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BumpMesh - Pour ajouter de la texture à vos impressions 3D

Par : Korben ✨
28 mai 2026 à 09:55

Stefan Hermann, le mec derrière la chaîne YouTube CNC Kitchen , vient de nous pondre un super outil web baptisé BumpMesh qui permet d'ajouter des textures de " displacement " à vos modèles STL, OBJ et 3MF... directement depuis votre navigateur. Vous balancez votre fichier, vous choisissez une texture dans la bibliothèque (ou vous uploadez votre propre image), vous réglez l'amplitude et le mapping, et hop, vous exportez un STL avec une texture de bois ou de béton ou que sais-je encore, prêt à être imprimé.

Avant pour mettre un motif sur une pièce imprimée en 3D, fallait passer forcement par Blender ou un soft de CAO, et surtout comprendre ce concept de displacement map, gérer les UV, bidouiller pendant des heures..etc etc. Et là avec cet outil, c'est juste quelques étapes et basta ! En plus, le code source est sur GitHub sous le nom stlTexturizer.

Côté fonctionnalités, y'a tout ce qu'il faut pour pas se planter. L'outil détecte automatiquement les surfaces planes orientées vers le bas et les laisse lisses (sinon votre pièce décolle du plateau pendant l'impression), et vous pouvez aussi peindre au pinceau les zones que vous voulez garder vierges de toute texture.

Il protège également les parties en surplomb (les fameux overhangs, ces angles déjà casse-pieds à imprimer proprement sans qu'on aille leur coller des reliefs en plus), garde le dessous bien plat avec le "smooth bottom", et propose un mode d'application cylindrique pour enrouler la texture autour des pièces rondes type vase ou tasse sans déformation aux jointures.

Y'a aussi une poignée 3D pour pivoter le modèle dans tous les sens, les raccourcis clavier classiques pour annuler/refaire, une sauvegarde de projet au format .bumpmesh, et une fonction "Bake Textures" en bêta qui fige la texture actuelle sur le maillage pour que vous puissiez en empiler une deuxième par-dessus.

L'interface est dispo en français mais aussi en italien, espagnol, portugais, japonais, coréen sans oublier l'anglais évidemment...

Bref, pour ajouter une texture peau de banane sur un vase, des écailles sur une figurine, du motif hexagonal sur une coque, c'est top moumoute ! Et en plus c'est gratuit !

À tester sur bumpmesh.com .

Merci à B0t_Ox pour la découverte !

Il a recréé la veste à écran de Cyberpunk 2077

22 mai 2026 à 13:02

Dans le jeu Cyberpunk 2077, un des vêtements qui marquent l'environnement visuel, c'est cette veste avec un petit écran intégré dans le col, qui diffuse des images en boucle.

Un objet purement décoratif du jeu, le genre de détail qui pose l'ambiance futuriste sans qu'on puisse vraiment l'avoir. Sauf qu'un bidouilleur connu sous le pseudo Zibartas a décidé qu'il en voulait une, pour de vrai. Il l'a fabriquée. Et le résultat colle de très près au modèle vu dans le jeu.

Il y a d'abord quatre écrans OLED flexibles, c'est-à-dire des dalles capables de se courber légèrement, contrairement à un écran de smartphone classique qui est rigide. Chacune a un format allongé, façon téléphone, et coûte autour de 300 dollars pièce.

Faites le calcul : rien que pour les écrans, la facture grimpe à 1200 dollars. Autant dire que ce n'est pas le genre de bricolage qu'on lance un dimanche après-midi sans réfléchir.

Pour faire tourner tout ça, Zibartas a glissé deux Raspberry Pi 4, ces mini-ordinateurs de la taille d'une carte bancaire qu'on retrouve dans une bonne partie des projets de bidouille électronique. Un Pi gère une paire d'écrans, le second s'occupe de l'autre paire.

Le problème, c'est de garder les quatre dalles synchronisées pour que la vidéo défile partout en même temps, sans décalage. La solution choisie est simple : les deux Raspberry Pi communiquent entre eux via leurs broches GPIO, ces petites pattes de connexion qui servent normalement à brancher des composants, histoire de se mettre d'accord sur le tempo. Le Pi 4, pourtant un modèle plus ancien, a été choisi volontairement car il permet une astuce technique précise pour diffuser une vidéo bien fluide sur deux écrans à la fois.

Pour la couture, la veste n'a pas été achetée puis modifiée : elle a été cousue entièrement de zéro pour ce projet. Le vrai défi, c'était de loger les écrans dans le grand col sans qu'ils se cassent au moindre mouvement. Zibartas a donc imprimé en 3D une structure rigide pour les caler et les protéger. Détail un peu rigolo : une fois installés, les écrans flexibles ne plient quasiment plus. Leur souplesse aura surtout servi pendant le montage, pour les manipuler sans les briser.

