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À partir d’avant-hierTech Généraliste

OneDrive Photos - Ce que vous pouvez vraiment virer aujourd'hui

Par : Korben ✨
12 août 2026 à 12:35

Vous rentrez de soirée à moitié bourré, vous ouvrez Paramètres, Applications, Applications installées, et vous cherchez OneDrive Photos pour le virer... Mais il n'y est pas ! Rassurez-vous, ce n'est pas à cause des effets de l'alcool car l'application est pourtant bien sur la machine, avec son icône moche dans le menu Démarrer et son interface photo qui s'ouvre très bien quand on clique dessus... ALORS POURQUOI NE PEUT ON PAS VIRER CETTE COCHONNERIE ???

Hé bien Microsoft a reconnu avoir distribué cette nouvelle interface "photo" plus largement que prévu sur Windows 11 sans anticiper que des gens auraient envie de le virer. Le déploiement était involontaire, mais le résultat est quand même arrivé sur votre disque et vu la réputation de OneDrive côté dark patterns , l'envie de nettoyer tout de suite se comprend...

Mais rassurez-vous, je vais vous aider !

Étape 1 - Trouver ce qui est réellement installé

OneDrive Photos n'est pas une application séparée, c'est le binaire OneDrive.App.exe livré à l'intérieur du client de synchronisation OneDrive.

Voilà pourquoi Windows ne lui donne aucune entrée de désinstallation.

Son emplacement dépend en réalité du mode d'installation du client. En installation par utilisateur, il atterrit dans votre profil. En installation pour toute la machine, il va dans Program Files. Cette commande ci-dessous teste donc les deux et affiche la version trouvée.

Get-ChildItem "$env:LOCALAPPDATA\Microsoft\OneDrive","$env:ProgramFiles\Microsoft OneDrive","${env:ProgramFiles(x86)}\Microsoft OneDrive" -Filter OneDrive.App.exe -ErrorAction SilentlyContinue | Select-Object FullName,@{n='Version';e={$_.VersionInfo.FileVersion}}

Étape 2 - Supprimer les raccourcis

Ce que Windows vous laisse supprimer facilement par contre, ce sont les raccourcis. Ils se posent au niveau de la machine et dans votre profil, donc menu Démarrer et bureau. Par contre, ouvrez PowerShell en administrateur sinon, vous ne pourrez pas les virer.

"$env:ProgramData\Microsoft\Windows\Start Menu\Programs","$env:APPDATA\Microsoft\Windows\Start Menu\Programs","$env:PUBLIC\Desktop","$env:USERPROFILE\Desktop" | ForEach-Object { Get-ChildItem $_ -Filter "OneDrive Photos.lnk" -ErrorAction SilentlyContinue } | Remove-Item -Verbose

Le script affiche alors chaque raccourci retiré. Tapez ensuite "OneDrive Photos" dans le menu Démarrer, et vous verrez plus rien ne remonte.

Pourquoi ça ne suffit pas ?

Mais vous l'avez compris, le binaire, lui, n'a pas bougé. Vous avez nettoyé le point d'entrée, mais pas désinstallé l'application. Un double-clic sur OneDrive.App.exe rouvrira l'interface photo comme avant, et une mise à jour du client peut très bien rétablir le raccourci...

Et non, il n'existe aucune clé de registre ni stratégie de groupe pour bloquer proprement cette application, même sur un parc géré. Pas d'interrupteur à débrancher comme avec RemoveWindowsAI face à Copilot . Les scripts qui circulent suppriment des .lnk, rien d'autre.

Alors comment on fait ? Hé bien on passe à l'étape 3 !

Étape 3 - Retirer OneDrive en entier

Car la seule suppression réelle aujourd'hui, c'est de désinstaller le client OneDrive en entier, ce qui n'a de sens que si vous ne vous en servez pas. Le dossier d'installation part avec, donc le binaire photo aussi. Avant de lancer quoi que ce soit, si vous utilisez les fichiers à la demande, faites donc un clic droit sur les dossiers qui comptent et cochez "Toujours conserver sur cet appareil".

winget uninstall --id Microsoft.OneDrive

Le même résultat s'obtient depuis Paramètres > Applications installées > Microsoft OneDrive > Désinstaller. La synchronisation locale s'arrête là, mais vos données restent en ligne et rien n'est supprimé côté Microsoft.

