photos par reconnaissance de contenu ;
  • Centre multimédia : intégré pour la lecture de films et séries stockés sur le NAS ;
  • GEAK AI : assistant maison qui combine SearXNG (recherche) et Ollama (inférence locale) ;
  • Centre d’applications : 16 applications (dont 3 de l’éditeur) et le reste sous forme de conteneurs Docker.
  • GEAK Link : service d’accès distant, avec un identifiant personnalisable une fois inscrit ;
  • Des Apps pour iOS, Android, macOS et Windows.

Et côté prix ?

La page officielle des offres pourra en refroidir plus d’un. Il y a tout d’abord, l’offre Free qui couvre l’essentiel de l’usage assez simple pour le particulier. Ensuite, nous avons l’offre Plus à 47,99 $/an et un Lifetime à 179 $. Si cela vous rappelle un ZimaOS, ce n’est pas un hasard.

Le souci, c’est que le gratuit n’est gratuit qu’en apparence : l’app mobile, l’accès distant GEAK Link et l’appli photo pour la TV ne fonctionnent que pendant 2 mois, avant de basculer derrière un PayWall (mur payant). Sur un système encore jeune, avec une stabilité qui reste à prouver, verrouiller l’accès distant derrière un abonnement dès les premiers mois est un choix commercial qui mérite de prendre un peu de recul.

Premiers testeurs

Plusieurs utilisateurs ont déjà testé le système sur des machines virtuelles. Ils indiquent que l’installation est très bien faite, tout est presque automatisé (détection DHCP/IPv6, copie des fichiers système…). Les retours sur la consommation des ressources sont contradictoires : certains ont réussi avec 4 Go de RAM, d’autres ont dû passer à 8 Go pour éviter les plantages.

Le système ne proposerait nativement que le SMB. NFS et WebDAV ne seraient accessible qu’en montage (sources distantes). Si vous venez de Synology ou TrueNAS, c’est un peu limité… Le SSH est fermé par défaut. L’interface est vraiment facile à prendre en main.

Faut-il s’y intéresser ?

Honnêtement, nous sommes encore loin d’un concurrent à DSM ou TrueNAS. GEAK OS reste un projet encore jeune et orienté pour le marché chinois, avec encore quelques limites.

En revanche, l’angle IA locale (SearXNG + Ollama) et la gratuité (offre free) en font un projet à surveiller, mais pas forcément pour tout de suite. Nous, on va garder un œil sur les prochaines versions avant d’envisager un test complet sur notre propre matériel.

LincStation N1 – Should You Buy in 2026?

Par : Rob Andrews
21 septembre 2026 à 18:00
LincStation N1 NAS Two Years Later – Is This UnRAID All-Flash NAS Still Worth It in 2026? The LincStation N1 is one of those NAS devices that made much more sense after the market caught up with it. When it first appeared, an SSD-only, UnRAID-based compact NAS with M.2 and 2.5-inch SATA support felt unusual, […]

UmbrelOS hits ver.2.0 – How Much Different is it?

Par : Rob Andrews
18 septembre 2026 à 20:00
UmbrelOS hits ver.2.0 – How Much Different is it? UmbrelOS has always taken a slightly different route to most traditional NAS and home server operating systems, focusing heavily on simplifying self-hosting rather than exposing every possible configuration option to the user. That approach made it accessible, but it also left a number of gaps for […]

Laisser une IA gérer votre réseau… bonne ou mauvaise idée ?

Par : Fx
16 septembre 2026 à 07:00
IA reseau - Laisser une IA gérer votre réseau... bonne ou mauvaise idée ?

De nombreuses personnes témoignent d’avoir laissé ChatGPT ou Claude gérer leur réseau et que tout fonctionnerait bien mieux, comme par miracle. Sur Cachem, nous ne croyons pas aux miracles. Si une IA peut être une aide précieuse pour comprendre certains paramètres avancés, celle-ci ne doit pas gérer / configurer votre installation ! En clair : ne confiez pas les yeux fermés votre réseau domestique ou professionnel à un chatbot…

IA reseau - Laisser une IA gérer votre réseau... bonne ou mauvaise idée ?

IA et réseau, les limites du modèle

L’IA a de nombreux atouts et nous ne reviendrons pas dessus ici. Mais certains y ont laissé des plumes : c’est plus rare, mais ça arrive. Et la réponse de l’IA, une fois le mal fait : « Tu as raison, il ne fallait pas exécuter cette commande ». L’IA doit être vue comme un outil, une aide facilitée par sa disponibilité et son coût. Aujourd’hui, aucune IA ou algorithme n’est infaillible… Aucun.

De par sa nature, une IA propose des réponses à partir d’un modèle statistique. Elle va s’orienter vers ce qui correspond le mieux, en probabilité, à ce qu’elle a appris. Cependant, nous sommes des humains, tous différents avec des besoins différents. Nous n’habitons pas tous dans la même région (ou le même pays), pas dans le même type d’habitation, avec des matériaux différents, avec des voisins plus ou moins proches et pas les mêmes appareils connectés.

