[Deal du jour] Produire son électricité solaire permet de réduire sa facture, à condition de pouvoir l’utiliser quand on en a besoin. Zendure propose son SolarFlow 2400 AC avec deux batteries à 1 199 €, contre un prix barré de 2 318 €. De quoi stocker le surplus de la journée pour le consommer le soir.
[Deal du jour] Amazon propose en ce moment le Dreame Matrix10 Pro à 599 € au lieu de 999 €, un robot aspirateur-laveur performant et capable de changer seul de serpillière selon la pièce qu'il nettoie.
J'ai installé 2 interrupteurs Sonoff Zigbee dans mon bureau hier, un pour la lumière et un pour le volet roulant, et ça m'a pris quelques dizaines de minutes. Que du bonheur !
Les deux bêtes sont l'Orb-ZBW1L et l'
Orb-ZBRBS
(lien affilié). Le premier est un interrupteur mural Zigbee 3.0 à un bouton, qui fonctionne sans fil neutre et supporte jusqu'à 6 A de charge, ce qui règle le cas des vieux emplacements où il n'y a que la phase. Le second interrupteur que j'ai installé, quant à lui, pilote un volet roulant, et son appairage se fait très facilement par un appui d'environ cinq secondes sur le bouton arrière.
Notez que le volet demande un calibrage pour connaître sa course, et c'est là que j'ai failli faire une bêtise. En effet, Zigbee2MQTT expose une action start_automatic qui fait parcourir tout le trajet au moteur. Chez moi ça a duré plusieurs minutes, capteur de statut muet et position bloquée à 50 %. J'ai donc cru qu'il y avait un problème et j'ai stoppé le moteur, alors qu'il avait presque fini. Bref, au moment du calibrage, pensez donc bien à le laisser tourner cinq bonnes minutes.
Bon, après, je n'ai pas vraiment de mérite parce que j'ai surtout laissé aussi Claude Code m'aider à mettre tout ça en place avec son MCP Home Assistant,
comme je vous l'expliquais dans cet article
.
Vive les wagos !
Le vrai morceau qui m'intéresse après, c'est Alexa. En effet, ces deux appareils passent par un pont Matter local vers Alexa (
Home-Assistant-Matter-Hub
), déjà appairé depuis des semaines, et je les ajoute directement là-dessus. Comme ça, tout mon matos dispo Home Assistant apparaît dans Alexa sans problème. Ça me permet de dire des trucs comme "Alexa, allume la lumière du bureau" ou "Alexa ouvre le volet à moitié" ou "Alexa ferme le volet de 30%".
Et ça me permet surtout de faire des scénarios d'automatisation assez cool. Par exemple, mon volet se ferme tout seul quand le soleil passe sous 5° au-dessus de l'horizon... donc pas à heure fixe !
En fait, comme en décembre le soleil descend plus obliquement qu'en juin, le fameux "30 minutes avant le coucher du soleil" ne donne pas la même pénombre d'une saison à l'autre. Alors que 5°, si... Enfin bref, je ne sais pas si vous faites comme ça chez vous, mais moi je trouvais ça plus adapté à ce que je voulais.
Après, mon garde-fou, le but ultime de toute cette affaire, c'est qu'on ne voie pas l'intérieur du bureau depuis la rue ! Du coup, j'ai mis en place une règle supplémentaire qui fait que si le volet s'ouvre alors que le soleil est déjà bas, les lumières s'éteignent. Et je déclenche ça dès le début de l'ouverture, pour qu'il fasse déjà noir à l'intérieur pendant que le volet remonte.
Ah et j'ai oublié de le préciser mais comme l'électricité et moi ça fait deux, j'ai donc photographié les fils des anciens interrupteurs pour demander un peu d'aide à ChatGPT avant de rebrancher tout ça avec des wagos. Je n'ai eu aucun court-circuit, youpi !! J'ai aussi bien pris soin de couper le disjoncteur général pour ne pas finir comme Claude François, car je précise quand même qu'on est sur du 230 V, et qu'une IA qui lit une photo ne remplace pas un électricien !
Le vieil interrupteur que j'ai remplacé
Mais ça permet quand même de mieux comprendre ce qu'on est en train de faire et de débrouiller des situations un peu compliquées parfois, quand le boulot à l'origine était mal fait.
Voilà, en tout cas, je suis très content de ces deux interrupteurs et je pense que je vais en acheter d'autres, notamment pour le reste des volets roulants de la maison.
Google a commencé cette semaine à ouvrir sa maison connectée aux assistants IA concurrents : ChatGPT, Claude (le modèle d'Anthropic, le grand rival d'OpenAI) ou des agents moins connus comme Hermes et OpenClaw peuvent maintenant piloter vos caméras Nest, vos thermostats et vos ampoules compatibles Matter, le standard commun de la domotique.
Tout passe par un serveur MCP, pour Model Context Protocol, une sorte de prise universelle qui permet à n'importe quel agent IA de se brancher sur un service pour y lire des données et y déclencher des actions. Jusqu'ici, Gemini gardait ce privilège pour lui tout seul.
Google en profite pour mettre en avant Antigravity, son propre agent IA, et propose aussi un second serveur pensé pour les développeurs, qui branche les outils de codage sur la documentation officielle de Matter et des API de Google Home.
Une fois connecté, l'agent peut fouiller l'historique de vos appareils, résumer ce que vos caméras ont vu dans la journée, diffuser un message sur vos enceintes ou même vous fabriquer un tableau de bord sur mesure.