Pour vérifier le résultat, relancez alors la commande de l'étape 1. Plus aucun chemin affiché, le binaire a quitté les emplacements contrôlés. Si un chemin encore là, c'est qu'un client OneDrive traîne toujours, souvent dans un autre profil utilisateur.

Ensuite, pour revenir en arrière, il faudra réinstaller OneDrive depuis le site officiel de Microsoft. Mais si la synchro de vos fichiers revient, sachez que l'interface photo aussi. Les deux voyagent ensemble comme des bro incels soudés à la vie à la mort.

Alors que faire ?

Hé bien faudra attendre septembre..

Car oui, youpi, Microsoft annonce pour septembre 2026 un contrôle qui retirera OneDrive Photos seul, sans couper la synchronisation. Donc si vous tenez à OneDrive, attendre quelques semaines vous coûtera moins cher qu'une désinstallation complète.

Source

Wayland-Wheeltani - L'autoscroll qui survit au débranchement

Par : Korben ✨
12 août 2026 à 08:57

Lucas, lecteur de Korben.info, m'a écrit pour me montrer Wayland-Wheeltani , son outil qui ramène l'autoscroll au clic molette sous Wayland, et qu'il met à jour depuis ce printemps. C'est un peu dans l'air du temps de ce genre d'outils puisque fin juillet, je vous parlais déjà de midscroll , qui règle le même manque sous Linux. Wayland-Wheeltani vise le même geste, mais avec une idée nouvelle que l'autre n'a pas.

Le geste, donc... Vous le connaissez, on maintient le bouton du milieu, on éloigne la souris du point d'appui, et la page défile dans cette direction. Plus on s'éloigne, plus ça accélère et si on relâche, ça s'arrête net. Et si on repasse de l'autre côté du point de départ, hé bien le défilement s'inverse sur cet axe.

Toutefois, un mouvement minuscule ne déclenche rien, ce qui fait que sous le seuil, le clic molette reste un clic molette, collage de la sélection compris. Et comme le programme déchiffre les mouvements de la souris au niveau du noyau pour réémettre un genre de molette virtuelle, les applications au-dessus n'en savent rien. Pour elles, c'est juste une molette de souris ordinaire.

L'écart sur la méthode de fonctionnement avec Midscroll, c'est que Wayland-Wheeltani ne se lie pas à votre souris par son fichier dans /dev/input, dont le numéro bouge à chaque branchement, mais bien par son identifiant USB constructeur et produit. Le réglage survit ainsi aux redémarrages et aux changements de port, et le service la retrouve seul quand vous la rebranchez. C'est super si par exemple vous utilisez à certains moments un dock externe.

Le filtre par application, lui, existe des deux côtés, mais ne fonctionne pas dans le même sens. Midscroll démarre avec FreeCAD, OrcaSlicer et Minecraft déjà blacklistés alors qu'avec Wayland-Wheeltani, rien n'est filtré au départ, et vous pouvez exclure des applications ou n'en autoriser que quelques-unes grâce à une commande donnant l'identifiant précis de la fenêtre active. Hyprland, Sway et i3 sont ainsi supportés en direct, GNOME avec une extension fournie, KDE avec kdotool. Et l'autoscroll, lui, marche sur toute session Wayland.

Pour le reste, il faut une session Wayland, systemd en mode utilisateur et l'accès à /dev/uinput. L'installation dépose une règle udev visant votre souris, ce qui évite de faire tourner le service en root au quotidien.

Après la limite, vous la connaissez puisqu'elle est dans le nom : Wayland-Wheeltani ne couvre que Wayland, là où midscroll gère aussi X11. Donc si votre session est encore en X11, vous n'aurez pas le choix. Par contre, si elle est en Wayland et que vous passez votre temps à débrancher / rebrancher votre souris et qu'elle change de port sans cesse, c'est celui-ci qu'il vous faut.

