Microsoft confirme que certains PC Windows 11 ne peuvent pas encore recevoir les nouveaux certificats Secure Boot. Les MAJs sont temporairement bloquées
Windows serait passé sous la barre des 60 % de parts de marché. C'est ce qu'on peut lire un peu partout dans la presse tech cette semaine. C'est
StatCounter
qui le dit avec précisément 56,61 % de Windows comptabilisé en juin 2026. Et juste en dessous, sur la ligne suivante du même tableau, il y a une case bien étrange qui s'appelle "Unknown" et qui est évaluée à 21,45 %. Presque 5 fois Linux ! Et ça, pas grand monde n'en parle...
StatCounter compte ce "Unknown" comme un OS, à côté de macOS, de Chrome OS, de Linux et même de la PlayStation, et si vous cliquez sur le petit bouton "Download" de la page Statcounter, le CSV que vous récupérez ne contient aucune case "Unknown". Le site recalcule tout sans elle et dans ce fichier, Windows remonte à 72 % de part de marché.
Du coup, je me suis demandé quelle était la bonne mesure pour connaître la part de Windows sur le desktop. Est-ce que c'est 56,61 % en comptant les visiteurs non identifiés comme un système d'exploitation, ou 72 % en ne les comptant pas. Si vous faites la division vous-même, 56,61 sur 78,55 (100 − 21,45 = 78,55) donne bien les 72 % du CSV.
Et là, si vous comparez avec l'an dernier, vous verrez qu'en juin 2025, Windows était à 70,13 % dans ce tableau, et "Unknown" à 9,17 %.
Et 12 mois plus tard, v'la ti pas que Windows perd un peu plus de 13 points et la case des non-identifiés en gagne 12. Étrange non ?
Mais la domination de Microsoft s'effrite quand même, car même sur la base ils sont passés de 77,22 % à ces 72 % en un an. Donc y'a bien une tendance, mais ça n'a rien de l'effondrement annoncé partout. Linux, lui, grimpe de 4,50 % à 5,59 % sur cette même base, et le gros gagnant de l'année, c'est Apple, qui passe de 16,90 % à 20,87 % !
Alors qu'est-ce qu'il y a dans cette case Unknown en réalité ? Et bien on ne le sait pas car StatCounter ne dit pas ce qu'il y a dedans. Mais sur
Hacker News
, les hypothèses tournent autour des scrapers d'IA qui n'envoient pas d'user-agent standard, des bots qui se déguisent en Windows, et des
navigateurs qui brouillent votre empreinte
.
Mais pour le moment, aucune n'est réellement prouvée. Ce qui est mesurable par contre, c'est que la case des inconnus gonfle... Nous sommes à peine en juillet 2026 et elle est déjà à 23,67 % de part de marché. Perso, ça m'intrigue plus que le podium Windows / Apple / Linux.
Après, le parseur de StatCounter s'est d'ailleurs déjà planté en beauté par le passé. En octobre 2025, il affichait Windows 7 à 9,61 % pour le mois de septembre, contre 0,88 % en juillet et suite à une résurrection / correction aussi miraculeuse que silencieuse, si vous allez regarder la même case aujourd'hui, vous y lirez 1,62 %.
Leur FAQ précise tout de même que les stats restent révisables durant 45 jours donc ces chiffres qu'on voit actuellement peuvent encore bouger jusqu'à la mi-août... On verra bien.
En tout cas, je suis content de voir que la poussée de Linux n'est pas une illusion.
La plupart des jeux Windows tournent maintenant sous Proton
, Windows 11 continue de
refuser les machines trop vieilles
, sans parler du fait que Windows 10 est mort et enterré depuis octobre 2025 (même si les rustines de sécurité de l'ESU tiennent encore la baraque jusqu'en octobre 2027...) donc vous avez tous de vraies raisons de bouger.
Bref, Windows baisse, Linux monte mais un cinquième du panel est devenu invisible, et ça c'est louche...
Alors que Xbox mise sur les franchises phares de Bethesda, ses récents licenciements touchent de plein fouet les créateurs de The Elder Scrolls. Le départ de profils historiques fait craindre aux équipes un recours à la sous-traitance et des retards majeurs pour le développement du très attendu The Elder Scrolls VI.
