[Deal du jour] Lancé il y a à peine quelques mois pour bousculer le marché des ultraportables, le MacBook Neo d'Apple bénéficie déjà d'une réduction bienvenue sur Amazon. Initialement vendu au tarif de 699 €, le modèle 256 Go en coloris rose poudré s'affiche aujourd'hui à 594,99 €.
Si vous êtes sous macOS, vous avez peut-être une petite app en tête, un truc tout bête que vous cherchez depuis des années sur Korben.info ou ailleurs sans jamais le trouver. Par exemple une app pour renommer des dossiers de captures par date et titre de fenêtre, ou pour splitter régulièrement des PDF page par page pour votre comptable qui n'a pas de molette sur sa souris, ou virer les paramètres de tracking des URL que vous copiez... Bref, tout un tas de petits usages qui ne valent pas forcément le coup d'installer une usine à gaz pour en bénéficier.
Heureusement, il existe un outil génial pour macOS qui est peut-être le "futur" de ce que sera le logiciel plus tard. Ça s'appelle
Ironsmith
, c'est signé Jade Westover, et ça permet à partir d'un prompt, de se fabriquer une app macos native correspondant à votre besoin précis.
Et quand je dis native, c'est native puisque chaque app qui sort de là, est codée en Swift + SwiftUI, ce qui permet de récupérer à la fois les sources et un vrai .app.
Ironsmith se loge dans la barre de menu de macOS et offre ainsi de quoi créer une nouvelle app, relancer les anciennes, éditer le code, ou restaurer une version précédente quand votre dernière idée a tout cassé.
Mais le meilleur se situe du côté de l'IA locale, pensée dès le départ. Ollama est supporté d'origine, et vous pouvez brancher n'importe quel
endpoint compatible OpenAI
, genre
LM Studio
ou llama.cpp avec le modèle de votre choix genre Gemma de Google ou Qwen d'Alibaba. Ah et il y a même
Foundation Model planqué dans votre Mac
via Apple Intelligence pour les trucs les plus basiques...
C'est peut-être à ce genre de truc que ressembleront tous les appstore dans le futur... Qui sait ? Chacun va pouvoir créer ses propres outils privés directement sur son ordi, sans avoir à payer quoi que ce soit, ou à passer par le cloud.
Vous pouvez aussi utiliser vos propres clés API OpenAI, Anthropic ou Gemini. Ou alors vous vous connectez à Ironsmith sans aucune clé, avec 10 crédits offerts pour tester. Avec un gros modèle genre GPT-5.5 ou Opus 4.8, on dépasse alors vite le simple gadget et on arrive à faire des apps étonnamment sophistiquées.
Un éditeur SVG natif sorti d'une simple description
Côté coulisses, le bouzin réclamera uniquement Xcode Command Line Tools qu'on installe avec un petit xcode-select --install. Et quand le code généré ne se compile pas du premier coup, l'app sait lire les erreurs du compilateur et tente alors de les réparer toute seule, d'abord avec des correctifs déterministes, puis en redemandant un diff au modèle. En gros, elle débugge sa propre merde avant de vous la mettre dans l'assiette. Miam !
Et niveau sécu, c'est assez carré même si je vous recommande TOUJOURS de relire le code avant de lancer des trucs random sur votre ordi. En tout cas, les dev ont bien pensé le truc en vous permettant de garder chaque app signée, sandboxée et lancée en "hardened runtime" par défaut, et autoriser explicitement l'accès à la caméra ou au micro.
Voilà, en fonction du modèle, vous n'aurez pas forcément les mêmes résultats. C'est assez expérimental, mais moi j'aime beaucoup voir ça parce que je me dis une fois encore, que c'est peut-être l'avenir. Permettre à tout un chacun de répondre à des besoins précis sans avoir besoin de mettre les mains dans le code ni de se battre avec des outils de dev, c'est chouette !