Le projet laisse quand même une question de côté : l'autonomie. Deux Raspberry Pi et quatre écrans OLED, ça consomme, et il faut donc trimballer une batterie quelque part sur soi. Tenir une soirée entière avec la veste allumée risque d'être un peu tendax. Pour une démo ou une convention cosplay, par contre, c'est carrément rigolo.

Source : Hackaday

Ce petit gadget DIY vous prédit l'avenir quand vous le secouez

22 mai 2026 à 10:44

Le maker connu sous le pseudo gokux a fabriqué un objet aussi inutile que mignon : un fortune cookie électronique. Vous le secouez, et il affiche une prédiction sur son petit écran. Voilà, c'est tout. Et c'est très bien comme ça.

Sous le capot, c'est un condensé de composants accessibles. Le cerveau, c'est un Seeed Xiao ESP32-S3 Plus, un microcontrôleur minuscule, autrement dit une puce programmable qui fait tourner le tout.

L'affichage passe par un écran e-paper, le même type d'écran que sur une liseuse, qui ne consomme du courant que pour changer d'image. Pour détecter quand vous secouez l'objet, gokux a ajouté un accéléromètre MPU-6050, le capteur de mouvement qu'on trouve dans les manettes et les téléphones.

Et une petite batterie Li-Po alimente l'ensemble. Rien d'introuvable, tout se commande en ligne pour une poignée d'euros.

Le bon point, c'est que tout est embarqué. Le gadget stocke plus de 3 000 prédictions et fonctionne entièrement hors ligne, donc pas besoin de connexion, pas de serveur, pas d'appli.

Votre oracle de poche marche même au fond d'une cave. L'écran e-paper apporte un vrai plus ici : une fois la prédiction affichée, elle reste lisible même batterie vide, comme une vraie page de papier. Et gokux n'a pas oublié de glisser deux modes bonus, accessibles via les boutons sur le côté : un lanceur de dés et un tirage à pile ou face. De quoi régler vos petits dilemmes du quotidien sans même sortir le téléphone.

Le projet est entièrement documenté sur Instructables , vous y trouvez la liste des pièces, le câblage, les fichiers à imprimer en 3D, le code et même les instructions pour ajouter vos propres prédictions. Comptez quelques dizaines d'euros de composants et une soirée de montage, pas plus. C'est le projet idéal à offrir, ou à bricoler avec un ado curieux d'électronique.

Et comme le code est ouvert, rien ne vous empêche de remplacer les 3 000 messages d'origine par vos propres blagues, citations ou vannes pour vos collègues. C'est exactement le genre de projet parfait pour débuter, assez simple pour ne pas décourager, assez complet pour apprendre à manipuler un ESP32 et un écran e-paper en même temps.

Bref, ça ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça qu'on a envie d'en monter un.

Source : Hackaday

Ces badges LED de festival se synchronisent tout seuls

21 mai 2026 à 17:18

Tony Goacher a résolu un petit casse-tête avec élégance. Son projet CrowdClock, ce sont des badges lumineux pour festival qui clignotent tous en rythme, parfaitement synchronisés. Sauf qu'il n'y a aucun badge maître, aucune appli, aucun appairage. Les badges se mettent d'accord tout seuls.

Le truc tient en une technique toute bête. Chaque badge fait tourner sa propre horloge interne et diffuse en continu sa valeur tout autour de lui, via ESP-NOW (un protocole sans fil léger, qui permet à de petits modules de discuter directement entre eux sans passer par le Wi-Fi). Quand un badge capte une valeur d'horloge plus élevée que la sienne, il adopte cette valeur, tout simplement.

Avec cette seule règle, ça fonctionne. Mettez deux groupes de badges désynchronisés dans la même pièce, et en quelques instants tout le monde s'aligne sur l'horloge la plus avancée, puisetdéroule les mêmes animations lumineuses en même temps. D'habitude, synchroniser une flotte d'appareils, ça demande un serveur, une désignation de maître et une négociation en bonne et due forme entre tout ce petit monde. Là, rien de tout ça. Cette absence de mémoire partagée est même ce qui rend le système très solide : un badge qui arrive, qui repart, qui tombe en panne de batterie, rien de tout ça ne flingue la synchro.

