OpenRSAT est une alternative aux outils d'administration à distance de Microsoft (RSAT), compatible Windows, Linux et Mac, pour administrer l'AD, le DNS, etc.
Jusqu’à présent, pour activer les fonctionnalités expérimentales ou cachées de Windows 11, il fallait obligatoirement passer par ViVeTool, un outil en ligne de commande peu accessible pour une grande partie des utilisateurs. Et surtout, il fallait obligatoirement connaître l’identifiant associé à chaque fonctionnalité — une information souvent difficile à trouver, généralement partagée par des Insiders … Lire la suite
Depuis plusieurs années, Microsoft fait évoluer en profondeur le modèle des applications sur Windows. Avec Windows 11, une tendance devient de plus en plus visible : les applications natives laissent progressivement place à des applications web intégrées.
Derrière ce changement, se cache une stratégie technique et commerciale initiée depuis Windows 8, mais qui s’accélère aujourd’hui avec l’utilisation massive de WebView2.
De Windows 8 à Windows 11 : une évolution marquée par des changements de stratégie
L’évolution des applications Windows ne repose pas uniquement sur des choix techniques. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de Microsoft visant à rapprocher le système d’exploitation de ses services en ligne.
Avec Windows 8, Microsoft introduit les applications modernes (Metro), qui évolueront ensuite vers la plateforme UWP (Universal Windows Platform) avec Windows 10. A lire sur le sujet :
De plus, Windows 10, puis Windows 11, le compte Microsoft devient progressivement central :
synchronisation des paramètres et des données
intégration de services comme OneDrive, Outlook ou Microsoft Store
accès simplifié aux applications et contenus
Cette approche permet à Microsoft de construire un écosystème connecté, où les applications ne sont plus uniquement locales, mais de plus en plus liées au cloud.
Dans ce contexte, le recours aux technologies web et aux applications connectées devient une évolution naturelle.
Le basculement ne date pas d’hier.
L’objectif était alors clair :
proposer un modèle unifié entre PC, tablette et mobile
centraliser les applications via le Microsoft Store
encourager l’usage du compte Microsoft
moderniser l’écosystème face à iOS et Android
Mais cette stratégie ne s’est jamais imposée face aux applications classiques Win32, toujours largement utilisées.
Les différents frameworks d’applications sur Windows (WPF, UWP, WinUI, Web…)
Au fil des années, Microsoft a introduit plusieurs frameworks pour le développement d’applications Windows. Cette évolution explique en grande partie la situation actuelle, où plusieurs technologies coexistent.
Voici un résumé des principales technologies utilisées sur Windows 10 et Windows 11 :
Framework
Période
Technologie
Objectif
Statut actuel
WPF (Windows Presentation Foundation)
2006 → aujourd’hui
.NET, XAML
Applications desktop modernes
Toujours utilisé, surtout en entreprise
Silverlight
2007 → 2021
Plugin web (type Flash)
Applications web riches
Abandonné
Win32
Historique
API Windows classiques
Applications desktop complètes
Toujours dominant
UWP (Universal Windows Platform)
Windows 10
XAML, sandbox
Apps universelles (PC, mobile, Xbox)
Déclin progressif
WinUI 3
Windows 11
XAML, moderne
Successeur de UWP
Adoption encore limitée
Electron
2013 → aujourd’hui
Chromium + Node.js
Apps web desktop multiplateformes
Très utilisé (Discord, VS Code)
WebView2
Windows 10/11
Chromium (Edge)
Intégrer du web dans des apps Windows
En forte croissance
WebView2 vs Electron : deux approches du web sur Windows
Toutes les applications web sur Windows ne reposent pas sur la même architecture. Deux approches principales coexistent aujourd’hui : Electron et WebView2.
Electron est une technologie développée par GitHub (désormais propriété de Microsoft), qui repose sur le moteur Chromium et Node.js pour exécuter des applications web comme des logiciels desktop. Concrètement, chaque logiciel basé sur Electron contient sa propre version du moteur web. Cela le rend totalement autonome, mais aussi plus lourd, car chaque application duplique les mêmes composants. C’est notamment le cas de logiciels populaires comme Discord ou Visual Studio Code.
À l’inverse, WebView2 repose sur une approche plus intégrée. Plutôt que d’embarquer son propre moteur, une application utilise celui déjà présent dans Windows, à savoir le moteur Chromium de Microsoft Edge. Cela permet de réduire la taille des applications et de mutualiser les ressources entre plusieurs logiciels.
