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Hier — 11 juin 2026Cachem

TurboQuant : l’IA fonctionne enfin correctement sur PC et téléphone

Par : Fx
11 juin 2026 à 07:00
TurboQuant vision Google - TurboQuant : l'IA fonctionne enfin correctement sur PC et téléphone

Quand vous utilisez une IA pour analyser un document, générer du code ou simplement discuter, le modèle doit conserver en mémoire tout ce qui a été échangé. Cette mémoire temporaire, appelée cache KV (Key-Value Cache), grossit à mesure que le contexte s’allonge. Le problème, c’est que plus une conversation ou un document est long, plus la consommation de mémoire augmente… Sur les grands modèles de langage (LLM), cela peut rapidement représenter plusieurs Go de RAM (ou de VRAM). Mais les choses évoluent…

TurboQuant vision Google - TurboQuant : l'IA fonctionne enfin correctement sur PC et téléphone

TurboQuant, la solution miracle ?

Tether a publié en open source TurboQuant. Il ne s’agit pas d’une nouvelle IA, mais d’une technologie intégrée capable de réduire jusqu’à 5 fois le besoin de mémoire des LLM. La technique repose sur la quantification : les données en cache prennent moins de place, sans impact sur des capacités du modèle. Dans certains cas, un modèle nécessitant 20 Go de VRAM pourrait fonctionner avec seulement 4 Go et donc faciliter l’exécution de LLM en local : sur un PC, un téléphone, voire un NAS.

TurboQuant apporte également un gain de performances sur les contextes très longs. Tether annonce une accélération comprise entre 15% et 19% pour des fenêtres de contexte allant de 128 000 à 256 000 tokens. En revanche, sur les contextes plus courts, le gain reste marginal…

Google l’a déjà intégré… et les marchés ont tremblé

En avril, Google a annoncé l’intégration de TurboQuant dans Gemini et Gemma 4. L’impact a été immédiat ! Côté bourse, SK Hynix a immédiatement chuté de 6,2 % et Samsung Electronics de 4,8 %, entraînant l’indice KOSPI dans une baisse allant jusqu’à 3 % en séance. Aux États-Unis, Micron a perdu 3,4 %, SanDisk 3,5 %, Western Digital 1,63 % et Seagate 4 %.

Le message des marchés est simple : si les modèles d’IA consomment moins de RAM, la demande en modules mémoires pour DataCenters pourrait chuter. Les cours se sont depuis redressés…

Vers une IA décentralisée

Le PDG de Tether positionne TurboQuant dans une ambition plus large : réduire la dépendance aux Clouds. TurboQuant est intégré au SDK QVAC 0.12.0, qui inclut également la génération vidéo à partir de texte et des fonctions de contrôle robotique. Le package propose un pipeline de quantification complet, des adaptateurs pour les principaux frameworks d’inférence, des profils de déploiement prêts à l’emploi et une documentation développeur. La couche d’exécution repose sur QVAC Fabric, le moteur d’IA local de Tether lancé cette année.

En passant à l’open source, Tether cherche à fédérer une communauté de développeurs autour de sa plateforme et à abaisser la barrière d’entrée pour le déploiement de l’IA.

Gemma 4 QAT : une autre approche complémentaire

TurboQuant n’est pas la seule technique qui pousse dans cette direction. Google vient publier des variantes Gemma 4 QAT (Quantization-Aware Training), une approche différente mais complémentaire. Là où TurboQuant « compresse » la mémoire utilisée pendant l’inférence (le cache KV), la QAT réduit la taille des poids du modèle lui-même, en intégrant la compression directement dans la phase d’entraînement plutôt qu’après coup.

Le modèle apprend à rester précis malgré la compression, au lieu de la subir. Google annonce des performances proches du modèle original en bfloat16, avec une empreinte mémoire drastiquement réduite. Le plus petit modèle de la gamme, le Gemma 4 E2B (pour du texte uniquement), passe sous le 1 Go de RAM ce qui est plutôt bienvenu pour nos téléphones.

En synthèse

TurboQuant est une technologie qui permet aux modèles d’IA de consommer moins de mémoire lorsqu’ils traitent de grandes quantités d’informations, tout en améliorant les performances sur les longs contextes. Elle « compresse » les données temporairement stockées par l’IA afin qu’elles occupent moins d’espace en mémoire. Des approches comme la QAT de Google complètent cette évolution en réduisant la taille des modèles eux-mêmes :! Les 2 techniques sont cumulables et pointent dans la même direction.

Est-ce que la demande en mémoire va baisser ? Très probablement dans les Data Centers, où les besoins en VRAM par modèle pourraient se contracter significativement. À plus long terme, cela pourrait aussi détendre le marché grand public, où les pénuries ont fait grimper les prix des modules DDR5 et LPDDR5. À surveiller également, l’arrivée de CXMT (ChangXin Memory Technologies), fabricant chinois qui monte en puissance et pourrait peser sur les prix indépendamment de l’évolution des usages IA.

À partir d’avant-hierCachem

Asustor ADM 5.1.3 corrige de nombreuses failles de sécurité

Par : Fx
10 juin 2026 à 13:53
Asustor ADM 513 - Asustor ADM 5.1.3 corrige de nombreuses failles de sécurité

Asustor vient de déployer la mise à jour ADM 5.1.3.RI81 pour l’ensemble de sa gamme de NAS compatibles. Au menu, on retrouve un correctif de noyau Linux ciblant 3 vulnérabilités, ainsi que des mises à jour de plusieurs composants système. Voici ce qu’il faut savoir avant de lancer la mise à jour…

Asustor ADM 513 - Asustor ADM 5.1.3 corrige de nombreuses failles de sécurité

Asustor ADM 5.1.3

ADM 5.1.3.RI81 ne s’embarrasse pas de nouvelles fonctionnalités, c’est une version de maintenance avec un focus sécuritaire. Asustor colmate pas moins de 11 CVE répartis sur 5 composants différents. Pas de panique, mais il faut être vigilant… surtout si votre NAS est accessible depuis l’extérieur.

Les failles corrigées dans le détail

Noyau Linux,  3 CVE critiques : 

  • Dirty Frag : une faille de fragmentation mémoire pouvant permettre une élévation de privilèges
  • Fragnesia : une autre vulnérabilité liée à la gestion de la mémoire au niveau noyau ;
  • ssh-keysign-pwn : celle-ci touche ssh-keysign, un composant impliqué dans l’authentification SSH par clé.

Si vous avez laissé SSH activé sur votre NAS, cette faille est une raison supplémentaire de faire la mise à jour immédiatement. Pour rappel, si SSH ne vous est pas utile au quotidien : désactivez-le.

Nginx 1.30.1, 5 CVE : La nouvelle version du serveur Web corrige 5 vulnérabilités d’un coup : CVE-2026-42945, CVE-2026-42946, CVE-2026-40701, CVE-2026-42934 et CVE-2026-40460 (avis AS-2026-010). Nginx étant au cœur de l’interface web d’ADM (et du reverse proxy), ces corrections sont essentielles.

Rsync 3.4.3, 4 CVE : Cette dernière version de l’outil de synchronisation vient corriger 4 vulnérabilités : CVE-2026-29518, CVE-2026-43617, CVE-2026-43618 et CVE-2024-12084. Si vous utilisez Rsync pour vos sauvegardes réseau ou vers un NAS distant, la mise à jour est d’autant plus importante.

Autres :

  • Exiv2 (bibliothèque de gestion des métadonnées d’images) est mis à jour (CVE-2025-26623)
  • ProFTPD (serveur FTP) vient corriger la vulnérabilité CVE-2024-48651

Quels modèles de NAS sont concernés ?

Cette mise à jour est disponible pour les NAS :

  • Séries AS63, AS64
  • Nimbustor / Nimbustor Gen2
  • Drivestor, Drivestor Lite, Drivestor Gen2, Drivestor Pro, Drivestor Pro Gen2
  • Lockerstor, Lockerstor Gen2, Gen2+, Gen3, Lockerstor Pro, Lockerstor Pro Gen2
  • Flashstor, Flashstor Gen2

Pour le moment, nous ne savons pas si les séries AS31, AS32, AS40, AS61 et AS62 (resté sous ADM 4.3) recevront une mise à jour de sécurité.

Comment installer la mise à jour ?

L’installation se fait directement depuis l’interface ADM :

  • Connectez-vous à l’interface web de votre NAS
  • Allez dans Paramètres → Mise à jour ADM
  • La mise à jour ADM 5.1.3.RI81 devrait apparaître automatiquement
  • Cliquez sur Mettre à jour, puis confirmez.

Votre NAS redémarrera une fois la mise à jour appliquée, patienter environ 5 minutes…

source

Test UGREEN NASync DXP4800 GT

Par : Fx
9 juin 2026 à 07:00
Ugreen DXP4800 GT 2026 - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

Ugreen vient de dévoilé un nouveau NAS et nous vous proposons de découvrir notre test du modèle 4 baies : UGREEN NASync DXP4800 GT. Après le DXP4800 Plus de l’an dernier et DXP4800 Pro en début d’année, nous avons pu passer plusieurs jours avec le modèle GT, une version revisité pensée pour les usages multitâches intensif et des environnements exigeants sans compromis sur la simplicité d’utilisation. Si on peut se poser des questions sur le positionnement de ce nouveau NAS, découvrons le dans le détail…

Ugreen DXP4800 GT 2026 - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

UGREEN DXP4800 GT

Là où les précédents produit (Plus et Pro) s’appuyait sur un processeur Intel, le DXP4800 GT passe sur un processeur AMD Ryzen R2514, offrant moins de puissance brute… mais un flexibilité avec les applications : transcodage multimédia, Docker…

Contenu de la boîte

À l’ouverture de la boite, on retrouve :

  • Le DXP4800 GT en lui-même ;
  • 2 câble réseau RJ45 Cat. 7 ;
  • L’alimentation externe et son câble ;
  • Des vis pour les SSD avec un tournevis ;
  • 2 blocs de pâte thermique pour les SSD NVMe ;
  • Un câble HDMI certifié compatible 8K ;
  • Un guide de démarrage rapide ;
  • Une feuille sur la garantie de 2 ans.

Comme pour les autres modèles du fabricant, l’emballage est soigné avec plusieurs niveaux de protection. On note les efforts du fabricant…

Design et connectivité

Extérieurement, il ressemble beaucoup aux versions Pro ou Plus avec quelques modifications. Nous avons un NAS toujours bien solide en aluminium noir. On note la présence de petites touches dorées plutôt sympathique. Son poids sur la balance affiche 4,1 kg. À l’arrière, nous avons toujours le ventilateur de 140 mm. Seul le nom en façade (en bas) diffère…

Du côté de la connectique, ce NAS dispose de :​

  • 2 ports USB 3.2 Gen 2 Type-A ;
  • 1 ports USB 3.2 Gen 2 Type-C ;
  • 2 ports USB 2.0 Type-A ;
  • 1 lecteur de carte SD ;
  • 1 sortie HDMI 4K@60 ;
  • 2 port RJ45 10 Gb/s.

Cela change des modèles précédents. La connectique est plus cohérente et offre 2 ports 10 Gb/s. On ne peut que féliciter le fabricant qui fourni ici une connectivité bien pensée et complète.

Intérieur du DXP4800 GT

Là aussi, il y a du changement ! Le DXP4800 GT est animé par un processeur AMD Ryzen R2514 cadencé à 2,1 GHz (mode boost jusqu’à 3,7 GHz). Il est doté de 4 cœurs / 8 threads et un GPU intégré (Radeon Vega 8). Il est épaulé par 8 Go de RAM DDR4 (extensibles à 64 Go). A noter que les emplacements pour la mémoire sont compatible avec de la mémoire ECC. Celle livré ne l’est pas. Le score PassMark est de 6 829 points. Il est dans la moyenne haute par rapport au NAS que l’on a l’habitude de voir… mais en retrait face au DXP4800 Plus et DXP4800 Pro.

ram ugreen DXP4800 GT - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

Vous aurez noté la présente d’une mémoire du fabricant chinois Kimtigo, qui se fournit notamment auprès de CXMT (ChangXin Memory Technologies) qui a fait récemment beaucoup parlé d’elle. Attention, cela ne remet pas en question la qualité ou la fiabilité du produit.

Installation des disques et SSD

Les disques durs 3,5 pouces s’installent assez facilement, sans outils. Les chariots sont différents de ceux de Synology ou QNAP, mais ils sont fonctionnels.