Une exception quand même. Google a interdit d'office le déverrouillage des serrures connectées, et la reconnaissance faciale des caméras réclame un consentement séparé, preuve que quelqu'un a pensé aux scénarios catastrophe.
Sauf que voilà, Google ne cache même pas le risque : Taylor Lehman, le responsable produit de Google Home et Nest, prévient que selon l'agent choisi, la connexion "peut entraîner un comportement inattendu, voire indésirable". Une honnêteté assez rare dans une annonce officielle, et franchement pas très rassurante.
Le problème est connu : un agent IA interprète vos demandes en langage naturel, et il peut se tromper, inventer un ordre qui n'existe pas ou se faire manipuler par un texte piégé glissé dans une page web qu'il consulte. Lui confier le chauffage, les lumières et les caméras d'une maison entière, et ben c'est casse-gueule.
Pour l'instant, seuls les abonnés américains à Google Home Premium Advanced, la formule à 20 dollars par mois, y ont droit, avec un déploiement étalé sur une à deux semaines et aucune date annoncée pour la France.
Et il faudra le mériter : la configuration impose de créer un projet Google Cloud, la plateforme normalement réservée aux développeurs, puis d'accorder une par une les autorisations à l'agent de votre choix. Du coup, on est encore très loin d'un réglage grand public.
J'avoue que confier mes caméras à un agent que son propre fabricant décrit comme imprévisible, très peu pour moi, en tout cas pas tout de suite.
À l’IFA 2026, UGREEN a présenté HomeAgent, une gamme de produits qui fusionne 3 usages : NAS, HUB domotique et serveur de vidéosurveillance. L’idée n’est pas nouvelle, Synology et QNAP tâtonnent sur ce terrain depuis des années mais sans la domotique. UGREEN ajoute en plus une couche d’IA locale censée tout piloter en langage naturel, sans passer par un Cloud…
Un NAS avant tout
Sous l’appellation « hub », le HA100 est un boîtier de 3 baies : 2 pour du stockage NAS classique (disques 2,5 ou 3,5 pouces), 1 réservé à la vidéosurveillance. Il dispose également d’un emplacement M.2 NVMe pour héberger les modèles d’IA. Le tout tourne sous UGOS Pro (le système maison pour ses NAS) avec une surcouche domotique.
Le HA100 est construit autour un SoC Rockchip RK3588 (8 cœurs), 16 Go de RAM et une carte d’accélération pour l’IA (jusqu’à 26 TOPS). Le HA100 Pro dispose pour sa part de 32 Go de RAM et une puissance IA nettement supérieure (205 TOPS). Enfin, le MasterAgent MA100 est animé par le célèbre NVIDIA Jetson Thor, taillé pour l’inférence lourde (2 070 TFLOPS).
Les boîtiers se connectent via un câble RJ45 (2,5 Gb/s sur le HA100, 10 Gb/s sur le Pro), il n’y a pas de WiFi annoncé. Cela veut dire qu’il faut un câble réseau jusqu’à l’appareil, en plus du secteur. On est loin du hub domotique qu’on pose où on veut. C’est une contrainte d’installation de NAS classique, à garder en tête si vous pensiez le glisser discrètement dans un salon sans prise réseau à proximité. Mais UGREEN a pensé à tout avec de nouveaux appareils (voir ci-dessous).
L’écosystème autour
UGREEN accompagne le lancement avec 3 caméras SynCare (intérieure, extérieure filaire, extérieure sur batterie), une enceinte connectée pour l’assistant vocal Uliya et un cadre photo e-paper. A noter que certaines fonctionnalités nécessite UGREEN HomeAgent. Le hub fait office de contrôleur Matter et dialogue aussi en Zigbee, Thread, Bluetooth et prend en charge les caméras ONVIF/RTSP. On espère qu’HomeAgent pourra être installé sur un NAS classic, même s’il ne remplira pas tout à fait les mêmes fonctions.
UGREEN accélère sur l’argument traitement local, sans abonnement Cloud et les données qui restent chez vous … C’est cohérent avec le positionnement déjà adopté par le passé et cela mérite d’être salué.
Prix et disponibilité
Les tarifs annoncés tournent autour de 1 799 $ pour le HA100 et 5 999 $ pour le HA100 Pro, avec une réduction « Super Early Bird » ramenant les prix à 899 $ et 2 999 $ (oui, nous sommes de nouveau sur un Kickstarter). Vous pouvez aller sur cette page pour en savoir plus…
La campagne Kickstarter démarre le 27 octobre… et début des livraisons fin janvier 2027. J’avoue que je suis extrêment tenté de tester ces nouveaux produits. Je n’ai aucun doute sur la qualité UGREEN au regard des précédents produits. Mais j’avoue que le prix m’a légèrement refroidi.
Incendies, monoxyde de carbone, fuites d’eau… La maison connectée peut aussi veiller sur votre sécurité. Détection, alertes à distance et équipements interconnectés offrent aujourd’hui des moyens efficaces de protéger son logement.
Alors que chacun cherche à réduire ses dépenses à la pompe, la voiture électrique gagne en intérêt. Et pour économiser davantage, pourquoi ne pas la recharger grâce au solaire ? C’est justement ce que permettent les solutions photovoltaïques et les batteries domestiques de Zendure.
Peut-on atteindre ce seuil sans risque ou faut-il absolument éviter les décharges profondes ? Derrière cet indicateur se cache un fonctionnement bien plus complexe qu'il n'y paraît.