Chacun son réseau, chacun ses besoins

Chacun a ses propres exigences. Personnellement, j’ai 3 VLANs différents à mon domicile, avec des règles de pare-feu spécifiques, mon propre relais DNS/bloqueur de pub (AdGuard Home) et une majorité d’appareils Apple. Mon voisin a une préfèrence Android et Windows… il n’a pas les mêmes besoins sur son réseau. Pourtant, on partage la même envie : que notre Wi-Fi fonctionne le mieux possible.

Lui n’a que la box de son opérateur et ça lui suffit amplement. Il a eu un petit souci un jour, le Wi-Fi ne passait pas bien dans une pièce de son logement. Sortir la box de son meuble a suffi à régler le souci. La seule manipulation qu’il accepte de faire, c’est de redémarrer le boîtier de temps en temps.

De mon côté, je suis sur une configuration un peu plus complète, avec un AP dédié, un routeur, plusieurs switchs, etc. Mais mon objectif n’est pas d’imposer ma config à tout le monde. Quand mon voisin me dit qu’il voudrait passer au niveau supérieur, je lui déconseille…

Et l’IA dans tout ça ?

« J’ai demandé à ChatGPT et il m’a dit qu’il pouvait m’aider à revoir mon installation » me rétorque t-il… et il a raison. ChatGPT et Claude sont de super outil. J’ai regardé ce que lui proposait l’IA. Dans l’ensemble, il y avait de bonnes choses… mais cela l’orientait vers une infrastructure complète et assez complexe.

L’IA répond quasiment oui à tout. Elle lui a posé quelques bonnes questions, mais mon voisin a répondu « peut-être » ou « je ne sais pas » à plusieurs d’entre elles.

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs

Mon voisin était ravi, il allait enfin avoir du vrai Wi-Fi 7 dans tout son logement, pouvoir regarder des vidéos en 4K dans son salon comme dans sa chambre, pour une installation à environ…. 2 700€ (rien que pour le matériel). L’IA n’avait pas forcément les bons tarifs, mais elle lui a quand même conseillé de passer au 10 Gb/s.

Ce que l’IA fait de bien

Il faut avouer que l’IA peut rendre service et permet d’aller relativement vite… mais lui laisser les clés de mon réseau ? Certainement pas. Il y a de fortes chances qu’elle opère des changements qui ne vus conviendront pas, voire qu’elle vous bannisse de votre propre réseau.

L’IA est une aide précieuse, elle peut vous expliquer certains réglages. Prenons l’exemple d’installation UniFi ou de MikroTik : il existe des centaines de réglages, avec des impacts plus ou moins importants sur un réseau. Si vous n’êtes pas expert ou avec des bases solides, cela peut vite sembler insurmontable. D’ailleurs, j’en profite pour déconseiller fortement ce type de système aux débutants ou ceux qui n’ont pas de bonnes notions réseau. Ce sont des appareils relativement coûteux, avec de grandes capacités… mais au prix d’un investissement en temps et en recherche pour comprendre le système.

C’est là que l’IA peut faire la différence dans l’aide et l’accompagnement. Moi-même, j’ai tenté l’expérience en demandant à Claude de m’aider à restreindre une caméra IP sur mon VLAN dédié aux IoT. Si les idées étaient globalement bonnes, les indications pour y parvenir étaient foireuses. Les réglages indiqués n’étaient pas au bon endroit (Claude a été entraîné à un instant T et les interfaces ont évolué), mais le plus drôle… c’est qu’il a aussi inventé des paramètres. Pas des réglages qui avaient disparu entre deux versions ou qui avaient été déplacés. Non, il s’agissait bien de réglages qui n’avaient tout simplement jamais existé.

Alors, bonne ou mauvaise idée ?

Ni l’un ni l’autre… tout dépend de la place que vous lui laissez. Oui, l’IA peut améliorer votre installation réseau, y compris votre Wi-Fi. Mais il faut faire attention à bien lui donner le contexte complet de votre situation. L’IA peut être une aide précieuse, à condition d’y aller par petites touches. Chaque paramètre activé doit l’être en comprenant ce que vous faites. Ne laissez surtout pas un agent IA configurer votre réseau à votre place, elle pourrait tout casser, voire vous exclure de votre propre réseau.

Soyez curieux, posez des questions et assurez-vous de bien comprendre les impacts de chaque recommandation avant de l’appliquer.

UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée

Par : Fx
15 septembre 2026 à 07:00
UGREEN HA100 - UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée

À l’IFA 2026, UGREEN a présenté HomeAgent, une gamme de produits qui fusionne 3 usages : NAS, HUB domotique et serveur de vidéosurveillance. L’idée n’est pas nouvelle, Synology et QNAP tâtonnent sur ce terrain depuis des années mais sans la domotique. UGREEN ajoute en plus une couche d’IA locale censée tout piloter en langage naturel, sans passer par un Cloud…

UGREEN HA100 - UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée

Un NAS avant tout

Sous l’appellation « hub », le HA100 est un boîtier de 3 baies : 2 pour du stockage NAS classique (disques 2,5 ou 3,5 pouces), 1 réservé à la vidéosurveillance. Il dispose également d’un emplacement M.2 NVMe pour héberger les modèles d’IA. Le tout tourne sous UGOS Pro (le système maison pour ses NAS) avec une surcouche domotique.