Déjà - Il devine ce que vous allez taper dans le terminal

Par : Korben ✨
31 juillet 2026 à 10:04

L'humain est paresseux par nature, mais alors je ne vous raconte pas quand il s'agit de taper des lignes de commande... Mais bon, l'IA est arrivée dans nos vies et maintenant nous ne sommes plus que des gros sacs de viande et de graisse dont le cerveau se ramollit jour après jour. Donc, foutu pour foutu, autant y aller à fond et c'est pour cela qu'aujourd'hui, je vais vous parler de l'application Deja.

Deja est un outil de remplacement intelligent pour un autre outil dont je vous ai déjà parlé qui s'appelle ZSH Auto Suggestions qui va carrément deviner votre prochaine commande ZSH. C'est un truc qui fait donc de la prédiction de commande. Pour l'installer, vous pouvez passer par homebrew ou curl et hop, comme par magie, ce sera intégré directement à votre fichier .zshrc. Ensuite, vous rechargez votre terminal et c'est parti.

Deja remplace zsh-autosuggestions, le plugin de complétion dont dépend aussi zsh-copilot , donc il ne faut surtout pas garder les deux dans votre plugins=(). En effet, les deux réécrivent les mêmes widgets ZLE, et heureusement, quand deja détecte que l'autre est chargé, il affiche une ligne d'avertissement et se met en retrait plutôt que de coincer votre éditeur de ligne. Si vous gérez votre zsh avec Oh My Zsh ou zinit, il existe aussi une intégration dédiée pour chacun, et dans ce cas il faut enlever la ligne eval que l'installeur a ajoutée au .zshrc, sinon l'intégration est chargée deux fois.

Autre chose à savoir tout de suite, sinon vous allez chercher un moment : la suggestion s'accepte avec la flèche droite, pas avec Entrée (ça c'est pour envoyer la commande). Ensuite, Ctrl et flèche droite n'acceptent que le mot suivant, Tab ouvre la liste des alternatives classées sans quitter la ligne, et Ctrl+X coupe les suggestions pour toute la session.

Ça se base sur tout un tas de paramètres que je ne vais pas tous vous lister, mais en gros Deja est au courant du répertoire où vous êtes. Ensuite, si vous tapez des commandes mal fichues, il sera capable de vous en suggérer qui devraient correspondre à votre besoin. Et puis après, il y a l'historique et un score de fréquence ce qui fait que l'outil est vraiment hyper prédictif. Il n'y a pas d'IA derrière, c'est vraiment de l'algorithmie pure, mais ça rend bien des services. Surtout si vous tapez à peu près tout le temps les mêmes commandes au même moment, aux mêmes endroits.

Par exemple, l'outil retient que vous lancez make test après make build, et pondère la suggestion en conséquence. Les quatre signaux, correspondance floue, fréquence combinée à la récence avec une demi-vie d'une semaine, affinité avec le répertoire courant et probabilité d'enchaînement, sont fondus dans un score unique.

Le "flou", lui, se règle en trois crans selon l'écart toléré entre les lettres que vous tapez. Tight n'en laisse passer qu'un seul, smart jusqu'à quatre (c'est le réglage par défaut), et loose jusqu'à huit. En smart, taper par exemple gco proposera git checkout main ; alors qu'en loose, ça partira chercher beaucoup plus loin. Et Shift + flèche droite permet de passer au cran de "flou" suivant sans quitter la ligne.

