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Aujourd’hui — 10 juillet 2026Flux principal

StatCounter n'identifie plus 1 visite sur 5 (et ça fausse tout)

Par : Korben ✨
10 juillet 2026 à 10:27

Windows serait passé sous la barre des 60 % de parts de marché. C'est ce qu'on peut lire un peu partout dans la presse tech cette semaine. C'est StatCounter qui le dit avec précisément 56,61 % de Windows comptabilisé en juin 2026. Et juste en dessous, sur la ligne suivante du même tableau, il y a une case bien étrange qui s'appelle "Unknown" et qui est évaluée à 21,45 %. Presque 5 fois Linux ! Et ça, pas grand monde n'en parle...

StatCounter compte ce "Unknown" comme un OS, à côté de macOS, de Chrome OS, de Linux et même de la PlayStation, et si vous cliquez sur le petit bouton "Download" de la page Statcounter, le CSV que vous récupérez ne contient aucune case "Unknown". Le site recalcule tout sans elle et dans ce fichier, Windows remonte à 72 % de part de marché.

Du coup, je me suis demandé quelle était la bonne mesure pour connaître la part de Windows sur le desktop. Est-ce que c'est 56,61 % en comptant les visiteurs non identifiés comme un système d'exploitation, ou 72 % en ne les comptant pas. Si vous faites la division vous-même, 56,61 sur 78,55 (100 − 21,45 = 78,55) donne bien les 72 % du CSV.

Et là, si vous comparez avec l'an dernier, vous verrez qu'en juin 2025, Windows était à 70,13 % dans ce tableau, et "Unknown" à 9,17 %.

Et 12 mois plus tard, v'la ti pas que Windows perd un peu plus de 13 points et la case des non-identifiés en gagne 12. Étrange non ?

Les 2 courbes sont presque symétriques ( Source : StatCounter )

Mais la domination de Microsoft s'effrite quand même, car même sur la base ils sont passés de 77,22 % à ces 72 % en un an. Donc y'a bien une tendance, mais ça n'a rien de l'effondrement annoncé partout. Linux, lui, grimpe de 4,50 % à 5,59 % sur cette même base, et le gros gagnant de l'année, c'est Apple, qui passe de 16,90 % à 20,87 % !

Alors qu'est-ce qu'il y a dans cette case Unknown en réalité ? Et bien on ne le sait pas car StatCounter ne dit pas ce qu'il y a dedans. Mais sur Hacker News , les hypothèses tournent autour des scrapers d'IA qui n'envoient pas d'user-agent standard, des bots qui se déguisent en Windows, et des navigateurs qui brouillent votre empreinte .

Mais pour le moment, aucune n'est réellement prouvée. Ce qui est mesurable par contre, c'est que la case des inconnus gonfle... Nous sommes à peine en juillet 2026 et elle est déjà à 23,67 % de part de marché. Perso, ça m'intrigue plus que le podium Windows / Apple / Linux.

Après, le parseur de StatCounter s'est d'ailleurs déjà planté en beauté par le passé. En octobre 2025, il affichait Windows 7 à 9,61 % pour le mois de septembre, contre 0,88 % en juillet et suite à une résurrection / correction aussi miraculeuse que silencieuse, si vous allez regarder la même case aujourd'hui, vous y lirez 1,62 %.

Leur FAQ précise tout de même que les stats restent révisables durant 45 jours donc ces chiffres qu'on voit actuellement peuvent encore bouger jusqu'à la mi-août... On verra bien.

En tout cas, je suis content de voir que la poussée de Linux n'est pas une illusion. La plupart des jeux Windows tournent maintenant sous Proton , Windows 11 continue de refuser les machines trop vieilles , sans parler du fait que Windows 10 est mort et enterré depuis octobre 2025 (même si les rustines de sécurité de l'ESU tiennent encore la baraque jusqu'en octobre 2027...) donc vous avez tous de vraies raisons de bouger.

Bref, Windows baisse, Linux monte mais un cinquième du panel est devenu invisible, et ça c'est louche...