Ce mois-ci, je suis en mode déménagement / vidage de cartons / montage de meubles Ikea et bien sûr, j'en profite pour réinstaller mon matos... Mon système d'alarme, mes caméras et un peu de domotique.
Sauf que la domotique, c'est pas mon kif car même si j'aime l'idée d'avoir des automatisations chez moi, ça fonctionne un moment, puis après ça ne fonctionne plus, souvent parce que les Raspberry Pi passent leur temps à corrompre les cartes SD... Puis surtout, je manque de temps pour me prendre la tête à régler des scénarios au poil de cul.
Mais là, c'est aussi un peu les vacances et y'a plusieurs paramètres qui ont changé. Déjà la nouvelle maison est plus petite. J'ai aussi un mini PC à disposition qui ne faisait pas grand chose. J'ai également une caisse de matos divers et variés (Zigbee / Zwave et autre) qui prend la poussière. Et puis les nouveautés dans ma vie, c'est bien sûr l'IA et Alexa.
Je me suis donc chauffé un peu, et je vais vous raconter ce que j'ai mis en place ces derniers temps.
Étape 1 : le mini PC qui dormait dans un carton
Le point de départ, c'est ce mini PC. Un
NiPoGi Pinova P1(lien affilié) que j'avais acheté en 2023, un Ryzen 3 4300U avec 16 Go de RAM et 1 To de SSD, qui n'avait jamais vraiment trouvé sa vocation. Complètement surdimensionné pour de la domotique, vous vous en doutez, et c'est exactement pour ça qu'il est parfait.
Parce que le vrai sujet, c'est pas la puissance, c'est le stockage. Mes install précédentes mouraient toutes de la même façon : une carte SD qui rend l'âme au bout de quelques mois d'écritures permanentes. Là, le système tourne sur un SSD, et rien que ça, ça règle le problème qui m'avait dégoûté les fois d'avant.
J'ai donc collé
Home Assistant OS
dessus, ce qu'on appelle HAOS pour les intimes. C'est la version "système d'exploitation" qui prend la machine entière et qui pilote tout elle-même, sans Linux à administrer en dessous ni Docker à maintenir. Et puis avec cette version, vous récupérez au passage le magasin d'add-ons et les sauvegardes automatiques, sans rien configurer. Sur une machine dédiée qui ne fait que ça, c'est franchement le mode le plus tranquille.
Et là, premier petit piège à savoir au niveau du BIOS si vous vous lancez... Pour démarrer, HAOS exige en effet que le mode UEFI soit activé et que le Secure Boot soit désactivé. Si vous zappez ça, votre clé USB ne bootera jamais et vous allez tourner en rond un bon moment.
Et tant que vous êtes dans le BIOS, y'a un troisième réglage dont la doc ne parle pas et qui est pourtant le plus important sur la durée : le comportement après une coupure de courant. Ça s'appelle "Restore on AC Power Loss", "After Power Failure" ou "AC Back Function" selon les marques, et il faut le passer sur "Power On". Sans ça, la moindre micro-coupure vous laisse une maison sans domotique jusqu'à ce que quelqu'un rentre appuyer sur le bouton. Et ça, croyez-moi, on n'en veut pas quand on est parti en vacances.
Le reste après, c'est du classique. Vous récupérez l'image générique x86-64 et vous la flashez sur une clé USB avec Balena Etcher. Attention à bien prendre haos_generic-x86-64 et pas une version pour Raspberry Pi ou pour machine virtuelle, sinon vous allez vous demander longtemps pourquoi ça ne démarre pas. Ensuite vous bootez le mini PC sur la clé, l'installeur écrit le système sur le SSD interne, et c'est plié. Vous retirez la clé, ça reboote, et l'interface vous attend :
http://homeassistant.local:8123
Si ça ne répond pas, c'est que votre box ne fait pas de mDNS, allez juste chercher l'IP dans sa liste de clients. Et voilà, un Home Assistant tout neuf.
Maintenant, passons à la suite parce que j'ai une caisse pleine de matos à réveiller.
Première galère : Faire parler le Zigbee
Dans ma caisse, y'avait notamment un
dongle USB Sonoff(lien affilié) pour le Zigbee. Je le branche, et je décide de partir sur Zigbee2MQTT plutôt que sur ZHA, l'intégration native. Le choix se paye tout de suite en complexité (il faut un broker MQTT à côté, Mosquitto en l'occurrence), mais il se rembourse largement après, parce que Zigbee2MQTT expose absolument tous les réglages internes des appareils. Vous verrez plus bas pourquoi c'est déterminant.
Le mini PC qui va me faire oublier mes galères avec le Raspberry Pi
Sauf que rien ne s'est passé comme prévu. J'installe les modules recommandés, et Zigbee2MQTT n'apparaît tout simplement pas dans la liste. Bon. Une fois que j'ai réussi à le sortir de sa cachette, c'est la configuration du port série de la clé qui m'a offert un vrai moment de solitude : on modifie, on clique sur "Submit", ça a l'air de sauvegarder... et la page revient vierge, sans plus rien à sélectionner. Allez savoir si le réglage est passé ou pas !
Le truc à retenir en fait, c'est qu'il faut désigner la clé par son identifiant stable et pas par un /dev/ttyUSB0 qui peut changer au reboot. Le chemin ressemble à ça :
Une fois ça compris, le bridge est monté et n'a plus bougé. Mais c'est ce genre de conneries qui font lâcher la domotique à pas mal de monde, je pense.