Bref, je pense que ça va vous faire gagner un max de temps.

deja est publié sous licence MIT, se pose sur macOS et Linux, et ne connaît que zsh. Et si l'essai ne vous convainc pas, la désinstallation se fait en 4 étapes : enlever la ligne eval du .zshrc, tuer le démon avec pkill -f 'deja daemon', supprimer ~/.local/share/deja/, puis retirer le binaire avec brew uninstall deja ou, si vous êtes passé par le script curl, en supprimant le fichier posé dans ~/.local/bin/.

late.sh - Le BBS ressuscité en SSH, avec NetHack dedans

Par : Korben ✨
22 juillet 2026 à 09:21

Vous tapez dans votre terminal ssh late.sh et c'est tout. Votre clé SSH fait alors office de carte de membre et vous voilà dans un salon peuplé de gens qui tapent sur leur clavier depuis un peu partout sur la planète. C'est ce qu'a imaginé Mateusz Piórowski, un dev polonais, qui a passé ces derniers mois à ressusciter le BBS.

Vous atterrissez dans THE LATE BAR, un vrai décor en ASCII où vous marchez en utilisant les flèches du clavier ou les touches hjkl. Vous vous asseyez avec s, vous faites coucou avec w, et la touche i ouvre la ligne de saisie pour parler. Y'a un barman, un jukebox, un salon à côté, des habitués affalés aux tables et une porte mystérieuse marquée DOORS...

THE LATE BAR, vu depuis la démo web en lecture seule de late.sh

Le reste du club tient dans le même terminal avec une radio qui tourne en fond, un tableau ASCII collaboratif dont chaque case garde le nom de qui l'a peinte, des profils pour dire sur quoi vous bossez, un fil de news et une arcade avec 2048, sudoku, nonogrammes et solitaire. Il y a même un bonsaï qui pousse pendant que vous codez.

Mais je reviens un peu sur cette porte mystérieuse dont je vous parlais juste avant… Derrière se cachent ce qu'on appelle les door games. Pour les moins de 40 ans, dans les années 90, un "door" c'était le jeu externe qu'un BBS lançait pour vous, le temps de votre session. C'était le cœur social de ces machines, et si vous voulez goûter un peu à l'ambiance de l'époque, l'opération Sundevil vous en donnera un bon aperçu. Le bien inspiré Piórowski les a donc remis en ligne ! Et ce sont les vrais, hein, pas des remakes.

On y trouve par exemple NetHack, Dope Wars, Dungeon Crawl Stone Soup ou encore Usurper. Chaque jeu a sa crate Rust dédiée qui lance le vrai binaire Unix sur un PTY et vous le proxifie dans votre session SSH.

Vous pouvez également faire tout tourner chez vous en clonant le dépôt puis en faisant un make start, puis vous connecter en ssh localhost -p 2222. Un CLI compagnon gèrera alors la lecture audio en local avec un visualiseur synchronisé.

Côté vie privée, sachez que le serveur garde l'empreinte de votre clé, et pas la clé publique entière, et vos scores comme vos messages n'y sont rattachés que par cette empreinte. Il n'y a aucun log d'IP ni d'analytics mais si vous restez méfiant vous pouvez générer une clé jetable et vous connecter avec :

ssh-keygen -t ed25519 -f ~/.ssh/late_throwaway
ssh -o IdentitiesOnly=yes -i ~/.ssh/late_throwaway late.sh

Après c'est pas l'open, source, puisque le code est publié sous licence FSL-1.1-MIT. Vous pouvez donc lire, auditer, modifier, forker et contribuer, mais pas monter un service public concurrent. Quoi qu'il en soit, chaque version bascule ensuite sous licence MIT, 2 ans après sa sortie. Piórowski assume ça très bien et le documente dans son dépôt.

L'autre limite, c'est la taille car toute l'infra tourne sur un seul nœud Kubernetes plafonné à 1000 connexions simultanées, donc autant dire que le service va rapidement être victime de son succès

Mais moi j'ai trouvé ça super cool, c'est pour ça que je vous le partage. Je vous ai montré Soft Serve pour héberger son Git en SSH , The Lounge pour garder IRC en vie , Ascii Patrol pour jouer en caractères ... et voilà maintenant un salon complet qui revient !

Bref, ssh late.sh et vous verrez bien ce que ça donne !