HA100 Front - UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée HA100 Back - UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée

Le HA100 est construit autour un SoC Rockchip RK3588 (8 cœurs), 16 Go de RAM et une carte d’accélération pour l’IA (jusqu’à 26 TOPS). Le HA100 Pro dispose pour sa part de 32 Go de RAM et une puissance IA nettement supérieure (205 TOPS). Enfin, le MasterAgent MA100 est animé par le célèbre NVIDIA Jetson Thor, taillé pour l’inférence lourde (2 070 TFLOPS).

HA100 Top - UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée

Les boîtiers se connectent via un câble RJ45 (2,5 Gb/s sur le HA100, 10 Gb/s sur le Pro), il n’y a pas de WiFi annoncé. Cela veut dire qu’il faut un câble réseau jusqu’à l’appareil, en plus du secteur. On est loin du hub domotique qu’on pose où on veut. C’est une contrainte d’installation de NAS classique, à garder en tête si vous pensiez le glisser discrètement dans un salon sans prise réseau à proximité. Mais UGREEN a pensé à tout avec de nouveaux appareils (voir ci-dessous).

L’écosystème autour

Enceinte Ugreen - UGREEN HomeAgent : NAS et HUB pour la maison connectée

UGREEN accompagne le lancement avec 3 caméras SynCare (intérieure, extérieure filaire, extérieure sur batterie), une enceinte connectée pour l’assistant vocal Uliya et un cadre photo e-paper. A noter que certaines fonctionnalités nécessite UGREEN HomeAgent. Le hub fait office de contrôleur Matter et dialogue aussi en Zigbee, Thread, Bluetooth et prend en charge les caméras ONVIF/RTSP. On espère qu’HomeAgent pourra être installé sur un NAS classic, même s’il ne remplira pas tout à fait les mêmes fonctions.

UGREEN accélère sur l’argument traitement local, sans abonnement Cloud et les données qui restent chez vous … C’est cohérent avec le positionnement déjà adopté par le passé et cela mérite d’être salué.

Prix et disponibilité

Les tarifs annoncés tournent autour de 1 799 $ pour le HA100 et 5 999 $ pour le HA100 Pro, avec une réduction « Super Early Bird » ramenant les prix à 899 $ et 2 999 $ (oui, nous sommes de nouveau sur un Kickstarter). Vous pouvez aller sur cette page pour en savoir plus…

La campagne Kickstarter démarre le 27 octobre… et début des livraisons fin janvier 2027. J’avoue que je suis extrêment tenté de tester ces nouveaux produits. Je n’ai aucun doute sur la qualité UGREEN au regard des précédents produits. Mais j’avoue que le prix m’a légèrement refroidi.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Par : Fx
14 septembre 2026 à 07:00
F4 425 Pro avant - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Le TerraMaster F4-425 Pro est un NAS à 4 baies qui se positionne comme une solution robuste et performante, sans pour autant exploser le budget. Il embarque un processeur Intel N350 pouvant atteindre 3,9 GHz, épaulé par 16 Go de mémoire vive. Sur le papier, ce boîtier promet des performances impressionnantes et même des capacités d’IA. Cependant, tout n’est pas rose comme vous allez le constater. Découvrons ensemble ce nouveau NAS…

Test TerraMaster F4-425 Pro

Test TerraMaster F4-425 Pro

Après le F4-425 et le F4-425 Plus, TerraMaster complète sa gamme d’entrée avec le F4-425 Pro. Depuis plusieurs jours, il passe une batterie de tests et il nous a surpris à bien des égards.

Contenu de la boîte

Voici ce que contient le carton :

  • Le NAS TerraMaster F4-425 Pro ;
  • 1 câble réseau RJ45 ;
  • Des vis de fixation pour les SSD SATA;
  • Une alimentation externe et son câble ;
  • 2 amortisseurs élastomères de remplacement (pour le dessous) ;
  • Un guide de démarrage rapide ;
  • Un livret de garantie.

Rien de plus, rien de moins…

Construction du NAS et design

Le F4-425 Pro arbore un design relativement sobre avec un boitier métal gris clair. Il dispose de 4 baies (2,5 ou 3,5 pouces) et 3 emplacements M.2 NVMe 2280 en PCIe 3.0 x1. Pour rappel, le F4-425 n’en proposait aucun. Les faces avant et arrière restent en plastique noir. Il mesure 186 x 277 x 277 x 186 mm pour un poids de 2,1 kg sur la balance. À l’arrière, on retrouve un large ventilateur de 12 cm, permettant de maintenir le boîtier au frais.