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Hier — 9 juillet 2026Flux principal

Vos vieux disques Mac chiffrés ont une date de péremption

Par : Korben ✨
8 juillet 2026 à 22:17

Snif, snif, macOS 28 ne lira plus vos disques chiffrés en Mac OS Étendu . C'est écrit dans un document de support Apple publié le 7 juillet, alors si vous stockiez là-dessus vos photos de 2014, vos factures, votre mémoire de fac ou une sauvegarde Time Machine chiffrée de l'ancienne époque, bah c'est grave le moment de vous en occuper.

Pas de panique cela dit, seul le chiffrement dégage. Un volume HFS+ non chiffré restera donc lisible sous macOS 28 et après. Ce qui part à la benne, c'est surtout CoreStorage, la couche qui chiffre ces volumes... Et c'est aussi elle qui fait tourner les Fusion Drives avec lesquels j'aimais bien m'amuser à l'époque. Mais hormis ça, rien ne change.

Et vu qu'APFS est le format par défaut depuis High Sierra en 2017, les disques concernés ont, pour la plupart, grosso modo 9 ans au compteur, donc ce sont des disques d'archives que vous ne branchez jamais j'imagine... jusqu'au jour où vous en avez vraiment besoin évidemment !

Alors pour vérifier si vous êtes concerné, ouvrez l'Utilitaire de disque et regardez le libellé sous le nom de vos volumes externes. S'il affiche "CoreStorage Logical Volume" avec la mention "Encrypted", c'est lui. Et si vous êtes sous macOS 26, le système peut aussi vous envoyer une notification quand il détecte un disque qui ne passera pas le cap. Même si ça fait chier, c'est quand même assez réglo de la part d'Apple de prévenir 1 an à l'avance.

Côté solutions, Apple vous laisse 2 portes de sortie. La douce d'abord... Vous faites un clic droit sur le volume dans le Finder pour le déchiffrer, et si le cœur vous en dit, vous le convertissez ensuite en APFS sans perdre le moindre fichier. Ou alors la radicale ensuite où vous reformatez le volume direct en APFS. Attention hein, ça efface tout, et définitivement donc on sauvegarde bien avant de jouer à ça, les amis ^^.

Apple prévient aussi que le déchiffrement prend beaucoup de temps, spécialement si le volume est gros. Du coup lancez la machine avant d'aller vous coucher, et vous pourrez ensuite faire un petit diskutil cs list dans le Terminal pour savoir où ça en est !

Malheureusement, la méthode douce, vous pouvez l'oublier pour les disques de sauvegarde Time Machine chiffrés. Howard Oakley en parlait déjà sur Eclectic Light Company 3 semaines avant que les gros sites américains ne captent le truc et il a expliqué pourquoi dans son article. En fait, ces vieilles sauvegardes s'appuient sur des liens en dur de répertoires, et c'est un mécanisme qu'APFS ne sait tout simplement pas reproduire.

Du coup, ces sauvegardes-là, c'est impossible de les convertir, donc... il faudra repartir de zéro avec une sauvegarde toute neuve. Rassurez-vous, vos fichiers actuels ne craignent rien. Par contre, tout votre historique de versions restera coincé sur le vieux disque, que vous pourrez encore lire sous macOS 26 et 27, et après, ce sera terminé.

Donc si vous êtes motivé (et avez-vous bien le choix ?), vous branchez vos vieux disques, vous faites des backups, vous checkez le format, vous déchiffrez ou reformatez ce qu'il faut puis vous relancez une sauvegarde propre, que vous pouvez d'ailleurs accélérer avec cette astuce . Allez, un petit week-end là-dessus à le laisser tourner et c'est plié !

Bref, prenez 10 minutes maintenant, plutôt que de vous retrouver dans 1 an devant un disque qui refusera de répondre. Votre moi du futur vous dira merci !!

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À partir d’avant-hierFlux principal

Dernier moment pour acheter le MacBook Air M5 à bon prix avant la hausse

4 juillet 2026 à 09:35

[Deal du jour] Le MacBook Air M5, dernier ultraportable d'Apple, est déjà en promotion sur Rakuten. Il passe à 1 109 € au lieu des nouveaux 1 399 € réclamé par la marque, soit une remise de 290 € sur le modèle le plus récent de la gamme.