Voilà, si vous tournez sous macOS 26 et que vous avez une petite app en tête, vous pouvez télécharger le soft sur sa
page GitHub
ou sur le site, c'est gratuit et open source !
Mauvaise surprise pour les utilisateurs d'Asahi Linux, le projet qui fait tourner Linux nativement sur les Mac équipés de puces Apple Silicon (les fameuses M1, M2 et suivantes). La première beta développeur de macOS 27, alias "Golden Gate", distribuée le 8 juin juste après la keynote de la WWDC (la grande conférence annuelle d'Apple), fait disparaître leur partition Linux du menu de démarrage.
Le coupable est un changement dans la façon dont le boot picker (l'écran qui permet de choisir sur quel système démarrer à l'allumage du Mac) et l'application Disque de démarrage détectent les volumes jugés valides. Avec macOS 27, la partition Asahi, c'est à dire la zone du disque où Linux est installé, n'est plus reconnue comme un système amorçable.
Elle est toujours là, intacte, avec toutes vos données. Sauf que voilà. Impossible de démarrer dessus.
L'équipe du projet a publié un avertissement très clair sur Mastodon : ne mettez PAS à jour vers macOS 27 si vous utilisez Asahi. Et pour éviter les accidents, l'installateur a été modifié pour refuser de s'exécuter sur une machine déjà passée sous la nouvelle beta. Ceux qui passent outre sont prévenus, il n'y aura pas de support.
Personne ne crie au complot pour autant. L'équipe Asahi penche pour une modification accidentelle plutôt que pour une volonté délibérée d'Apple de chasser Linux de ses machines, et un rapport de bug a été déposé sous la référence FB22994760.
D'autant que la régression dépasse le seul cas de Linux : des testeurs qui gardent une ancienne version de macOS sur une partition séparée se retrouvent avec le même sélecteur amnésique. C'est donc toute la mécanique du multi-boot qui semble cassée dans cette première beta, pas une attaque ciblée contre Linux.
Une parade existe d'ailleurs pour les plus téméraires. Si une copie de macOS 26 traîne sur un second volume, il suffit de la définir comme disque de démarrage par défaut : le sélecteur se lance alors depuis cette partition, où la logique de détection fonctionne encore, et Asahi réapparaît comme par magie.
Pour rappel, Asahi Linux est né d'un travail de rétro-ingénierie assez dingue. Apple ne documente ni la séquence de démarrage de ses machines, ni le fonctionnement de ses puces graphiques, et l'équipe a tout reconstruit à la main pour aboutir à Fedora Asahi Remix, la distribution de référence quand on veut du Linux sur un Mac récent. Le projet a traversé une année 2025 agitée, avec le départ de son fondateur Hector Martin, mais c'est toujours la meilleure option pour faire vivre Linux sur ces machines.
La version finale de macOS 27 n'arrivera qu'à l'automne, ce qui laisse plusieurs mois à Apple pour corriger le tir. Le bug est signalé, la balle est dans le camp de Cupertino.
Bref, dépendre d'un sélecteur de démarrage qu'Apple peut casser à chaque beta, c'est toute la fragilité du Linux sur Mac résumée en une mise à jour.
Quand on est habitué à Linux et qu'on se retrouve avec un Mac, même si c'est une base unix, c'est déroutant. Heureusement, Apple est de plus en plus ouvert au monde du libre et vient de publier la version 1.0 de
Container, avec dedans des "container machines" qui ressemblent furieusement à WSL. Et ça nous permet comme ça d'avoir le meilleur des deux mondes : un macOS pour le quotidien, et un vrai Linux pour vos folles bidouilles.
Vous vous souvenez forcément de
mon article où je vous présentais Apple Container
, cet outil écrit en Swift qui fait tourner des conteneurs Linux dans des petites machines virtuelles. Et bien un an plus tard, le projet passe en 1.0, pile pour la WWDC, et la grosse nouveauté c'est donc ce mode "machine".