Pour installer un SSD au format SATA, il faut retirer une fixation en plastique (en bas à droite sur la photo ci-dessus) via un outil fourni. Il ne faut pas trop forcer au risque d’abimer la pièce.Il est important de noter que les 2 emplacements les plus à gauche (numérotés 1 et 2) sont compatibles avec le format U.2 (interface PCIe/U.2 dans un format 2,5 pouces), offrant des performances bien supérieures au SATA… que l’on retrouve principalement dans les entreprises.

Le NAS dispose de 2 emplacements pour SSD NVMe, accessibles via une trappe sous l’appareil. C’est également ici que vous pourrez augmenter la RAM. L’ajout de pâte thermique (fournie) et le rôle de dissipateur thermique du capot en aluminium sont des points positifs.

Encore ici, le NAS n’est pas suffisamment surélevé. Les patins sous l’appareil ne sont pas assez haut, ce qui limite la circulation de l’air et favorise les vibrations. De nombreux utilisateurs recommandent l’ajout de petits amortisseurs en élastomère pour corriger ce léger défaut. Nous validons ce choix.

UGOS Pro

Nous l’avons présenté à plusieurs reprise, UGOS est le système embarqué dans les NAS Ugreen. Même si ce dernier est encore jeune, il est complet et évolue régulièrement. Il reste en retrait par rapport aux ténors du marché… mais il n’a pas à rougir. Il sait déjà répondre à de nombreux usages…

Installation d’UGOS

L’utilisateur doit taper dans son navigateur find.ugnas.com pour trouver son NAS sur le réseau. L’installation se fait en 4 étapes très simple…

installation UGOS Pro - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

L’interface est en français et le guide permet de démarrer sereinement son NAS.

guide UGOS - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

Note importante : Le service SMB (partage réseau) est désactivé par défaut. Si vous ne faites rien, le NAS n’est pas accessible par le réseau (Windows, macOS et Linux).

Usage au quotidien

UGOS est un système basé sur Linux optimisé pour le stockage en réseau. Il propose un ensemble de paramètres et propose d’ajouter des fonctionnalités grâce à son Centre d’applications : Antivirus, Download Center, Text Edit, etc. Ugreen a fait le choix de privilégier Docker pour compléter son environnement applicatif.

Le fabricant propose une application mobile tout-en-un qui permet de profiter d’accéder vos données à distance ou sur son réseau local. Il faut avouer qu’elle est très complète et relativement bien pensée. Ugreen propose également une application de bureau (Windows et macOS), ainsi qu’une adaptation pour Apple TV et Android TV. Elles permettent d’accéder aux fichiers, au statut du NAS, aux notifications… mais aussi au visionnage de vidéo, etc. Tout y est, un véritable couteau suisse !

Nouvel entrant et tolérance

Ugreen est nouveau sur le marché des NAS. L’entreprise possède une solide expérience industrielle et maîtrise déjà la conception matérielle et logicielle. Le fabricant connait bien le secteur des NAS, dominé par des acteurs comme Synology et QNAP. Côté matériel, ce produit tient la route…

Sur la partie logicielle, UGOS reste limité pour un usage avancé. S’il répond à 90% des particuliers, certains pourraient être déçus. Nul doute que le fabricant proposera de nouvelles fonctionnalités prochainement via des mises à jour.

L’essentiel est là : une base matérielle fiable et une volonté claire d’évoluer.

Performances du DXP4800 GT

Dans la première partie des tests, nous allons évaluer les performances des transferts à travers un réseau 10 Gb/s (entre le NAS et des ordinateurs). Ensuite, nous regarderons les capacités du processeur, en analysant ses performances globales…

Vitesses dans les transferts

Depuis plusieurs années, nous avons mis en place un protocole de tests rigoureux fournissant des données fiables et comparables avec les performances des autres NAS. Pour cela, nous utilisons 4 applications de mesure différentes (2 sous macOS et 2 sous Windows) et réalisons en plus des transferts de fichiers de tailles variées dans les deux sens (NAS -> Ordinateur puis Ordinateur -> NAS) :

  • Petites tailles : 100 fichiers de 500 Ko à 12 Mo (MP3, photos, documents Office)
  • Tailles moyennes : 30 fichiers de 12 à 350 Mo (DivX, images RAW, archives ZIP)
  • Fichiers volumineux : 10 fichiers avec une taille comprise entre 4 et 10 Go (MKV, ISO)

À la suite des tests, une moyenne des transferts est calculée et nous la représentons sous forme de graphiques exprimée en mégaoctets par seconde (Mo/s). Plus le nombre est élevé, plus le NAS est rapide. Pour notre évaluation du DXP4800 GT, nous avons configuré un premier volume avec 2 SSD NVMe en RAID 0 et un second avec 3 SSD SATA en RAID 5.

RAID 0

UGREEN DXP4800 GT RAID 0 - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

Comme on peut le constater, les performances sont au rendez-vous. Le NAS ne souffre d’aucun ralentissement. Il arrive même à dépasser le DXP4800 Pro !

RAID 5

UGREEN DXP4800 GT RAID 5 - Test UGREEN NASync DXP4800 GT

Le RAID 5 amène un peu de complexité dans le traitement des données. Si l’impact est faible en lecture, il est plus important en écriture.

Performances générales

Avec son nouveau processeur, Ugreen propose un NAS offrant des capacités différentes. Comparons rapidement celui-ci avec les autres NAS :

UGREEN
DXP4800 GT
UGREEN
DXP4800 Pro
UGREEN
DXP4800 Plus
Processeur AMD Ryzen
R2514
Intel Core
i3-1315U
Intel Pentium
Gold
iGPU intégré Radeon
(Vega8)
Intel UHD Graphics
(13th Gen)
Intel UHD Graphics
(12th Gen)
Score Passmark
(CPU)
6 828 11 182 9 080
Score Single Thread 2 026 3 315 3 226
TDP 15 W 15 W 15 W
RAM max supportée 64 Go DDR4 96 Go DDR5 64 Go DDR5

C’est un changement stratégique pour Ugreen. Si le processeur se situe dans la moyenne haute de ce que l’on a l’habitude de voir, ce dernier reste en retrait par rapport au version Plus et Pro.

Consommation électrique et nuisance sonore

Le ventilateur arrière est peut-être un peu mois discret que ses grand-frères. On l’entend légèrement souffler. Côté consommation électrique, le NAS affiche environ 27 W en usage normal (avec 2 SSD NVMe et 3 SSD SATA) et jusqu’à 50 W en charge plus soutenue.

Promotion

Pour le lancement Ugreen propose une remise de 20% sur les modèles 2 et 4 baies

CONCLUSION
Le UGREEN DXP4800 GT marque un tournant avec un processeur AMD. Avec ce NAS, le fabricant continue de surprendre. Le matériel est toujours maîtrisé, le logiciel reste perfectible mais en évolution constante. Les performances sont au rendez-vous ! Ugreen propose une véritable alternative face aux ténors du marché, à condition d’accepter sa jeunesse logicielle.
MATERIEL / DESIGN
10
OS & APPLICATIONS
7
PERFORMANCES
8
PRIX
8
8.3

UGREEN DXP GT Series : AMD Ryzen, U.2, RAM ECC, 10 GbE

Par : Fx
8 juin 2026 à 07:00
DXP4800 GT - UGREEN DXP GT Series : AMD Ryzen, U.2, RAM ECC, 10 GbE

UGREEN annonce l’arrivée de 2 nouveaux NAS : DXP2800 GT et DXP4800 GT. Ces nouveaux boitiers (respectivement 2 et 4 baies) sont animés par un processeur AMD Ryzen R2514. Aussi, chacun dispose de 2 ports réseau 10 Gb/s et 2 ports USB-A 3.2 Gen2, mais ce n’est pas tout…

DXP4800 GT - UGREEN DXP GT Series : AMD Ryzen, U.2, RAM ECC, 10 GbE

DXP2800 GT & DXP4800 GT

Les nouveaux NAS DXP2800 GT et DXP4800 GT cachent plusieurs nouveautés. Tout d’abord, le boitier évolue légèrement. On constatera l’arrivée d’une pointe de couleur dorée (contours, numéro d’emplacement des disques…). Ces nouveaux boitiers disposent de 2 baies compatibles U.2 (interface PCIe/U.2 dans un format 2,5 pouces) et 2 baies SATA supplémentaire pour le 4 baies. Le format U.2 offre de très bonne performance et il est généralement destiné aux entreprises. On le trouve rarement dans les produits grand public. À l’intérieur, les NAS disposent également de 2 emplacements pour des SSD NVMe 2280.

Note : Il n’y a pas de SSD pour le système dans ces modèles, ce dernier est logé dans une mémoire eMMC de 64 Go.

Les NAS sont construits autour d’un processeur Quad Core AMD Ryzen R2514 cadencé à 2,1 GHz (mode boost jusqu’à 3,7 GHz), épaulé par un GPU intégré (Radeon Vega 8). Le fabricant met en avant que ce processeur n’aura aucune difficulté à gérer plusieurs tâches simultanées grâce 4 Cores/8 Threads. Les NAS sont livrés avec 8 Go de RAM en DDR4 (extensible jusqu’à 64) et acceptent de la mémoire ECC. À noter que ce processeur a obtenu un score de 6 829 points selon PassMark.

Connectique

DXP2800 GT back 2026 - UGREEN DXP GT Series : AMD Ryzen, U.2, RAM ECC, 10 GbE

La connectique du DXP2800 GT et DXP4800 GT diffère légèrement.Voici ce qu’il y a en commun :

  • 2 ports USB 2.0 (type-A)
  • 2 ports USB 3.2 Gen 2×2 (type-A)
  • 1 port USB 3.2 Gen 2×1 (type-C)
  • 1 sortie audio-vidéo 4K@60
  • 2 ports 10 Gb/s en RJ45

DXP4800 GT back 2026 - UGREEN DXP GT Series : AMD Ryzen, U.2, RAM ECC, 10 GbE

À noter que le DXP4800 GT dispose d’un port SD supplémentaire en façade.

Prix et disponibilité

Les 2 NAS sont d’ores et disponibles à la commande. Les prix conseillés sont :

  • Le DXP2800 GT est à 509,99€
  • Le DXP4800 GT est à 659,99€

Une remise de lancement de 20% est disponible sur les deux modèles, aussi bien sur la boutique officielle (2 baies / 4 baies) avec le code NASGTPR26 et sur Amazon (2 baies / 4 baies) avec le code NASGTMEDIA.

ASUSTOR au Computex 2026 : Flashstor Gen3, stockage pétaoctet, IA

Par : Fx
7 juin 2026 à 07:00
asustor computex 2026 - ASUSTOR au Computex 2026 : Flashstor Gen3, stockage pétaoctet, IA

Asustor frappe fort cette année à Taipei. Le fabricant profite du Computex 2026 pour dévoiler plusieurs nouveautés avec deux axes clairement définis : la montée en puissance du NAS flash et le stockage de niveau entreprise capable de franchir la barre du pétaoctet.

asustor computex 2026 - ASUSTOR au Computex 2026 : Flashstor Gen3, stockage pétaoctet, IA

Flashstor Gen3 : le NAS tout flash passe à l’AMD Ryzen

Le Flashstor est une gamme de NAS appréciée des photographes professionnels et créateurs vidéo. Asustor annonce  une troisième génération avec un changement de plateforme. Exit les solutions précédentes, place à un AMD Ryzen 5 Pro 8640U à six cœurs et un APU qui apporte 16 TOPS de puissance de calcul en IA et surtout, une puce graphique AMD Radeon intégrée.

Cette combinaison ouvre plusieurs portes. D’abord, le retour du port HDMI qui permet une sortie directe vers un écran pour utiliser Asustor Portal, des environnements virtualisés ou encore installer un système d’exploitation tiers. Ensuite, des performances de transcodage vidéo significativement revues à la hausse avec la prise en charge des codecs récents et des résolutions HD courantes.

Sur le plan du stockage, la Gen3 conserve la signature de la gamme : 6 ou 12 emplacements M.2 NVMe avec passage au PCIe 4.0, ce qui permet de tirer pleinement parti des SSD modernes en lecture comme en écriture.

Autre nouveauté très attendue par la communauté : la prise en charge du réseau USB4 direct sur les 2 ports USB4. Au-delà du simple transfert de fichiers, cette fonctionnalité permet des échanges entre le NAS et un ordinateur à des vitesses supérieures au 10 Gb/s, sans passer par un switch ou une carte réseau dédiée. Pour un créateur qui travaille sur des rushes 4K ou 6K, c’est un gain de temps concret.