PamStealer : ce malware macOS valide votre mot de passe avant de le voler

3 juillet 2026 à 09:42

PamStealer, un infostealer macOS déguisé en Maccy, présente la particularité de valider le mot de passe via PAM avant de voler cookies et identifiants.

Le post PamStealer : ce malware macOS valide votre mot de passe avant de le voler a été publié sur IT-Connect.

FaceGate - Verrouiller ses apps macOS en FaceID

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 08:20

J'sais pas si vous avez remarqué mais autant sous iOS on peut mettre une authentification Face ID sur n'importe quel app, autant sous MacOS, on peut certes verrouiller tout son ordi, mais on ne peut pas locker une app en particulier.

Et c'est chiant parce que parfois, on doit laisser son ordi à un collègue, un enfant ou PIRE sa mère, et ils ont alors accès sans restriction à vos Messages, vos Photos, votre gestionnaire de mots de passe , votre boîte mail et j'en passe des vertes et des pas mûres...

Dweep Desai, un développeur qui s'est visiblement retrouvé dans cette galère, a heureusement sorti FaceGate , un petit utilitaire open source tiers qui ajoute enfin du verrouillage par application sur macOS, avec déverrouillage à la trombine !

Dans FaceGate, vous choisissez quelles apps protéger, et à chaque lancement, l'outil intercepte et vous demande alors une authentification. Au choix, ça peut être de la reconnaissance faciale via le Neural Engine d'Apple (ça tourne on-device, rien ne part sur un serveur), Touch ID, ou un mot de passe. Rassurez-vous, vos empreintes faciales sont chiffrées en AES-256-GCM et stockées en local, et les clés au chaud dans le trousseau macOS.

Pour l'installer, suffit d'aller télécharger le DMG ici ou de lancer la commande curl suivante :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/dweep-desai/FaceGate-Mac/main/install.sh | bash

Le truc intéressant avec FaceGate, c'est qu'il fait ce qu'on appelle de la "détection du vivant". L'outil ne se contente pas de comparer votre visage à une photo, mais vous demande de tourner la tête à gauche ou à droite, du coup, mettre devant la cam une photo imprimée ou une vidéo de votre face ne marche pas en principe (une vidéo deepfake soignée reste l'angle mort évidemment...).

Vous pouvez même enroller jusqu'à 3 visages, brancher une webcam USB, programmer des plages de verrouillage horaires, ou balancer un raccourci clavier qui ferme tout net en cas d'urgence.

FaceGate n'est pas le premier app-locker sur Mac puisque MakLock fait ça aussi en open source, avec Touch ID, déverrouillage par Apple Watch et bientôt du Wi-Fi de confiance. Mais par contre, c'est le premier à proposer du Face ID et ça c'est top ! Puis macOS, faut pas l'oublier, propose aussi en natif des limites d'applications dans ses paramètres de Temps d'Écran mais c'est moins fun que FaceGate, c'est sûr !

Et n'oubliez pas que même un Mac verrouillé, ça se contourne si on sait s'y prendre...

Récemment augmenté, le MacBook Neo d’Apple tombe en promotion pour les soldes

29 juin 2026 à 16:11

[Deal du jour] Apple a surpris tout le monde avec son MacBook Neo, une machine colorée d'entrée de gamme, avant d'augmenter son prix il y a quelques jours. De temps à autre en promotion, l'ordinateur portable d'Apple est aujourd'hui proposé chez Joybuy pour seulement 638 €, un prix à nouveau attractif.

Game Porting Toolkit 4 - Les jeux Windows enfin fluides sur Mac

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 14:22

Il y a deux ans, Apple lâchait le Game Porting Toolkit en jurant ses grands dieux qu'on pourrait faire tourner des jeux Windows sur un Mac Apple Silicon. À l'époque je vous disais que le gaming Windows sur Mac, c'était donc plié. Hé bien la version 4.0 vient de sortir en bêta, et cette fois les chiffres donnent raison à cette promesse !

La nouvelle version du traducteur maison de GPTK (baptisé D3DMetal 4) transforme dorénavant le DirectX 12 des jeux en Metal 4, le moteur graphique d'Apple.