Cette différence a des conséquences directes sur les performances et le fonctionnement. Les applications Electron ont tendance à consommer davantage de mémoire et de ressources, car chaque instance fonctionne de manière indépendante. WebView2, en revanche, s’appuie sur un composant système partagé, ce qui le rend généralement plus léger, mais aussi dépendant de l’environnement Windows et des mises à jour du navigateur Edge.
En résumé, Electron privilégie l’indépendance et la portabilité, tandis que WebView2 mise sur l’intégration et l’optimisation dans l’écosystème Windows.
Des technologies mises en avant puis abandonnées
Chaque fois, ces technologies ont été mises en avant… avant d’être progressivement délaissées ou remplacées.
Cette multiplication de frameworks pose un problème majeur :
difficile de choisir la bonne technologie
risque d’obsolescence rapide
manque de vision claire sur le long terme
C’est ce contexte qui explique en partie pourquoi les applications web deviennent une solution de repli fiable pour de nombreux développeurs. Ce manque de continuité a profondément marqué les développeurs.
Aujourd’hui, beaucoup considèrent que les technologies poussées par Microsoft peuvent évoluer rapidement, voire être abandonnées, ce qui rend les investissements risqués sur le long terme.
Résultat : Windows se retrouve avec une multitude de frameworks qui coexistent, sans véritable direction claire sur celui à privilégier.
Une incertitude qui favorise le retour au web
Dans ce contexte, le succès des applications web devient plus compréhensible.
Pour de nombreux développeurs, le web représente :
une plateforme stable
indépendante des choix stratégiques de Microsoft
compatible avec tous les systèmes
Les applications WebView2 apparaissent alors comme une solution pragmatique :
elles permettent d’éviter les changements fréquents de frameworks
elles reposent sur des technologies pérennes
elles offrent une compatibilité maximale
Ce choix n’est donc pas uniquement technique, mais aussi stratégique.
Cependant, Microsoft semble en avoir conscience.
L’entreprise travaille désormais sur de nouvelles applications entièrement natives pour Windows 11, ce qui pourrait marquer un rééquilibrage entre web et natif dans les années à venir.
Windows 11 marque un tournant vers les applications web
Avec Windows 11, une nouvelle évolution se confirme : le passage progressif vers des applications web encapsulées.
Contrairement aux versions précédentes, où les applications natives dominaient encore largement, Microsoft intègre désormais de plus en plus de composants basés sur des technologies web directement dans le système.
Ce changement est particulièrement visible dans plusieurs applications et fonctionnalités clés de Windows 11 :
Outlook (nouvelle version) : entièrement basé sur une interface web via WebView2
Microsoft Teams : version grand public reposant en grande partie sur des technologies web
Widgets Windows : affichage de contenu web dynamique (actualités, météo, etc.)
Copilot : interface entièrement web connectée aux services cloud
Microsoft Store : certaines parties utilisent des composants web
Paramètres Windows : certaines pages et modules reposent sur des éléments web
des applications tierces comme Zoom, WhatsApps, Discord, etc
Ces applications ne sont plus entièrement natives : elles reposent sur un moteur web intégré, tout en conservant une intégration avec Windows.
Par exemple, le nouveau Outlook fonctionne comme une application web encapsulée, avec plusieurs processus WebView2 visibles dans le gestionnaire des tâches, ce qui illustre clairement cette évolution .
Ce modèle permet à Microsoft de proposer :
des mises à jour plus rapides et fréquentes
une synchronisation directe avec les services en ligne
une expérience homogène entre Windows, le web et les autres plateformes
Ci-dessous, le gestionnaire de tâches avec le gestionnaire WebView2 en sous-processus d’Outlook.
WebView2 : la brique centrale de cette transformation
Au cœur de cette évolution, on retrouve Microsoft Edge WebView2, un composant clé de Windows 11.
WebView2 permet d’intégrer directement du contenu web (HTML, CSS, JavaScript) dans une application Windows native
Concrètement :
une application peut afficher une interface web
tout en conservant un accès aux fonctions du système
via le moteur Chromium de Microsoft Edge
Ce modèle hybride est aujourd’hui largement utilisé car :
il simplifie le développement
il permet de mutualiser le code entre web et desktop
il accélère les mises à jour
il assure une expérience similaire sur toutes les plateformes
WebView2 est un composant de Microsoft qui permet d’intégrer du contenu web (HTML, CSS, JavaScript) dans une application Windows en utilisant le moteur Chromium de Microsoft Edge.