Sur la partie IA, Asustor adopte une position qui tranche avec la tendance cloud : toutes les fonctionnalités d’intelligence artificielle (reconnaissance d’images, classification de données) sont optionnelles, locales et n’impliquent aucun envoi de données vers des services tiers. C’est un argument de poids pour les professionnels soucieux de la confidentialité de leurs contenus.

Lockerstor R Pro Gen2 + Xpanstor 12R Gen2 : pétaoctet

Du côté entreprise, Asustor présente le Lockerstor 24R Pro Gen2 en format 4U à 24 baies, qui vient compléter la gamme Lockerstor R Pro Gen2 déjà existante. L’annonce la plus marquante concerne l’intégration avec le nouveau Xpanstor 12R Gen2, un boîtier d’extension 12 baies conçu pour fonctionner en tandem avec les NAS de la série.

Un Lockerstor R Pro Gen2 peut se connecter à jusqu’à 3 unités Xpanstor 12R Gen2, portant la capacité totale d’une configuration à près de 2 pétaoctets. C’est inédit à ce niveau de gamme selon le fabricant… et clairement positionné pour les charges de travail IA volumineuses et les data centers de taille intermédiaire.

Le Xpanstor 12R Gen2 n’est pas une simple boîte de stockage passive. Il embarque 2 alimentations redondantes 550 W certifiées Platinum, des ventilateurs remplaçables à chaud et un mode de connexion double chemin. Ce système assure la continuité de service en basculant automatiquement les flux de données si un hôte connecté ou un lien d’extension est interrompu. La gestion s’effectue directement depuis l’interface ADM via le Gestionnaire de stockage, sans outil tiers, avec supervision des volumes RAID, snapshots et état du matériel.

Asustor garantit ces produits 5 ans, ce qui est plutôt rare dans ce segment…

En synthèse

Asustor a présenté au Computex 2026 2 gammes de produits majeures. La première, c’est l’arrivée du Flashstor Gen3 (NAS tout-flash) pour créateurs propulsé par un AMD Ryzen 5 Pro 8640U avec IA locale, USB4 réseau et HDMI. Ensuite, c’est le le duo Lockerstor R Pro Gen2 + Xpanstor 12R Gen2, qui offrent une solution entreprise capable d’atteindre 2 Po de capacité avec haute disponibilité et gestion centralisée sous ADM.

Pour le moment, le fabricant n’a pas fait d’annonce sur le prix et la disponibilité…

QNAP au Computex 2026 : IA locale, résilience et haute performance

Par : Fx
6 juin 2026 à 14:00
qnap computex 2026 - QNAP au Computex 2026 : IA locale, résilience et haute performance

Le Computex 2026 a été pour QNAP l’occasion de poser clairement sa vision : sortir définitivement du simple rôle de fabricant de NAS pour se positionner comme fournisseur d’infrastructure d’entreprise complète. Sous le thème « Ready and Recovery », la marque taïwanaise présente un écosystème articulé autour de trois axes : continuité d’activité, Edge IA et cybersécurité proactive.

qnap computex 2026 - QNAP au Computex 2026 : IA locale, résilience et haute performance

HDP for Business : la sauvegarde devient un plan de reprise vérifiable

La pièce maîtresse côté software, c’est HDP for Business. La plateforme centralise la protection des environnements Windows, VMware, Hyper-V, Proxmox VE et Microsoft 365 en appliquant la règle 3-2-1-1-0 avec sauvegarde immuable. Par rapport à ses concurrents, la fonctionnalité de vérification vidéo valide automatiquement l’intégrité des sauvegardes (vidéo du démarrage des VM restaurées). Pas de capture d’écran, pas de log à interpréter… on voit réellement la machine booter. Le RTO (recovery time objective) visé se chiffre en minutes.

L’isolation physique est assurée via la technologie Airgap+, qui déconnecte les nœuds de sauvegarde du réseau principal. QNAP complète ce tableau avec des NAS à double contrôleur actif-actif et l’architecture MEGA Scale-out pour des data lakes sans point unique de défaillance.

La solution FileTiers vient optimiser le TCO (Total Cost of Ownership) en déplaçant automatiquement les données tièdes ou froides des SSD performants vers des NAS à grande capacité ou du stockage Cloud.

Edge IA : NAS compacts pour LLM local

C’est probablement le pivot le plus significatif de cette édition. QNAP lance 2 NAS IA compacts (6 et 8 baies) alimentés par des processeurs Intel Core Ultra Series 3 avec NPU intégrée, atteignant jusqu’à 180 TOPS de puissance IA totale. Le GPU Intel Xe3, la mémoire DDR5 ECC, 2 ports USB 4 et 2 emplacements PCIe Gen 5 M.2 complètent la fiche technique.

L’objectif est de permettre aux PME de déployer des LLMs sur site, construire des bases de connaissances privées et automatiser des workflows d’IA agentique sans passer par le Cloud. La confidentialité des données (finance, santé, secteur public…) est au cœur de l’argument commercial.

Côté logiciel, QuAgent permet d’administrer le NAS en langage naturel, tandis que Qsirch 7.1.0 apporte une recherche sémantique sur les contenus multimédias et documentaires… y compris la transcription automatique des fichiers audio/vidéo pour les rendre indexables.

Cybersécurité : QNAP intègre le NDR directement dans le NAS

QNAP revendique une première avec ADRA NDR X : l’intégration de capacités NDR (Network Detection and Response) directement dans l’infrastructure NAS. L’objectif est de détecter les mouvements latéraux sur le réseau local. L’analyse comportementale du trafic interne vise à neutraliser les ransomwares et les menaces IA avant propagation. La protection se complète avec un IPS intégré aux routeurs QNAP et QuWAN SD-WAN pour chiffrer les transmissions intersites.

Vidéosurveillance et médias : VLM et Thunderbolt 5 au programme

QVR Client intègre désormais des agents IA basés sur des VLM (Visual Language Models) permettant d’interroger les flux de caméras en langage naturel : recherche d’incidents, commandes PTZ, analyse contextuelle. Le tout s’appuie sur une architecture sans licence avec QVR Recording Vault et une compatibilité étendue avec le VMS Nx Witness.

Pour les productions vidéo hautes résolutions, un NAS Thunderbolt 5 a été annoncé permettant le montage temps réel en 4K/8K.

Un portefeuille hardware dense

QNAP a également ajouté de nouvelles références à son catalogue.

On retiendra, par exemple, l’ES2486AFdc (sic!). Il s’agit d’un NAS Full Flash ZFS de niveau entreprise avec double contrôleur actif-actif sous Xeon D, 24 baies U.2/U.3 NVMe PCIe Gen 4 et une capacité brute dépassant le pétaoctet (pour les data centers).

La gamme TS-h666TX / 866TX / 1066TX mise sur un Core i5, de l’USB 4, du 10GbE natif et des slots M.2 PCIe Gen 3, pour un profil PME/créatif polyvalent.

La série TS-467X / 667X / 867X s’appuie sur un Ryzen V1500B quad-core avec deux ports 10GBASE-T et un slot PCIe Gen 3, positionnée comme entrée de gamme performante avec extension USB 4.

Enfin, le TS-h966TX cible les professionnels de la création avec son Thunderbolt 4 natif, ses neuf baies hybrides SATA + U.2 NVMe et sa compatibilité JBOD USB 4.

Chaque ligne de produits répond à un segment précis, sans chevauchement apparent.

En synthèse

Avec cette édition du Computex, QNAP dessine une trajectoire cohérente : transformer le NAS en infrastructure active. La sauvegarde devient vérifiable et résiliente avec HDP for Business, le stockage devient intelligent avec l’Edge IA sur puce Intel Core Ultra et la sécurité devient proactive avec ADRA NDR X intégré directement au cœur du réseau local. Ce n’est plus un discours marketing… les briques techniques sont là, du firmware jusqu’au hardware. La vraie question sera l’exécution : le prix, la disponibilité et la maturité logicielle au lancement.

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Beelink ME Pro 2026 : modulaire jusqu’à 136 To et 80 TOPS pour l’IA locale

Par : Fx
5 juin 2026 à 07:00
Beelink ME Pro 2026 - Beelink ME Pro 2026 : modulaire jusqu'à 136 To et 80 TOPS pour l'IA locale

Beelink annonce étoffer sa gamme ME Pro avec plusieurs nouvelles configurations qui transforment ce qui ressemblait à un simple NAS-PC en une véritable plateforme de calcul local orientée IA. Trois plateformes débarquent : Intel Core i5-13420H, AMD Ryzen 7 H 255 et AMD Ryzen AI 9 HX 370… Ces nouvelles versions sont déclinées en version 2 ou 4 baies.

Beelink ME Pro 2026 - Beelink ME Pro 2026 : modulaire jusqu'à 136 To et 80 TOPS pour l'IA locale

Beelink ME Pro

Il y a environ un an, le fabricant de Mini PC se lançait dans les NAS avec le Beelink ME mini… puis fin d’année le Beelink ME Pro (lire notre test) avec son architecture modulaire : carte mère, processeur et RAM logés dans un tiroir extractible. Il est possible de remplacer la carte mère et le processeur sans changer le boîtier. Beelink confirme pérenniser ce fonctionnement avec de nouveaux modules à venir.

2 et 4 baies

Côté stockage, le modèle 2 baies ressemble beaucoup au précédent avec ses tiroirs extractible par l’arrière et 4 emplacements pour SSD M.2 2280 NVMe accessible par le dessous du NAS. On vous rappelle les dimensions : 121 x 112 mm (L x H). Oui, c’est vraiment très compact… moins haut qu’un téléphone. Comme vous pouvez le constater ci-dessous, les disques durs sont allongés avec ce modèle.

La version 4 baies propose elle aussi à 4 emplacements pour SSD à l’intérieur. Ses dimensions sont les suivantes : 165 x 145 mm (L x H). Oui, ce modèle prend plus de place et c’est normal. Comme pour les NAS traditionnels, les disques durs sont en position latérale.

Beelink ME Pro tailles - Beelink ME Pro 2026 : modulaire jusqu'à 136 To et 80 TOPS pour l'IA locale

Les boitiers sont disponibles en 3 couleurs : bleu marine pour l’Intel, noir avec touches rouges pour les AMD, et blanc annoncé pour une version ARM à venir.

3 plateformes modulaires

Après les chassis, passons au cœur du système. Beelink propose 3 modules différents :

  • Intel Core i5-13420H ;
  • AMD Ryzen 7 H 255 ;
  • AMD Ryzen AI 9 HX 370.

On commence par l’Intel Core i5-13420H (8 Cores / 12 Threads) avec un TPD de 45 W. Il est cadencé à 2,1 GHz (Boost jusqu’à 4,6 GHz). Ce modèle a obtenu un score de 16 937 points selon Passmark.

On continue avec l’AMD Ryzen 7 H 255 (8 Cores / 16 Threads) avec un TPD de 45 W. Ce modèle est cadencé à 3,8 GHz (Boost jusqu’à 4,9 GHz). Celui-ci a obtenu un score de 28 775 points.

Le dernier est pas des moindres AMD Ryzen AI 9 HX 370 (12 Cores / 24 Threads) avec un TPD de 28 W. Il est cadencé à 2,0 GHz (Boost jusqu’à 4,9 GHz). Son score monte à 35 068 points.

Le fabricant annonce que le Ryzen AI 9 HX 370 permet d’atteindre 80 TOPS (Tera Operations Per Second) de puissance pour l’IA et la prise en charge jusqu’à 96 Go de RAM. Pour les autres configurations, Beelink ne communique pas encore sur les capacités mémoire proposées (voir en bas de l’article).

Connectique

Chaque modèle partage les mêmes interface de connexion :

  • 1 port 10 Gb/s RJ45 ;
  • 1 port 2,5 Gb/s RJ45 ;
  • 1 sortie audio-vidéo HDMI (4K@60Hz) ;
  • 2 port USB 2.0 ;
  • 1 port USB 3.2 Gen 2 (Type-C) ;
  • 1 port USB 3.2 Gen 2 (Type-A) en façade ;
  • 1 jack audio 3,5mm.

Beelink ME Pro 2026 ports - Beelink ME Pro 2026 : modulaire jusqu'à 136 To et 80 TOPS pour l'IA locale

Pas mal, non. Le double réseau permet également du link aggregation ou de la séparation LAN/WAN, ce qui peut-être assez utile.

