Dans un article de blog publié le 1er juillet 2026, des chercheurs de Sysdig affirment avoir documenté le premier cas de ransomware entièrement piloté par une IA autonome, de la reconnaissance initiale jusqu'au chiffrement des données.
Dans un article de blog publié le 1er juillet 2026, des chercheurs de Sysdig affirment avoir documenté le premier cas de ransomware entièrement piloté par une IA autonome, de la reconnaissance initiale jusqu'au chiffrement des données.
Dans la série "Qu'est-ce qu'on se marre avec les LLMs", des chercheurs en cybersécurité de Check Point ont tenté une expérience plutôt fun (enfin, je trouve ^^) : Demander à DeepSeek de leur coder un ransomware capable de tourner directement dans le navigateur.
Et bah croyez le ou non mais le machin l'a fait sans broncher ^^ Quand je repense à tout ce foin qu'on vient de vivre avec les américains avec Mythos et Fable 5 d'Anthropic, j'avoue je rigole quand je vois ça.
Alexey Bukhteyev et Pedro Drimel Neto, de l'équipe malware de Check Point, ont récupéré cet échantillon bricolé par l'IA, l'ont un peu peaufiné quand même, et se sont retrouvés avec une arme à 100% fonctionnelle capable de chiffrer tous vos documents depuis Chrome sans rien avoir à installer.
Le code malveillant s'appuie sur la File System Access API, une fonction qui permet à une page web de demander l'accès à un dossier de votre disque. La cible clique sur "autoriser" en pensant retoucher une image sur un site de "AI photo enhancer" bidon, et derrière la page parcourt le dossier ouvert, chiffre son contenu, et laisse une jolie demande de rançon et aucun moyen de récupérer les fichiers originaux.
Et surtout, DeepSeek a été au-delà de leurs attentes en proposant plein de fonctionnalités "cools" en plus à ce ransomware comme du vol de tokens Discord, de numéros de carte, de seed phrases crypto et de l'accès webcam. Mais en y regardant de plus près, les chercheurs ont remarqué que tout ceci avait été halluciné et ne fonctionnait pas vraiment. Le seul truc fonctionnel c'est le chiffrement du dossier qu'ils ont eux-même demandé et autorisé.
L'idée de faire un ransomware dans le navigateur n'est pas nouvelle et d'autres chercheurs l'avaient déjà théorisée à la conférence USENIX Security en 2023 sous le nom de RoB, ("Ransomware over Browsers") mais ce qui change vraiment ici, c'est que sans grandes compétences, n'importe qui peut le faire.
Et c'est là que DeepSeek se distingue de la concurrence. Le modèle refuse bien sûr la demande si vous écrivez le mot "ransomware". Mais les chercheurs sont des petits malins et ont simplement retiré les termes qui fâchent, remplaçant "ransomware" par une formulation plus neutre du style "outil de chiffrement de fichiers". Et voilà, DeepSeek v4 a recraché exactement la même fonctionnalité.
Ce garde-fou s'est vraiment comporté comme un simple filtre anti gros mots, c'est un peu ridicule, surtout que ce n'est pas la première fois que le modèle chinois
se fait remarquer côté code douteux
, ni la première fois que les IA open source
montrent leur face sombre
.
Pour vous protéger contre ce genre de ransomware, il faudra donc être très vigilant à l'avenir et vous demander pourquoi tel ou tel site vous demande un accès COMPLET à un dossier plutôt que simplement au fichier dont il a besoin. Et sur Android, ça va être encore plus sensible depuis que Chrome peut donner accès au dossier photos. Bref, dans le doute, refusez...
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