Le youtubeur Andrew Tsai, dont j'ai mis le test dans cet article, a donc benchmarké 20 gros titres Windows pour mesurer le gain, et certains résultats piquent fort.

Black Myth Wukong passe par exemple de 60 à 80 fps sur un MacBook Pro M3 Max, juste en changeant de système et de version de traduction ! Red Dead Redemption 2 gagne 25% de perfs sur le MacBook Neo, la petite machine d'Apple à 600 balles avec sa puce A18 Pro et ses tout petits 8 Go de RAM (le chip de l'iPhone 16 Pro, quoi).

Black Myth Wukong : à gauche GPTK 3.0 sur macOS 26 (~60 fps), à droite GPTK 4.0 sur macOS 27 bêta (~80 fps).

Et le phénomène c'est 007 First Light, un AAA tout récent que personne ne pensait voir démarrer sur Mac, qui tranquillou nous crache du 70 fps en 1080p sur le M3 Max. Mais bien sûr, y'a un petit piège caché quand même pour celui-là. En fait, à chaque lancement, comptez 20 bonnes minutes de compilation de shaders avant de pouvoir jouer. Mais une fois dans le jeu c'est nickel. CodeWeavers finira sûrement par corriger ça, cela dit...

D'ailleurs, petit ajout, Alexandre, un lecteur, m'a signalé qu'un utilisateur de Reddit a pondu un outil open source pour contourner ça, 007 Shader Commander . Le principe, sauvegarder le cache de shaders D3DMetal une fois qu'il est constitué, puis le restaurer avant chaque lancement histoire de ne pas tout recompiler. Résultat chez lui, on passe de 20 minutes à 3 secondes au démarrage. Le projet est tout jeune (v0.0.1) et pensé pour CrossOver, mais si vous galérez sur 007, ça vaut le coup d'œil. Merci à lui !

007 First Light en 1080p sur un MacBook Pro M3 Max, environ 73 fps via GPTK 4.0 et le chemin DirectX 12 vers Metal 4.

Mais alors pourquoi ça va plus vite, ma chère Micheline ?

Hé bien ("ma chère Maïté", allez, on joue le jeu !!) parce que GPTK 4 est taillé pour Apple Silicon et ne traîne plus ce boulet qu'est la compatibilité Intel. Ça débloque donc des trucs comme l'interpolation d'images de MetalFX. Notez qu'en dessous, c'est toujours CrossOver et ce bon vieux Wine qui font le sale boulot de traduction, comme depuis le début.

Autre bonne surprise, les fameuses fuites mémoire des jeux Naughty Dog. Avant, Uncharted 4 ou The Last of Us 2 qui vous bouffaient 34 Go de RAM en quelques minutes, ben maintenant il vous faudra des heures pour atteindre le même niveau de conso RAM. C'est donc pas encore parfait, mais c'est largement jouable.

De son côté, comme on peut le voir dans la vidéo, Spider-Man 2 nous colle un magnifique bug de T-pose si vous n'avez pas une puce M5, parce que le jeu réclame des fonctions GPU absentes des puces précédentes. Et de leur côté, Monster Hunter Wilds bégaie, Street Fighter 6 plante une fois sur deux.

Spiderman en T-Pose

Bref, on est sur de la bêta, faut le savoir.

Mais quand ça marche, ça marche fort ! Rien que Tekken 8 qui tourne à 60 fps en ligne, c'est le plus fluide que ce jeu ait jamais eu sur un Mac. Star Wars Battlefront 2 dépasse aussi les 120 fps et Hellblade 2, Expedition 33 ou Resident Evil 9 tournent sans broncher.

Pour jouer correctement, prévoyez quand même un Mac avec de la RAM et de quoi installer la bêta de macOS 27.

En tout cas, voir un James Bond next-gen tourner sur un MacBook, moi ça me plait !

Source (les 20 benchmarks d'Andrew Tsai) et AppleInsider .

macUSB - Créer une clé USB macOS sans toucher au Terminal

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 10:52

Krystian Pierz, un développeur polonais qui se planque derrière le pseudo Kruszoneq, en a eu marre de se galérer à chaque fois pour faire des clés USB bootable pour Mac, alors il a sorti macUSB , une app Mac native (du vrai Swift, pas un machin Electron quoi) qui fait tout le sale boulot à votre place. C'est gratuit, le code est ouvert, et surtout c'est notarisé par Apple, donc pas besoin de bidouiller la sécurité de votre Mac avec Sentinel pour la lancer.