Le CLI container en action, sobre comme un terminal qui bosse (
Source
)
Il s'agit d'un environnement qui vous permet de faire tourner de vraies distributions Linux comme Ubuntu, Debian ou Alpine, et pas juste un conteneur modelé sur une application. La machine lance le système d'init de l'image, donc un systemctl start postgresql fonctionnera comme sur un vrai serveur.
Et à la reconnexion, à partir du même terminal ou d'un autre, l'état de la machine n'est pas perdu. Surtout, elle mappe automatiquement votre utilisateur et votre répertoire home. Votre repo vit ainsi dans le $HOME de macOS, du coup vous éditez avec votre IDE côté Mac et vous compilez côté Linux, sans étape de copie entre les 2.
Pour la prise en main, entrez les commandes suivantes en prenant soin de remplacer alpine par la distrib de votre choix :
container machine create alpine:latest --name dev
container machine run -n dev whoami # votre user, pas root
container machine run -n dev # shell interactif
Ensuite, pour aller plus loin, vous pouvez le faire via un terminal en choisissant l'image que vous voulez ou concevoir votre propre image : n'importe quelle image Linux avec un /sbin/init fait l'affaire.
Après vous l'aurez compris parce que vous êtes les plus malins, il vous faut un Mac Apple silicon, et si ça se lance encore sur macOS 15, c'est avec des limitations et sans filet car les mainteneurs ne s'occupent actuellement que des bugs reproductibles sur macOS 26. Et migrer toute votre stack dev dessus aujourd'hui, c'est ce que je ne vous recommande pas sachant que c'est tout frais...
Mais ainsi, grâce à ces machines, plus besoin de choisir entre un Mac et une distribution Linux. Après est-ce que ça enterre OrbStack et Colima ? Pas tout de suite je pense, car ces outils tournent depuis des années sur des Mac Intel et des macOS pas tout neufs, alors que là, Apple exige sa puce maison.
Ah et côté x86, container fait aussi tourner des images amd64 via Rosetta, alors c'est le bonheur ! Et si le sujet vous branche, j'avais aussi causé de
Mocker
, un clone Docker natif pour Mac, et de
WSL côté Windows
si pour vous Mac c'est pas encore un projet ^^.
Bref, l'installeur signé est sur
la page des releases
, vous faites un petit container system start, et hop hop hop, à vous le kif du Linux sur votre petit Mac !
Vous appuyez sur la touche ▶ Play de votre clavier pour mettre en pause une vidéo. Et c'est ce couillon d'Apple Music qui s'ouvre en grand alors que vous n'avez rien demandé. Ou alors vous branchez votre casque Bluetooth, et le revoilà qui débarque comme votre ex à votre anniversaire. Sachez que si ce truc vous rend dingue depuis des années (moi le premier), les Low-Tech Guys (Alin Panaitiu, le dev derrière Lunar) ont pondu
Music Decoy
, une petite app gratuite qui règle le problème une bonne fois pour toutes.
Et cette app minimaliste ne fait rien d'autre que tourner en arrière-plan en se faisant passer pour l'app Musique, avec le même identifiant interne, le fameux com.apple.Music. Comme ça, quand vous appuyez sur Play, macOS regarde, voit que "Musique" est déjà là, et ne lance rien. Rideau on ferme ! Pour l'installer, suffit de faire brew install --cask music-decoy en ligne de commande, ou de passer par le ZIP à télécharger si vous préférez cliquer cliquer cliquer...
Ensuite, vous lancez, et voilà, y'a même pas d'icône.
Maintenant pour comprendre pourquoi il faut en arriver là, sachez qu'un petit démon nommé rcd (Remote Control Daemon) gère les touches média sur votre Mac. À chaque pression sur la touche Play, il vérifie si une app joue déjà du son. Si oui, il lui envoie la commande. Si non... bah il ouvre Apple Music par défaut, parce qu'Apple a décidé que c'était ça que vous vouliez. Merci les gars !