Win32 vs UWP vs Web apps (WebView2) : quelles différences ?
Aujourd’hui, Windows 11 repose sur plusieurs modèles applicatifs qui coexistent. Voici un comparatif pour mieux comprendre leurs différences.
Type d’application
Technologie
Avantages
Inconvénients
Exemples
Win32 (classique)
C++, .NET, API Windows historiques
Très performantes Accès complet au système Grande compatibilité
Développement plus complexe UI parfois vieillissante
Notepad++, VLC, Photoshop
UWP / WinUI
Plateforme moderne Microsoft
Sécurité renforcée Intégration avec Windows Distribution via Store
Limitées en fonctionnalités Peu adoptées par les développeurs
Ancienne app Mail, Calculatrice
Web apps (WebView2)
HTML, CSS, JavaScript + Chromium
Développement rapide Code multiplateforme Mises à jour faciles
Consommation mémoire plus élevée Moins performantes Moins “natives”
Outlook (nouveau), Teams, Widgets
Pourquoi Microsoft privilégie les web apps
Selon les analyses de développeurs et les informations relayées récemment, ce choix est avant tout pragmatique.
Les applications web présentent plusieurs avantages :
développement plus rapide (un seul code pour plusieurs plateformes)
maintenance simplifiée
déploiement continu (mises à jour côté serveur)
cohérence entre Windows, web et mobile
WebView2 agit ici comme un pont entre le monde du web et celui du desktop.
Une fois une partie de l’application convertie en web, il devient souvent plus simple de continuer dans cette direction plutôt que de revenir au natif.
Pourquoi Microsoft délaisse UWP au profit des applications web
Malgré les ambitions initiales de Microsoft avec UWP, cette technologie est progressivement mise de côté au profit des applications web via WebView2.
Voici les principales raisons de ce basculement :
Facteur
UWP / WinUI
Web apps (WebView2)
Adoption développeurs
Faible adoption en dehors de Microsoft
Très forte adoption (technologies web universelles)
Complexité de développement
APIs spécifiques à Windows
Technologies standard (HTML, JS, CSS)
Portabilité
Limitée à Windows
Multiplateforme (Windows, web, mobile)
Maintenance
Code spécifique à maintenir
Code unique partagé
Mises à jour
Dépend du Store ou Windows Update
Déploiement rapide côté serveur
Écosystème
Dépend de Microsoft
Écosystème web mondial
Flexibilité
Cadre assez rigide
Très flexible et évolutif
Les points importants :
UWP n’a jamais réussi à s’imposer face au Win32
Les développeurs préfèrent massivement le web
WebView2 permet à Microsoft de suivre cette tendance
Le web devient la base commune entre toutes les plateformes
Si cette approche présente de nombreux avantages pour Microsoft et les développeurs, elle n’est pas sans conséquences pour les utilisateurs.
Les limites : performances et expérience utilisateur
Cependant, cette approche basée sur WebView2 n’est pas sans conséquences pour les utilisateurs.
Les applications reposant sur un moteur web (Chromium) introduisent plusieurs limites, notamment en termes de performances et d’intégration.
Sur le plan technique, cela se traduit par :
une consommation mémoire plus élevée (chaque instance WebView2 lance plusieurs processus)
des performances parfois inférieures aux applications natives
une utilisation accrue du CPU, notamment sur les interfaces dynamiques
Dans la pratique, ces différences sont visibles au quotidien.
Certains utilisateurs constatent que :
les applications comme Outlook ou Teams mettent plus de temps à se lancer
plusieurs processus WebView2 apparaissent dans le gestionnaire des tâches
la consommation de RAM augmente rapidement, même pour des tâches simples
l’interface peut sembler moins fluide ou réactive
L’intégration avec Windows est également parfois moins cohérente.
Contrairement aux applications natives :
certains éléments d’interface ne respectent pas totalement le style Windows
les menus contextuels ou animations peuvent être différents
certaines fonctionnalités système sont moins bien intégrées
Enfin, ces applications dépendent souvent davantage d’une connexion Internet.
Même si certaines fonctionnalités restent accessibles hors ligne, une partie importante de l’expérience repose sur :
des contenus web
des API distantes
des services cloud
Cela peut poser problème en cas de connexion instable ou limitée.
En résumé, si les applications WebView2 offrent une grande flexibilité pour Microsoft et les développeurs, elles introduisent aussi des compromis visibles pour les utilisateurs, notamment sur les performances et l’expérience globale.