Et ça se fait en trois clics. Vous balancez votre image (un .dmg, un .app d'installation macOS, ou même un .iso), vous désignez votre clé USB, et macUSB se débrouille pour calculer le checksum, détecter la version et l'architecture, formater le support dans le bon système de fichiers et écrire le tout en vous affichant la vitesse en temps réel. Pas de Terminal, pas de commande à rallonge à recopier sans se tromper d'un espace, et surtout l'Utilitaire de disque qu'on déteste tous reste fermé.

Le vrai exploit de Kruszoneq c'est surtout qu'il a réussi à régler les cas de figure où createinstallmedia, l'outil officiel d'Apple, se crashait comme une merde. Je pense que si vous avez déjà essayé de vous faire une clé Monterey ou Big Sur depuis un Mac Silicon par exemple, pour réparer un autre Mac Intel, vous avez dû vous galérer avec des erreurs de validation et autres messages d'erreur pour cause d'architecture incompatible.

Bah macUSB contourne tout ça tout seul comme un grand, et répare même les certificats expirés des installeurs High Sierra et Mojave sans rien vous demander.

Pour situer le progrès, la méthode "propre" côté Apple ressemble à ça :

sudo /Applications/Install macOS Sequoia.app/Contents/Resources/createinstallmedia --volume /Volumes/MaCle

...et encore, à condition d'avoir déjà récupéré le bon installeur dans l'App Store. Je ne vous parle même pas de l'époque où il fallait extraire à la main le fichier InstallESD.dmg planqué dans le paquet de l'installeur (j'expliquais déjà ce bricolage en 2011 pour OSX Lion ). Alors que macUSB, lui, embarque un téléchargeur qui va chercher les installeurs directement sur les serveurs d'Apple. Vous n'avez plus rien à préparer en amont.

L'outil sait donc préparer des clés USB de macOS Tahoe (la version 26, celle de cette année) jusqu'à Tiger 10.4 sorti en 2005, PowerPC compris. Oui, vous pouvez ressusciter un iMac G5 depuis votre MacBook M4. Pour les collectionneurs de vieilles machines, les labos qui gardent des Macs d'époque, ou juste pour remettre d'aplomb un ordi que vous comptez revendre, c'est du bonbon ^^.

Et la v2.3, sortie hier, en remet une couche côté Windows puisqu'elle sait également préparer des clés Windows 10 et 11 en contournant le check TPM 2.0 (le compte Microsoft obligatoire avec la connexion Wi-Fi forcée pendant l'installation, argh !). Et elle écrit aussi les images Linux en .iso et en .img. Après si c'est juste faire une clé Windows depuis votre Mac que vous cherchez, WinDiskWriter fait déjà très bien le job, mais macUSB a l'avantage de tout regrouper au même endroit.

Côté prérequis, votre Mac doit donc tourner au minimum sous Sonoma 14.6 (Apple Silicon ou Intel), et il faudra lui accorder l'accès complet au disque dans les réglages système, rien d'anormal puisqu'il écrit directement sur vos volumes. Une fois ça réglé, vous récupérez le .dmg sur la page des releases GitHub , ou vous l'installez en une ligne avec Homebrew :

brew install --cask macusb

C'est super impressionnant pour un projet développé par une seule personne et qui plus est n'a que 6 mois d'existence. Bref, si vous avez un Mac à réinstaller, un vieux coucou à dépanner ou une machine à remettre d'aplomb avant de la revendre, foncez !

OS9Map - OpenStreetMap sur votre Mac de 1999

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 08:14

Un dev prénommé Yllan vient de sortir OS9Map , une application qui affiche OpenStreetMap directement sur Mac OS 9. Oui, je parle bien du système d'exploitation de 1999 qui ronronnait sur nos vieux PowerPC.