Toute l'astuce de Music Decoy, c'est donc qu'il occupe le terrain. L'alternative la plus connue,
noTunes
, surveille le système et referme Musique dès qu'elle tente de s'ouvrir. Donc il doit tourner en permanence pour monter la garde. Music Decoy, lui, fait juste croire que Musique tourne déjà. Donc il n'y a rien à surveiller ni à refermer. C'est mieux je trouve... Et comme c'est
open source
, vous pouvez aller voir vous-même les quelques lignes qui suffisent à berner le système ^^.
Et si vous écoutez vraiment de la musique, mais sur Spotify par exemple, vous pouvez carrément rediriger la touche Play vers elle grâce à cette commande dans le Terminal :
Et pour revenir en arrière en mode "Si tu reviens j'annule tout", un defaults delete com.lowtechguys.MusicDecoy mediaAppPath et basta.
Vous l'aurez compris, comme Music Decoy squatte l'identité d'Apple Music, vous ne pourrez plus lancer la vraie app Musique tant qu'il tourne. Et y'a certaines applications qui essaient de dialoguer avec Musique, comme VLC, qui risquent de tousser au passage. Donc si vous ouvrez Apple Music dix fois par jour, bah passez votre chemin les amigos.
Et pour le quitter, comme il n'a ni icône ni menu, il faudra passer par le Moniteur d'activité ou taper un petit killall 'Music Decoy' dans le Terminal comme tout bon barbu.e qui se respecte.
Après si installer cette app vous saoule, il vous reste la méthode bourrine, à savoir faire un launchctl unload -w /System/Library/LaunchAgents/com.apple.rcd.plist pour désactiver complètement rcd. Mais là vous flinguez le play/pause et toutes les commandes de lecture légitimes d'un coup.
Music Decoy fait donc plus dans la dentelle, et si vous l'ajoutez à vos ouvertures au démarrage, vous n'y penserez plus jamais. C'est dans la lignée de ces petits softs dont je vous parle souvent, qui réparent les oublis de macOS, comme
Boring Notch
pour l'encoche ou
iFetch
pour reprendre la main sur iCloud.
Bref, un petit soft qui fait pas grand chose mais qui le fait bien.
Présenté à la WWDC le 8 juin 2026, macOS Golden Gate succède à Tahoe avec un Liquid Glass retravaillé, des gains de stabilité et l'IA Siri AI. De quoi séduire — sauf que l'Europe ne verra ce nouveau Siri ni sur iPhone, ni sur iPad ni sur Mac, DMA oblige.
VoxDrop
, ma petite app de dictée vocale qui tourne 100% en local sur Mac, passe en version 1.1. Et le gros morceau de cette release, c'est le grand ménage que j'ai fait dans les moteurs de reconnaissance vocale.
Le nouveau venu, c'est donc le moteur d'Apple intégré à macOS 26. Il ne pèse rien à télécharger (0 Mo car il est carrément intégré au système), il gère une tonne de langues et il transcrit quasi en temps réel. Perso, c'est devenu mon préféré et je dicte avec tous les jours depuis des jours ! Seul hic, attention, faudra macOS 26, donc si vous êtes encore sous Sequoia, celui-là vous passera sous le nez.
Du coup j'ai viré Voxtral et Qwen, dont le gain n'était pas dingue, et j'ai mis du lourd à la place : Canary 1B de NVIDIA (le grand frère de Parakeet) et Cohere Transcribe. Ces deux-là squattent le haut du classement des meilleurs modèles de reconnaissance vocale, côté précision donc vous êtes servis !