Niveau matériel, c'est très accessible : un microcontrôleur ESP32, un anneau de 16 LED RGB adressables (le genre de LED qu'on pilote une par une), une batterie et un support imprimé en 3D. Rien d'exotique, rien de cher. Le code est publié en open source sur GitHub, donc n'importe qui peut reproduire le projet et s'en inspirer. Le tout revient à quelques euros de composants pour chaque badge, de quoi en fabriquer toute une fournée pour un atelier ou un festival.

CrowdClock a été monté avec des jeunes au sein d'une association qui s'appelle Inclusive Bytes, pour un festival. L'idée derrière tout dépasse donc le simple gadget : la foule ne regarde plus le spectacle lumineux, elle le compose. Pour beaucoup de ces jeunes, c'était probablement le premier contact avec les systèmes distribués, et c'est difficile de trouver meilleure démo.

Source : Hackaday

Cuivrer une pièce imprimée 3D sans cuve géante, c'est possible en la faisant tourner

19 mai 2026 à 17:38

Hendrik s'est attaqué à un problème classique des makers : électroplaquer une pièce imprimée en 3D un peu grosse, ça demande une cuve énorme remplie de produits chimiques pour la submerger entièrement.

Sa solution, fabriquée maison, prend le problème dans l'autre sens : si la pièce ne rentre pas dans la cuve, autant la faire tourner doucement dans une cuve plus petite.

Le principe est simple. Vous prenez votre pièce 3D, vous la poncez, vous la recouvrez de peinture conductrice (indispensable, sinon le métal ne s'accroche à rien).

Ensuite vous la fixez sur un axe motorisé piloté par un ESP32 (un petit microcontrôleur Wi-Fi du même style qu'un Raspberry Pi en plus modeste) qui fait tourner doucement la pièce via un moteur pas-à-pas. La pièce trempe à moitié dans la cuve d'électrolyte, et la rotation se charge du reste. Au bout d'une nuit complète, le cuivre s'est déposé uniformément sur toute la surface.

La cuve elle-même est fabriquée maison en acrylique, dimensionnée juste pour la zone immergée. Une carte électronique custom gère le moteur, un boîtier imprimé en 3D protège l'ensemble.

Une fois le cuivrage terminé, Hendrik polit la couche obtenue puis enchaîne avec d'autres bains pour ajouter d'autres métaux par-dessus si besoin, comme du nickel ou de l'or. Le résultat ressemble à une pièce métallique pleine, alors qu'en dessous c'est juste du plastique imprimé.

C'est exactement le genre de bricolage qui ne paie pas de mine mais qui débloque un truc bien utile. Une cuve d'électrolyse pour un casque ou une grosse pièce cosplay, c'est plusieurs centaines d'euros de produits chimiques, sans compter la place que ça prend dans un atelier.

Là, l'investissement matériel se réduit à un moteur pas-à-pas à 15 euros, un ESP32 à 5 euros, un bout d'acrylique et la peinture conductrice. Le tout est réutilisable indéfiniment, donc l'amortissement se fait rapidement.

Petit bémol quand même : si vous ne plaquez qu'une seule pièce dans votre vie, c'est sans doute plus simple de payer un pro pour vous le faire et il faut accepter de laisser tourner un montage chimique pendant douze heures dans son garage.

Mais pour quelqu'un qui produit des accessoires en série, des prototypes de bijoux ou des pièces cosplay régulièrement, c'est une vraie alternative.

Source : Hackaday

Voir à 650 mètres dans le noir avec un laser infrarouge et une webcam : c’est faisable

19 mai 2026 à 15:34

Project 326, une chaîne YouTube spécialisée dans les bricolages optiques, a montré un système de vision nocturne longue portée monté de A à Z dans un garage. Le résultat tient en quelques composants : un télescope réflecteur imprimé en 3D, une webcam modifiée et un laser infrarouge de deux watts. À l'arrivée, on voit jusqu'à 650 mètres dans l'obscurité totale.

Le principe est simple (si on peut dire). Un laser dans une longueur d'onde de 940 nanomètres, totalement invisible à l'œil nu mais détectable par n'importe quel capteur photo sans filtre infrarouge, éclaire la scène à distance. La webcam, dont on a retiré le filtre infrarouge d'origine, capte la lumière réfléchie. Le télescope réflecteur, un montage avec un miroir concave qui collecte la lumière comme dans les télescopes amateurs, concentre le tout sur le capteur. Du coup vous obtenez une image quasi-diurne en plein milieu de la nuit.