Deuxième galère : mes appareils étaient otages du cloud
Deuxième claque, et celle-là est plus vicieuse. Mes prises connectées Meross, je les avais appairées à l'époque avec l'app du fabricant. Résultat, elles étaient déjà mariées au cloud Meross, et impossible de les récupérer proprement depuis l'app iPhone pour les basculer ailleurs.
La solution est donc passée par HACS, le magasin de composants communautaires, et un custom component qui s'appelle Meross LAN. L'intérêt, c'est qu'il parle aux prises en local, sur votre réseau, sans faire l'aller-retour par les serveurs du fabricant. Même logique avec l'app
Sonoff LAN pour un interrupteur USB
que j'avais (lien affilié). Vos automatisations continuent donc de tourner même quand le cloud du constructeur est dans les choux ou quand votre fibre est coupée.
J'ai aussi buté sur un cas plus tordu avec du matos Tuya car j'ai des appareil qui sont vendus sous une autre marque, avec leur app maison, et qui n'existent pas dans le cloud Smart Life sur lequel s'appuie l'intégration Tuya standard. Donc intégration cloud inutilisable... C'est vraiment le problème numéro un de l'objet connecté grand public, et c'est pour ça que je vous conseille de vérifier si un appareil
a besoin du cloud
avant de l'acheter, pas après.
Du coup, HACS est devenu mon meilleur pote sur ce chantier. J'y ai pris Meross LAN pour les prises, Sonoff LAN pour l'interrupteur, Alexa Media Player pour mes Echo et l'intégration Dyson. Il n'y a que mon capteur de qualité d'air air-Q qui était supporté nativement, sans rien avoir à installer.
Et pour faire tout ça, j'ai une arme secrète : Claude Code !
Et maintenant, la partie qui a vraiment tout débloqué. Parce que jusqu'ici, j'avais du matériel qui répondait, mais toujours zéro automatisation. Et c'est précisément là que je décrochais avant car l'éditeur graphique de Home Assistant devient vite limitant, et dès qu'on veut une condition un peu fine, on se retrouve à taper du YAML avec des templates Jinja et à se planter d'indentation ou de paramètres.
Du coup j'ai fait un truc très à la mode en ce moment... J'ai branché Claude Code directement sur mon Home Assistant via
un serveur MCP conçu spécialement pour ça
. En gros, le MCP c'est ce qui donne des outils concrets à l'IA. Grâce à ça elle peut lister mes entités, lire leur état en direct, et surtout écrire les automatisations dans HA. Je décris ce que je veux en français, il va regarder ce que j'ai réellement comme capteurs chez moi, et il écrit le scénario.
Et ça pour moi, ça change complètement le rapport tordu que j'ai à ma domotique. Et voilà comment en quelques jours, je me suis retrouvé avec 21 automatisations qui tournent, ce que je n'aurais jamais fait à la main. Pas parce que l'IA est magique, mais parce qu'elle supprime la friction. Je n'ai qu'à formuler les idées qui me passent par la tête et l'IA fait le job sans que j'ai à me galérer avec du paramétrage.
À noter que Home Assistant a aussi sa propre intégration
Model Context Protocol Server
depuis la version 2025.2, mais elle fait plutôt l'inverse : elle expose vos appareils à un assistant. Moi je voulais un truc qui écrive la config à ma place.
Mon vrai défi : Passer l'été sans clim
Voilà le scénario dont je suis le plus fier, parce qu'il résout un problème que j'ai vraiment dans cette nouvelle maison : pas de clim, et un bureau qui monte en température.
Ce n'est pas que je ne veux pas en installer
, c'est que je viens d'arriver, que y'a pénurie de ventilos et de pompes à chaleur et en plus je suis en location, donc ce n'est pas si simple que ça. Mes seules armes pour le moment, c'est donc un Dyson qui filtre et qui brasse, et des fenêtres à ouvrir au bon moment.
Mon fidèle ventilo !
Ce que j'ai fait du coup, c'est que le Dyson démarre tout seul quand l'air se charge en pollution et s'arrête quand c'est redevenu propre. Concrètement il se lance quand les PM2,5 dépassent 10 µg/m³ ou les PM10 dépassent 18 µg/m³ pendant 5 minutes d'affilée. Les 5 minutes de délai, c'est important car sans ça, un simple passage devant le capteur déclenche tout.
Mais le truc dont je suis vraiment content, c'est qu'il ne souffle pas pareil selon si je suis là ou pas. Si le capteur de présence me détecte, il démarre à 20% seulement, histoire de rester silencieux pendant que je bosse. Si je suis absent, il part direct à 100% et il purge la pièce à fond. Même logique pour les COV : au-dessus de 1000 ppb, c'est 30% en ma présence et 100% quand j'ai le dos tourné.
Le reste suit la même idée : une purge à fond pendant mon absence, un régime plus doux dès que je rentre dans la pièce, le mode nuit uniquement si je suis présent, et une alerte quand les filtres arrivent en bout de course.
Mais le vrai casse-tête, c'était l'aération. Parce que oui, quand l'air intérieur devient mauvais, la solution évidente c'est d'ouvrir les fenêtres. Sauf qu'en pleine canicule, ouvrir c'est la pire idée du monde : vous virez vos polluants et vous encaissez 35 degrés à la place. Je me suis retrouvé au départ plusieurs fois avec Alexa qui me disait d'aérer alors que c'était juste pas possible.
La solution que j'ai trouvé, c'est donc de mettre en place un scénario qui ne me conseille d'ouvrir que si quatre conditions sont réunies en même temps : il fait plus de 26 degrés chez moi, il fait au moins 2 degrés de moins dehors, l'air extérieur est plus sec que le mien, et la qualité de l'air extérieur est correcte. Alors let's go, Alexa me dit d'ouvrir les fenêtres. Et ça, elle le réévalue toutes les 10 minutes.