Le principe, lui, ne bouge pas, vous appuyez sur votre raccourci (⌥+Espace par défaut), vous parlez, et hop, le texte arrive directement là où se trouve votre curseur. Et maintenant, VoxDrop sait aussi transcrire vos fichiers audio ET vidéo par simple glisser-déposer, sur la fenêtre ou sur l'icône dans la barre de menu et identifie même les locuteurs (qui parle, et quand) dans vos enregistrements.
Maintenant, oui, je sais, c'est un outil uniquement macOS parce que j'exploite au maximum les capacités de l'OS d'Apple (CoreML, MLX...etc) pour vous proposer l'expérience la plus rapide qui soit en termes de Speech To Text. Je pourrais porter VoxDrop sous Linux et Windows mais je ne ferais pas mieux que d'autres outils comme
Murmure
ou
Handy
qui font très bien le job sur ces OS.
J'ai codé cet outil parce que j'étais frustré par les autres apps que je trouvais peu réactives et là je m'en sers tous les jours, notamment pour dicter mes emails, mes articles et discuter avec Claude Code. C'est instantané et ça me fait gagner un temps de dingue !
VoxDrop peut aussi reformuler ou traduire votre texte en local toujours via Apple Intelligence, en plus du modèle de traduction maison déjà embarqué depuis la version précédente (TranslateGemma). Et j'ai rajouté tous les petits trucs qui changent la vie, comme la suppression automatique des "euh" et autres hésitations pour avoir un texte propre, et j'ai mis aussi le fonctionnement capot fermé du MacBook quand vous bossez sur un écran externe ainsi qu'un dictionnaire de substitutions qui corrige les variantes de vos termes, et un démarrage plus rapide grâce au préchargement du moteur.
Encore une fois, la perf sur cet outil c'est mon obsession.
J'ai aussi corrigé pas mal de bricoles que vous m'aviez remontées, l'espace parasite en début de phrase, le support des AirPods, les raccourcis clavier qui déconnaient et plein de petits gains de stabilité.
Comme pour la
version précédente
, VoxDrop reste réservé à mes abonnés Patreon. Alors pourquoi pas sur l'App Store ou en open source ? Parce que les deux, c'est un job à plein temps, c'est gérer des clients et du SAV d'un côté, des pull requests et des contributeurs de l'autre. J'ai pas le temps, et franchement pas l'envie.
Je code des outils pour moi depuis l'époque de RockXP, depuis le début des années 2000 et j'en ai profité l'année dernière pour mettre au point un système de licence Patreon maison que j'implémente dans tous mes outils. Comme ça, je développe ce qui me plaît quand je veux pour moi, et ceux qui me soutiennent y ont aussi accès directement, sans pub, ni intermédiaire. C'est un genre de bonus pour mes Patreons quoi...
D'ailleurs, VoxDrop n'est pas mon seul joujou du genre, y'a aussi Evapor8 qui efface le watermark des images générées par Gemini, sous la même licence. Mais ça, je vous en reparle très vite !
Bref, si vous êtes déjà sur mon
Patreon
, la 1.1 vous attend. Et sinon, vous savez quoi faire. 🙏
Ps : Je mets à jour le site de VoxDrop prochainement, et je vais aussi modifier le nom de l'app car depuis que je l'ai sortie en 2025, y'a eu des copycats qui sont arrivés avec le même nom donc je vais changer ça rapidement pour leur couper l'herbe sous le pied.
Faire s'afficher un site en HTTPS sur une machine qui tournait déjà sous Mac OS 9, le système d'exploitation d'Apple antérieur à Mac OS X, relevait jusqu'ici de l'impossible, et c'est pourtant ce qu'a réussi un développeur connu sous le pseudonyme mplsllc avec un projet baptisé MacSurf.
MacSurf est un portage de NetSurf, un navigateur web léger et open-source déjà connu sur d'autres plateformes anciennes, adapté cette fois aux vieux Mac équipés d'un processeur PowerPC, l'architecture qu'Apple a employée pendant des années avant de basculer vers les puces Intel au milieu des années 2000.