Le laser utilisé est un VCSEL, un type de diode laser qui émet la lumière par la surface plutôt que par le bord. Avec ses deux watts à 940 nm, il peut littéralement brûler un morceau de carton si vous mettez la main dessus à courte distance. Sauf qu'à 500 mètres, le faisceau s'est tellement élargi qu'il passe largement sous les seuils de sécurité oculaire. C'est ce qui rend le système utilisable en pratique : il faut viser loin, sinon ça devient dangereux.

Côté limites, l'atténuation atmosphérique mange jusqu'à 70 % de la puissance du faisceau à 940 nm quand l'air est humide. Project 326 a donc dû faire ses tests en altitude par temps sec pour atteindre les 650 mètres annoncés. À noter aussi que toute personne équipée elle-même de vision nocturne verra immédiatement le faisceau, donc oubliez le côté discret du truc.

Screenshot

Ce qui est franchement chouette dans ce projet, c'est l'écart entre le matériel utilisé et le résultat obtenu. Une vision nocturne militaire active coûte plusieurs milliers d'euros. Là, on est sur du télescope imprimé, un VCSEL acheté en ligne pour quelques dizaines d'euros, une webcam à dix euros. La précision de l'alignement optique reste l'étape compliquée, mais tout le reste tient dans un projet de week-end.

Bref, c'est une démonstration de plus que la limite entre matériel pro et bricolage amateur dépend surtout du temps qu'on veut y passer.

Source : Hackaday

Sortir les modèles 3D d'un jeu PS5 en passant par le mode Photo et un peu de photogrammétrie

18 mai 2026 à 16:36

Quand vous voulez récupérer un modèle 3D d'un jeu vidéo, en général il y a deux options. Soit vous fouillez les fichiers du jeu pour en extraire les assets, ce qui demande des outils spécialisés et qui ne marche pas simplement sur console.

Soit vous abandonnez. Un bidouilleur connu sous le pseudo Dung3onlord vient de proposer une troisième voie, beaucoup plus rigolote et qui ne touche pas du tout au jeu lui-même.

[Embed: https://www.reddit.com/r/OculusQuest/comments/1srgzgz/capture_and_view_ps5_characters_on_a_quest_link/]

La technique repose sur deux trucs intégrés à la PS5. D'abord, le mode Photo, présent dans la plupart des gros titres modernes, qui permet de geler la scène et de la regarder sous n'importe quel angle.

Ensuite, la photogrammétrie, une vieille méthode qui consiste à reconstruire un objet 3D à partir de plein de photos prises sous différents angles. Mettez les deux ensemble et vous obtenez votre modèle, sans toucher au moteur du jeu.

Le mode opératoire de Dung3onlord est assez simple. Il filme une vidéo en orbite autour d'une scène figée en mode Photo, désactive toute interface visible, extrait les images de la vidéo, et passe le lot dans un logiciel de photogrammétrie classique.

Le résultat, c'est un nuage de points 3D, qu'il nettoie, dont il enlève le fond, puis qu'il transforme en gaussian splat. C'est une technique récente d'affichage 3D qui demande très peu de puissance de calcul pour le rendu. Il visualise ensuite le tout dans un casque VR Quest, ce qui donne une vraie sensation d'immersion dans la scène du jeu.

Il y a des limites évidemment. Plein d'effets graphiques modernes, comme les normal maps qui font croire à du relief sur des surfaces plates, ne donnent pas une vraie géométrie par exemple. Du coup la version 3D paraît parfois plus lisse que ce que vous voyiez dans le jeu. Et la technique ne marche que sur des scènes statiques, pas sur des animations.

Mais pour des paysages, des décors, ou des modèles fixes, c'est efficace. Surtout si l'objectif n'est pas d'avoir la précision absolue d'un fichier 3D natif, mais juste de revisiter une scène en immersion.

Et puis surtout, ça contourne tout le problème de l'extraction directe : le DRM, les formats propriétaires, les hooks dans la mémoire. Ici, on photographie l'écran. Le jeu n'a rien à dire. C'est une méthode bien élégante en tous cas.

Source : Hackaday

Des cartes perforées imprimées en 3D et lues par une webcam, parfait pour stocker vos mots de passe à vie

17 mai 2026 à 11:47

Les cartes perforées, c'est le truc qu'on associe à l'informatique de grand papa. Des bouts de carton avec des trous dedans qui servaient à programmer les ordinateurs des années 1960. Personne n'aurait l'idée d'en utiliser aujourd'hui.

Sauf Bitroller , un bidouilleur qui a eu une autre idée : et si on imprimait des cartes perforées en 3D, qu'on les laissait dans un coffre, et qu'on les relisait avec une simple webcam ?