La condition sur l'humidité est celle à laquelle je n'avais pas pensé au départ, et que Claude Code m'a conseillé de lui-même, et c'est pourtant la plus utile. Comparer les températures toutes seules, ça ne suffit pas, c'est pourquoi le scénario compare les points de rosée, et pas les pourcentages d'humidité. Parce que de l'air à 24 degrés bien humide vous rafraîchit beaucoup moins que de l'air à 25 degrés bien sec, et vous vous retrouvez avec une pièce moite que vous mettrez la nuit à assécher.
Les notifs que j'ai sur le smartphone et qui sont lues par Alexa
Petite subtilité technique au passage : je ne regarde pas la température qu'il fait dehors, mais la plus chaude des deux prochaines heures. Ça évite d'ouvrir dix minutes avant que ça remonte. Et ça oblige à passer par un helper, parce qu'un template Home Assistant ne peut pas appeler un service tout seul... il faut donc une automatisation qui va chercher la prévision et la dépose dans une variable, toutes les 10 minutes.
Et surtout, il me dit quand refermer, avant que la chaleur ne revienne. Là, je referme quand la fraîcheur est acquise, quand la prévision annonce que c'est fini, ou quand l'air du dehors se dégrade. Et le message diffusé par Alexa m'explique laquelle des trois raisons s'applique.
Deux petits helpers mémorisent aussi qu'une aération est déjà en cours, histoire qu'Alexa ne me répète pas la même chose toutes les cinq minutes. Et si je m'absente pendant l'opération, j'ai droit à un rebriefing en rentrant.
Au passage, j'ai fait deux erreurs de débutant. La première c'est que j'avais posé mon capteur de qualité d'air juste à côté de la fenêtre. Il mesurait donc l'air de la rue et pas celui de mon bureau, et les scénarios se déclenchaient n'importe quand. Déplacé au fond de la pièce, tout est redevenu cohérent. Bref, placez vos capteurs là où vous vivez, pas là où c'est pratique à brancher.
La seconde, c'est que j'ai fini par limiter les annonces vocales sur la plage 8h-22h parce que se faire réveiller à 3h du matin par une enceinte qui vous parle de particules fines, ça vous passe l'envie de la domotique très vite !
Et si vous n'avez pas de clim non plus et que vous cherchez plus radical, Vincent avait aussi testé un
rafraîchisseur pendant la canicule
.
Le petit capteur qui a tout changé
Dans ma caisse à domotique, y'avait aussi un
détecteur de présence Moes(lien affilié) en Zigbee, à ondes millimétriques, ce qu'on appelle un capteur mmWave. Un petit module qui coûte trois fois rien, et c'est clairement ma meilleure surprise de tout ce chantier.
Parce qu'un détecteur de mouvement classique, un PIR, détecte la chaleur qui bouge. Donc quand vous êtes assis à votre bureau en train de lire ou de regarder une vidéo, au bout de deux minutes il décide que la pièce est vide et vous éteint la lumière. Alors que le mmWave, lui, détecte la présence statique : il vous voit même immobile, parce qu'il capte les micro-mouvements et la respiration. Pour un bureau, c'est le jour et la nuit !
Le capteur AirQ à gauche / Le capteur mmWave à droite
Et c'est ici que le choix de Zigbee2MQTT paye enfin, parce qu'il expose tous les réglages internes du capteur. J'ai pu fixer la distance de détection à 225 cm, les sensibilités de mouvement et de présence statique à 4 sur 5, et un délai avant extinction de 20 secondes. Ce réglage de distance est important puisque le capteur peut porter jusqu'à 6 mètres, et à pleine portée il traverse allègrement une cloison pour aller détecter la pièce d'à côté.
Le résultat, c'est que quand j'approche de mon bureau, ma barre lumineuse BenQ s'allume toute seule via mon interrupteur Sonoff. Une deuxième automatisation allume la lampe d'ambiance sur une prise Meross, et une troisième éteint tout quand je quitte la pièce.
Et surtout, le déclencheur n'est pas la présence, mais la distance : la barre s'allume quand la cible passe sous 175 cm et ce chiffre-là, je ne l'ai pas sorti de mon chapeau. J'ai relevé 25 mesures en me plaçant assis, debout et en circulant derrière le bureau. Comme ça, un seuil serré exclut proprement tout ce qui n'est pas moi devant mon écran. Si vous devez retenir une chose sur le mmWave, c'est de bien noter vos vraies distances avant de choisir un seuil, sinon vous passerez des semaines à corriger des déclenchements bizarres.
Rien de spectaculaire au final, mais c'est un super confort !
Et forcément, des trucs ont cassé
Parce que non, même avec l'IA tout ne marche pas du premier coup. Une nuit, je quitte le bureau juste après minuit, et le lendemain matin je retrouve toutes les lumières allumées. Huit heures dans le vide. L'automatisation d'extinction sur absence n'était pourtant pas cassée : elle n'a simplement jamais eu l'information qu'il fallait pour se déclencher.
Le coupable, c'est le défaut classique des radars mmWave : la cible fantôme. Le capteur s'est verrouillé sur un écho statique et a continué à annoncer quelqu'un dans la pièce, en oscillant tranquillement entre 241 et 269 cm toute la nuit. Pour Home Assistant, j'étais donc toujours là. C'est ça la contrepartie de la détection statique... quand un radar voit quelqu'un d'immobile, il ne sait pas faire la différence entre vous et un artefact.