En synthèse

Avec cette nouvelle génération, le ME Pro consolide un positionnement hybride assumé : ni vraiment Mini PC, ni vraiment NAS, mais une plateforme évolutive capable d’encaisser des charges importantes. Disponibilité et tarifs non encore communiqués. Les produits devraient bénéficier d’une garantie de 3 ans.

Nous avons interrogé Belink concernant plusieurs points encore en suspens dans cet article, voici leur réponse : « les spécifications finales, les prix, la date de lancement et la disponibilité régionale n’ont pas encore été entièrement confirmés ». Il ne reste plus qu’à patienter 🙂

Synology DSM 7.4 : IA privée, ChatPlus, Meet…

Par : Fx
4 juin 2026 à 07:00
Synology DSM 74 annonce - Synology DSM 7.4 : IA privée, ChatPlus, Meet...

Synology a profité du Computex 2026 pour dévoiler sa nouvelle feuille de route autour de trois axes : nouvelle génération de DiskStation Manager orientée IA privée, refonte complète de sa plateforme de protection des données et l’élargissement de sa suite de productivité entreprise.

Synology DSM 74 annonce - Synology DSM 7.4 : IA privée, ChatPlus, Meet...

DSM 7.4 : IA privée

Alors que nous attendions DSM 8.0, c’est finalement DSM 7.4 qui devrait se profiler sous 2 semaines… La prochaine génération de DSM ne se présente plus comme un simple OS pour NAS. Synology le positionne clairement comme une plateforme de données intelligente, pensée pour faire tourner de l’IA entièrement chez vous, sans rien envoyer dans le Cloud.

Le principe est simple : vos données existantes, vos logs système et vos métriques deviennent une base de connaissances locale sur laquelle des agents IA peuvent travailler. Pour ça, Synology introduit DSM Agent, un agent natif capable d’orchestrer des tâches complexes en langage naturel. L’assistant IA de Synology Office s’appuie sur la même infrastructure. Les serveurs rack GPU (de Synology) les appliances IA dédiées gèrent l’inférence en local rien ne sort.

Pour les parcs de machines, Cluster Manager regroupe tous vos systèmes Synology sous une interface unique, avec gestion de la QoS, migration de charges de travail et politiques de protection centralisées. Le déploiement massif via Active Insight facilite le provisionnement sur plusieurs sites. Le tout est complété par un RBAC plus granulaire, un Centre des journaux repensé et une certification FIPS 140-3 en cours pour les environnements qui en ont besoin.

C’est aussi l’occasion de noter que Synology Drive et AI Console sont officiellement intégrés à cette roadmap IA, la brique AI Console, déjà disponible pour Office et MailPlus, continue donc d’évoluer.

ActiveProtect Manager 2.0

ActiveProtect Manager 2.0 a également annoncé lors du Computex. Pour rappel, il s’agit du système pour les boitiers DP. Il étend la couverture de sauvegarde à Azure VM, Amazon EC2, Nutanix AHV, Proxmox VE et Google Workspace, avec restauration multiplateforme, y compris de Cloud à Cloud. Les sauvegardes vers Azure Blob Storage sont également supportées.

Mais le plus intéressant est ailleurs. APM 2.0 intègre un moteur de détection d’anomalies basé sur du machine learning, qui analyse les versions historiques de sauvegarde pour repérer les comportements suspects : pics d’entropie (données aléatoires), suppressions massives, taux de changement anormal. Les fichiers douteux sont mis en quarantaine automatiquement. Si un point de restauration compromis est détecté, la fonction Auto Fallback revient d’elle-même à la dernière version saine. L’intégration avec des antivirus tiers complète le tout.

On passe d’une logique de restauration après l’incident, à une logique de détection et d’isolation avant que ça empire.

DSM - Synology DSM 7.4 : IA privée, ChatPlus, Meet...

ChatPlus, Meet et Bee Series

Synology Office intègre deux nouvelles plateformes : ChatPlus pour la messagerie d’entreprise et Meet pour la visioconférence, avec transcription et traduction IA, permissions granulaires et données 100 % en local. Rien de révolutionnaire sur le papier, mais ça comble un angle mort dans la suite Synology par rapport aux ténors du marché.

Côté grand public, la gamme BeeStation s’élargit avec BeeCamera pour la surveillance domestique et Synology Deep Search apporte une recherche locale par IA sur vos fichiers personnels sous macOS et Windows… sans Cloud.

En synthèse

Synology a fait du Computex 2026 une vitrine IA : DSM nouvelle génération embarque DSM Agent pour l’automatisation on-premise, tandis que Synology Drive et AI Console s’inscrivent pleinement dans cette roadmap.

Une grosse partie de DSM 7.4 sera donc autour de l’IA, à tous les niveaux de l’écosystème… Aucune information n’a en revanche été communiquée sur l’évolution du noyau Linux ou des composants système. La déduplication arriverait également sur disque dur, mais uniquement ceux de Synology.

ActiveProtect Manager 2.0 complète le tableau avec une détection d’anomalies par machine learning et un Auto Fallback automatique, faisant enfin passer la sauvegarde d’une logique réactive à une défense proactive. Les dates de disponibilité restent à confirmer.

OOSTAR WTR MAX Intel 1235U : un NAS DIY 6 baies à 502€

Par : Fx
3 juin 2026 à 07:00
WTR MAX Intel 1235U - OOSTAR WTR MAX Intel 1235U : un NAS DIY 6 baies à 502€

Le marché des NAS DIY continue de s’élargir. Après avoir lancé le WTR MAX sous Ryzen 7 PRO 8845HS l’an dernier, AOOSTAR revient avec une variante Intel, le WTR MAX 1235U, positionnée comme une alternative plus abordable pour les amateurs de homelab et DIY.

WTR MAX Intel 1235U - OOSTAR WTR MAX Intel 1235U : un NAS DIY 6 baies à 502€

AOOSTAR WTR MAX Intel 1235U

Le WTR MAX Intel ressemble à s’y méprendre à la version Ryzen de l’année dernière. Il s’agit d’un NAS disposant de 6 baies SATA au format 3,5 pouces et de 5 emplacements M.2 2280 NVMe PCIe 3.0. La façade intègre un petit écran LCD permettant de surveiller en temps réel la température, l’utilisation CPU/RAM et la vitesse des ventilateurs.

Ce nouveau boitier est animé un processeur Intel Core i5-1235U cadencé à 1,3 GHz (boost jusqu’à 4,4 GHz). Deux emplacements pour mémoire DDR5 sont présents, mais non fournis (jusqu’à 96 Go).

AOOSTAR WTR MAX Intel 1235U - OOSTAR WTR MAX Intel 1235U : un NAS DIY 6 baies à 502€ AOOSTAR WTR MAX Intel 1235U arriere - OOSTAR WTR MAX Intel 1235U : un NAS DIY 6 baies à 502€

Le processeur affiche un TDP de 15 W et un score PassMark de 12 574 points. Ce dernier n’est pas inconnu dans l’écosystème des NAS, puisqu’on le retrouve déjà dans les TerraMaster F4-424 Max et F6-424 MaxZimaCube 2 Pro ou encore les Ugreen DXP6800 Pro et DXP880 Plus.

Connectivité

Côté connectique, AOOSTAR ne lésine pas :

  • 2 ports 10 Gb/s (SFP+) ;
  • 2 ports 2,5 Gb/s (RJ45) ;
  • 1 port OCuLink pour connecter un eGPU ;
  • 1 sortie audio-vidéo HDMI ;
  • 1 sortie vidéo DP 1.4 ;
  • 1 port USB4 ;
  • 2 ports USB3.2 Gen2 x 2
  • 1 port USB 3.0 ;
  • 1 audio jack 3,5mm ;
  • 1 emplacement pour carte SD.

Pas mal, non ?

Prix et disponibilité

Le WTR MAX Intel 1235U est proposé à 559$ (sans disque, SSD ni mémoire) sur le site d’AOOSTAR, soit environ 502€. Le fabricant annonce une disponibilité en Europe début juin.

Le WTR MAX Intel 1235U cible ceux qui recherchent un NAS puissant, évolutif et maîtrisé en termes de coût. La version Intel se positionne davantage comme une déclinaison orientée efficacité énergétique que comme un véritable successeur du modèle AMD.

Synology FS200T : NAS 6 baies SSD compact, fiche technique et avis

Par : Fx
1 juin 2026 à 07:00
synology fs200T - Synology FS200T : NAS 6 baies SSD compact, fiche technique et avis

Synology vient de lancer le FS200T, un NAS 6 baies SSD 2,5 pouces doté de deux ports RJ45 (dont un 2,5 Gb/s). Si l’architecture choisie peut surprendre au regard des évolutions du marché, elle s’inscrit dans une logique de continuité assumée…

synology fs200T - Synology FS200T : NAS 6 baies SSD compact, fiche technique et avis

Synology FS200T

Tout d’abord, il est important de noter que ce nouveau produit ne fait pas partie de la famille DiskStation (DS), mais FlashStation (FS). C’est une information importante, car cette dernière est généralement destinée aux entreprises… et le budget qui va avec.

Matériel

Le Synology FS200T est surprenant à plus d’un titre. Il vient remplacer le DS620slim en lui apportant plusieurs améliorations. On retrouve le format minimaliste (121 × 151 × 175 mm) et l’accès aux 6 emplacements 2,5 pouces en façade. Non, il n’y a pas d’emplacements pour des SSD au format 2280. Sous le capot, le FS200T embarque un processeur Quad Core Intel Celeron J4125 cadencé à 2 GHz (jusqu’à 2,7 GHz en mode turbo), épaulé par 4 Go de RAM DDR4 extensibles jusqu’à 8 Go. Ce choix d’architecture peut surprendre au vu des avancées proposées par la concurrence.

Il est important de noter que si le FS200T intègre un iGPU, mais Synology a fait le choix de désactiver les instructions permettant le transcodage matériel (lire notre article). Par ailleurs, seuls les SSD figurant sur la liste de compatibilité officielle sont garantis fonctionnels… Quid des SDD tiers ?
Guide d’achat : disques durs pour les NAS Synology veut imposer ses disques dans les NAS dès 2025

Connectique

Tous les ports sont regroupés à l’arrière du boîtier :

  • 2 ports USB 3.0 ;
  • 1 port réseau 2,5 Gb/s ;
  • 1 port réseau 1 Gb/s.

On peut légitimement s’interroger sur la pertinence du port 2,5 Gb/s en guise d’interface réseau principale. Un SSD SATA 2,5 pouces offre typiquement 500 Mo/s en lecture et écriture séquentielles (c’est le cas des SSD SAT5200 recommandés par Synology). Or, un port 2,5 GbE plafonne théoriquement à 312 Mo/s et rarement plus de 280 Mo/s dans les conditions réelles. Autrement dit, le goulot d’étranglement n’est pas le stockage, mais le réseau lui-même. Pour un NAS estampillé « FlashStation », censé tirer parti de la vitesse des SSD, c’est un choix discutable.

Le second port RJ45 (1 Gb/s) peut certes être mis à contribution, soit en redondance pour sécuriser la connexion, soit en agrégation de liens pour atteindre théoriquement 437 Mo/s combinés (les performances réelles seront nettement inférieures). Cela améliore la situation, mais reste en deçà de ce que le stockage est capable de délivrer. Un port 10 Gb/s aurait été bien plus cohérent avec un NAS tout-flash, mais le processeur aurait-il pu suivre ? Rien n’est moins sûr…

En synthèse

Le FS200T s’adresse avant tout aux utilisateurs attachés au format compact et à l’écosystème Synology. Sur ce point, DSM reste l’une des interfaces les plus abouties du marché. On espère que le fabricant fera de belles annonces au Computex (DSM 8.0 ?). En revanche, le choix d’un processeur vieillissant et la restriction aux disques Synology certifiés soulèvent des questions légitimes sur le positionnement tarifaire du produit. Le prix et la disponibilité n’ont pas encore été communiqués.

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QNAP QuTS hero 6 est disponible : tout ce qu’il faut savoir…

Par : Fx
30 mai 2026 à 08:52
QNAP QuTS hero 6 - QNAP QuTS hero 6 est disponible : tout ce qu'il faut savoir...

QuTS hero 6.0 est enfin là ! Depuis la première bêta lancée fin novembre 2025, QNAP enchaîne les version et vient de publier la version finale accessible pour tous. Voici un tour d’horizon complet de ce que cette mise à jour apporte concrètement aux utilisateurs de NAS QNAP sous QuTS hero 6

QNAP QuTS hero 6 - QNAP QuTS hero 6 est disponible : tout ce qu'il faut savoir...