Ces premiers PowerPC occupent une position un peu ingrate dans l'histoire d'Apple, puisqu'ils sont trop anciens pour faire tourner Mac OS X comme leurs successeurs en G3, ce qui les avait jusqu'ici condamnés à un web figé sur les standards du début des années 2000, sans accès raisonnable aux sites d'aujourd'hui.
C'est précisément ce que MacSurf fait sauter, en gérant le CSS3, le JavaScript ES5 et les images PNG avec transparence, soit de quoi afficher convenablement des pages pensées pour des navigateurs récents, le tout démontré sur un iMac G3, ce fameux ordinateur tout-en-un au boîtier de plastique coloré translucide.
La partie la plus spectaculaire concerne la sécurité, puisque la version 1.3 a apporté la toute première implémentation native de TLS 1.3 jamais réalisée sur Mac OS 9, TLS étant le protocole de chiffrement qui se cache derrière le petit cadenas des connexions HTTPS et qui empêche quiconque d'intercepter ce que vous échangez avec un site.
Dans le détail, cette implémentation s'appuie sur la bibliothèque cryptographique BearSSL et sur la poignée de main définie par la norme RFC 8446, avec des algorithmes modernes comme ChaCha20-Poly1305 et AES-128-GCM, alors que la mouture 1.3.1 a ajouté plusieurs courbes elliptiques récentes, dont X25519 et les classiques P-256 et P-384.
Tout cela a été développé avec les outils d'époque de la plateforme, à savoir l'environnement CodeWarrior, l'API Carbon, le moteur graphique QuickDraw et la pile réseau Open Transport, sans la moindre émulation, puisqu'il s'agit d'un vrai logiciel natif compilé directement pour ces machines.
Il ne faut évidemment pas s'attendre à un équivalent de Chrome, et mplsllc prévient lui-même que les sites exigeant les tout derniers standards risquent de coincer sur sa création, qui reste un navigateur fonctionnel plus qu'une bête de course.
Pour ceux qui voudraient essayer, le code source ainsi que des binaires prêts à installer sont disponibles sur
GitHub
, et le projet dispose même de son propre site.
Faire entrer le web chiffré d'aujourd'hui dans une machine de vingt-cinq ans, alors que l'industrie laisse mourir des systèmes plus récents, c'est une bidouille qui force le respect.
Multimodal Solutions, une boîte grecque, vient de sortir Taphouse 1.5 qui est une GUI native macOS pour Homebrew. GUI c'est pas que le nom de votre collègue qui fout rien, c'est surtout un acronyme qui veut dire Graphic User Interface (Interface Graphique !). Et pour Homebrew, bah c'était pas du luxe.
Parce que Homebrew, c'est le standard chez les développeurs Mac, mais tout passe par le terminal. Faut taper brew install, gérer les services, fouiller l'arbre de dépendances en CLI (Command Line Interface), et c'est pas le pied quand on veut juste installer Firefox et passer à autre chose dans sa vie !
Des interfaces graphiques pour Homebrew, y'en a déjà quelques-unes (par exemple Cakebrew, Applite, Cork, WailBrew) sauf que Taphouse arrive avec 2 trucs qu'on voit rarement ailleurs : un scanner CVE intégré et un détecteur d'apps Intel qui tournent encore sous Rosetta.
Le scanner CVE, fait qu'à chaque installation, Taphouse compare la version de chaque package avec les feeds de vulnérabilités, avec des codes couleur selon la sévérité, et linke directement vers la
base NVD
et les rapports fournisseur.
Ainsi, quand une nouvelle CVE tombe, ça rescan en arrière-plan comme ça, sur des dépendances qu'on oublie de mettre à jour pendant des mois, y a de quoi repérer les vulnérabilités connues avant qu'elles posent un vrai problème côté sécurité.