Source

WP2Shell - La faille qui permet de pirater WordPress sans aucun plugin

Par : Korben ✨
19 juillet 2026 à 08:38

Vous avez un site sous WordPress ? Alors lâchez tout ce que vous faites deux minutes, parce que là c'est du sérieux !!

Cette nouvelle attaque baptisée WP2Shell permet de compromettre une installation Wordpress sans passer par le moindre plugin. Heureusement, un patch est sorti en urgence le 17 juillet !

En temps normal, quand une alerte sécu tombe sur WordPress, le fautif c'est un plugin tiers vérolé , un truc installé un soir de flemme et oublié depuis des lustres. Mais cette fois, rien de tout ça puisque le trou de sécu se trouve dans le cœur de WordPress lui-même.

Dans le détail, WP2Shell enchaîne deux failles. La première, CVE-2026-63030 , est une confusion de route dans l'API REST batch, sur l'endpoint /wp-json/batch/v1. La seconde, CVE-2026-60137 , est une injection SQL bien planquée dans le paramètre author__not_in de WP_Query. Chacune dans son coin, c'est déjà vilain, mais mises bout à bout, elles offrent une exécution de code à distance.

Pas de compte, pas de mot de passe, et encore moins de plugin exotique mais simplement quelques requêtes HTTP et hop, c'est plié !

Côté versions, la chaîne complète touche WordPress 6.9.0 à 6.9.4 et 7.0.0 à 7.0.1. Si votre site est dans cette fourchette, vous êtes donc exposé. Les correctifs sont arrivés avec les versions 6.9.5 et 7.0.2. Et si vous vous traînez encore une vieille 6.8.x, sachez que seule l'injection SQL vous concerne potentiellement mais qu'elle a été patchée depuis la version 6.8.6.

Derrière cette trouvaille, on trouve Adam Kues, chercheur chez Assetnote (une branche de Searchlight Cyber), qui a assemblé et documenté toute la chaîne avant de la remonter proprement via le programme HackerOne de WordPress. Les détails techniques les plus croustillants restent sous le coude le temps que la planète patche mais l'équipe a mis en ligne un outil, wp2shell.com , pour vérifier si votre site est vulnérable. Allez-y, ça coûte rien !

Autre signal qui ne trompe pas, WordPress.org a déclenché les mises à jour automatiques forcées sur les sites concernés. Une mesure réservée aux failles vraiment graves, comme à l'époque où la faille critique de Really Simple Security avait exposé des millions de sites. Il y a donc de bonnes chances que votre installation toute pourrie dont vous ne vous occupez pas parce que vous êtes un mauvais webmaster ^^ ait déjà été rustinée toute seule. Vraiment, vous ne méritez pas les équipes sécu de Wordpress ^^

Mais ne pariez pas votre site là-dessus non plus... Car si vous avez désactivé les mises à jour auto (et beaucoup d'hébergeurs et d'admins le font), personne n'aura rien poussé chez vous. Sans oublier qu'un bout de PoC circule déjà sur GitHub (les chercheurs gardent pour eux le dernier maillon vers la RCE, mais ça n'arrêtera pas longtemps les motivés), et les scans automatisés ont commencé.

En attendant de patcher, bloquez surtout donc l'accès anonyme à l'endpoint batch de l'API REST via votre WAF ou votre plugin de sécu. Attention, pas seulement la forme /wp-json/batch/v1 : sa variante ?rest_route=/batch/v1 doit sauter aussi, sinon autant laisser la clé sur la porte. Cloudflare propose d'ailleurs des règles toutes prêtes. Et pour durcir le reste de votre config, ma vieille série sur le sujet reste d'actualité.

En tout cas, quand on sait qu'il y a +500 millions de sites actuellement propulsés par Wordpress, même s'ils ne sont pas tous concernés par cette faille, ça reste une surface d'attaque gigantesque !!

Bref, filez vérifier votre version. Sous 6.9.5 ou 7.0.2, vous mettez à jour et vous bloquez le batch en attendant. Deux minutes chrono, et votre site dort tranquille !

Source : Security Affairs

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