La parade, c'est donc une automatisation garde-fou : si la cible reste au-delà de 175 cm pendant 90 minutes d'affilée alors que les lumières sont allumées, on éteint tout. Le seuil reprend la calibration de la barre BenQ, et les 90 minutes valent le double de la plus longue plage légitime que j'aie observée sur trois jours (49 minutes). Elle ne remplace pas l'extinction sur absence, mais rattrape le cas où celle-ci n'a jamais pu partir.
Bref, l'IA écrit vite les scénarios c'est sûr, mais elle ne les teste pas en conditions réelles dans votre vraie maison. Un scénario parfait sur le papier peut très bien ne jamais se déclencher parce qu'un capteur ment donc il faut comprendre ce qui a été écrit, et surtout aller regarder l'historique quand quelque chose cloche.
Et puis y'a les petites morts silencieuses... Une de mes prises connectées est passée en "unavailable" et y est restée plusieurs jours sans que je m'en rende compte. C'est un autre piège de la domotique... Quand un truc tombe, rien ne vous prévient, ça arrête juste de marcher. D'où l'intérêt d'avoir aussi des automatisations qui surveillent votre installation elle-même, et pas seulement votre maison.
Voilà, c'est un petit début, mais ça me permet de me remettre en selle tranquillement. En tout cas, l'option mini PC + LLM est un bon choix pour avoir une install domotique rapidement fonctionnelle, je pense.
La suite du programme
Ce que j'ai fait aussi c'est installer
Tailscale
sur le mini PC, pour accéder à mon Home Assistant depuis l'extérieur sans ouvrir le moindre port sur ma box. C'est de loin la méthode la plus propre, et c'est gratuit pour un usage perso.
Ensuite, je pense que je vais sortir les ESP32 du tiroir. L'add-on ESPHome est déjà installé, il ne me manque plus que le courage de m'y mettre. Si ça vous tente, j'avais montré comment transformer
un ESP32 à 5 euros
en capteur domotique.
J'ai aussi pas mal de matos Z-Wave à recycler, donc je pense que je vais aussi prendre une petite clé Z-Wave à rajouter sur l'ordi.
Voilà pour ce début d'aventure domotique dans mon nouveau chez moi. Pour le moment, je me suis surtout concentré sur l'aération, la pollution, la gestion de la chaleur mais je pense que j'aurais de nouveaux scénarios qui viendront peupler mes rêves dans les semaines qui viennent et je ne manquerai pas de vous en causer.
Avant d'acheter une ampoule connectée ou une serrure intelligente, vous aimeriez sans doute bien savoir si le truc vous oblige à créer un compte cloud et à prier pour que le serveur du fabricant reste allumé dans cinq ans, non ?
Hé bien l'Open Home Foundation, la fondation qui chapeaute Home Assistant, vient d'ouvrir en preview publique une Device Database qui répond pile à cette question. L'idée c'est de proposer un "Wikipedia de l'IoT".
Sauf que cette base n'est pas remplie à la main par une équipe marketing mais carbure à 100% grâce à de la télémétrie anonymisée remontée par des utilisateurs Home Assistant qui ont coché la case opt-in. Donc les données viennent du vrai monde, là où il y a des millions d'installations de Home Assistant et au moment où j'écris ces lignes, ça donne 19 237 appareils référencés et ça n'a de cesse d'augmenter.
La recherche fait remonter les appareils par marque, ici 209 résultats pour Aqara.
J'ai tapé "aqara" (lien affilié) dans la recherche pour tester, et j'ai obtenu 209 résultats. Je suis alors tombé sur la serrure
Smart Lock U200
(lien affilié) et ce qu'on apprend, c'est que cette serrure propose une connexion locale, une intégration possible via Matter, et un badge vert "Fonctionne sans cloud". La base précise même combien d'installations ont remonté l'info et depuis quand l'appareil est repéré.
Comme ça, vous voyez immédiatement si l'objet dépend d'un serveur distant ou s'il tourne peinard sur votre réseau local, avant de sortir la carte bleue.
La fiche de la serrure Aqara U200 : connexion locale, intégration Matter et données réelles d'usage.
Voilà, c'est juste ce que les données remontées disent et côté vie privée, la fondation insiste sur le fait que la télémétrie reste anonyme, sans compte ni traçage derrière. C'est donc parfaitement cohérent avec l'ADN de Home Assistant. Si vous bricolez déjà vos
capteurs ESP32 sans dépendre du cloud
, vous voyez très bien le tableau, et vous savez pourquoi virer un objet trop bavard vaut parfois de
jailbreaker un Echo Show
.
La collecte a démarré en février 2026, et l'Open Home Foundation prévient que le lancement complet arrivera plus tard dans l'année, avec la possibilité de contribuer directement aux fiches. Ils calment aussi les impatients en nous expliquant que c'est un marathon et pas un sprint, et préfèrent rendre ça public rapidement même si ce n'est pas encore parfait.
Donc je vous invite à être indulgents avec ce nouveau service et la prochaine fois qu'un objet connecté vous fait de l'œil, un tour par la Device Database vous évitera peut-être d'acheter un machin scotché uniquement au cloud du fabricant.
Votre clé 4G ou Wifi que vous avez connectée en USB sur un vieux serveur situé au fond du garage, plante une fois ou deux fois par semaine et à chaque fois faut aller débrancher la clé et la rebrancher pour la réveiller / ressusciter ? Et bien c'est fini la galère les amis, puisque
uhubctl
règle ça en une commande. Cet outil coupe puis rallume le courant d'un port USB précis, sans que vous n'ayez à toucher au moindre câble.