F4 425 Pro interieur - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Comme indiqué précédemment, les 3 emplacements M.2 NVMe sont en PCIe 3.0 x1. Cela veut dire que le débit théorique plafonne à 985 Mo/s par SSD. C’est largement suffisant pour du cache ou pour un volume. Si vous utilisez un seul port 5 Gb/s, ce dernier ne pourra jamais saturer par le SSD (en théorie, voir ci-dessous).

Connectique

F4 425 Pro arriere - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Du côté des interfaces de connexion, le NAS propose :

  • 2 ports 5 Gb/s en RJ45
  • 3 ports USB 3.2 Gen 2 (dont 1 en façade)
  • 1 port USB 3.2 Gen 2 Type-C
  • 1 sortie audio-vidéo HDMI

Il s’agit d’un ensemble relativement intéressant et qui répondra aux besoins d’un particulier exigeant. On regrettera peut-être l’absence de port 10 Gb/s…

Intérieur du F4-425 Pro

TerraMaster commercialise ce modèle en 2 configurations distinctes :

  • Intel N350 (8 cœurs, jusqu’à 3,9 GHz, TDP 7 W) + 16 Go de RAM DDR5
  • Intel N305 (8 cœurs, jusqu’à 3,8 GHz) + 8 Go de RAM DDR5

Le modèle que nous avons aujourd’hui est animé par le processeur Intel Core 3 N350 capable d’atteindre 3,9 GHz. Il s’agit d’un processeur peu énergivore par défaut et capable de répondre à des charges importantes. Selon le site PassMark, il obtient un score 7 372 points, au-dessus de la moyenne des NAS actuels qui se situe autour de 5 500 points.

Côté RAM, on appréciera l’effort de TerraMaster qui propose par défaut sur ce modèle de 16 Go extensible jusqu’à 32 Go. Cependant, il n’y a qu’un seul emplacement. La mémoire est estampillée TerraMaster, mais si on y regarde de plus près… les composants proviennent de Micron (maison mère de l’ancien fabricant Crucial).

Sur le papier, la logique des 2 configurations n’est pas forcément limpide. La version « haut de gamme » (N350) affiche un score PassMark de 7 372 points inférieur à la version « accessible » (N305) avec 9 518 points. Le N350 privilégie la sobriété énergétique et la quantité de RAM (16 Go), le N305 mise sur un CPU supérieur avec moins de mémoire (8 Go).

chariot F4 425 Pro - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

TOS 7

Le NAS fonctionne sous TOS 7.0, le nouveau système maison de TerraMaster. TOS 7 n’est pas juste un simple lifting de l’interface. Le fabricant assure que son système a subi une refonte complète avec plus de 50 nouvelles fonctionnalités et plus de 1 000 optimisations !

Comme pour les versions précédentes, l’assistant de démarrage est accessible en tapant dans votre navigateur préféré : http://tnas.local/ L’accompagnement utilisateur est facile à comprendre et accessible.

bureau TOS 7 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Après avoir passé le guide de démarrage, le système lance automatiquement son Conseiller de sécurité. Ce dernier permet de rechercher d’éventuel problème de configuration ou de sécurité. Il n’y a pas trop de changement ici avec TOS 6. Si on clique sur ce dernier, on accède automatiquement à plus de détail, ainsi qu’un lien pour corriger cette alerte…

Applications

centre applications tos 7 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Le centre d’applications de TOS recense actuellement 62 applications (au moment où nous écrivons ces lignes). On y retrouve des solutions maison pour la sauvegarde, la gestion de photos, la vidéosurveillance, mais aussi des outils populaires comme Docker, Portainer, Jellyfin, Plex, WordPress, VirtualBox ou encore Transmission.

OpenClaw (agent IA qui pilote le NAS)

C’est la vraie nouveauté TOS 7. OpenClaw est l’agent IA préinstallé, censé fonctionner au niveau noyau et traduire des instructions en langage naturel en tâches système concrètes :

  • Mettre en place et faire tourner des conteneurs Docker ;
  • Trier des photos par visages et chronologie ;
  • Configurer une stratégie de sauvegarde ;
  • Déployer des modèles de permissions sur plusieurs postes…

TerraMaster le positionne comme un « ingénieur DevOps privé » disponible en permanence. Pour ce faire, OpenClaw s’appuie sur plus de 500 endpoints API RESTful exposés nativement par TOS 7 :

  • Manipulation de fichiers,
  • Planification de tâches,
  • Gestion réseau ;
  • Sauvegardes…

Pour les développeurs, cela ouvre de nombreuses opportunités (même en dehors d’OpenClaw). Le fabricant indique également une compatibilité GitLab Runner et Jenkins Agent (le F4-425 Pro comme nœud de build), ainsi qu’un support des machines virtuelles Ubuntu/Debian. Un « Skill Store » communautaire est annoncé pour plus tard…

Si OpenClaw est un agent puissant, il est important de rappeler que ce n’est pas un LLM. Même si la puissance de la machine est suffisante pour les fonctions de base d’un NAS, OpenClaw ne peut fonctionner sans être connecté à un Claude, ChatGPT, Mistral ou autre modèle de langage. Nous avons fait le choix du LLM français Mistral, qui permet d’accéder gratuitement à ses modèles via API.

openclaw mistral - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Comme vous pouvez le constater dans les captures ci-dessous, tout ne s’est pas passé comme prévu.

openclaw TOS7 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Et pour finir…

openclaw TOS7 suite - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

OpenClaw est bien encore en version Bêta, son intégration à TOS 7 semble encore capricieuse… rien qui ne peut pas se corriger avec une mise à jour du système et de l’application.

