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Hier — 6 mars 2026Flux principal

AntScan : ils utilisent un accélérateur de particules pour scanner 2 000 fourmis

Par : Korben
6 mars 2026 à 15:10

Des chercheurs ont utilisé un accélérateur de particules du Karlsruhe Institute of Technology pour scanner 2 200 fourmis de 800 espèces différentes en quelques jours. Le résultat : des modèles 3D d'une précision au micromètre, qui révèlent muscles, systèmes nerveux et dards. Le tout est accessible gratuitement en ligne sur le portail antscan.info , depuis n'importe quel ordinateur.

Un synchrotron pour radiographier des fourmis

Le projet AntScan est né d'une collaboration entre Evan Economo, entomologiste à l'université du Maryland, et Thomas van de Kamp, physicien au Karlsruhe Institute of Technology en Allemagne. L'idée : utiliser le synchrotron du KIT, un accélérateur de particules qui produit un faisceau de rayons X très intense, pour scanner des fourmis en micro-tomographie.

Un bras robotisé fait tourner chaque spécimen devant le faisceau, et environ 3 000 images sont capturées par fourmi. Le tout est ensuite reconstruit automatiquement en modèle 3D. La résolution atteint le micromètre, ce qui permet de voir l'intérieur des insectes : muscles, tube digestif, système nerveux et dards.

Six ans de travail en une semaine

2 200 spécimens, 800 espèces, 212 genres. Tout ça en quelques jours. Avec un scanner de laboratoire classique, ce travail aurait pris six ans de fonctionnement continu. Avec le synchrotron du KIT et le bras robotisé qui change les échantillons toutes les 30 secondes, 2 000 spécimens ont été traités en une seule semaine.

L'IA s'est chargée du reste : estimer la position de chaque fourmi et produire les reconstructions 3D automatiquement.

Un atlas accessible à tous

Les modèles 3D sont disponibles gratuitement sur le portail antscan.info. N'importe qui peut y accéder depuis un ordinateur, faire pivoter les fourmis, zoomer sur les détails et même les « disséquer », virtuellement bien sûr, rangez votre scalpel. L'équipe a conçu le projet comme un modèle reproductible : la méthode peut être adaptée à d'autres petits invertébrés, ce qui en fait un point de départ pour numériser la biodiversité à grande échelle. Le portail fournit aussi les fichiers bruts pour les chercheurs qui veulent aller plus loin dans l'analyse.

C'est le genre de projet qui donne envie de fouiller le site pendant des heures. Utiliser un accélérateur de particules pour scanner des fourmis, sur le papier c'est un peu disproportionné, mais quand on voit le résultat, six ans de travail compressés en une semaine et 800 espèces disponibles en 3D pour tout le monde, ça force le respect.

Le fait que tout soit en accès libre change la donne. La vraie question, c'est ce qui vient après : si la méthode fonctionne pour les fourmis, elle peut fonctionner pour des milliers d'autres espèces. Perso, je trouve que c'est le genre d'utilisation de l'IA et de la puissance de calcul qui fait plaisir à voir, loin des polémiques habituelles.

Sources : IEEE , Phys.org

À partir d’avant-hierFlux principal

80 ans d'ordinateurs résumés en 1 vidéo

Par : Korben
3 mars 2026 à 18:12

Je connaissais pas la chaine YouTube Branch Education, et je suis content d'être tombé là dessus parce qu'il ont eu une idée un peu dingue qui devrait vous plaire. En fait, ils ont démonté physiquement plus de 60 ordinateurs, consoles et smartphones, dessoudé les puces des cartes mères, pris des centaines de photos, et tout reconstruit en modèles 3D... ou plutôt, en reproductions ultra-détaillées. Et comme résultat, ils ont sorti une vidéo de 33 minutes qui retrace 80 ans d'évolution informatique... et vous allez voir, c'est plutôt classe.

En fait, quand je dis "modèles 3D", je vous parle pas de schémas vaguement animés... Non, chaque machine a été modélisée, de l'ENIAC de 1945 jusqu'à la Nintendo Switch et pour les plus récentes, comme je vous le disais, l'équipe a carrément dessoudé les composants pour voir l'intérieur des puces.

La vidéo utilise d'ailleurs une analogie bien trouvée pour visualiser la puissance de calcul : les briques LEGO. En fait, c'est tout bête... un calcul par seconde c'est une brique 2×4.

Du coup l'ENIAC et ses 5 000 opérations par seconde, ça donne un petit cube de rien du tout, la Super Nintendo et ses 1,8 million d'instructions c'est un cube qui remplit une pièce entière et le premier iPhone c'est un cube de la taille d'un immeuble de 2 étages. Quand aux cartes graphiques actuelles avec leurs téraflops... on sort carrément du cadre !