Un paradoxe : Microsoft veut revenir au natif
Fait intéressant, cette évolution pourrait déjà atteindre ses limites.
Microsoft travaille actuellement sur une nouvelle approche visant à revenir vers des applications 100 % natives dans certains cas.
Cette initiative viserait à :
améliorer les performances
rendre l’interface plus cohérente
réduire l’empreinte mémoire
Ce qui montre que le modèle “tout web” n’est pas forcément une solution idéale à long terme.
Une transition encore en cours
Aujourd’hui, Windows 11 se retrouve dans une situation hybride :
applications Win32 historiques
applications UWP / WinUI en déclin
applications web via WebView2
Cette coexistence rend l’écosystème :
plus flexible
mais aussi plus complexe et parfois incohérent
une dépendance plus importante à Chromium
Certains observateurs parlent même d’une stratégie fragmentée, avec plusieurs technologies qui coexistent sans véritable remplacement clair.
Une dépendance croissante à Chromium : un enjeu stratégique
Le développement des applications web sur Windows repose largement sur Chromium, le moteur open source à l’origine de Google Chrome.
Ce choix technique présente de nombreux avantages, mais il soulève aussi une question importante : celle de la dépendance à un écosystème largement influencé par Google.
En effet, si Chromium est un projet open source, Google en reste le principal contributeur et pilote une grande partie de son évolution. Les technologies web, les APIs disponibles et certaines orientations techniques sont souvent définies ou influencées par les décisions prises autour du moteur Chromium.
Or, WebView2 repose directement sur Microsoft Edge, lui-même basé sur Chromium. De même, de nombreuses applications desktop utilisent Electron, qui embarque également ce moteur.
Cela signifie qu’une partie croissante de l’écosystème applicatif Windows dépend indirectement des évolutions de Chromium.
Concrètement, cela n’implique pas un contrôle direct de Google sur Windows ou sur les applications. Mais les choix techniques effectués autour du web — par exemple l’introduction ou la suppression de certaines fonctionnalités — peuvent avoir un impact sur les applications qui reposent sur ces technologies.
Dans un contexte de concurrence entre Microsoft et Google, notamment autour du cloud et de l’intelligence artificielle, cette dépendance pose une question stratégique : celle de la capacité de Microsoft à garder le contrôle sur son propre écosystème logiciel, alors qu’une partie de ses applications repose sur des standards largement définis par un acteur concurrent.
Conclusion
L’évolution des applications Windows reflète une transformation plus large de l’informatique : le web devient la plateforme dominante.
Avec WebView2, Microsoft rapproche Windows du modèle des applications web universelles, au prix de compromis sur les performances et l’intégration. Windows 11 n’est plus seulement un système d’exploitation desktop : il devient progressivement une plateforme hybride, où le web prend une place centrale dans l’expérience utilisateur.
Mais face aux critiques et aux limites observées, l’éditeur semble désormais chercher un nouvel équilibre entre :
rapidité de développement (web)
et qualité d’expérience (natif)
Les prochaines versions de Windows 11 pourraient bien marquer un tournant dans cette stratégie.
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Le déploiement des nouveaux certificats Secure Boot 2023 sur Windows 11 provoque des dysfonctionnements sur certains PC, en particulier les machines plus anciennes.
Ce problème met en lumière un sujet bien plus large : les limites et incohérences des firmwares UEFI selon les constructeurs, qui compliquent fortement la transition vers les nouveaux standards de sécurité.
Alors que Microsoft prépare le remplacement des certificats de 2011, cette mise à jour censée renforcer la sécurité du démarrage révèle des failles structurelles dans l’écosystème matériel.
Dans cet article, nous faisons le point sur les causes de ces échecs, les PC concernés et les solutions possibles pour corriger le problème.
Une mise à jour de sécurité critique… mais instable
Secure Boot est une fonctionnalité essentielle de Windows 11 qui permet de vérifier l’intégrité du système dès le démarrage.
Elle repose sur une chaîne de confiance basée sur plusieurs éléments :
des clés cryptographiques stockées dans le firmware
une base de signatures autorisées (DB)
une liste de révocation (DBX)
des certificats Microsoft permettant de valider le bootloader
Avec la mise à jour CA-2023, Microsoft cherche à révoquer d’anciens composants jugés vulnérables et à introduire de nouveaux certificats plus sécurisés.
Mais en pratique, cette transition ne se passe pas comme prévu.