Performances du F4-425 Pro

Dans la première partie de nos tests, nous allons évaluer les performances des transferts à travers un réseau 5 Gb/s (entre le NAS et des ordinateurs). Ensuite, nous regarderons les capacités du processeur, en analysant ses performances dans la virtualisation et le transcodage vidéo.

Vitesses dans les transferts

Depuis plusieurs années, nous avons mis en place un protocole de tests rigoureux fournissant des données fiables et comparables avec les performances des autres NAS. Pour cela, nous utilisons 4 applications de mesure différentes (2 sous macOS et 2 sous Windows) et réalisons en plus des transferts de fichiers de tailles variées dans les deux sens (NAS -> Ordinateur puis Ordinateur -> NAS) :

  • Petites tailles : 100 fichiers de 500 Ko à 12 Mo (MP3, photos, documents Office)
  • Tailles moyennes : 30 fichiers de 12 à 350 Mo (Flac, images RAW, archives ZIP)
  • Fichiers volumineux : 10 fichiers entre 4 et 10 Go (MKV, ISO)

À partir de ces tests, nous calculons une moyenne des transferts que nous représentons sous forme de graphiques, exprimée en mégaoctets par seconde. Plus le nombre est élevé, plus le NAS est rapide. Pour notre évaluation du F4-425 Pro, nous avons configuré un premier volume avec 2 SSD NVMe en RAID 0, puis avec 3 SSD NVMe en RAID 5.

RAID 0

F4 425 Pro Raid 0 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

Le RAID 0 permet de profiter pleinement des performances des SSD NVMe et de la prise réseau 5 Gb/s. Si nous avons atteint et dépassé les 500 Mo/s ponctuellement, nous n’avons jamais pu atteindre les 600 Mo/s atteignables.

RAID 5

F4 425 Pro RAID5 - Test du TerraMaster F4-425 Pro : NAS 4 baies avec TOS 7

En RAID 5, on peut constater que les performances sont très proches… cela signifie que l’architecture choisi par le constructeur est bonne et peut atteindre les 500 Mo/s, sans atteindre les 600 Go/s.

Performances générales

Tout d’abord, le processeur n’a eu aucune difficulté à transcoder des vidéos (y compris plusieurs flux) avec Jellyfin, installé manuellement. Aussi, les 8 cœurs du processeur et les 16 Go de RAM n’ont pas souffert avec plusieurs conteneurs Docker ou encore de la virtualisation légère (distribution Linux). Le F4-425 Pro a passé tous les tests sans encombre. Cependant, il ne faudra pas être trop gourmand.

Consommation électrique et nuisance sonore

Le ventilateur arrière est relativement discret, mais audible si on s’approche un peu du NAS. Côté consommation, le F4-425 Pro affiche entre 15 et 16 W en utilisation normale (avec les 3 SSD NVMe) et jusqu’à 39 W lors des tâches les plus intensives.

CONCLUSION
Le F4-425 Pro offre un excellent rapport qualité-prix dans son segment, avec ses 8 cœurs, ses 16 Go de RAM DDR5, son double réseau 5 Gb/s et ses trois emplacements NVMe. Surtout, il est moins coûteux qu'un Synology et QNAP sur des configurations similaires. Le choix entre les deux configurations CPU est clair : le N350 privilégie la sobriété énergétique et la RAM, tandis que le N305 offre un débit CPU brut supérieur. Si les limites en transfert brut peuvent décevoir un peu, elles restent bien supérieures aux 1 Gb/s ou 2,5 Gb/s habituels. TOS 7 continue d’évoluer avec de nombreuses améliorations bienvenues. Le système est stable, fiable et performant. Il répond aux besoins des débutants comme des experts. L’intégration d’OpenClaw au plus bas niveau du NAS témoigne d’une ambition certaine du fabricant, mais nos tests n’ont pas été concluants, la technologie étant encore en phase bêta.
MATÉRIEL / DESIGN
8.5
OS & APPLICATIONS
8
PERFORMANCES
8
PRIX
8.5
8.3

Synology : une stratégie matérielle assumée, mais à quel prix ?

Par : Fx
11 septembre 2026 à 07:00
synology materiel retards - Synology : une stratégie matérielle assumée, mais à quel prix ?

Synology recycle ses plateformes pendant des années, traîne des pieds sur les débits réseau et refuse de courir après la dernière puce à la mode. Beaucoup y voient un manque d’ambition, je pense que c’est une stratégie comme une autre. Mais ces choix ont un prix et ce sont les utilisateurs qui le paient depuis longtemps. Prenons un peu de recul…
synology materiel retards - Synology : une stratégie matérielle assumée, mais à quel prix ?