C'est donc un petit utilitaire en ligne de commande, écrit en C par Vadim Mikhailov, qui pilote l'alimentation électrique de vos ports USB un par un. uhubctl -a off -p 2 éteint le port 2, -a on le rallume, et -a cycle enchaîne les deux avec une petite pause au milieu. C'est pile-poil ce qu'il faut pour rebooter par exemple un modem 4G figé ou une webcam qui ne répond plus.
Par contre, désolé mais ça ne fonctionne pas sur n'importe quel hub USB. Il vous faut un hub intelligent qui gère le per-port power switching, autrement dit capable de couper le jus d'un seul port sans toucher aux autres. Rassurez-vous, si vous ne savez pas quoi acheter, le projet maintient une liste de modèles compatibles que
vous pouvez consulter ici
.
Après y'a certains hubs qui coupent bien la connexion data mais laissent passer le courant (le fameux VBUS). Du coup vous croyez avoir éteint le port, et le téléphone branché dessus continue tranquillement de charger. Alors pour vérifier, branchez un ventilo ou une petite lampe USB et lancez la coupure. Si ça s'arrête vraiment, votre hub est bon. Sinon il sait uniquement couper la data, et pas l'alim.
Mais en tout cas, une fois le bon matériel entre les mains, les usages deviennent vraiment sympas ! Par exemple, avoir un disque dur USB alimenté seulement quand vous en avez besoin, histoire de tuer le phantom load qui bouffe du courant pour rien (pensez juste à bien le démonter avant de couper le jus, sinon bonjour la corruption ^^).
Y'a aussi le cluster de Raspberry Pi que vous allumez et éteignez nœud par nœud. Ou encore un plugin OctoPrint qui coupe l'alim USB de l'imprimante 3D une fois l'impression finie. Y'a même des bidouilleurs qui pilotent un ventilo ou une guirlande LED avec.
Côté installation, rien de méchant : apt install uhubctl sur Debian, Ubuntu et Raspbian, brew install uhubctl sur Mac. Sous Linux il faudra passer par sudo ou poser une règle udev pour les permissions, sinon l'outil râlera. Sur Windows par contre, laissez tomber pour la coupure d'alim. Le driver USB de Microsoft ne laisse pas passer la commande, donc uhubctl compile mais n'éteint rien du tout.
Et si vous visez le Raspberry Pi, gardez un œil sur ses bizarreries car sur pas mal de modèles, tous les ports sont liés. Si vous en coupez un, vous les coupez tous. La parade classique, c'est donc de brancher un vrai hub compatible sur le Pi et de piloter ses ports à lui.
Et si vous cherchez quoi en faire côté DIY de votre Pi, j'avais listé
130 idées pour votre Raspberry Pi
qui se marient bien avec ce genre de contrôle à distance.
Bref, si vous bricolez de la domotique ou un rack de Raspberry Pi, vérifiez d'abord votre hub, puis foncez. C'est gratuit, open source et ça évite pas mal d'allers-retours vers la multiprise.
Lancée en février 2026, la nouvelle série SolarFlow vient densifier le catalogue de Zendure. Résultat, chaque type d'installation trouve désormais sa solution de stockage, du modeste kit de balcon au système photovoltaïque le plus costaud.
Et si je vous disais qu'il est possible de retrouver la logique de blocs de conditions dans Home Assistant sans installer NodeRed ?
C'est ce que propose le projet C.A.F.E (Complex Automation Flow Editor) :
Point important : Home Assistant comprend parfaitement le code YAML généré par C.A.F.E et votre automatisation reste parfaitement visible dans HA. Si vous désinstallez cette intégration votre automatisation restera fonctionnelle
Espérons que cette intégration soit à terme intégrée nativement dans HA, pour l'instant, elle s'installe via HACS.
Plusieurs commandes permettent de connaître la version de votre Raspberry Pi.
Rien de compliqué mais à chaque fois que j'en ai besoin je dois chercher dans Google, donc autant que je tombe sur mon article
Une fois connecté en SSH, tout d'abord il y a gpio -v :
gpio version: 2.50
Copyright (c) 2012-2018 Gordon Henderson
This is free software with ABSOLUTELY NO WARRANTY.
For details type: gpio -warranty
Raspberry Pi Details:
Type: Pi 2, Revision: 01, Memory: 1024MB, Maker: Embest
* Device tree is enabled.
*--> Raspberry Pi 2 Model B Rev 1.1
* This Raspberry Pi supports user-level GPIO access.
Ces 2 commandes fonctionneront également :
cat /proc/device-tree/model;echo
Raspberry Pi 2 Model B Rev 1.1
cat /sys/firmware/devicetree/base/model;echo
Raspberry Pi 2 Model B Rev 1.1
Et voilà !
Pour ceux qui n'aiment pas la ligne de commande, la version est aussi inscrite directement sur votre Raspberry Pi (sur le PCB)...
Comment disposer d'un boitier pour armer votre système d'alarme Home Assistant quand vous partez de chez vous ? et le désactiver quand vous rentrez ?
Ces systèmes de clavier d'alarme, que ce soit à code ou avec un badge, sont souvent présents dans les systèmes d'alarme propriétaires mais peu abordés dans les solutions DIY.
Howmation nous propose un guide complet : quel périphérique acheter, comment configurer Alarmo et même un bluebprint (définition d'un blueprint chez Thomas).