QNAP QuTS hero 6 : version majeure orientée entreprise et résilience

QuTS hero h6.0 n’est pas une mise à jour cosmétique. QNAP repositionne clairement son OS avec ZFS comme une solution taillée pour les environnements professionnels exigeants, avec 3 axes forts : haute disponibilité, protection des données et sécurité renforcée.

Haute disponibilité

La grande nouveauté de h6.0, c’est le High Availability Manager. Il est désormais possible d’associer 2 NAS QNAP en cluster actif-passif. En cas de défaillance matérielle sur le nœud principal, le second prend automatiquement le relais sans interruption de service perceptible. QNAP annonce que presque toutes les applications NAS sont désormais compatibles HA, à l’exception des applications tierces et héritées. C’est une fonctionnalité jusqu’ici réservée à des solutions bien plus coûteuses. L’extension JBOD est également prise en charge pour une capacité évolutive.

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À noter : la HA pour SnapSync en temps réel, Q’center, les applications tierces et VJBOD reste à confirmer. À garder en tête si vous dépendez de ces services avant de migrer.

Snapshots immuables

Disponibles sur tous les modèles QuTS hero, les snapshots immuables permettent de verrouiller des points de restauration pendant une période définie. Impossible de les modifier ou de les supprimer durant cette fenêtre de protection, même avec les droits administrateur. En cas d’attaque ransomware ou de corruption accidentelle, l’administrateur peut restaurer un état sain en quelques minutes. C’est simple, efficace… et ça répond directement aux menaces actuelles.

KMIP, FIDO2 et Secure Boot

KMIP - QNAP QuTS hero 6 est disponible : tout ce qu'il faut savoir...

Concernant le chiffrement, QuTS hero h6.0 passe en mode client KMIP (Key Management Interoperability Protocol). Les clés de chiffrement sont désormais stockées sur un serveur de gestion centralisé externe, appliquées automatiquement au démarrage. Cela élimine la gestion manuelle des clés et aligne les NAS QNAP avec les exigences FIPS 140-3 pour les environnements réglementés.

Côté authentification, le support de FIDO2 permet de se connecter au NAS via des méthodes sans mot de passe : clé de sécurité physique, Windows Hello ou empreinte digitale. Une avancée bienvenue alors que les attaques par credential stuffing sont en hausse constante.

Le Secure Boot apporte une vérification matérielle des signatures firmware à chaque démarrage, empêchant le chargement de code non autorisé. Pour l’instant limité au TVS-AIh1688ATX, il sera étendu aux nouveaux modèles progressivement.

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Deux fonctionnalités annoncées arrivent prochainement : Secure IP Access (contrôles granulaires par IP via QuFirewall, avec MFA, reconnaissance d’appareil et révocation automatique temporisée) et Ransomware Guard, une nouvelle couche dans Malware Remover qui surveille les processus, isole les activités suspectes et s’appuie sur la base de signatures malware de QNAP pour neutraliser les menaces en temps réel (non disponible sur les modèles ARM).

ACL 2.0

La gestion des droits d’accès évolue avec ACL 2.0. Les chiffres sont concrets : le nombre maximal d’entrées ACL configurables passe de 124 à 1024, la consommation mémoire est réduite et les opérations de vérification ou modification des permissions sur de grands volumes de fichiers sont nettement plus rapides qu’en ACL 1.0. C’est particulièrement utile dès qu’on gère des arborescences complexes avec de nombreux utilisateurs ou groupes. Attention toutefois : la migration vers ACL 2.0 est irréversible. Elle s’applique dossier partagé par dossier partagé et les snapshots créés avec ACL 2.0 ne sont pas compatibles avec les versions antérieures du système.

Qtier hero, SMB kernel mode et tiering intelligent

QuTS hero h6.0 introduit Qtier hero, une gestion hiérarchique du stockage en trois niveaux calibrés selon les patterns d’accès : les données chaudes sur SSD PCIe NVMe (IA, virtualisation, bases de données), les données tièdes sur SSD SAS/SATA pour un équilibre perf/capacité, et les données froides sur HDD SAS ou SATA pour l’archivage longue durée. La matrice couvre l’ensemble des types de lecteurs professionnels : PCIe NVMe, SAS SSD, SATA SSD, SAS HDD, NL-SAS HDD, SATA HDD.

Le daemon SMB tourne désormais en mode kernel avec chiffrement natif. Les benchmarks QNAP sur un TS-h3077AFU en 100GbE (connexion directe) parlent d’eux-mêmes : en IOPS aléatoires 4K en écriture, on passe de 8 868 IOPS sans chiffrement à 60 598 IOPS avec chiffrement activé ! Il s’explique par l’optimisation kernel-level qui contourne les goulots d’étranglement de l’espace utilisateur. Concrètement, activer le chiffrement SMB ne coûte plus rien en termes de performances sur cette génération.

IA locale et MCP

Qsirch intègre désormais RAG Search avec des LLM open source déployés localement : DeepSeek, Gemma, Phi ou Mistral tournent directement sur les NAS équipés de GPU compatibles (QAI-h1290FX, TS-h1290FX, TS-h1277AFX avec des GPU NVIDIA RTX Pro 6000 Blackwell, RTX 6000 Ada ou RTX 4000 Ada). Concrètement, le moteur peut analyser et résumer les fichiers stockés localement sans envoyer une seule donnée dans le Cloud.

L’autre nouveauté qui va plaire aux utilisateurs de Claude Desktop, VS Code ou encore n8n : le MCP Assistant. Il permet de gérer son NAS en langage naturel (créer des dossiers, gérer des utilisateurs, consulter l’état du système) directement depuis ces outils via le protocole MCP.

Avant de mettre à jour

« La patience est mère de sureté », cela s’applique aussi ici. Avant de vous lancer, gardez en tête que QNAP ne permet plus de revenir à une version antérieure de QuTS hero. Cette contrainte change tout. En cas de comportement inattendu après la mise à jour (incompatibilité applicative, régression sur un service critique, problème de migration ACL 2.0…), il n’y a pas de filet de sécurité… si ce n’est votre dernière sauvegarde pour les données. Pour un environnement de production, nous recommandons d’attendre au minimum une semaine, le temps que les premiers retours terrain remontent et que QNAP publie d’éventuels correctifs.

Liste des modèles compatibles : TS-h2490FU/TS-h1090FU, TS-h1290FX, TDS-h2489FU/TDS-h2489FU R2, TS-h3088XU-RP, TVS-h1288X/TVS-h1688X, TS-h987XU-RP/TS-h1887XU-RP/TS-h2287XU-RP/TS-h3087XU-RP, TS-h1886XU-RP/TS-1886XU-RP/TS-h1886XU-RP R2, TS-h686/TS-h886, TNS-h1083X/TNS-h1083X (A Side)/TNS-h1083X (B Side), TS-883XU/TS-883XU-RP/TS-1283XU-RP/TS-1683XU-RP/TS-983XU/TS-983XU-RP/TS-2483XU-RP/TS-h1283XU-RP/TS-h2483XU-RP/TS-h1683XU-RP, TS-h977XU-RP/TS-h1277XU-RP/TS-h1677XU-RP/TS-h2477XU-RP, TS-h1277AXU-RP/TS-h1677AXU-RP/TS-h3077AFU/TS-h2477AXU-RP/TS-h1077AFU, TVS-h1675U-RP/TVS-h1275U-RP/TVS-h875U-RP/TVS-h875U, TVS-675, TVS-h474/TVS-h674/TVS-h874/TVS-h874X/TVS-h674T/TVS-h874T, TBS-h574TX, TS-873AU/TS-873AU-RP/TS-1273AU-RP/TS-1673AU-RP/TS-873AeU/TS-873AeU-RP, TS-h973AX/TS-473A/TS-673A/TS-873A, TVS-672X/TVS-872X/TVS-672N/TVS-872N/TVS-472XT/TVS-672XT/TVS-872XT, TS-1655/TS-855X, TS-855eU/TS-855eU-RP/TS-h1655XeU-RP, TS-253E/TS-453E, HS-264/TBS-464/TS-364/TS-464/TS-664/TS-264/TS-464C2, TS-466C, TS-464U/TS-464U-RP/TS-1264U-RP/TS-464eU/TS-864eU/TS-864eU-RP, TS-i410X/TS-410E, TS-h765eU/TS-h1065eU/TS-h1065eU-RP/TS-h665U/TS-h665U-RP/TS-h1465U-RP, TS-h1277AFX/TVS-h877AX/TVS-h1277AX/TVS-h1677AX, TVS-AIh1688ATX, Qu805/Qu605/Qu405, QAI-h1290FX, TS-h665/TS-h865.

En synthèse

QuTS hero h6.0 est une mise à jour importante qui repositionne les NAS QNAP à base ZFS dans une catégorie supérieure. La combinaison haute disponibilité native, snapshots immuables, KMIP, FIDO2, LLM local et MCP Asistant en fait une plateforme crédible pour des usages professionnels, sans pour autant nécessiter du matériel dédié ou des licences supplémentaires. Les performances SMB kernel avec chiffrement et le tiering Qtier hero complètent un tableau déjà bien fourni. Nous ne l’avons pas abordé ici, mais de nombreuses  améliorations, parfois plus discrète ont été apportées,  notamment au niveau de l’interface d’administration. Pour QTS 6, il faudra attendre la fin d’année…

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page officielle...

Edito du 29 mai

Par : Fx
29 mai 2026 à 07:00
edito - Edito du 29 mai

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez bien et que vous ne souffrez pas trop des fortes chaleurs du moment. Comme je vous l’avais annoncé dans le précédent édito (et dans mon avis sur le DJI Neo 2), nous sommes partis une semaine en Sicile. C’était vraiment dépaysant… et ça m’a fait beaucoup de bien.

Du côté de Cachem, j’ai continué à apporter quelques optimisations. Le site devrait être légèrement plus rapide, tout en restant agréable à utiliser. La nouvelle version de WordPress 7.0 a apporté plusieurs améliorations, sans rien casser 🙂

Côté tests produits, j’ai eu entre les mains un nouveau NAS dont je ne peux pas encore vous parler (embargo encore pour deux semaines). Il devrait en surprendre quelques-uns. J’ai également reçu un premier produit en prêt de la part de Minisforum… une première !

Suite à mes précédents articles (sur mes doutes, mes envies de changement…), plusieurs idées avaient émergé, dont une newsletter. Cette newsletter mensuelle se veut simple et pratique : l’essentiel à ne pas manquer, sans spam ni blabla inutile. L’objectif ? Partager les nouveautés, quelques trouvailles et remettre en avant des contenus passés entre les mailles du filet ou plus anciens mais toujours d’actualité. En résumé : un concentré de Cachem (mais pas seulement), avec une petite touche de fun en plus. Si elle n’est toujours pas lancée, c’est que je n’ai pas encore trouvé son format idéal.

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Côté séries TV, pas grand-chose de nouveau. J’ai regardé Imperfect Women, qui démarre très bien mais perd un peu en qualité au fil des épisodes. Ça se laisse regarder… J’ai également attaqué la dernière saison de Youg Sheldon, que je n’avais pas encore pris le temps de visionner.

Bon week-end à tous,
FX

TOS 7.0 toujours en Bêta… la version finale en approche

Par : Fx
28 mai 2026 à 07:00
TOS 7 image une - TOS 7.0 toujours en Bêta... la version finale en approche

Depuis octobre 2025, TOS 7.0 fait parler de lui… en Bêta. Mais la version finale pourrait arriver dès le mois prochain. Après une quinzaine de versions Bêta, voici un point d’étape sur ce que prépare TerraMaster

TOS 7 image une - TOS 7.0 toujours en Bêta... la version finale en approche

TerraMaster TOS 7

Il y a des mises à jour et il y a des ruptures annoncées. TOS 7 appartient à la seconde catégorie. Après plusieurs mois de développement mobilisant des centaines d’ingénieurs, TerraMaster livre une refonte totale : 90 % des icônes redessinées, plus de 50 nouvelles fonctionnalités, plus de 1 000 optimisations. Ce n’est pas un simple lifting, c’est une reconstruction en profondeur, avec l’intelligence artificielle comme épine dorsale du système.