L'autre feature pas mal, c'est donc la détection des apps Intel qui tournent encore sous Rosetta. Si vous êtes passé d'un Intel à
un Mac M*
, vous avez sûrement traîné des binaires Intel dans /Applications sans même vous en rendre compte. Taphouse scanne le dossier, repère les x86_64 et, quand un cask compatible existe, il vous propose la version Apple Silicon native via Homebrew. J'ai testé sur mon install et, ça m'a remonté tous mes binaires Intel oubliés comme ça j'ai pu faire un peu de ménage.
Dans sa version gratuit, vous avez le droit à +14 000 formules et casks, l'installation en un clic, la gestion des services Homebrew (start, stop, restart), le nettoyage de l'espace disque, l'aperçu des dépendances, et un gestionnaire de quarantaine Gatekeeper. Y'a aussi de quoi repousser une mise à jour pour 1 jour, 1 semaine ou 1 mois quand on n'a pas envie de se taper un brew upgrade en plein rush de boulot.
Pour les power-users, la version pro débloque la migration Apple Silicon assistée, l'aperçu des release notes GitHub en direct dans l'app, et un tableau de bord "santé du système" avec un score global. Je ne sais pas si ça vous sera utile mais ça coute moins de 10 balles pour une licence à vie, ce qui se fait de plus en plus rare maintenant.
Notez que Taphouse n'est pas open source malgré le repo GitHub qui n'héberge que les rapports de bug. Maintenant entre une app gratuite et Taphouse Pro à 9,99 €, ça dépend de ce que vous cherchez.
Applite
couvre 80% du besoin si vous n'installez que des casks (pas les formules), et de son côté,
Cork
est open-source et gratuit mais le binaire pré-compilé est payant.
Y'a aussi Cakebrew qui est encore dispo mais le projet ne semble plus maintenu. Ce qui est surtout cool avec Taphouse c'est le CVE scanning et cette migration Apple Silicon assistée dont je vous parlais.
Si vous voulez l'installer, ça peut se faire via Homebrew lui-même avec brew install --cask taphouse. Sinon, téléchargement direct sur le
site officiel
.
Bref, si vous gérez votre Mac avec Homebrew et que vous en avez marre du terminal, Taphouse mérite un petit coup d'œil.
Depuis 2021, Apple colle une encoche en haut des écrans de MacBook et n'en fait à peu près rien. C'est juste une zone sombre pour cacher la caméra et qui mange la barre des menus.
Heureusement, l'équipe TheBoredTeam a décidé que ça suffisait et vient de sortir
boring.notch
, une app gratuite et open source qui transforme ce trou noir en un vrai centre de contrôle dynamique, dans l'esprit de la Dynamic Island de l'iPhone.
Et ensuite, suffit de poser le curseur sur l'encoche, elle se déploie, et vous tombez sur les contrôles de votre musique avec un visualiseur animé, une zone où glisser-déposer vos fichiers, un affichage pour le volume et luminosité entièrement refait, l'indicateur de batterie et même votre prochain rendez-vous Tinder dans votre agenda.
La zone pour les fichiers est la fonction que je trouve la plus pratique car vous balancez un fichier et il reste là, accessible, à tout moment. Vous pouvez alors le ré-attraper depuis n'importe quelle fenêtre, façon presse-papier physique. La fonctionnalité est inspirée du projet
DropNotch
et reprend même un comportement type AirDrop. C'est pratique par exemple pour trimballer un screenshot d'une app à l'autre sans le perdre dans tout le bazar que vous avez sur votre Bureau (mon Bureau ressemblant à un champ de bataille, je valide).
L'app joue donc dans la même cour que NotchNook, l'app d'encoche la plus connue sauf que NotchNook, ça coute 25 dollars de licence ou 3 dollars par mois en abonnement. Boring Notch, lui, est gratuit et sous licence libre.
