Les prochaines générations de cartes graphiques AMD RDNA 5 et Nvidia Rubin ne seraient pas attendues avant fin 2027, voire 2028, selon des informations de partenaires constructeurs. Un délai inhabituel qui s'expliquerait par la priorité donnée à l'intelligence artificielle au détriment du marché du gaming.
Frank Azor, vice-président en charge du marketing client et graphique chez AMD, a pris la parole sur X pour démentir des informations selon lesquelles le FSR 4.1 ne serait pas disponible sur les solutions graphiques intégrées basées sur l'architecture RDNA 3.5.
Le FSR 4.1 arrive sur les Radeon RX 7000 et RX 6000. Pour l'architecture RDNA 3.5 (APU Ryzen AI) il y a des incertitudes. AMD dément toute décision définitive
Le retour du processeur Zen 3 en édition anniversaire n'a pas été une simple remise en vente de stocks existants. AMD a dû adapter le chip à une nouvelle génération de technologie d'empilement 3D de TSMC.
Le premier jour de commercialisation de la carte graphique n'a généré quasiment aucune vente chez l'un des principaux revendeurs allemands, selon les données disponibles.
AMD relance le Ryzen 7 5800X3D et officialise le Ryzen 7 7700X3D. Ces 2 puces 3D V-Cache sont pensées pour prolonger la vie des PC gaming DDR4 et rendre l’AM5 plus accessible.
Selon des informations parues dans le Commercial Times, AMD travaillerait déjà sur la prochaine génération de ses processeurs Zen 7, qui seraient fabriqués sur le procédé A14 de TSMC. Une décision qui s'inscrirait directement dans la rivalité avec Intel et son futur nœud 14A.
256 cœurs CPU sur une seule puce. C'est ce que propose le nouvel Epyc Venice d'AMD, sixième génération de son processeur pour serveurs, dont la production de masse vient de démarrer chez le fondeur taïwanais TSMC.
Détail technique remarquable, c'est le tout premier processeur destiné au calcul haute performance (HPC, ces machines géantes qui font tourner les simulations climatiques, les modèles d'IA ou les calculs de chimie quantique) à être gravé sur le nœud de fabrication 2 nanomètres de TSMC, baptisé N2.
Petite mise en perspective pour situer la bête. Le plus gros desktop grand public d'AMD aujourd'hui tape dans les 16 cœurs et 32 threads. Venice, lui, monte à 256 cœurs et probablement plus de 500 threads sur une seule socket, sur une seule carte mère, dans un seul serveur. Vous prenez le processeur le plus musclé de votre PC, et vous le multipliez par seize. Voilà ce qu'AMD glisse dans une seule machine.
Côté chiffres, le constructeur annonce un gain de plus de 70 % en performance globale par rapport à la génération précédente (l'Epyc Turin, qui plafonnait à 192 cœurs), une densité de threads en hausse de 30 %, et surtout une bande passante mémoire qui plus que double, passant de 614 Go/s à 1,6 To/s par socket.
La connexion entre le CPU et le GPU est aussi multipliée par deux. Pour les data centers qui font tourner de gros modèles d'IA, où le goulot d'étranglement vient souvent de la vitesse à laquelle on alimente les puces de calcul, c'est un sacré bond.
Le passage en gravure 2 nanomètres est une étape importante. En pratique, le "2 nm" n'a plus grand-chose à voir avec une mesure physique réelle, c'est devenu un nom commercial pour désigner une nouvelle génération de processus de fabrication chez TSMC.
Mais derrière, on parle bien d'une montée en finesse qui permet de caser plus de transistors par millimètre carré et d'améliorer le ratio performance sur consommation électrique.
Apple a sécurisé une bonne partie de la capacité initiale du fondeur sur ce nœud, et AMD est dans les premiers servis derrière. Intel, de son côté, n'a annoncé son équivalent P-core concurrent (les gros cœurs pour serveurs) que pour 2027 au plus tôt.
AMD a également confirmé que la génération suivante, baptisée Verano, est déjà sur les rails et que la production de Venice finira par déménager en partie dans l'usine TSMC d'Arizona, histoire de diversifier la chaîne d'approvisionnement face aux tensions géopolitiques autour de Taïwan (et faire plaisir à Trump).
Du coup, le combat AMD vs Intel sur le marché serveur prend un sacré tournant. Intel a passé deux ans à essayer de combler son retard sur les cœurs Zen, sans vraiment y arriver. Avec Venice, AMD lui laisse encore un an et demi à courir derrière.
Bref, pour qui pensait que la course aux cœurs serveurs commençait à s'essouffler, et bien non.
Nos confrères de chez
Phoronix
ont publié un comparatif des performances du tout nouveau Ryzen 9 9950X3D2 d'AMD sous deux systèmes : Windows 11 et Ubuntu 26.04 LTS. Le verdict est sans appel, Linux prend une avance très nette sur Windows sur la majorité des charges de travail testées.
Petit point pour ceux qui décrochent dès qu'on parle de processeur. Le 9950X3D2, c'est une variante Dual Edition du processeur haut de gamme d'AMD pour le grand public. Elle embarque 16 cœurs, 32 threads, et surtout une particularité plutôt rare : une mémoire cache 3D (le V-Cache, une couche de mémoire ultra-rapide empilée physiquement sur la puce) présente sur les deux blocs de cœurs, là où les versions précédentes n'en avaient que sur un seul.
En pratique, les deux moitiés du processeur peuvent piocher dans une grosse réserve de mémoire rapide, ce qui accélère pas mal de calculs gourmands.
Phoronix a fait tourner ses batteries de benchmarks habituelles : compilation de code, encodage vidéo, calcul scientifique, rendu 3D, base de données. Sur la majorité de ces tests, Ubuntu 26.04 arrive devant Windows 11, parfois de quelques pourcents, parfois beaucoup plus selon la charge. Quand on additionne tout, ça donne une moyenne nettement à l'avantage du pingouin.
C'est un constat qui revient quasi à chaque test du genre depuis plusieurs années. Linux fait souvent mieux tourner les processeurs serveur ou les CPU multi-cœurs musclés que Windows, notamment parce que son ordonnanceur (le bout du système qui décide quel programme tourne sur quel cœur et à quel moment) est plus malin avec les architectures complexes.
AMD, avec son design en deux blocs séparés et son cache 3D asymétrique, est typiquement le genre de processeur où ça compte vraiment.
Côté Windows, c'est un peu toujours la même histoire. Microsoft a fait des efforts ces dernières années pour mieux gérer les Ryzen, mais le système traîne encore quelques inefficacités et un fond plus lourd. Pour un gamer pur, ça n'a probablement pas grand impact. Mais pour un développeur, un créateur de contenu ou quelqu'un qui compile son propre code, l'écart commence vraiment à avoir du sens.
On peut d'ailleurs se demander si AMD finira par sortir une version officiellement labellisée Linux. Pour l'instant, rien d'annoncé. Mais bon, qu'un constructeur grand public reconnaisse explicitement que son matos tourne mieux sous Linux serait déjà une petite révolution culturelle.