Pour l'installer, c'est un bon vieux fichier .sit à décompresser (StuffIt Expander sur la machine d'époque, The Unarchiver si vous passez par un Mac moderne), et il vous faudra un PowerPC sous OS 9 avec 16 Mo de RAM (32 recommandés) et une connexion qui passe par Open Transport. Une fois lancé, vous avez alors une recherche d'adresses qui tape dans Nominatim, le moteur de géocodage d'OpenStreetMap, et vous pouvez mettre vos endroits favoris en signets pour y revenir d'un clic depuis le menu. Bref, un vrai petit client carto !

Et c'est là que je trouve ça beau puisque 16 Mo de RAM pour afficher une carte mondiale interactive, c'est très peu. Pour vous situer, un seul onglet Chrome aujourd'hui c'est plusieurs centaines de Mo, donc faut saluer l'exploit d'Yllan.

Maintenant si l'idée d'une carte minimaliste vous parle, dans le genre bien dépouillé j'avais aussi joué avec MapSCII qui balance le monde entier en ASCII dans un terminal. OS9Map joue dans une autre cour, mais on retrouve un peu la même philosophie.

Le truc qui rend tout ça possible, c'est évidemment OpenStreetMap qui propose toutes ses données en accès libre ! Alors rien que pour ça, merci à OpenStreetMap et ses contributeurs.

Et puis si vous n'avez plus de PowerPC qui traîne au grenier, vous pouvez quand même goûter à OS 9 dans votre navigateur via Infinite Mac .

OS9Map est en version 1.0.0 et se télécharge gratuitement sur le site de yllan .

Orion - Le navigateur Mac qui ne carbure pas à Chromium

Par : Korben ✨
24 juin 2026 à 22:16

Quand je regarde la liste des navigateurs divers et variés qu'on a à notre disposition, franchement, je déprime... Chrome, Edge, Brave, Opera, Vivaldi, et même feu Arc... tous tournent sur Chromium, donc sur le moteur de Google. C'est naze pour la diversité de l'écosystème, vous ne trouvez pas ?

Alors on a toujours notre bon vieux Firefox évidemment mais il en existe un autre dont on parle très peu qui s'appelle Orion. C'est Kagi (la boîte derrière le moteur de recherche payant du même nom, fondée par Vladimir Prelovac) qui le développe pour Mac, iPhone et iPad et sa particularité, c'est qu'il est bâti sur WebKit (utilisé aussi par Safari), ne contient pas la moindre télémétrie et dispose également d'un bloqueur de pub et de traqueurs déjà câblé à l'intérieur.

Et surtout, Orion sait faire tourner les extensions Chrome ET Firefox, en même temps, ce qu'aucun autre navigateur au monde ne sait faire. Vous récupérez votre uBlock Origin, votre gestionnaire de mots de passe ou votre Dark Reader habituels, sans vous prendre la tête, tout ça en utilisant un moteur qui n'est pas Chromium. Et comme Chrome est justement en train de tuer les dernières astuces qui faisaient survivre uBlock Origin , l'abandon de Chrome et ses dérivés est quelque chose qui s'envisage de plus en plus pour beaucoup d'entre nous.

En plus c'est hyper simple... Vous chopez le .dmg sur Orion , vous importez vos petites affaires, et vous voilà sur un navigateur sait préserver votre vie privée.

Et en plus, c'est mui mui rapido puisque sur le benchmark Speedometer , Orion sort en tête avec 34,5, devant Safari et ses 33,5, et il laisse looooiiiiin derrière à la ramasse Chrome (25,6) tout comme Firefox qui reste quand même mon chouchou (20,7). Après si vous êtes déjà un utilisateur aguerri de Safari, la différence est minime, c'est vrai.

Mais là où ça se sent vraiment, c'est sur la mémoire occupée car Orion sait profiter des années d'optimisations qu'Apple a peaufinées dans WebKit, comme ça, une fois vos onglets fermés il squatte deux à trois fois moins de RAM que les autres gloutons à base de Chromium. Sur un MacBook par exemple, ça se traduit notamment par un ventilo qui la ferme et une batterie qui tient toute la journée.