OWA Light vit ses derniers mois. Microsoft l'a annoncé le 8 juillet, la déclinaison allégée du webmail d'Exchange Server sera coupée dans une prochaine mise à jour, attendue pour août 2026. Presque 20 ans de service, c'est beau. Il est maintenant temps de prendre sa retraite (Qui a dit : "Toi aussi".
Ah vous le connaissez pas OWA Light ? J'ai envie de dire tant mieux pour vous !
OWA (Outlook Web App), c'est le webmail livré avec Exchange, le serveur de messagerie que votre boîte héberge elle-même (parfois dans un placard qui chauffe). Et la version Light, arrivée avec Exchange 2007, dépannait tous les oubliés du web de l'époque tels que les navigateurs privés d'Internet Explorer (coucou Firefox 1.5, Safari, Opera), les connexions poussives et les lecteurs d'écran.
OWA Light, figée dans son jus depuis Exchange 2007
Alors pourquoi tout couper ???
Eh bien c'est parce que chaque couche de compatibilité, c'est du code en plus à surveiller face aux menaces web actuelles, pour un machin que plus personne n'utilise (ou presque). L'équipe Exchange ne s'en cache pas dans
son annonce
, retirer le client léger va "réduire la surface des systèmes hérités, simplifier les travaux d'ingénierie en cours" sans oublier l'oraison funèbre qui va bien : "OWA Light a été une expérience importante en matière de compatibilité à un moment où le Web en avait besoin".
Du coup, qui est concerné ? Eh bien si vous êtes sur Exchange SE, son successeur avec abonnement, la mise à jour d'août 2026 fera le ménage directement chez vous, et vos utilisateurs basculeront tous vers Outlook on the web, la version moderne, sans option de repli.
Par contre, si vous vous traînez encore une version 2016 ou 2019, ce n'est pas une surprise car ça avait été annoncé par Microsoft en août 2024. Du coup, ce n'est plus pris en compte dans le support depuis octobre 2025, donc il n'y a plus de patch. Mais soyez rassurés, cette mise à jour ne viendra jamais rien couper chez vous, donc vous pouvez rester comme ça à la merci des failles de sécurité ou faire la mise à jour à la main.
La première commande désactive totalement l'interface via la politique de boîte aux lettres, en précisant bien sûr le nom de la vôtre (C'est Powershell qui vous le réclamera). Vérifiez ensuite qu'elle est bien assignée à toutes les boîtes avec Set-CasMailbox.
Et la seconde commande retire l'option de la page de connexion. À vous ensuite de faire la chasse à tout ce qui pointe encore vers le webmail de secours dans vos process, genre ce vieux script helpdesk de 2012 ^^.
Bon, enfin bref, même si on savait que ça allait arriver, tout ça tombe dans des mois déjà bien sportifs côté Exchange, entre
la grosse panne Microsoft 365
et
le correctif qui cassait les règles de transport
... Mais c'est pour le bien de tous, car moins de code legacy, c'est moins de trucs qui vous pètent à la figure un vendredi soir !
Bref, prévenez les irréductibles de la version Light qui travaillent avec vous, que c'est le moment de lui faire un petit bisou et de lui dire au revoir !
Alors que Microsoft taille massivement dans Xbox, un article publié par Bloomberg le 7 juillet 2026 révèle que les bénéfices de Minecraft auraient servi à financer une partie du reste du catalogue. De quoi relire autrement dix ans de stratégie très coûteuse.
Microsoft misait gros sur Game Pass, un "Netflix du jeu vidéo" censé révolutionner l’industrie. Mais après plus de 80 milliards de dollars engloutis en acquisitions et en partenariats, les chiffres sont sans appel : les abonnés se font plus rares, les studios ferment, et la stratégie montre ses limites.
Comme je vous le disais tout à l'heure, en avril 2026, le FBI a coincé un membre présumé de Scattered Spider. Le mec planquait son trafic derrière un VPN, avec des IP dans trois pays différents. Et devinez quoi ? Ce n'est pas une fausse manip qui l'a balancé mais un identifiant que votre Windows se trimballe H24 et que Microsoft refile aux autorités quand elles le demandent : le GDID. Je vous en ai déjà causé
dans cet article
, et après avoir écrit l'article, je me suis demandé si on pouvait le virer.