L'ENIAC

Si vous aimez les briques LEGO et l'informatique , vous allez être servis.

Le truc génial, c'est que la vidéo ne se contente pas de lister des ordis avec leurs specs. En fait, elle découpe l'Histoire de l'informatique en 8 "âges" distincts, chacun avec ses propres avancées. Et ce que vous voyez ici, c'est la première partie qui couvre les trois premiers : la "transistorisation" (adieu les 17 000 tubes à vide de l'ENIAC), le packaging des transistors avec IBM et les circuits intégrés, et l'arrivée des premiers processeurs.

Parce que l'évolution des ordinateurs, c'est PAS juste la loi de Moore. Entre la Super Nintendo et la Switch, y'a 26 ans d'écart et les transistors ont été multipliés par 80 000... Mais la puissance de calcul c'est par 1,4 MILLION qu'elle a été multipliée !!

La vidéo explique aussi comment les géants de chaque époque finissent par se faire dépasser... IBM contrôlait 70% du marché dans les années 60-70... Intel qui a raté le virage du mobile dans les années 2010...etc. Le piège, c'est qu'à chaque nouvel "âge", les règles changent et ceux qui ne s'adaptent pas se font bouffer.

Perso, je trouve le passage sur l'ENIAC assez ouf. 30 tonnes de machine, 17 000 tubes à vide, et quand l'un d'eux claquait (et ça arrivait souvent), fallait retrouver lequel dans une salle entière de racks. Les transistors étaient finalement plus fiables... sauf que quand y en avait un de mort, bonne chance aussi pour le trouver.

La vidéo est en anglais, mais les sous-titres traduits automatiquement en français sont dispo. D'autres épisodes couvriront les 5 âges suivants, jusqu'aux processeurs IA donc abonnez vous à leur chaine (j'ai pas d'actions en bourse chez eux...). Si vous êtes du genre nostalgique de la tech d'antan , vous allez adorer !

Merci à Lorenper pour le partage !

CPU anti-inflation, AMD ressort un X3D “pas cher”, le Ryzen 5 5500X3D

2 mars 2026 à 09:50

Ryzen 5 5500X3DAMD relance discrètement son Ryzen 5 5500X3D en Chine. Ce CPU AM4 à 6 cœurs et équipé de 99 Mo de cache et s'accompagne d'un TDP de 105 W

Cet article CPU anti-inflation, AMD ressort un X3D “pas cher”, le Ryzen 5 5500X3D a été publié en premier par GinjFo.

RM 3DP - L'impression 3D qui muscle les robots mous

Par : Korben
10 février 2026 à 10:00

La robotique souple, c'est un peu le Graal pour pas mal de chercheurs. L'idée de fabriquer des machines capables de se faufiler partout ou de manipuler des objets fragiles sans tout casser, ça fait rêver. Sauf que jusqu'à présent, c'était une tannée monumentale à fabriquer. Fallait mouler les pièces, assembler les membranes, sceller les composants... Bref, un boulot de titan pour un résultat parfois imprévisible.

Mais voilà qu'une équipe de Harvard, menée par Jennifer Lewis au sein du Lewis Lab, vient de poser une grosse brique sur l'édifice. Ils ont mis au point une technique baptisée "impression 3D multimatériau rotative" (RM 3DP) qui permet d'encoder la réponse mécanique directement dans la structure. Pour faire simple, au lieu de rajouter des fonctions après coup, vous imprimez une architecture interne qui va dicter comment le robot se déforme une fois sous pression.

Le secret réside dans une buse rotative capable de gérer un placement spatial interne ultra-précis de deux matériaux à la volée. En faisant tourner cette buse pendant l'impression, les chercheurs Jackson Wilt et Natalie Larson arrivent à disposer chaque matériau à l'intérieur du filament déposé (on parle de structures à l'échelle du micron... c'est super minuscule). Et là, c'est un peu comme si vous dessiniez une hélice à l'intérieur d'un tube... mais en 3D et avec des polymères techniques.

Pour la structure, ils utilisent du polyuréthane hyper costaud qui forme une coque durable. Et à l'intérieur, hop, ils injectent un polymère sacrificiel, le poloxamère (qu'on trouve d'ailleurs dans certains produits capillaires), pour remplir les futurs canaux. Une fois que la structure a durci, il suffit de rincer ce gel pour laisser place à des conduits pneumatiques hyper propres. Bon, attention quand même, rincer un gel visqueux dans des canaux microscopiques sans rien péter, ça demande une sacrée maîtrise du process. Mais grâce à ça, ces canaux agissent comme des muscles. Vous envoyez de l'air sous pression dedans et la structure se tord, se plie ou s'étire selon la géométrie prévue au départ.