Si vous ne connaissiez pas la chaine YT Howmation, je vous la recommande chaudement. Il a notamment publié un guide ultime pour débuter en domotique :
Ycast ne fonctionnait plus ! J'en ai profité pour découvrir le fonctionnement de venv python dont voici le résumé pour corriger cette erreur.
Alternative : migrer sous YTuner
La solution la plus simple aurait été de migrer vers YTuner, un projet similaire, plus récent et maintenu pour de nombreuses distributions : Linux, macOS, BSD, Solaris, Raspberry Pi OS, OpenWRT, etc.
Mais j'aime bien le défi donc ce n'est pas l'option que j'ai choisi.
[Etape 1] Création d'un venv python
Nous allons installer un environnement virtuel python afin de simplifier les choses et d'éviter les conflits :
sudo apt install python3-venv
Création d'un dossier dédié aux venv :
mkdir /home/pi/python_venv/
Création du venv :
cd /home/pi/python_venv/
python3 -m venv ycast
Cette étape peut prendre plusieurs minutes, soyez patient.
Entrer dans le vcenv ycast :
source ycast/bin/activate
Installation ycast dans le venv (cette étape prend du temps) :
pip3 install ycast
Enfin pour sortir du venv ycast :
deactivate
Etape 2 : création du lien symbolique
Nous devons maintenant créer un lien symbolique depuis le fichier de librairie "libtiff.so.6" vers "libtiff.so.5" (les versions semblent compatibles entre-elles).
Je suis en passe de supprimer le Raspberry Pi 2 qui fait tourner Domoticz depuis de nombreuses années, sans broncher il faut le dire. Mais il me reste quelques routines et scripts à migrer vers Home Assistant.
Et Domoticz a sorti une mise à jour que j'ai essayé d'installer avec Raspberry Pi OS 11 (anciennement Raspbian) et qui s'est avéré incompatible à cause de la version OpenSSL 1.x embarquée dans Debian 11 (bulleseye) et bien présente en v3 dans Debian 12 (bookworm).
oct. 27 13:43:18 domoPi systemd[1]: This usually indicates unclean termination of a previous run, or service implementation deficiencies.
oct. 27 13:43:19 domoPi domoticz.sh[7043]: attente synchro NTP pour demarrer domoticz
oct. 27 13:43:18 domoPi systemd[1]: domoticz.service: Found left-over process 7035 (sudo) in control group while starting unit. Ignoring.
oct. 27 13:43:18 domoPi systemd[1]: This usually indicates unclean termination of a previous run, or service implementation deficiencies.
oct. 27 13:43:18 domoPi systemd[1]: domoticz.service: Found left-over process 7036 (systemctl) in control group while starting unit. Ignoring.
oct. 27 13:43:18 domoPi systemd[1]: This usually indicates unclean termination of a previous run, or service implementation deficiencies.
oct. 27 13:43:18 domoPi systemd[1]: Starting LSB: Home Automation System...
oct. 27 13:43:19 domoPi domoticz.sh[7053]: /home/pi/domoticz/domoticz: error while loading shared libraries: libssl.so.3: cannot open shared object file: No such file or directory
oct. 27 13:43:19 domoPi systemd[1]: Started LSB: Home Automation System.
oct. 27 13:43:19 domoPi sudo[7035]: pam_unix(sudo:session): session closed for user root
Restez sur Domoticz 2025.1 et ne faites pas de mises à jour vers 2025.2 et plus si vous êtes sur Raspbian 11 !
Le guide à suivre pour migrer vers Debian 12
Rassurez-vous, si vous souhaitez migrer vers Raspberry Pi OS 12, c'est possible.
Je ne ferai pas de commentaire sur le fait que... le développeur aurait pu faire en sorte que cette version ne s'installe pas sur une version incompatible de Debian (Raspbian)
Plutôt que de tenter un downgrade hasardeux de Domoticz (est-ce possible ?) j'ai préféré passer sur Debian 12, et je crois que c'est le 3ème saut de version que passe mon Rasberry Pi avec succès! Cette fois-ci j'ai bien fait une image disque de la carte microSD
La mise à jour de Raspberry Pi OS 11 vers 12 s'accompagne de quelques spécificités qui sont bonnes à connaître :
changement du nom dans les sources.list (habituel) et màj
changement de la partition de /boot vers /boot/firmware
installation du noyau correspondant à votre version de Raspberry Pi
migration des clés GPG vers le nouvel emplacement /etc/apt/trusted.gpg.d/ (keyring)
Seule la 11ʳᵉétape est obligatoire, les autres sont fortement conseillées une fois la mise à jour réalisée.
Concernant la migration des clés GPG, j'ai utilisé la commande suivante pour vérifier qu'aucune clé ne restait en mode LEGACY :
apt-key list
L'avertissement en retour est normal, mais aucune clé ne doit être listée.
Note: pour connaître la génération de votre Raspberry Pi la commande lspci n'a pas fonctionné chez moi, vous pouvez utiliser cat /proc/cpuinfo | grep Model
Conclusion
Il va vraiment falloir que je termine cette migration vers HA. Cela traine car j'aimerais récupérer l'historique de certaines sondes de températures. Côté périphérique il ne me reste que le RFXCom à migrer. Et comme Domoticz et Home Assistant discutent entre eux, soit par MQTT, soit par script, rien ne me presse.
Important : je vous conseille de ne pas lancer la migration à distance en SSH mais en console avec un vrai clavier/écran
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