Du coup j'ai monté une petite VM Windows 11 Pro et j'ai mis les mains dedans en me faisant assister de mon LLM préféré et voilà ce que j'ai trouvé. Ce qui marche, et surtout ce qui ne marche pas du tout, vous allez voir.
Déjà, faut comprendre ce qu'est ce GDID. C'est pas le numéro de série de votre carte mère, c'est pas un hash en lien avec votre matos. Non, c'est un PUID de 64 bits, c'est-à-dire un identifiant que les serveurs de Microsoft collent à votre compte dès que vous ouvrez une session Windows. Il est écrit en clair dans votre registre, votre machine l'enregistre dans un annuaire côté Microsoft, et un service le fait remonter peinard quand c'est nécessaire. Et si vous changez d'IP avec un VPN, bah lui il s'en fout. Le GDID ne bouge pas d'un poil.
Regardez votre propre mouchard en face
On commence par le voir de nos yeux. Ouvrez un PowerShell et collez ça :
Sur ma VM, ça m'a craché g:6755487812206045. C'est celui que Microsoft peut raccrocher à tout ce que je fais. (En théorie hein, parce que c'est le code qui est associé à ma VM, donc je m'en fous et c'est pour ça que je vous le montre).
Vous venez de lire l'étiquette qu'on vous a collée dans le dos.
Le supprimer ? Laissez tomber
Réflexe de base, on efface la clé dans la base de registres HKCU:\SOFTWARE\Microsoft\IdentityCRL\ExtendedProperties et hop, plus de mouchard. C'est ce que j'ai testé au début... J'ai shooté la valeur, redémarré le service qui s'en occupe, et là plus rien. Gagné ? Ben non. J'ai ouvert le Microsoft Store durant deux petites secondes, et le GDID est revenu. Et pas un nouveau, hein, LE MÊME !!
C'est ça qui est fou. C'est que votre GDID n'est pas planqué sur votre disque, il est planqué chez Microsoft, bien accroché à votre compte comme une moule à son rocher. Votre PC ne fait que le retélécharger encore et encore. Après si vous réinstallez tout, Windows vous donne un nouveau numéro, d'accord, mais l'ancien et tout ce qui y était rattaché restent tout de même bien au chaud sur leurs serveurs. Le passé, on le récupère jamais...
Couper la télémétrie ne change rien non plus
Un autre conseil qu'on voit partout, c'est de désactiver la télémétrie de Windows. Sur ma VM, le service de télémétrie classique était déjà à l'arrêt. Et pourtant mon GDID était là, bien lisible, et les services qui le font remonter tournaient à plein régime. Le mouchard ne passe pas par la télémétrie que vous croyez couper. Il passe ailleurs, par les services de la plateforme d'appareils connectés et de l'optimisation de distribution.
Vous pouvez donc cliquer sur tous les boutons vie privée des réglages, il s'en tape.
Fermer le robinet pour de vrai
Alors puisqu'on peut pas l'effacer, on va faire la seule chose qui est en notre pouvoir : L'empêcher de sortir. Et sans se déconnecter du compte Microsoft, histoire de garder un PC utilisable, hein.
Et pour ça, on a 2 leviers. Le premier, c'est de désactiver les services qui enregistrent et remontent les infos de votre machine. Le second, c'est de renvoyer les serveurs de Microsoft dans le décor simplement via le fichier hosts, comme ça même si les services qui mouchardent tournent, et bien ils ne peuvent plus joindre personne... Et surtout, on ne touche pas à login.live.com, sinon adieu la connexion à votre compte.
Toutefois, il y a un petit piège, vous vous en doutez... Le service qui fait remonter le GDID, DoSvc, refuse de se laisser désactiver par la voie normale. Même en admin, Windows vous balance "Accès refusé". La parade, c'est donc de le désactiver direct dans le registre, où l'admin a le droit d'écrire là où le gestionnaire de services vous bloque.
Maintenant pour faire ça, plutôt que de vous mettre des tonnes de lignes de code à copier-coller, j'ai tout regroupé dans des scripts propres, que j'ai testés, avec une commande pour tout remettre comme avant.