L’IA au Cœur du Système

La promesse de TOS 7, c’est d’être le premier système pour NAS nativement adapté aux scénarios IA. Et la nuance est importante. Il ne s’agit pas d’ajouter un plugin intelligent par-dessus une architecture existante… TerraMaster a repris son architecture depuis ses fondations pour y intégrer l’IA au niveau du noyau lui-même.

IA NAS TOS 7 - TOS 7.0 toujours en Bêta... la version finale en approche

Cela se traduit par une standardisation complète des interfaces système et une capacité d’ordonnancement distribué pensée spécifiquement pour les agents IA. Ces derniers peuvent interagir avec l’ensemble des fonctionnalités du NAS, sans couche supplémentaire. Sur le papier, cela change radicalement la façon dont on peut automatiser et piloter un NAS.

Langage naturel comme interface principale

Selon TerraMaster, plus de 90 % des opérations NAS peuvent être réalisées via des commandes en langage naturel, que ce soit par texte ou par voix : gestion des fichiers, configuration du système, déploiement de services… Tout peut passer par un agent IA intégré nativement, sans recourir à des outils tiers.

Le système supporterait également les tâches planifiées, les déclencheurs conditionnels et les opérations en lot via ce même canal naturel. Pour l’utilisateur final, cela signifie qu’il n’est plus nécessaire de naviguer dans des menus imbriqués pour configurer une règle de sauvegarde ou gérer un partage réseau.

L’objectif annoncé : transformer le NAS d’un entrepôt de données passif en un assistant intelligent actif. C’est plutôt un pari ambitieux… TerraMaster prend ici les devants face à ses concurrents direct qui n’ont pas encore franchi ce cap. Mais les utilisateurs sont-ils prêts à sauter le pas ?

Plateforme ouverte aux développeurs

TerraMaster ouvre simultanément une plateforme développeur complète : documentation, outils de développement, environnement de test et gestion des releases. Le modèle sur une boucle fermée « Développement – Test – Distribution ». Les développeurs tiers peuvent intégrer leurs agents IA, créer des skills et les référencer sur la plateforme. C’est le modèle App Store appliqué à l’IA sur NAS.

Une refonte visuelle de l’interface

Au-delà de l’IA, TOS 7 apporte également une refonte graphique. L’interface se veut plus moderne, avec une nouvelle palette de couleurs et des icônes entièrement redessinées. TerraMaster vise clairement à rehausser la perception de son OS, qui souffrait historiquement d’une interface moins soignée que celle de ses concurrents.

En synthèse

TOS 7 est un pari audacieux… et les délais de développement en témoignent. Si l’intégration de l’IA au niveau noyau tient ses promesses en conditions réelles, TerraMaster prendra une avance significative sur ses concurrents dans le segment NAS grand public et PME. Le pilotage par langage naturel et l’architecture ouverte aux agents IA sont des différenciateurs concrets, pas des arguments marketing. Reste à voir ce que cela donnera sur un vrai NAS en condition réelle.

À voir également si les utilisateurs seront prêts à laisser une IA gérer des opérations de maintenance à leur place… et quelle confiance ils lui accorderont.

source

QNAP QSW-M7230-2X4F24T : le switch 100GbE qui rebat les cartes

Par : Fx
26 mai 2026 à 07:00
QSW M7230 2X4F24T - QNAP QSW-M7230-2X4F24T : le switch 100GbE qui rebat les cartes

Le QNAP QSW-M7230-2X4F24T répond à une question que beaucoup de DSI se posent en ce moment : comment passer au 100GbE sans remplacer toute l’infrastructure ? Avec ses 2 ports QSFP28 100GbE, 4 ports SFP28 25GbE et 24 ports RJ45 10GbE dans un boîtier rack 1U, ce switch L3 Lite manageable s’impose comme une solution de transition crédible pour les entreprises qui veulent franchir un cap réseau sans repartir de zéro. Clusters IA, production vidéo 4K/8K, virtualisation, stockage distribué : le QSW-M7230-2X4F24T est conçu pour les environnements exigeants, avec un positionnement tarifaire agressif dans sa catégorie…

QSW M7230 2X4F24T - QNAP QSW-M7230-2X4F24T : le switch 100GbE qui rebat les cartes

QNAP QSW-M7230-2X4F24T

Sur le papier, le QSW-M7230-2X4F24T coche beaucoup de cases. Il embarque :

  • 2 ports QSFP28 100 GbE ;
  • 4 ports SFP28 25 GbE ;
  • 24 ports RJ45 10 GbE.

L’ensemble repose sur une capacité de commutation de 1 080 Gbit/s pour un débit non bloquant. Le switch peut absorber des charges lourdes sans créer de goulot d’étranglement, tout en restant compatible avec un parc existant. C’est probablement là son principal intérêt : permettre une montée en puissance progressive vers le 25 et le 100 GbE, sans devoir remplacer toute son infrastructure.

Un switch pensé pour les réseaux modernes

Cette combinaison de débits n’est pas anodine. Elle permet de gérer simultanément les 3 couches d’un réseau d’entreprise classique :

  • 100 Gb/s pour les liaisons montantes vers le cœur du réseau ou les serveurs haute performance ;
  • 25 Gb/s connectant les NAS et les switches d’agrégation intermédiaires ;
  • 10 Gb/s RJ45 pour les postes de travail et serveurs en accès direct.

QNAP QSW M7230 2X4F24T - QNAP QSW-M7230-2X4F24T : le switch 100GbE qui rebat les cartes

Les interfaces SFP28 sont rétrocompatibles 10GbE SFP+/1GbE SFP, et les ports RJ45 descendent jusqu’au 1GbE… ce qui facilite l’intégration dans un parc existant hétérogène.

Performances sans perte pour les clusters

Pour les environnements RDMA et RoCE (clusters IA et applications collaboratives avec de fort volume de données), le QSW-M7230-2X4F24T supporte le Priority Flow Control (PFC) et l’Explicit Congestion Notification (ECN).

Ces 2 protocoles permettent un fonctionnement Ethernet sans perte, en maintenant une faible latence… même sur du trafic intensif entre serveurs.

Top-of-Rack

Avec son format 1U, le QSW-M7230-2X4F24T s’intègre naturellement en Top-of-Rack. Associé à un second switch via 100 GbE, il peut alimenter sans difficulté des stations de travail en 10 GbE, des NAS en 25 GbE, tout en conservant un backbone rapide pour la circulation des données.

Routage L3 Lite et haute disponibilité avec MC-LAG

Au-delà de la commutation brute, le QSW-M7230-2X4F24T embarque des fonctionnalités de routage L3 Lite : gestion IPv4/IPv6, DNS, routage statique, serveur DHCP, SNTP et VLAN avancés. Ces fonctions permettent de segmenter et d’orchestrer des réseaux d’entreprise complexes sans investir dans un switch L3 full-stack au tarif prohibitif.

qsw m7230 2x4f24t ip routing 02 - QNAP QSW-M7230-2X4F24T : le switch 100GbE qui rebat les cartes

La résilience est assurée par le protocole MC-LAG (Multi-Chassis Link Aggregation Group), qui regroupe plusieurs connexions physiques en un lien logique unique. Si un lien physique tombe, le trafic bascule automatiquement sur les liens restants sans interruption. Combiné à la fonction de haute disponibilité des NAS QNAP, cela confère une protection à double couche (réseau et stockage) particulièrement appréciable dans les environnements critiques.

Le switch supporte également le LACP pour l’agrégation de bande passante et le RSTP pour prévenir les boucles réseau.

Synchronisation précise et qualité AVoIP

Pour les déploiements audiovisuels sur IP (AVoIP), le switch intègre une horloge haute précision SiTime avec prise en charge du PTP Boundary Clock (Precision Time Protocol, conforme UIT-T G.8273.3 Classe A). L’erreur temporelle maximale est généralement maintenue sous les 100 nanosecondes, ce qui garantit la synchronisation entre encodeurs, décodeurs et dispositifs d’affichage.

ptp av over ip - QNAP QSW-M7230-2X4F24T : le switch 100GbE qui rebat les cartes

Cette précision est indispensable dans les installations de murs vidéo multiécran, les arènes sportives ou les salles de contrôle broadcast où le moindre décalage temporel produit des artefacts visuels. L’IGMP Snooping complète le tableau en optimisant la distribution du trafic multicast, limitant la consommation de bande passante inutile.

Sécurité multicouche : ACL, ADRA NDR et Airgap+

Sur le volet sécurité, l’équipement dépasse le cadre du switch classique. Outre les ACL avec mise en miroir du trafic, le LLDP, le contrôle de flux et le RSTP, le QSW-M7230-2X4F24T est compatible avec le logiciel ADRA NDR Standalone (un centre de détection et réponse réseau de niveau entreprise). Celui-ci détecte proactivement et isole automatiquement les ransomwares ciblés et le trafic interne malveillant, sans impacter les performances du réseau haut débit.

Pour aller plus loin dans la protection des sauvegardes, le switch s’intègre également avec la solution Airgap+ de QNAP, qui permet d’exécuter des tâches de sauvegarde avec une isolation réseau complète, protégeant efficacement les données critiques des cyberattaques et violations de données.

QSS Pro : une gestion intelligente

Le switch tourne avec QSS Pro (QNAP Switch System Pro), une interface graphique Web qui simplifie l’administration. Elle offre un tableau de bord en temps réel des connexions et du trafic par port, un assistant dédié pour la configuration AVoIP (IGMP Snooping + VLAN en quelques clics), la gestion centralisée de tous les équipements réseau via SNMP (NAS, routeurs, caméras IP, téléphones IP…) et la mise à jour firmware en un clic…

La gestion multisite est assurée par la plateforme cloud AMIZcloud, qui permet de superviser plusieurs switches répartis sur différents sites depuis une interface centralisée, sans matériel ni logiciel supplémentaire.

En synthèse

Le QSW-M7230-2X4F24T ne cherche pas à révolutionner le marché, mais plutôt à répondre à une problématique très concrète : faire évoluer les réseaux vers le très haut débit sans rupture.

Entre compatibilité multi-Gig, montée progressive vers le 100 GbE et fonctionnalités avancées (lossless Ethernet, MC-LAG, PTP), QNAP propose une solution cohérente pour les environnements professionnels modernes.

Proposé autour des 1 799 € HT, il s’adresse clairement aux entreprises qui veulent franchir un cap sans repartir de zéro.

article sponsorisé

Synology C2 : nouveaux plans, suppressions et hausse des tarifs

Par : Fx
25 mai 2026 à 09:00
Synology C2 2026 - Synology C2 : nouveaux plans, suppressions et hausse des tarifs

C’est en toute discrétion que Synology vient de faire évoluer son offre C2. Les changements ne sont pas encore visibles pour tous, mais voici un résumé de ce qui se prépare : révision des conditions tarifaires, disparition de services et mise à jour des conditions générales. C’est aussi la fin des plans gratuits sur l’ensemble de l’écosystème C2. Explications…

Synology C2 2026 - Synology C2 : nouveaux plans, suppressions et hausse des tarifs

 

Synology C2 évolue

Avant toute chose, faisons rapide retour en arrière. L’offre Synology C2 a vu le jour en 2018, initialement centrée sur le stockage. Deux à trois ans plus tard, le fabricant de NAS a étoffé son catalogue avec des fonctionnalités supplémentaires : C2 Password, C2 Transfer, C2 Backup, C2 Identity… en lien avec la sortie de DSM 7. Plus récemment, Synology a également introduit C2 Object Storage (stockage objet) et C2 Backup for Surveillance (pour Surveillance Station). Dans l’ensemble, ces services formaient un écosystème cohérent, couvrant un large spectre d’usages en complément du NAS.

Les changements à venir

C2 OneStorage : fusion du stockage classique et objet

Synology introduit un nouveau plan baptisé C2 OneStorage, dont l’objectif est de regrouper C2 Storage et C2 Object Storage au sein d’une offre unifiée. Cette consolidation s’accompagne, sans surprise, d’une révision des paliers tarifaires à la hausse, présentée comme nécessaire pour soutenir le développement de la plateforme et l’ajout de nouvelles fonctionnalités.

C2 Password & C2 Transfer : fin de service

C2 Password - Synology C2 : nouveaux plans, suppressions et hausse des tarifs

La mauvaise nouvelle concerne deux services qui disparaissent totalement : C2 Password et C2 Transfer. Les offres gratuites et payantes seront définitivement supprimées en juin 2027. Synology accorde néanmoins une période de transition d’un an. Ces deux services n’ont jamais vraiment décollé, ce qui n’est guère surprenant : le marché est déjà saturé par des alternatives très compétitives, voire 100% gratuites.