Une philosophie assumée

Synology n’a jamais cherché à sortir un produit avec la dernière innovation matérielle. Ce n’est pas nouveau et ce n’est pas un manque de sérieux de leur part. C’est leur ligne de conduite que le constructeur suit depuis des années. La priorité de Synology a toujours été de maîtriser le matériel et le logiciel, plutôt que de se lancer dans une course aux spécifications techniques qui font bien sur une fiche produit.

On peut évoquer l’épisode des processeurs Intel Atom C2000, qui a laissé des traces sur la réputation de fiabilité de certains NAS. Cependant, le problème venait du  fondeur, pas de Synology. Ce n’est donc pas vraiment un argument à charge contre sa stratégie matérielle, mais un accident industriel que le fabricant a dû gérer.

En revanche, Synology investit depuis le début dans le développement de son logiciel interne DSM, afin d’exploiter au mieux le matériel qu’il choisit. Le système est conçu pour ses NAS et non l’inverse. Il n’est pas rare de voir des NAS Synology encore mis à jour après huit à dix ans de service et avec des performances meilleures que ces concurrents avec des puces plus récentes.

Le vrai problème, c’est le décalage

Privilégier la stabilité à la performance brute, c’est un choix parfaitement défendable. Mais le problème, c’est plutôt le décalage avec le marché. Synology finit presque toujours par adopter les standards devenus incontournables (2,5 Gb/s, NVMe, nouvelle génération de processeur, etc.), mais avec plusieurs années de retard… Et lorsque la nouveauté arrive enfin, elle est au prix fort. Pire, certains choix s’accompagnent de contraintes supplémentaires, comme la restriction aux disques durs Synology sur certains modèles. Dans ce dernier cas, le fabricant a fait machine arrière. Il joue trop la prudence, parfois jusqu’à dépasser le seuil où cette prudence devient frustrante pour l’utilisateur.

On se rappellera son choix de ne pas intégrer de sortie HDMI sur ses NAS. Avec le recul, c’était plutôt pertinent. Les concurrents ont longtemps misé sur les fonctions multimédias, avant de devoir composer avec les problématiques de licences et de droits liés à certains codecs. Aujourd’hui, les fabricants ne proposent plus de paquet multimédia comme Kodi par exemple. Synology n’a pas pour autant échappé aux mêmes contraintes. La marque a dû désactiver l’accélération matérielle pour le transcodage des vidéos plutôt que d’assumer les coûts de licences et autres royalties.

Cela montre aussi un problème récurrent : la prudence peut être pertinente sur le long terme, mais elle est frustrante à court terme.

Le cas du 2,5 Gb/s

Prenons un exemple concret plutôt que de rester dans la théorie : le passage au réseau 2,5 Gb/s. Alors que la concurrence a commencé à mettre ce port réseau dès 2018, ce format s’est largement généralisés, y compris sur l’entrée de gamme. De son côté, Synology a fait attendre ses utilisateurs… Pendant des années, le constructeur ne proposait que du 1 Gb/s sur ss NAS. Il semblait plutôt passer vers le 10 Gb/s (notamment avec le DS923+), un demi-échec. Pourquoi ajouter une norme intermédiaire quand on peut passer directement à la suivante ? Dans la pratique, le marché a démontré que le 2,5 Gb/s répondait à un besoin concret. Pendant tout ce temps, les particuliers et certains professionnels réclamaient cette connectique sur les forums et dans les commentaires… en pointant du doigt une concurrence qui avait déjà largement pris de l’avance.

Le 2,5 Gb/s n’est pas un gadget marketing. Pour de nombreux usages, il permet de supprimer un goulot d’étranglement qui limitait les débits réels d’un NAS, peu importe sa puissance ou la vitesse des disques derrière. Synology avait le matériel capable de le faire depuis longtemps… ce n’était pas un problème technique, mais stratégique ou une histoire de priorités (voire de marges).

Suis-je légitime pour donner un avis ?

On me demande régulièrement mon avis sur ces choix. Je ne me considère pas forcément légitime pour trancher, même si je suis parfois critique envers Synology. Je comprends que certains décisions agacent, surtout lorsqu’elles viennent du leader du marché. Mais il faut aussi regarder les faits : les entreprises et les particuliers continuent d’acheter des NAS Synology, année après année, génération après génération, malgré les retards sur certaines caractéristiques matérielles. C’est bien la preuve que le sujet n’est pas uniquement une question de processeur, de mémoire ou de débit réseau. Les gens n’achètent pas un Synology pour son processeur ou pour son port réseau. Ils l’achètent pour DSM, sa stabilité, le support long terme et pour ne pas avoir à administrer une infrastructure informatique à plein temps. C’est là que Synology conserve une vraie longueur d’avance…

Si votre priorité est d’avoir le meilleur rapport performance/prix, les dernières normes et une liberté totale dans le choix des composants… la réponse est assez simple : montez votre propre machine. Avec une distribution comme TrueNAS, Unraid ou OpenMediaVault, sur du matériel choisi à la carte, vous aurez généralement davantage de puissance et de flexibilité. Vous saurez également exactement ce que vous achetez et pourrez faire évoluer votre configuration sans attendre que Synology adopte les standards du marché.