Notez que l'équipe n'a pas encore de compte développeur Apple, du coup, au premier lancement, macOS va gueuler que l'app vient d'un développeur non identifié. Si vous passez par Homebrew, le souci est réglé automatiquement mais sinon, après avoir déposé l'app dans Applications, une seule commande dans le Terminal lèvera le blocage de Gatekeeper.
Vous pouvez aussi passer par
Sentinel
si vous n'êtes pas à l'aise avec le terminal.
Dans le genre petit utilitaire macOS qu'on installe et qu'on ne lâche plus, ça rejoint des trucs comme
Lolgato
pour dompter ses Elgato ou
DeskPad
et son écran virtuel. Et le projet ne compte pas s'arrêter là puisque la roadmap annonce l'intégration des rappels, une fonction miroir pour vérifier sa tête en visio, le contrôle gestuel personnalisable, des widgets d'écran verrouillé, la météo et carrément un système d'extensions. Bref, cette encoche qui rime avec moche pourrait devenir un hub central du Mac à l'avenir.
Et il est également très probable qu'Apple s'empare de l'idée pour da prochaine release majeure de macOS, qui sait ?
Si comme moi, vous bloguez encore à l'ancienne, c'est à dire depuis l'interface web de WordPress.com, sachez qu'Automattic vient de balancer une app pour Mac qui s'est donné pour mission de vraiment bousculer votre façon d'écrire.
WordPress Workspace
est donc un éditeur de site, un agent IA, un outil de prise de note... Bref, un outil fourre-tout qui est en réalité un agent IA branché sur votre contenu et capable aussi d'uploader des médias vers la médiathèque de votre site. Ça se présente donc comme un chat auquel on peut demander tout et n'importe quoi, du style "Voici mon article [TEXTE]. Publie le" ou encore "J'ai la flemme, écris moi un article sur ça : [SUJET]".
Vous pouvez aussi l'utiliser pour interroger votre site web, corriger des trucs, mettre à jour des articles...etc.
Le DMG se télécharge en direct depuis le
GitHub d'Automattic
, et c'est entièrement gratuit avec n'importe quel plan WordPress.com durant la bêta. Et ça fonctionne aussi avec les sites auto-hébergés comme le mien, pour peu que vous l'ayez lié avec Jetpack.
Ce qui est cool avec cet outil c'est surtout que c'est un agent qui connaît déjà votre site WordPress, son contenu, ses médias, ses guidelines et les permissions liées à votre compte. Donc ça va vite...
Au menu des fonctionnalités, vous aurez de la dictée vocale qui s'alignera sur le ton du site, l'envoi de captures d'écran que vous balancez directement dans l'outil, et un raccourci clavier global qui invoque l'agent depuis n'importe quelle app Mac où vous écrivez, même hors WordPress.
Côté multi-sites, vous pouvez aussi naviguer entre plusieurs sites, où chacun devient son propre workspace avec ses propres réglages et ses propres "guidelines" comme on dit, déjà mémorisées.
Sur la roadmap, Automattic prépare une fonctionnalité Guidelines dans le cœur de WordPress, plus des Memories (apprentissage continu de l'agent), des Skills (capacités partageables en équipe) et des Artifacts (stockage de contenu en cours). L'objectif est donc plutôt clair : Ils veulent transformer WordPress en couche de contexte permanente pour les outils IA, et plus simplement en CMS où on dépose des articles.
Donc à tester si vous publiez régulièrement sur WordPress.
Apple prévoirait d'intégrer à iOS 27 des fonctions d'annulation et de rétablissement pour la gestion de l'écran d'accueil, tout en mettant l'accent sur la stabilité du système et l'autonomie de la batterie.
De nombreuses fois je vous ai expliqué comment faire un Hackintosh ou encore comment installer macOS sur un PC avec VMware. Malheureusement ce n’est pas toujours possible et certain d’entres-vous veulent surtout le design de macOS. Aujourd’hui on va faire un exercice un peu particulier puisque je vais vous montrer une méthode pour personnaliser Windows …