Le projet est là :
no-gdid sur GitHub
. Vous lancez d'abord l'audit en lecture seule pour voir où vous en êtes, puis les scripts de blocage en mode aperçu, et seulement après avec l'option qui applique vraiment. Testez dans une VM avec un snapshot avant de faire ça sur votre vraie bécane, parce qu'on désactive quand même des services système. Et si vous voulez juste couper le réseau d'un process précis sans tout ce cirque, ce bon vieux
ProcNetBlocker
fait déjà une partie du taf.
Allez c'est parti mon canard !
Ouvrez un PowerShell en administrateur, et la première fois faites-le dans une VM avec un snapshot histoire de tester et de vous familiariser avec les commandes. Étape 1, on clone le projet :
winget install --id Git.Git
git clone https://github.com/Korben00/no-gdid
cd no-gdid
D'abord on regarde sa propre situation. Cet audit est en lecture seule, il ne modifie rien, il vous affiche juste votre GDID et quels services de la chaîne tournent :
Ensuite on regarde ce que la mitigation changerait, sans rien appliquer. Sans l'option -Apply, les deux scripts tournent en mode aperçu et se contentent de lister ce qu'ils feraient :
Si ça vous va, on coupe pour de vrai. Cette fois on ajoute -Apply : les services qui enregistrent et remontent l'appareil sont désactivés, et les serveurs de Microsoft correspondants sont renvoyés dans le vide via le fichier hosts. Votre compte Microsoft, lui, reste connecté :
Une fois appliqué, tout redeviendra calme... les services d'enregistrement seront à l'arrêt, leurs serveurs injoignables, et votre compte Microsoft restera toujours connecté. Le GDID reste bien évidemment lisible sur le disque, mais il ne remontera plus chez Microsoft.
La vérité qui pique
Après, je ne vais pas faire un tuto qui vous vend du rêve. Ces manips réduisent ce que Microsoft pourra corréler à l'avenir mais elles n'effacent pas votre GDID, qui traîne sur leurs serveurs depuis votre toute première connexion, et elles ne vous rendent pas anonyme. Ensuite, passer en
compte local
comme j'ai pu le lire ailleurs supprime le chemin qu'on vient de bloquer, mais rien ne prouve encore qu'un identifiant anonyme ne prend pas le relais derrière.
La seule vraie parade solide pour une activité sensible, est plus brutale : ne pas faire cette activité sous Windows. Un Linux live par exemple offre un contrôle total de ce qui sort de votre machine. Le reste, c'est que de la réduction des dégâts, rien de plus.
Voilà, défendre sa vie privée, ça commence par savoir ce qu'on vous colle sur le dos et maintenant vous le savez. Pas merci Microsoft.
Des chercheurs ont découvert une faille permettant d'extraire les données de dépôts privés GitHub sans aucune authentification, juste en piégeant l'agent IA chargé de répondre aux tickets.
Putain, c'est abusé, vous allez voir ! Peter Stokes, 19 ans, accusé d'appartenir au groupe Scattered Spider, enchaînait les VPN et changeait de pays pour brouiller les pistes mais le FBI l'a quand même coincé. Et vous savez grâce à quoi ?
Hé bien grâce à un petit numéro planqué dans son Windows. C'est Microsoft qui l'a mouchardé aux enquêteurs et ça a suffi pour le relier à une intrusion malgré tous ses VPN.
Et alors me direz-vous, vous aussi vous avez un numéro sur votre machine qui peut servir à vous identifier... Ce truc s'appelle le GDID, pour Global Device Identifier et c'est un identifiant unique qui est attribué lors de chaque installation de Windows. Il sert à la télémétrie, au rapport de plantage, à la vérification des licences et surtout il reste constant même après des mises à jour.
Vous ne le voyez jamais, vous ne l'avez jamais choisi, et il ne bouge pas d'un poil quand vous changez d'adresse IP. Normal, un VPN protège la couche réseau, mais pas ce que laisse fuiter votre OS. Et ça on l'apprend dans la plainte de 39 pages qui a été rendue publique début juillet, où elle expliquait comment Microsoft a fourni au FBI l'historique des adresses IP rattachées à ce GDID précis.