Mais vous devrez aussi accepter une autre réalité… c’est vous qui devrez gérer cette infrastructure. Et c’est précisément là que le modèle Synology prend tout son sens.

Ma position

Synology ne perd pas la course au matériel par accident. C’est un choix assumé, cohérent avec ce que le fabricant vend réellement : du logiciel, un écosystème et de la tranquillité, pas la meilleure fiche technique du marché. Mais ce choix a un coût pour les utilisateurs : certaines évolutions devenues standards arrivent avec plusieurs années de retard sans que le prix soit ajusté. On peut comprendre la stratégie sans pour autant l’applaudir. Ce sera ma position tant que Synology continuera de faire l’un sans corriger l’autre. Mais si le fabricant veut continuer à facturer ses NAS au prix fort, il doit aussi accepter que ses utilisateurs attendent un niveau d’équipement cohérent avec ce positionnement.

Le logiciel et l’expérience utilisateur justifient une partie du prix. Ils ne devraient pas servir éternellement de justification à tous les retards matériels.

NAS DIY prêts à l’emploi en 2026

Par : Fx
9 septembre 2026 à 07:00
NAS DIY pret emploi - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Vous recherchez un NAS performant et abordable, mais vous n’avez ni l’envie, ni le temps (ou tout simplement les compétences) pour monter un boîtier de A à Z ? Entre les NAS classiques de marques comme Synology, QNAP ou Asustor et le DIY intégral, il existe une troisième voie…

NAS DIY pret emploi - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Matériel tout prêt

Les NAS se sont largement démocratisés ces dernières années, notamment grâce à des fabricant comme Synology, QNAP, Asustor, TerraMaster ou Ugreen. Vous achetez le boitier, vous insérez les disques : c’est fini. Tout est prêt, le câblage interne est déjà fait, le système d’exploitation est pré-installé, l’interface d’administration est facile à utiliser… mais l’écosystème est relativement fermé avec des applications propriétaires. Enfin, il y a également le prix.

DIY

À l’opposé, les puristes iront sur le DIY (Do It Yourself ou fais le toi même) où il faut choisir la carte mère, le processeur, la mémoire vive compatible, le boîtier, l’alimentation, le refroidissement… chaque composant doit être sélectionné avec soin, puis assemblé avant d’installer le système d’exploitation. Le résultat peut être excellent, mais la barrière à l’entrée est bien réelle.

Alternatives

Entre les deux, il existe une solution intermédiaire : le boîtier NAS déjà assemblé. Généralement, ils sont pré-équipé et il ne reste qu’à installer le système. Vous avez plus de liberté sur le choix de matériel prêt à l’emploi, sans la contrainte du DIY… sans prise de tête. Pas mal, non ?

Je vous propose de (re)découvrir 3 références qui ciblent des usages et des budgets très différents.

Beelink ME Pro

Test Beelink ME Pro - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Le boitier dispose de 2 baies SATA et 3 emplacements M.2 NVMe (dont 1 déjà pré-installé avec 512 Go de stockage). Le ME Pro dispose d’une architecture modulaire : la carte mère, le processeur et la RAM sont logés dans un tiroir extractible, remplaçable sans changer le boîtier. Il dispose de 2 ports réseau (1* 5 Gb/s et 1* 2,5 Gb/s). Le prix démarre à partir de 437€ pour les configurations Intel N95/N150 avec 12 Go de mémoire vive (voir également ici). Vous pouvez également lire notre test complet…

Pour qui ? C’est un NAS DIY bien conçu, accessible, polyvalent et prêt à l’emploi. Il offre une architecture relativement accessible et surtout une possibilité d’évolution intéressante.

AOOSTAR WTR MAX (Intel 1235U)

AOOSTAR WTR MAX - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Le boîtier est proposé autour de 485€ en version barebone (sans mémoire vive) de 7 baies SATA et 5 emplacements M.2 NVMe. Il est animé par un processeur Intel 1235U et peut recevoir 2 barrettes mémoire DDR5 (jusqu’à 96 Go), ainsi que d’un écran LCD en façade pour suivre la température, la charge CPU/RAM, la vitesse des ventilateurs, etc. Il dispose de 4 ports réseau (2* 10 Gb/s et 2* 2,5 Gb/s).

Il existe également une version AMD Ryzen 7 PRO 8845HS (Radeon 780M), plus musclée et plus chère : environ 570€.

Pour qui ? A tous ceux qui veulent une grande capacité de stockage avec suffisamment de puissance pour les usages avancés et un budget maîtrisé.