L'objectif n'est pas de programmer un ordinateur, c'est de stocker des données ultra-sensibles sur un support qui ne risque pas de s'effacer. Genre la clé d'un portefeuille crypto ou un mot de passe maître.

Chaque carte mesure une dizaine de centimètres de côté et stocke 16 octets de données utiles, plus 4 octets de correction d'erreur « Reed-Solomon ». Ce système permet de retrouver l'info même si la lecture est partiellement abîmée. Reed-Solomon, ce n'est pas exotique d'ailleurs, c'est la même famille de correction d'erreurs que celle qui fait tenir vos CD ou vos QR codes face aux rayures. C'est microscopique, oui. Mais pour stocker une clé cryptographique, c'est largement suffisant.

Screenshot

Le génie du projet tient dans la méthode de lecture. Pas de machine industrielle, pas de scanner spécialisé. Juste une webcam, posée au-dessus de la carte, avec un fond noir derrière. OpenCV, la bibliothèque libre de vision par ordinateur que tout le monde utilise pour ce genre de tâche, lit la carte entière d'un seul coup à partir du contraste entre le fond et le plastique blanc. Le créateur fournit deux scripts Python, un pour générer la carte à imprimer, l'autre pour la relire.

Le matériau choisi est du PLA, le plastique standard des imprimantes 3D grand public. C'est honnête pour un prototype, mais pas idéal pour de la longue durée. Bitroller le reconnaît : en acier inoxydable, ses cartes survivraient à un incendie sévère et resteraient lisibles dans plusieurs siècles. Le but n'est pas vraiment de bidouiller, c'est de proposer un vrai support d'archive longue durée.

Face à un vieux papier ou à une clé USB, la différence est évidente. Le papier brûle, la clé USB meurt après quelques années sans alimentation. Une carte perforée en métal traversera les décennies sans broncher. Et le fait que la lecture se fasse avec n'importe quelle webcam évite la galère du lecteur propriétaire qui n'existe plus dans dix ans. Bref, bonne idée. Vous pouvez voir le projet ici .

Source : Hackaday

Un slider caméra à trois axes bricolé avec des pièces d'imprimante 3D

5 mai 2026 à 11:25

Un slider caméra, c'est ce rail motorisé sur lequel on pose un appareil photo ou une caméra pour qu'elle glisse latéralement pendant la prise de vue, et obtenir ce travelling propre qu'on voit dans les pubs ou les vidéos YouTube un peu soignées.

CNCDan , lui, a voulu pousser le concept un cran plus loin avec un système à trois axes (haut/bas, gauche/droite, et une rotation), pour filmer ses propres projets. Et il l'a construit avec ce qu'il avait sous la main : un stock de pièces d'imprimante 3D.

Pourquoi ça marche bien comme base ? Les imprimantes 3D sont conçues autour de composants modulaires et standardisés (profilés aluminium extrudés, courroies, moteurs pas-à-pas, électronique), le genre de pièces taillées pour bouger une tête d'impression de quelques kilos avec précision. C'est exactement ce qu'on demande à un slider, sauf qu'à la place de l'extrudeur on met une caméra.

La logique tient debout. Mais CNCDan a vite découvert que ses moteurs n'étaient pas assez puissants pour bouger une caméra de 1,4 kg sans saccades, ce qui l'a obligé à revoir les rapports de réduction (le gearing) pour leur donner plus de couple.

Sauf que voilà, en touchant aux moteurs il a déréglé tout le reste. Cotes qui ne tombent plus juste, jeux qui apparaissent, plateforme qui ne tient plus en place. Du coup il a dû reprendre une grosse partie de la mécanique : nouvelle plaque de support découpée dans de l'acier (l'alu n'était pas assez rigide pour cette charge), nouveaux roulements montés à la presse, et un système de quick release pour fixer la caméra rapidement.

Et même comme ça, le mouvement n'était toujours pas fluide. Plusieurs semaines de réécriture du code de pilotage des moteurs ont été nécessaires pour obtenir une glisse vraiment propre.

Le résultat final tient la route. Le slider fonctionne sur une carte ESP32 et se pilote en Wi-Fi via une interface web ouverte depuis un autre ordi. 

CNCDan a aussi prévu que sa plateforme puisse accueillir d'autres caméras, y compris des smartphones, et il a publié les fichiers du projet sur GitHub si vous voulez reproduire la chose.

Lui-même reconnaît que ce n'était clairement pas la voie la plus simple pour avoir un slider, mais que ça lui a marché parce qu'il avait les pièces et les outils déjà chez lui.

Bref, du vrai DIY audacieux. Pas la solution la plus rapide, mais quand on a déjà l'atelier, c'est une chouette approche.

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