Les enquêteurs n'ont eu qu'à croiser ça avec les comptes perso de Stokes, de son compte Apple à ses comptes de gaming, en passant par Snapchat et Facebook, pour finalement découvrir des adresses IP à Tallinn, New York, ou encore la Thaïlande, ce qui correspond exactement à ses déplacements.
Le mec pouvait empiler 10 VPN s'il le voulait, Microsoft le suivait à la trace quand même. Et c'est là que ça me hérisse le poil, parce que le problème, ce n'est pas que la justice ait serré un type accusé d'avoir extorqué des millions. Ça, c'est le boulot du FBI, et tant mieux s'ils l'ont arrêté.
Non, le vrai problème, c'est que Microsoft dispose d'un identifiant permanent sur plus d'un milliard de machines, qu'ils ne communiquent pas dessus, qu'ils le partagent tranquille sur demande, et qu'on ne peut même pas le désactiver.
Alors on fait quoi ? Bah déjà, on arrête de subir. Vous pouvez
installer Windows 11 sans compte Microsoft
pour couper une partie de la laisse, désactiver la télémétrie facultative pour limiter les autres fuites, ou carrément regarder du côté d'une
stack privacy européenne
. Aucune de ces astuces ne touchera au GDID par contre, car il n'y a aucun bouton pour ça, et c'est bien ça le fond du problème.
Mais bon, j'imagine que des petits malins vont sortir des logiciels qui vont permettre soit de
désactiver ce numéro
... Et là, vous pourrez compter sur moi pour que je vous le partage. Quoi qu'il en soit, quand vous utilisez Windows, gardez juste en tête que vous n'êtes jamais vraiment seul. Et que quelqu'un vous épie en permanence... Brrrr.
Michael Maynard est l'une des nombreuses victimes du reset de la branche Xbox. Du haut de ses 20 ans de carrière au sein du studio id Software, sévèrement touché, il livre un avis sans concession sur Microsoft.
Vous vous souvenez de Windows Movie Maker ? Mais siiii, ce petit logiciel de montage livré avec les Windows depuis l'époque de Windows ME ? C'est celui sur lequel vous avez bricolé vos premiers diaporamas de vacances avec des transitions en forme d'étoile. Aaah, ça vous parle maintenant, hein ?
Eh bien, ces gros méchants de Microsoft l'ont laissé mourir en janvier 2017. Mais heureusement, SkylerDaGirl vient de le remettre au goût du jour et vous pouvez maintenant télécharger un installer fonctionnel sur Internet Archive qui va vous permettre d'installer la V6.0.
Le site Windows Latest l'a testé et apparemment c'est incroyable parce que Movie Maker s'est contenté d'une vingtaine de Mo de RAM alors que son remplaçant officiel, Clipchamp, lui, en réclamait près de 800 Mo pour faire globalement la même chose. D'après les captures d'écran du testeur, ça fait à peu près 97% de mémoire en moins pour l'ancêtre. Une fois encore, ça prouve que les logiciels modernes sont comme nous, ils grossissent au fil des années...
Maintenant, si vous cherchez plutôt du léger côté navigateur, il y a d'ailleurs des alternatives modernes comme
Cutia
ou
Pikimov
qui tournent sans installer une usine à gaz.
Après, je ne vous conseille pas non plus de passer sur Windows Movie Maker, parce que déjà, ce n'est pas un logiciel supporté officiellement par Microsoft. Ces derniers n'ont absolument rien ressuscité. Et puis ces fameux 97%, c'est une mesure qui a été réalisée par un seul testeur et pas vraiment un benchmark qu'on peut reproduire. Donc bon, vous pouvez essayer, mais il n'y a aucune promesse.
Et surtout, gros panneau ACHTUNG ACHTUNG côté sécurité puisque ce build n'est plus supporté par Microsoft depuis neuf ans, donc zéro correctif, zéro garantie sur ce que contient réellement l'installeur.
M'enfin, ceux qui aiment gratter la nostalgie apprécieront ce portage et également
l'effet VHS de ntsc-rs
pour donner à vos exports ce grain d'époque qui va bien avec l'esthétique Movie Maker ^^.
Microsoft, embourbé dans un immense reset de son activité gaming, prend quand même le temps de dévoiler les jeux qui seront intégrés au Xbox Game Pass en juillet. Voici la première vague.