De nombreux utilisateurs rencontrent :
des erreurs lors de l’application des mises à jour Secure Boot
des messages d’alerte au démarrage
des systèmes incapables de démarrer correctement
des états incohérents de Secure Boot
Un problème qui dépasse Windows : le firmware en cause
Contrairement aux mises à jour classiques de Windows, ce problème ne vient pas uniquement du système d’exploitation.
Il met en cause l’ensemble de la chaîne matérielle.
Les causes identifiées incluent :
firmwares UEFI obsolètes ou mal implémentés
gestion incohérente des bases DB / DBX
pipelines de mise à jour défaillants
clés de sécurité incomplètes ou incorrectes
implémentations non standard selon les constructeurs
Résultat : deux PC identiques sous Windows 11 peuvent réagir totalement différemment face à la même mise à jour.
Certains systèmes appliquent correctement les certificats, tandis que d’autres :
ignorent les mises à jour
se retrouvent dans un état partiellement sécurisé
ou deviennent instables voire non bootables
Une transition obligatoire avant 2026
Ce problème intervient dans un contexte critique.
Les anciens certificats Secure Boot (2011) doivent être progressivement abandonnés, notamment en 2026.
Microsoft impose donc :
l’intégration des certificats CA-2023
la révocation des anciens bootloaders vulnérables
une mise à jour des bases de sécurité dans le firmware
Sans cette transition, les systèmes risquent :
une sécurité dégradée
une incompatibilité avec les futures mises à jour
voire des blocages de démarrage à terme
Des comportements très variables selon les constructeurs
L’un des points les plus problématiques est le manque d’uniformité.
Selon les retours :
certains PC Lenovo ou Dell appliquent les mises à jour sans problème
certaines cartes mères ASUS ou MSI nécessitent des manipulations spécifiques
d’autres configurations, notamment sur des PC assemblés, rencontrent des échecs persistants
Dans certains cas, les utilisateurs doivent :
réinitialiser les clés Secure Boot
réinstaller les certificats manuellement
mettre à jour le BIOS/UEFI
ou reconstruire le bootloader Windows
Ces manipulations, parfois complexes, montrent que Secure Boot reste encore loin d’être totalement transparent pour l’utilisateur.
Problèmes Secure Boot 2023 selon les constructeurs
Un écosystème encore trop fragmenté
Ce que révèle cette situation, c’est un problème structurel.
Secure Boot fonctionne parfaitement en théorie, mais dépend fortement de l’implémentation des fabricants.
Aujourd’hui :
les interfaces UEFI sont différentes selon les marques
la terminologie varie d’un constructeur à l’autre
les outils de diagnostic sont limités côté Windows
les procédures de mise à jour ne sont pas standardisées
Ce manque d’harmonisation complique fortement la gestion des incidents.
Problème de déploiement du Secure Boot 2023 par constructeur de PC
Le déploiement des certificats Secure Boot 2023 n’a pas échoué de manière uniforme. Selon le constructeur ou la carte mère, les comportements peuvent être très différents, ce qui complique fortement le diagnostic.
Voici un résumé des problèmes observés selon les principaux fabricants :
Constructeur / type de PC
Problèmes rencontrés
Particularités
ASUS
Échec d’application des mises à jour DBX
Nécessite parfois de désactiver Secure Boot pour appliquer une mise à jour, ce qui est paradoxal
MSI
Gestion incohérente des bases Secure Boot
Firmware qui ignore certaines mises à jour ou revient aux clés d’usine
ASRock
Mise à jour souvent manuelle nécessaire
Obligation de réinitialiser les clés, réimporter les certificats ou intervenir dans l’UEFI
PC assemblés (DIY)
Problèmes fréquents et imprévisibles
Dépend fortement du BIOS, de sa version et de la compatibilité matérielle
OEM (Lenovo, Dell…)
Globalement plus stables
Implémentation plus homogène et mieux testée dans la majorité des cas
Ces différences s’expliquent par un problème structurel : chaque constructeur implémente Secure Boot à sa manière, avec des niveaux de qualité et de conformité très variables.
Dans certains cas, le firmware :
ignore les mises à jour de sécurité
applique partiellement les certificats
ou provoque des comportements incohérents (boot instable, erreurs TPM, etc.)
Comment vérifier si la mise à jour Secure Boot a échoué
Dans la plupart des cas, l’échec de la mise à jour des certificats Secure Boot ne provoque pas de message clair pour l’utilisateur. Il est donc nécessaire de vérifier manuellement si l’installation s’est correctement déroulée.
