On connaissait l'A400M comme avion de transport et de logistique. Il sera bientôt un aéronef beaucoup plus offensif, grâce à un module amovible permettant de larguer des dizaines de drones et de missiles de croisière en plein vol.
5 euros. C'est le prix du tracker Bluetooth qu'un journaliste néerlandais a caché dans une carte postale et envoyé à une frégate de la marine royale des Pays-Bas. Le navire, le HNLMS Evertsen, est un bâtiment de défense antiaérienne affecté à la protection du porte-avions français Charles de Gaulle en Méditerranée. Sa valeur est estimée à 585 millions de dollars.
Le journaliste, de la chaîne régionale Omroep Gelderland, a simplement utilisé le système postal officiel que le ministère de la Défense néerlandais met à disposition pour envoyer du courrier aux soldats et marins en mission.
Les instructions sont publiques, détaillées, et librement accessibles en ligne. Les cartes postales et enveloppes ne sont pas passées aux rayons X, contrairement aux colis. Du coup, le tracker est arrivé à bord sans être détecté.
Le tracker a fonctionné pendant environ 24 heures. Il a montré le navire quittant le port d'Héraklion en Crète, naviguant d'abord vers l'ouest le long de la côte, puis bifurquant vers l'est en direction de Chypre. Pour un groupe aéronaval en mission, la position d'un navire d'escorte est une information opérationnelle sensible, et un adversaire qui sait où se trouve l'Evertsen peut en déduire la zone probable du porte-avions Charles de Gaulle.
Le ministère de la Défense a réagi en interdisant les cartes de voeux contenant des piles dans le courrier militaire, forcément. C'est la réponse directe au test bien sûr, mais bon, l'info qui gêne le plus c'est que le système de courrier militaire néerlandais ne filtre pas le contenu des enveloppes classiques, c'est un peu étonnant.
Bref, seulement 5 euros de matériel et un timbre ont suffi à localiser un navire de guerre en pleine mission. Le rapport coût-efficacité est quand même étonnant.
Auditionné à l'Assemblée nationale, le général Jérôme Bellanger, chef d'état-major de l'armée de l'Air et de l'Espace, a livré un constat sans appel : l'orbite terrestre est devenue un champ de bataille. Face à une arsenalisation de l'espace jugée inexorable, la France muscle sa riposte capacitaire.
Dans l'oblast de Donetsk, un hélicoptère d'attaque russe Ka-52 a été contraint de se poser en urgence par un drone FPV à fibre optique, avant que son équipage ne soit neutralisé au sol. Une séquence publiée par l'armée ukrainienne le 20 mars 2026.
Le 19 mars 2026, Le Monde est parvenu à localiser un officier de la marine nationale en footing sur le pont du Charles-de-Gaulle. Une activité sportive qui a involontairement révélé la position du porte-avions en Méditerranée via l'application Strava. Une faille de confidentialité simple, connue, et pourtant toujours pas systématiquement corrigée côté utilisateurs militaires.
En pleine guerre ouverte avec l'administration Trump et le Pentagone, Anthropic lance un nouvel organisme de recherche tourné vers le grand public. L'ambition affichée : préparer la société aux bouleversements que l'IA va provoquer.
Bannie des agences fédérales fin février 2026, l'intelligence artificielle d'Anthropic s’avère décisive en pleine guerre contre l’Iran. Dario Amodei, le PDG de l’entreprise, tente donc de conclure un nouvel accord avec le Pentagone pour éviter l’exclusion durable.
La nuit du 27 au 28 février 2026 aura été agitée de l'autre côté de l'Atlantique. Donald Trump a ordonné l'exclusion immédiate d'Anthropic de toutes les agences fédérales américaines, après le refus de l'entreprise de lever ses restrictions éthiques sur l'usage militaire de son IA. Un contrat aussitôt récupéré par OpenAI, qui affirme pourtant avoir obtenu du Pentagone les mêmes garanties qu'Anthropic réclamait.
Le Pentagone et la société Anthropic renégocient l’accès au chatbot Claude sur les réseaux classifiés de l’armée, alors que le ministère américain de la Défense presse les acteurs de l'intelligence artificielle d’assouplir leurs garde-fous.
La Pologne considère que les véhicules chinois représentent un risque pour la sécurité des données de ses sites militaires. Ce n’est pas un cas isolé : d’autres pays ont déjà pris des mesures similaires, cristallisant une nouvelle fracture entre technologie et sécurité.
La découverte de terminaux Starlink à bord de drones russes a déclenché une poussée de fièvre sur X. Si l'invective d'Elon Musk envers le ministre polonais des Affaires étrangères a choqué par sa violence, elle révèle surtout une fracture. La Pologne en a assez de voir que le réseau Internet de SpaceX est aussi utilisé par la Russie.
Le 16 janvier 2026, la Royal Navy a annoncé la réussite du premier vol de Proteus, un drone autonome de la taille et de la forme d’un hélicoptère conçu pour opérer depuis des navires en soutien de diverses missions, notamment la recherche de sous-marins hostiles.