MINISFORUM N5 Pro

MINISFORUM N5 Pro - NAS DIY prêts à l'emploi en 2026

Le N5 Pro est vendu à partir de 959€ sans RAM mais avec un SSD de 128 Go. Il est construit autour d’un s’agit d’un processeur Ryzen AI 9 HX PRO 370. Il dispose de 5 baies SATA, 3 emplacements M.2 avec la possibilité de passer sur de l’U.2 (en option). Le fabricant indique lui-même que son OS maison (MinisCloud OS) n’est qu’une option parmi d’autres…

Pour qui ? Les usages homelab avancés, virtualisation, LLM locale et gros volumes de stockage.

Autres possibilités…

Des fabricants de NAS tout prêt permettent également de remplacer leur logiciel interne :

  • UGREEN : Propose officiellement d’installer TrueNAS, Proxmox ou Unraid sur ses NAS x86 sans que cela impacte la garantie constructeur. Il faut ouvrir le boitier et effacer (ou remplacer) le SSD NVMe où se trouve le système UGOS Pro.
  • TerraMaster : Les NAS x86 sont sans verrou logiciel. Il faut retirer ou remplacer la clé USB interne sur laquelle TOS est installé. Il sera possible d’installer TrueNAS, OpenMediaVault, Proxmox ou Unraid.

Quel système choisir ?

Plutôt qu’une longue liste, voici 4 options qui couvrent de nombreux usages :

  • OpenMediaVault : Pour démarrer sans trop de complexité. L’interface Web est légère, il sera suffisant pour du partage de fichiers, de la sauvegarde et quelques containers Docker. C’est le choix par défaut si vous découvrez le monde du NAS DIY.
  • ZimaOS : Plus jeune, avec une interface facile à prendre en main, c’est une excellente option à prendre en considération… même pour les débutants.
  • Unraid (payant) : Il propose une grande flexibilité dans la gestion des disques et orienté homelab.
  • TrueNAS Scale : Basé sur ZFS (checksums, auto-réparation, snapshots, compression), c’est la référence pour qui ceux qui cherchent robustesse et performances.

Synology RS1226+ : un NAS rackable 2U

Par : Fx
7 septembre 2026 à 07:00
Synology RS1226 - Synology RS1226+ : un NAS rackable 2U

Pendant que beaucoup étaient en vacances, Synology a lancé RS1226+. Il s’agit d’un NAS rackable au format 2U de 8 baies. Attendu depuis de nombreuses années par les pro, ces derniers pourraient être déçus et rester sur leur faim. Regardons de plus près ce nouveau produit…
Synology RS1226 - Synology RS1226+ : un NAS rackable 2U

Synology RS1226+

Le RS1226+ est un boîtier au format 2U doté de 8 emplacements en façade (pour disques durs et SSD). Il est possible de lui ajouter une unité d’expansion 4 baies (RX426) permettant de passer à 12 baies. Le NAS embarque 2 emplacements pour SSD NVMe (au format M.2 2280)… Côté dimension, il affiche 88 × 482 × 306,6 mm pour un poids à vide de 6,8 kg. On est sur un produit relativement standard.

Architecture vieillissante…

À l’intérieur, le RS1226+ est construit autour d’un processeur Quad Core AMD Ryzen V1500B cadencé à 2,2 GHz, épaulé par 4 Go de RAM DDR4 ECC (extensible jusqu’à 32 Go). Si cette architecture vous semble familière, c’est normal… Cela fait plus de 6 années que Synology l’utilise.

Connectique

Synology RS1226 arriere - Synology RS1226+ : un NAS rackable 2U

Le RS1226+ propose :

  • 2 ports réseau 2,5 Gb/s (RJ45) ;
  • 1 port USB 3.0 ;
  • 1 port d’expansion (USB-C).

Le constructeur promet des débits séquentiels pouvant atteindre 2 300 Mo/s en lecture séquentielle et 1 500 Mo/s en écriture, par défaut. Mais il est possible d’aller au-delà, car le boitier dispose également d’un emplacement PCI Gen3 x8 à l’intérieur, permettant d’ajouter par exemple une carte réseau SFP+ (10/25 GbE).

Comme pour de nombreux modèles rackable, le RS1226+ existe dans une version avec une double alimentation (redondance) et porte la référence RS1226RP+.

À noter qu’un article dédié reviendra prochainement sur la stratégie matérielle de Synology et ce qu’elle implique pour ce type de lancement.

DSM

Le RS1226+ est livré avec DSM. On y retrouvera les applications Drive, Virtual Machine Manager, Container Manager… Il est certifié VMware, Hyper-V, Citrix et OpenStack pour l’hébergement de VM. Il pourra faire du Tiering et déplacera  automatiquement les données les moins fréquemment utilisées vers un Synology NAS distant en fonction des stratégies de hiérarchisation. DSM 7.4 embarque également une fonction d’efficacité du stockage (Storage Efficiency en anglais). Synology annonce jusqu’à 3,5 fois plus de données stockées ! Pour rappel, cela comprend notamment les fonctions de déduplication et de compression en post-traitement sur les disques durs.

Prix et disponibilité

Le Synology RS1226+ et RS1226RP+ sont d’ores et déjà disponibles, y compris en France. Pour les tarifs :

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page officielle du produit…

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