Orion a aussi ses propres idées (fortement emprunté à Firefox si vous voulez mon avis, mais c'est pas un reproche, je trouve que c'est bien). Je pense au mode Focus qui transforme n'importe quel site en application plein écran, sans barre d'outils ni onglets, ce qui est super pratique par exemple pour bosser dans un Google Docs ou un Notion sans avoir la tentation des 40 onglets qui clignotent à côté.

Y'a aussi les Profiles as Apps qui cloisonnent complètement votre navigation perso et votre navigation pro, comme deux navigateurs distincts qui ne se parlent pas. Puis le Link Preview pour jeter un œil à un lien sans l'ouvrir, et enfin un Page Tweaker pour bidouiller l'apparence d'un site qui vous pique les yeux. Bref, là où Safari vous laisse choisir entre trois fonds d'écran et puis c'est tout, Orion se customise jusqu'à l'os comme un Firefox.

Mais le vrai sujet avec Orion, c'est qui le fabrique et surtout comment.

Car Kagi n'est pas une entreprise comme les autres. C'est une Public Benefit Corporation bootstrappée par Prelovac, qui ne vit que grâce à l'argent de ses abonnés, et ça c'est beau ^^.

Y'a plus que 3 moteurs sérieux sur la planète : Blink (le Chromium de Google), WebKit (Safari, et donc Orion) et Gecko (Firefox) alors garder un WebKit vivant en dehors d'Apple, moi je vois ça comme un acte de résistance face à Google. Comme dans la nature avec les maladies, l' homogénéité logicielle est une faiblesse... On peut le constater quand la moindre faille dans Chromium touche d'un coup la quasi-totalité du web.

Korben.info est dispo en anglais maintenant... hé ouaiiis !

Mais bon, bref, je vais pas vous vendre du rêve non plus car Orion a aussi des défauts et des vrais. Le premier, c'est qu'il n'est pas open source, ce qui est quand même un comble pour un navigateur qui se vend sur la confiance et la vie privée. Quand Kagi jure qu'il y a zéro télémétrie, vous devez les croire sur parole (ou reverser le logiciel...). Et puis c'est vrai que les extension Chrome et Firefox fonctionnent mais pas systématiquement. Y'en a parfois qui réclament des permissions tordues, d'autres qui plantent comme des merdes. Et si vous blindez des trucs comme Tampermonkey avec des tas de userscripts trop cool, y'a des chances qu'Orion parte en cacahuète.

Et comme le bloqueur de pub laisse passer parfois des pubs (oupsy oups), gardez sous le coude de quoi bloquer les pubs et les trackers par vous-même.

Toutefois, rien de rédhibitoire, mais à savoir avant de déménager dessus.

Voili voilou. C'est dispo sur macOS, iOS, iPadOS, Linux en beta x86_64 et Windos un jour peut-être. Et Android ? Euh comment vous dire... bah nan.

La version de base d'Orion est gratuite, et Orion Plus, qui débloque le reste des fonctions, se prend soit en abonnement, soit en licence à vie payée une bonne fois pour toutes, ce qui change agréablement des abonnements à rallonge.

A découvrir ici (vous verrez, le premier lancement d'Orion, c'est Hollywood le truc).

Agacé par un minuscule lag du curseur sur son nouveau MacBook Neo, il trouve un correctif improbable et en fait une application

24 juin 2026 à 16:45

Depuis le lancement du MacBook Neo, de nombreux utilisateurs signalent un bug étrange : le curseur ralentit ou saute près des bords de l’écran, ou à l’ouverture du Terminal. Le problème est mineur au quotidien, mais il alimente les discussions en ligne. Tandis que certains cherchent encore à comprendre la cause du problème, un développeur a trouvé une solution de contournement et en a fait une application.

Ironsmith - Décrivez votre app Mac et l'IA la forgera

Par : Korben ✨
15 juin 2026 à 11:39

Si vous êtes sous macOS, vous avez peut-être une petite app en tête, un truc tout bête que vous cherchez depuis des années sur Korben.info ou ailleurs sans jamais le trouver. Par exemple une app pour renommer des dossiers de captures par date et titre de fenêtre, ou pour splitter régulièrement des PDF page par page pour votre comptable qui n'a pas de molette sur sa souris, ou virer les paramètres de tracking des URL que vous copiez... Bref, tout un tas de petits usages qui ne valent pas forcément le coup d'installer une usine à gaz pour en bénéficier.