Les langues se délient maintenant que Microsoft a encore lâché du lest. Dan Callan, ex-développeur de Halo 4, a révélé une anecdote sur le jeu qui en dit long sur l'appétit continu des têtes censées prendre les meilleures décisions.
Bon, j'avoue que j'ai un petit peu lâché l'affaire pour mon summer body. Avec cette canicule, je suis à deux doigts de me faire une raclette. Par contre, s'il y a un truc dont je ne supporte pas qu'il grossisse, c'est bien mon système d'exploitation.
Et pourtant, si vous êtes sous Windows 11, eh bien c'est le cas ! Celui-ci se remplit tout seul sans explication, en tout cas jusqu'à maintenant, parce qu'on tient enfin le coupable !! C'est un fichier caché qui grossit dans son coin depuis des mois et des mois et Microsoft vient enfin de reconnaître le bug et de le corriger. Donc je vous explique tout...
Le fautif s'appelle CapabilityAccessManager.db-wal, planqué dans le dossier C:\ProgramData\Microsoft\Windows\CapabilityAccessManager et derrière ce nom barbare se cache en réalité le log d'une petite base de données SQLite, celle qui note chaque fois qu'une application réclame l'accès à votre webcam, votre micro ou votre position. Normalement ce fichier pèse quelques dizaines de kilo-octets et se vide tout seul, sauf que pas de bol, une mise à jour de Windows a cassé ce petit ménage automatique et donc notre journal enfle chaque jour un peu plus sans jamais se compacter. Alors vous pourriez vous dire que c'est pas très grave, mais il grossit quand même de deux giga par jour ce sagouin.
Résultat, des utilisateurs ont vu ce fichier grimper à 70 Go, 110 Go, 200 Go, et le record documenté monte à 513 Go. Le "500 Go" des gros titres, c'est donc le cas extrême, pas la moyenne mais même à 50 ou 100 Go engloutis en douce, ça suffit à saturer un SSD et à ralentir toute la machine. Plusieurs personnes ont aussi remarqué un Wi-Fi qui traîne, un effet de bord du même souci.
La bonne nouvelle maintenant, c'est que Microsoft a fini par corriger le tir avec la mise à jour optionnelle KB5095093 du 23 juin dernier, qui nettoie même le fichier gonflé au redémarrage et vous rend l'espace perdu d'un coup. Et le correctif deviendra obligatoire pour tout le monde lors du Patch Tuesday de juillet. Si vous ne l'avez pas encore, direction Windows Update, options avancées, puis les mises à jour facultatives.
Et si c'est trop tard, et que votre disque est déjà plein à ras bord et que vous voulez récupérer la place immédiatement, vous pouvez supprimer le fichier à la main. Attention quand même, il faut d'abord arrêter le service concerné, sinon le fichier reste verrouillé et la suppression échoue.
Dans un PowerShell en administrateur :
net stop camsvc
del "C:\ProgramData\Microsoft\Windows\CapabilityAccessManager\CapabilityAccessManager.db-wal"
Supprimez uniquement le fichier terminant par .db-wal, surtout pas le .db juste à côté. Un redémarrage plus tard, le service repart proprement et le fichier repart de zéro. Si vous croisez du Dell SmartByte ou d'autres bloatwares du genre sur un portable, virez-les aussi, ils font partie des déclencheurs connus.
Xbox traverse une période difficile et vient d'annoncer, le 6 juillet 2026, la suppression de 3 200 emplois ainsi que la fermeture de quatre studios majeurs. On apprend également que le Game Pass n'atteint même pas la moitié de son objectif d'abonnés pour l'année 2026.
On l’avait vu venir, mais le choc est tout de même là : Microsoft annonce le licenciement de milliers d’employés au sein de sa division Xbox et se sépare au passage de quatre studios de développement. Une vaste restructuration qui fait de lourds dégâts.
Les opérations de démantèlement d'infrastructures cybercriminelles reposent bien souvent sur un réseau de partenariats entre des géants de l'informatique et les autorités du monde entier. Steven Masada, à la tête de la Digital Crimes Unit, nous détaille les rouages de ces coopérations public-privé.