C2 Identity : restructuration

C2 Identity perd son plan gratuit ainsi que son offre Business. En remplacement, une nouvelle licence Standard fait son apparition au tarif de 49,99 €/an. Cette nouvelle formule semble bien positionnée pour les petites et moyennes entreprises. Vous l’aurez compris,, elle n’inclut plus C2 Password Business.

Active Insight : la fin du gratuit

Synology active insight 2026 - Synology C2 : nouveaux plans, suppressions et hausse des tarifs

 

Synology modifie également la tarification d’Active Insight. Pour rappel, il s’agit d’un outil centralisant la surveillance, les alertes et les diagnostics de performance pour un ou plusieurs NAS depuis un tableau de bord unique, avec des analyses proactives et des recommandations (ndlr : je n’ai jamais été fan de cette solution). Les licences gratuites permettaient jusqu’alors de surveiller jusqu’à 3 NAS. Elles seront supprimées et remplacées par des plans exclusivement payants. À titre de repère, le tarif par NAS est passé de 9,99 €/an au lancement, à 19,99 €, puis à 23,99 € aujourd’hui.

En synthèse

Synology fait évoluer ses offres C2 et en profite pour supprimer l’ensemble de ses plans gratuits. Si le fabricant laisse du temps pour trouver des alternatives, ces changements marquent aussi une rupture dans sa philosophie. On peut légitimement supposer que derrière les arguments de maintenabilité se cachent des contraintes économiques bien réelles : hausse des prix de l’énergie, rareté des composants mémoire, etc. Les premiers à en pâtir seront malheureusement les particuliers et les petites entreprises.

Synology va devoir revoir son slogan : Synology C2 | Un cloud pour tous

Le doute, cet atout que l’on n’ose pas revendiquer

Par : Fx
22 mai 2026 à 07:00
Douter, une force ?

Il y a des phrases qui restent longtemps en tête. Elles s’installent discrètement et finissent par faire partie du décor de notre pensée. Pour moi, c’est une citation d’André Gide qui tient en huit mots : « Le sage est celui qui s’étonne de tout ». Dans ma vie professionnelle, ou ici sur Cachem, c’est la curiosité et le partage qui m’animent le plus. Ce plaisir simple de chercher, de comprendre et de transmettre. Mais si je suis totalement honnête avec moi-même et avec vous, il existe un troisième moteur plus discret… peut-être moins avouable et mal compris : le doute.

Douter, une force ?

Douter, vraiment ?

Dans beaucoup de milieux (surtout professionnels), le doute est perçu comme une faiblesse. Quelqu’un qui doute manquerait de conviction, d’assurance ou de leadership. On préfère souvent ceux qui tranchent vite, affichent des certitudes et avancent sans jamais se retourner. Je ne suis pas d’accord…

Pour moi, douter n’est pas une faille : c’est une force. C’est pour moi un moteur de réflexion, ne pas s’endormir sur ses acquis, remettre en question ce que l’on croit savoir et laisser de la place à ce que l’on n’a pas encore compris.

Ce que Gide appelle l’étonnement, c’est exactement ça. Non pas la naïveté de celui qui ignore tout, mais la lucidité de celui qui continue à regarder le monde avec curiosité, même après avoir beaucoup appris. Comment peut-on croire qu’on a déjà fait le tour d’un sujet ? Douter ne signifie pas rester immobile : on peut questionner ses certitudes, prendre du recul puis décider avec davantage de lucidité et de discernement.

Pourquoi je continue (et pourquoi parfois je doute) Cachem.fr : pourquoi je continue (et pourquoi parfois je doute)

Le doute ouvre la réflexion

Dans mon quotidien, le doute joue un rôle concret. Il me pousse à vérifier, à croiser les sources, à envisager d’autres points de vue. Là où la certitude ferme les portes, le doute les laisse entrouvertes. Oui, cela peut ralentir parfois, mais il approfondit presque toujours.

C’est aussi, je crois, ce qui rend le partage plus sincère. Quand j’écris un article ou que j’échange autour d’un sujet, je ne prétends pas détenir une vérité absolue. Je partage ce que j’ai compris, ce que j’ai trouvé pertinent… tout en laissant une place aux questions et à la remise en perspective. C’est notamment pour cela que les commentaires sont toujours ouverts sur Cachem.

Les commentaires sont ouverts Les commentaires font vivre un blog… et comment en tirer le meilleur

Cette honnêteté intellectuelle, je la dois en grande partie au doute.

Prendre du recul n’est pas reculer

La phrase de Gide m’a aussi appris quelque chose de plus difficile à accepter : prendre du recul n’est pas une forme de capitulation. Ce n’est pas admettre qu’on a tort. C’est se donner une chance supplémentaire de mieux comprendre.

Le monde actuel valorise l’instantanéité, la réaction immédiate, l’opinion formulée en quelques secondes, la certitude affichée en permanence. Savoir s’arrêter pour observer, réfléchir et douter relève presque d’un acte de résistance. Bon OK, je vais peut-être un peu loin…

Rester humble face à la complexité des choses, c’est la posture que j’ai choisi…

Alors, si vous me lisez depuis quelque temps sur le blog, vous avez probablement remarqué une chose : je ne prétends pas tout savoir. Il m’arrive de changer d’avis. Je remets souvent en question mes propres choix. Non, ce n’est pas de l’inconstance ou de la fantaisie… mais le doute et la curiosité continue de faire leur travail.

Finalement, le doute guide souvent bien mieux que les certitudes. Et vous, est-ce que vous doutez ? N’hésitez pas laisser un commentaire…

NAS en 2026 : homelab, Docker et IA locale… jusqu’où aller ?

Par : Fx
21 mai 2026 à 07:00
NAS 2026 IA - NAS en 2026 : homelab, Docker et IA locale... jusqu'où aller ?

Pendant des années, le NAS était un boitier discret rangé dans un placard pour de la sauvegarde et du partage de fichiers. En 2026, certains modèles embarquent des processeurs surpuissants, un emplacement PCIe pour GPU et peuvent faire tourner des LLM en local. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

NAS 2026 IA - NAS en 2026 : homelab, Docker et IA locale... jusqu'où aller ?
Image générée à l’aide d’une IA

Quand le NAS a arrêté d’être simplement du stockage

Il y a 10 ans, un NAS était un appareil relativement humble : quelques disques durs en RAID, une interface Web basique et la satisfaction de savoir que vos photos de famille ne disparaîtraient pas du jour au lendemain. C’était son rôle et il le tenait bien…

Bien sûr, il était possible de lui ajouter quelques fonctionnalités supplémentaires : antivirus, serveur d’impression, station de téléchargement, serveur Web, etc. Puis Docker est arrivé.

Synology, QNAP, Asustor, TerraMaster ont progressivement intégré la gestion de conteneurs dans leurs interfaces. Et là, tout a basculé… Les forums ont explosé en tutoriel pour faire tourner AdGuard Home (bloqueur de pub), Jellyfin (votre Netflix personnel), Immich (votre Google Photos à vous), Bitwarden (vos mots de passe en local) ou encore Home Assistant (votre domotique sous contrôle total). Soudain, le NAS n’était plus un périphérique de stockage, c’était un vrai serveur.

Docker sur NAS : la révolution applicative

Comprendre pourquoi Docker a tout changé, c’est comprendre ce qu’il apporte : l’isolation. Chaque application fonctionne dans son propre conteneur, avec ses dépendances, sans polluer le système hôte. Pour un NAS qui doit avant tout rester stable, c’est idéal… enfin, en théorie.

En pratique, chaque application consomme de la mémoire vive (RAM), du temps processeur (CPU) et de l’espace disque. Là où les NAS d’entrée de gamme (ou les plus anciens) embarquaient des processeurs ARM modestes avec 512 Mo de RAM, les usages actuels exigent bien davantage.

Le processeur du NAS : de parent pauvre à pièce maîtresse

Historiquement, le dimensionnement du CPU d’un NAS était une préoccupation secondaire à la conception… quelque chose d’assez puissant pour gérer les entrées/sorties disques et le chiffrement, mais pas davantage. Cette époque est révolue !

Intel N100 et ses cousins

La génération de NAS sortie entre 2023 et 2025 s’est largement standardisée autour de processeurs comme l’Intel Celeron J4125 et N95. Ces puces offrent un excellent équilibre : faible consommation, transcodage matériel et performances suffisantes pour faire tourner confortablement plusieurs applications simultanément.

Un NAS équipé d’un N305 avec 16 Go de RAM représente aujourd’hui la configuration idéale pour l’utilisateur qui souhaite un serveur applicatif polyvalent sans alourdir sa facture d’électricité. C’est d’ailleurs le consensus des communautés homelab : pour 80 % des usages domestiques, ce profil CPU est amplement suffisant.

2026 : la montée en puissance s’accélère

Les constructeurs, eux, ne semblent pas vouloir s’arrêter là. L’année 2026 marque un tournant sur le marché des NAS haut de gamme, avec des annonces qui auraient semblé absurdes il y a 3 ans.

Plusieurs modèles intègrent désormais des processeurs haute performance avec des NPU (Neural Processing Unit) intégrés. Plus fort encore, certains proposent d’un emplacement PCIe pour des cartes GPU Nvidia (RTX 4060 ou carte d’inférence A2).

Attention, ce type de configuration consomme entre 35 et 65W en charge (contre 8-15W pour un N100). Sur une année de fonctionnement continu, la différence représente plusieurs dizaines d’euros sur votre facture d’électricité. La montée en puissance doit donc se justifier par des besoins réels.

L’IA locale sur NAS : révolution ou effet d’annonce ?

L’intelligence artificielle locale (faire tourner des LLM comme Llama, Mistral ou Phi-4 sur son propre matériel) est devenue le nouveau Graal du homelab. Des outils comme Ollama ou LM Studio permettent désormais à n’importe qui d’héberger son propre assistant IA privé, sans envoyer la moindre donnée dans le Cloud.

Les NAS de 2026 mettent cet argument en avant comme un atout commercial majeur. Le Ryzen AI 9 HX Pro 370, avec ses 50 TOPS de puissance NPU, peut faire tourner des modèles 7B (7 milliards de paramètres) à une vitesse tout à fait acceptable. Avec une carte GPU Nvidia en PCIe, on passe à un niveau différent : des modèles 13B ou 30B deviennent envisageables.

Mais soyons honnête, un NAS est-il vraiment la bonne machine pour faire de l’IA ?

Arguments pour l’IA sur NAS :

  • Machine déjà allumée 24h/24, pas besoin de PC supplémentaire ;
  • Intégration directe avec les données stockées localement ;
  • Un seul équipement à administrer ;
  • Les nouveaux modèles compacts (Phi-4, Gemma 3) tournent efficacement sur CPU/NPU ;
  • Aucun envoi de données vers le cloud, la confidentialité préservée

Limites à considérer :

  • Un GPU dédié (même RTX 3060) reste 5-10× plus rapide pour l’inférence ;
  • Coût important : NAS + GPU > PC dédié ;
  • Thermique : un NAS est conçu pour les disques et SSD, pas pour un GPU chaud ;
  • Risque de concurrence pour les ressources avec les conteneurs Docker ;
  • Maintenance plus complexe en cas de panne du GPU.

L’IA locale sur un NAS est une option crédible pour des usages légers comme un chatbot personnel interrogeant vos documents, de la transcription audio locale ou de l’analyse d’images simples. Pour de l’inférence intensive ou de la génération d’images (Stable Diffusion), un PC dédié avec GPU reste de loin la solution la plus efficiente.

Faut-il tout mettre dans son NAS ?

Voilà la vraie question de fond, celle que tout passionné de homelab finit par se poser. Et honnêtement, il n’y a pas de réponse universelle… mais 2 logiques s’affrontent clairement.

NAS tout-en-un

Un seul appareil à gérer, une seule prise électrique, une seule interface d’administration. Pour l’utilisateur qui débute en homelab ou qui veut une solution simple et économique, un NAS bien dimensionné (N305/16Go + quelques disques) fait très bien le travail : stockage, partage, sauvegardes, Jellyfin, Immich, Bitwarden, Home Assistant… tout cela tourne parfaitement sur ce profil matériel, sans dépenser 500€ supplémentaires en serveur séparé.

Dissociation

À mesure que les besoins s’étoffent (plus d’applications, des machines virtuelles, de la virtualisation réseau, des charges IA…), la logique évolue. Un NAS reste fondamentalement un appareil de stockage : son système de refroidissement, sa durée de vie, sa conception sont optimisés pour des disques durs en fonctionnement permanent, pas pour un CPU sollicité à 95 % de charge pendant 8 heures.