Heureusement, il existe un outil génial pour macOS qui est peut-être le "futur" de ce que sera le logiciel plus tard. Ça s'appelle Ironsmith , c'est signé Jade Westover, et ça permet à partir d'un prompt, de se fabriquer une app macos native correspondant à votre besoin précis.

Et quand je dis native, c'est native puisque chaque app qui sort de là, est codée en Swift + SwiftUI, ce qui permet de récupérer à la fois les sources et un vrai .app.

Ironsmith se loge dans la barre de menu de macOS et offre ainsi de quoi créer une nouvelle app, relancer les anciennes, éditer le code, ou restaurer une version précédente quand votre dernière idée a tout cassé.

Mais le meilleur se situe du côté de l'IA locale, pensée dès le départ. Ollama est supporté d'origine, et vous pouvez brancher n'importe quel endpoint compatible OpenAI , genre LM Studio ou llama.cpp avec le modèle de votre choix genre Gemma de Google ou Qwen d'Alibaba. Ah et il y a même Foundation Model planqué dans votre Mac via Apple Intelligence pour les trucs les plus basiques...

C'est peut-être à ce genre de truc que ressembleront tous les appstore dans le futur... Qui sait ? Chacun va pouvoir créer ses propres outils privés directement sur son ordi, sans avoir à payer quoi que ce soit, ou à passer par le cloud.

Vous pouvez aussi utiliser vos propres clés API OpenAI, Anthropic ou Gemini. Ou alors vous vous connectez à Ironsmith sans aucune clé, avec 10 crédits offerts pour tester. Avec un gros modèle genre GPT-5.5 ou Opus 4.8, on dépasse alors vite le simple gadget et on arrive à faire des apps étonnamment sophistiquées.

Un éditeur SVG natif sorti d'une simple description

Côté coulisses, le bouzin réclamera uniquement Xcode Command Line Tools qu'on installe avec un petit xcode-select --install. Et quand le code généré ne se compile pas du premier coup, l'app sait lire les erreurs du compilateur et tente alors de les réparer toute seule, d'abord avec des correctifs déterministes, puis en redemandant un diff au modèle. En gros, elle débugge sa propre merde avant de vous la mettre dans l'assiette. Miam !

Et niveau sécu, c'est assez carré même si je vous recommande TOUJOURS de relire le code avant de lancer des trucs random sur votre ordi. En tout cas, les dev ont bien pensé le truc en vous permettant de garder chaque app signée, sandboxée et lancée en "hardened runtime" par défaut, et autoriser explicitement l'accès à la caméra ou au micro.

Voilà, en fonction du modèle, vous n'aurez pas forcément les mêmes résultats. C'est assez expérimental, mais moi j'aime beaucoup voir ça parce que je me dis une fois encore, que c'est peut-être l'avenir. Permettre à tout un chacun de répondre à des besoins précis sans avoir besoin de mettre les mains dans le code ni de se battre avec des outils de dev, c'est chouette !

Voilà, si vous tournez sous macOS 26 et que vous avez une petite app en tête, vous pouvez télécharger le soft sur sa page GitHub ou sur le site, c'est gratuit et open source !

iOS 27 : le changement discret qui pourrait plaire au plus grand nombre

Apple prévoirait d'intégrer à iOS 27 des fonctions d'annulation et de rétablissement pour la gestion de l'écran d'accueil, tout en mettant l'accent sur la stabilité du système et l'autonomie de la batterie.

L’article iOS 27 : le changement discret qui pourrait plaire au plus grand nombre est apparu en premier sur Tom’s Hardware.

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Comment faire ressembler Windows à macOS

De nombreuses fois je vous ai expliqué comment faire un Hackintosh ou encore comment installer macOS sur un PC avec VMware. Malheureusement ce n’est pas toujours possible et certain d’entres-vous veulent surtout le design de macOS. Aujourd’hui on va faire un exercice un peu particulier puisque je vais vous montrer une méthode pour personnaliser Windows …
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