Vérifier l’échec d’installation dans Windows Update
Commencez par ouvrir Windows Update puis consultez l’historique des mises à jour :
Ouvrez Paramètres > Windows Update
Cliquez sur Historique des mises à jour
Si la mise à jour liée à Secure Boot échoue, vous pouvez voir apparaître :
un échec d’installation
un code d’erreur (parfois générique)
ou une tentative répétée sans succès
Ces mises à jour peuvent apparaître sous forme de mises à jour de sécurité ou de firmware.
Vérifier les erreurs dans l’Observateur d’événements
L’Observateur d’événements permet d’identifier plus précisément les problèmes liés à Secure Boot.
Faites un clic droit sur le menu Démarrer ou utilisez le raccourci clavier
+
X
un échec de mise à jour des bases de données Secure Boot (DB / DBX)
un problème de validation de certificat
ou un refus du firmware UEFI
Vérifier les certificats Secure Boot 2023 avec PowerShell
Windows permet également de vérifier l’état des bases Secure Boot via PowerShell.
Ouvrez PowerShell en tant qu’administrateur puis utilisez la commande suivante :
([System.Text.Encoding]::ASCII.GetString((Get-SecureBootUEFI db).bytes) -match ‘Windows UEFI CA 2023’)
True : cela signifie que le certificat Windows UEFI CA 2023 est déjà présent dans votre base de données Secure Boot. Votre système est prêt, même si l’Observateur d’événements affiche encore des messages de préparation ou d’observation.
Faux : cela signifie que votre appareil n’a pas encore reçu le certificat. Il ne s’agit pas d’une erreur et aucune action n’est requise. Votre PC attend simplement son tour dans le cadre du déploiement.
Pour aller plus loin, vous pouvez inspecter les bases de certificats :
Get-SecureBootUEFI -Name db Get-SecureBootUEFI -Name dbx
Ces commandes permettent de vérifier si les bases de signatures (autorisation et révocation) sont présentes et accessibles.
Sur certains systèmes, une absence de données ou une erreur d’accès peut indiquer un problème de mise à jour.
Vérifier le statut de la mise à jour Secure Boot (UEFI CA 2023) dans le registre Windows
Microsoft a introduit une clé de registre spécifique pour suivre l’état de déploiement des certificats Secure Boot 2023.
Cette clé permet de savoir si la mise à jour a été appliquée correctement.
Check_UEFI-CA2023.ps1 : analyse l’état des certificats et génère un rapport
Update_UEFI-CA2023.ps1 : permet d’appliquer certaines mises à jour manuellement
Check_DBXUpdate.bin.ps1 : vérifie la base de révocation (DBX)
Ces outils sont particulièrement utiles pour :
comprendre pourquoi une mise à jour échoue
vérifier si le système est conforme aux certificats 2023
identifier les actions à effectuer
Cependant, ils restent destinés à un public averti :
manipulation en PowerShell
interprétation des résultats techniques
accès à des paramètres firmware sensibles
Ils ne remplacent pas les mises à jour officielles Windows ou BIOS, mais constituent un excellent outil de diagnostic avancé.
Vérifier la compatibilité matérielle
Dans certains cas, le problème ne peut pas être corrigé uniquement côté Windows.
Si le firmware est trop ancien ou mal implémenté :
certaines mises à jour peuvent échouer définitivement
ou nécessiter une intervention du constructeur
Il est alors recommandé de consulter :
le site du fabricant de la carte mère ou du PC
les mises à jour BIOS disponibles
les notes de compatibilité Secure Boot
Un signal d’alerte pour Microsoft et les OEM
Cet incident met en évidence une réalité importante : la sécurité de Windows ne dépend pas uniquement du logiciel.
Elle repose aussi sur :
la qualité du firmware
la rigueur des constructeurs
la cohérence des standards UEFI
Microsoft devra probablement :
renforcer les exigences de certification matériel
améliorer les outils de diagnostic
mieux accompagner les utilisateurs
Conclusion
La transition vers les certificats Secure Boot 2023 est indispensable pour renforcer la sécurité de Windows 11.
Mais elle révèle aussi les limites actuelles de l’écosystème PC, où chaque constructeur implémente différemment des mécanismes pourtant critiques.
Ce problème dépasse largement une simple mise à jour : il met en lumière un défi majeur pour les années à venir, à l’approche de la fin des anciens certificats en 2026.
Entre sécurité renforcée et complexité technique, Secure Boot n’a jamais été aussi important… ni aussi délicat à gérer.