La séparation entre stockage et applicatifs présente un avantage opérationnel réel : si votre serveur Docker tombe, vos données sur le NAS restent intactes et accessibles. Si votre NAS rencontre un problème de disque, vos services continuent de fonctionner. Cette résilience a de la valeur, surtout si vous hébergez des services critiques (ex. : Bitwarden).

Mon humble avis

Un NAS équipé d’un processeur de type N150/N305 gère parfaitement les applicatifs courants du homelab, sans sourciller. C’est un équilibre excellent. En revanche, l’IA locale intensive mérite une machine dédiée : un PC avec GPU sera toujours plus performant à budget et consommation comparables.

Les NAS ultra-puissants de 2026 sont impressionnants sur le papier, mais leur proposition de valeur doit se confronter à la réalité des usages réels (et à votre facture d’électricité).

L’IA sur un NAS peut avoir un intérêt, c’est un indéniable… mais pour des usages ciblés. Les processeurs continueront de progresser tout en maîtrisant leur consommation énergétique. Ce qui n’est pas encore possible aujourd’hui le sera certainement demain.

Et l’avenir ?

L’arrivée de l’IA dans les NAS grand public est réelle et irréversible. Les cas d’usage vont se multiplier : reconnaissance d’objets dans vos photos (Immich le fait déjà), transcription automatique de réunions, assistants contextuels connaissant vos fichiers… Ces fonctions légères, intégrées nativement par les éditeurs, s’accommoderont très bien d’un CPU / NPU, même modeste.

La question n’est donc pas de savoir si l’IA a sa place sur un NAS (elle y est déjà), mais à quelle profondeur vous voulez l’intégrer… et si le jeu en vaut financièrement la chandelle. La mode des NAS « IA » de 2026 ressemble un peu à celle des NAS « 4K transcoding » de 2018 : une vraie capacité, que 10 % des utilisateurs exploiteront réellement à plein régime.

En synthèse

Le NAS a profondément évolué. De simple disque réseau, il est devenu un vrai serveur domestique, capable de faire tourner une constellation d’applications via Docker. Un processeur Intel N305 avec 16 Go de RAM est aujourd’hui la configuration raisonnable pour un homelab polyvalent et économe en énergie.

Les NAS de 2026 avec leurs Ryzen AI, leurs processeurs mobiles Core i7 mobiles et GPU sont de vraies prouesses techniques. Ils ouvrent des possibilités inédites (IA locale, inférence LLM, transcodage massif…). Mais cette puissance a un coût : financier, énergétique et en complexité de maintenance.

Pour la majorité des utilisateurs, un NAS bien dimensionné couvre largement les besoins applicatifs courants. L’IA locale intensive mérite une machine dédiée. Et pour les besoins les plus exigeants, l’architecture dissociée NAS + serveur applicatif reste la solution la plus robuste et la plus évolutive.

L’avenir du NAS comme serveur domestique universel est probable. Mais en 2026, nous n’en sommes qu’aux premiers chapitres… et les usages réels restent encore loin des promesses marketing.

DocuSeal : Alternative open source à DocuSign pour signer vos PDF

Par : Fx
19 mai 2026 à 07:00
DocuSeal

Dans l’univers de la signature électronique, un acteur s’est largement imposé : DocuSign. Mais ce dernier coûte très cher… Entre abonnements mensuels, limitations d’enveloppes et frais annexes (SMS, vérification d’identité, support), la facture peut grimper très vite. Face à ce modèle, DocuSeal propose une approche radicalement différente : open source, gratuit et auto-hébergeable.

DocuSeal

DocuSeal : le DocuSign 100% gratuit

Lancée en 2023, DocuSeal est née d’un besoin simple : signer des documents sans abonnement. En quelques semaines, le projet devient une solution complète et aujourd’hui largement adoptée sur GitHub.

Fonctionnellement, DocuSeal couvre l’essentiel (et même plus) :

  • Transformation de PDF en formulaires interactifs ;
  • Éditeur drag-and-drop avec 13 types de champs ;
  • Gestion multi-signataires avec ordre personnalisé ;
  • Notifications et rappels automatisés ;
  • Signature mobile fluide ;
  • Audit complet et vérification des signatures ;
  • Modèles et envois en masse ;
  • API complète pour intégration SI…

On est loin d’un simple clone, DocuSeal vise clairement les usages professionnels.

DocuSeal

Docker pour faciliter l’auto-hébergement

L’un des points forts de DocuSeal, c’est son déploiement. Une simple commande Docker suffit pour lancer une instance complète. Pas de dépendance complexe, pas de SaaS opaque.

Ce choix technique change tout :

  • Vos documents restent sur votre infrastructure ;
  • Aucun tiers n’accède à vos contrats ;
  • Conformité facilitée (RGPD, confidentialité interne) ;
  • Scalabilité maîtrisée selon vos besoins.

Dans un contexte où la souveraineté des données devient critique, c’est là aussi un sacré avantage.

Zéro coût, zéro limite

Là où DocuSign facture chaque fonctionnalité, DocuSeal adopte un modèle sans friction :

  • Documents illimités ;
  • Signataires illimités ;
  • Stockage illimité ;
  • Aucun coût caché.

Une petite société peut économiser plusieurs milliers d’euros par an… quelque soit la taille de l’équipe. Tout au plus, il faudra passer par un VPS pour quelques euros par mois. A noter que Docuseal propose sur ses serveurs avec une offre gratuite et une payante. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser d’un projet open source récent, DocuSeal affiche déjà un niveau de maturité sérieux avec des certifications ISO 27001, SOC 2, HIPAA, ainsi que la conformité au RGPD.

Docker

La façon la plus simple pour profiter de DocuSeal, c’est très certainement l’utilisation avec Docker… par exemple sur un NAS. L’éditeur fournit un docker-compose.yml complet et facile à adapter.

services:
  app:
    depends_on:
      postgres:
        condition: service_healthy
    image: docuseal/docuseal:latest
    ports:
      - 3000:3000
    volumes:
      - ./docuseal:/data/docuseal
    environment:
      - FORCE_SSL=${HOST}
      - DATABASE_URL=postgresql://postgres:postgres@postgres:5432/docuseal

  postgres:
    image: postgres:18
    volumes:
      - './pg_data:/var/lib/postgresql/18/docker'
    environment:
      POSTGRES_USER: postgres
      POSTGRES_PASSWORD: postgres
      POSTGRES_DB: docuseal
    healthcheck:
      test: ["CMD-SHELL", "pg_isready -U postgres"]
      interval: 5s
      timeout: 5s
      retries: 5

  caddy:
    image: caddy:latest
    command: caddy reverse-proxy --from $HOST --to app:3000
    ports:
      - 80:80
      - 443:443
      - 443:443/udp
    volumes:
      - ./caddy:/data/caddy
    environment:
      - HOST=${HOST}

L’application fonctionne avec la base de données PostgreSQL et Caddy pour le reverse proxy.

En synthèse

DocuSeal n’est pas juste une alternative économique. C’est une remise en question du modèle SaaS appliqué à la signature électronique. Pour les équipes techniques, les startups ou les entreprises sensibles à la confidentialité, c’est une option crédible, robuste et alignée avec les pratiques modernes d’auto-hébergement (lien vers GitHub).

Unraid 7.3.0 : TPM, démarrage interne et Docker 29

Par : Fx
15 mai 2026 à 07:00
unraid 730 - Unraid 7.3.0 : TPM, démarrage interne et Docker 29

Lime Technology vient de publier Unraid 7.3.0, une mise à jour majeure de son système d’exploitation destiné aux NAS. Au programme : un nouveau processus d’installation, une refonte du mécanisme de licence, une mise à jour majeure de Docker et de nombreuses corrections importants (notamment Copy Fail et Dirty Frag). Voici ce qu’il faut réellement retenir de cette version…

unraid 730 - Unraid 7.3.0 : TPM, démarrage interne et Docker 29

Unraid 7.3.0

L’une des nouveautés les plus visibles de cette version concerne l’expérience d’accueil des nouveaux utilisateurs. Un assistant d’intégration (Onboarding Wizard) prend désormais en charge la configuration initiale : langue, fuseau horaire, thème visuel, paramètres de licence et choix de la méthode de démarrage . Accessible également depuis Outils → Assistant d’intégration, il permet aux utilisateurs existants de revoir leur configuration ou de migrer vers le démarrage interne.

nextsteps Unraid 730 - Unraid 7.3.0 : TPM, démarrage interne et Docker 29

Ce démarrage interne (internal boot) constitue d’ailleurs l’évolution structurelle majeure de cette version. Unraid peut désormais démarrer depuis un pool ZFS dédié, indépendamment de la traditionnelle clé USB. Cette approche réduit surtout la dépendance aux clés USB, jugées moins fiables à long terme. Un point important tout de même : le support de démarrage doit être accessible via des pilotes Linux natifs au moment du démarrage. Les appareils nécessitant des pilotes tiers ne sont pas compatibles.

Unraid 7.3.0

La licence migre vers le TPM

Unraid introduit une nouvelle méthode de licence liée au TPM, appelée à coexister avec l’activation traditionnelle par clé USB. Toutes les nouvelles clés et les clés de remplacement utilisent désormais ce mécanisme par défaut, jugé plus robuste. Les utilisateurs existants peuvent effectuer cette migration manuellement à l’aide de la documentation officielle. C’est un changement discret, mais important pour la pérennité des installations : la perte ou le remplacement d’une clé USB ne devrait plus rimer avec perte de licence.

Docker 29 : attention aux adresses MAC

Docker passe de la branche 27 à la branche 29.4.3 et ce saut de version entraîne un changement de comportement : les adresses MAC des conteneurs sont désormais générées de façon aléatoire à chaque démarrage. Pour les déploiements reposant sur des réservations DHCP, des règles de pare-feu ou des ACL de switch, cela peut être problématique.

Unraid répond à ce besoin en introduisant un champ optionnel d’adresse MAC fixe directement dans les templates Docker. Les valeurs héritées présentes dans les paramètres supplémentaires (–mac-address=) sont migrées automatiquement lorsque c’est possible. Par ailleurs, des « conteneurs fantômes » (phantom containers) devenus visibles après la migration Docker 27→29 sont désormais filtrés de l’interface, sans altérer l’état interne de Docker.

Stockage : ZFS gagne en visibilité et en contrôle

Plusieurs améliorations touchent le stockage. Les fichiers corrompus dans un pool ZFS sont maintenant affichés dans l’interface, ce qui facilite le diagnostic. La taille maximale de l’ARC ZFS est désormais configurable directement depuis Réglages → Paramètres disque, sans avoir à passer par un paramètre de pilote personnalisé.

Des régressions importantes sont également corrigées : les disques 4Kn et certaines configurations LSI HBA rencontraient des problèmes de compatibilité de taille de secteur avec XFS, c’est résolu. Des correctifs concernent aussi le réveil intempestif des pools ZFS toutes les 24 heures, la détection de périphériques avec des noms longs (sdp, sdap…), etc.

Virtualisation, interface et réseau

QEMU monte en version 10.2.2, libvirt en 12.2.0, et le firmware OVMF est rafraîchi. Un bug de blocage avec virtiofs sur certains systèmes Linux invités est corrigé. Du côté réseau, Unraid enrichit son support matériel AMD avec les modules XDNA, ACP et NPU, ainsi que des firmwares Bluetooth et Wi-Fi Intel mis à jour. Une page dédiée à Tailscale fait son apparition dans les réglages, facilitant la découverte du plugin.

L’interface web bénéficie de nombreuses corrections : gestion des fins de ligne Windows dans les fichiers de configuration GRUB et Syslinux, affichage de la RAM, isolation des cœurs CPU, redémarrage automatique du daemon SSH après une reprise réseau, et formatage des notifications Discord.

En synthèse

Unraid 7.3 n’est pas une mise à jour cosmétique. Le démarrage interne, la migration TPM, la gestion des MAC Docker et les corrections ZFS constituent des changements structurels qui améliorent la fiabilité à long terme des installations. Le noyau Linux passe en version 6.18.23, et l’ensemble de la distribution de base est mis à jour avec des versions récentes de curl, OpenSSL, PHP 8.4, rclone, et bien d’autres composants. Une mise à jour à planifier sérieusement pour tout utilisateur soucieux de la stabilité de son infrastructure.

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