C'est plutôt chouette car ça permet de passer de la conception à la réalisation en quelques heures au lieu de plusieurs jours. Plus besoin de s'embêter avec des montages complexes, vous ajustez les paramètres de l'imprimante et voilà. Pour la démonstration, ils ont imprimé un actuateur en spirale qui s'ouvre comme une fleur et une pince capable de saisir des objets délicats. Tout ça en un seul processus d'impression continu pour la partie structurelle, même si le post-traitement reste obligatoire pour libérer les canaux.

Perso, c'est assez prometteur par exemple pour le futur de la chirurgie ou pour créer des dispositifs d'assistance qui s'adaptent vraiment au corps humain.

Maintenant, reste à voir la durabilité du bouzin sur des milliers de cycles, mais on n'arrête pas le progrès, comme dirait l'autre.

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Un PC gaming dans une machine à écrire

Par : Korben
9 février 2026 à 13:50

Tout le monde veut construire le PC le plus rapide, le plus cher, le plus RGB possibeuuule sauf que Prototype, un YouTuber bien allumé, a décidé quand à lui de prendre le problème à l'envers... en intégrant un PC gaming complet dans une Smith-Corona 210 des années 70. Oui, une bonne vieille machine à écrire électrique de 8 kg.

Vous prenez cette vieille Smith-Corona électrique, vous virez tout ce qui sert à rien, vous gardez le chariot, les marteaux et la clochette (oui, la clochette là), et vous fourrez une carte mère mini-ITX, une alim SFX et une carte graphique low-profile à l'intérieur. Et hop, vous avez un PC qui tape littéralement vos emails !

Sauf que c'est pas exactement comme monter un PC dans un boitier Corsair. Le mec a d'abord dû tout démonter, en fait y'a facilement 200 pièces mécaniques là-dedans, des leviers, des ressorts, des marteaux... et il fallait rien péter. Le problème c'est que l'espace disponible une fois le ménage fait... c'est RIEN DU TOUT. Juste quelques centimètres de marge entre le châssis et les mécanismes, pas plus.

Et pour le clavier, c'est là que ça devient tordu car pas question de brancher un clavier USB lambda... non non, les vraies touches de la machine à écrire doivent fonctionner comme un vrai clavier HID. Du coup, il a fallu concevoir un PCB custom en partant de zéro. Quel courage !!

En gros, chaque touche est câblée avec un switch mécanique Cherry et une diode 1N4148 dans une matrice 8×7, le tout piloté par un Arduino Pro Micro qui traduit les coordonnées ligne/colonne en caractères via QMK. Le design du circuit, il l'a envoyé se faire fabriquer chez JLCPCB à Guangdong en Chine et tout devait passer au millimètre près.

Pour le boîtier, il a d'abord tenté la photogrammétrie. En gros, vous photographiez l'objet sous tous les angles, un logiciel crache un modèle 3D en .STL, et ensuite vous retouchez ça dans SolidWorks pour imprimer une version modifiée en 3D . Sauf que le scan a complètement foiré (en fait la photogrammétrie sur du plastique brillant, ça marche moyen... sauf si vous matifiez la surface avant), du coup il a retracé le mesh à la main dans son logiciel de CAO. C'était des heures de modélisation en plus.

Côté assemblage du PCB, 52 touches à souder une par une avec leurs diodes, soit plusieurs heures de soudure au fer à 350°C, penché sur le plan de travail. Et là, surprise : celui qui a designé le circuit (c'est lui ^^) avait oublié 4 trous pour les pins de l'Arduino. Bon... La solution ? Couper les pins de l’Arduino à la pince… moi j’aurais plutôt percé les trous manquant à la Dremel !! La méthode la rache, ça marche toujours !

Ensuite, il a branché le firmware... et a dû recoder la matrice clavier à la main (bienvenue dans le monde réel).

Le premier test du clavier custom, 52 touches soudées à la main

Mais son vrai coup de génie, c'est le servo. En effet, il a intégré un deuxième Arduino qui lit les frappes clavier via le port série et fait bouger un servomoteur SG90 attaché aux marteaux. Du coup, quand vous tapez sur une touche, non seulement ça écrit sur l'écran, mais ça bouge AUSSI le chariot de la machine à écrire. Sans oublier la petite clochette qui sonne en fin de ligne, comme en 1975.

Et ça marche !! C'est fou ! Les machines à écrire USB , on connaissait déjà le concept. Mais là c'est un cran au-dessus puisque le PC complet tient à l'intérieur, avec un écran monté sur le chariot. Le mec le dit lui-même dans sa vidéo... c'est probablement le truc le plus débile qu'il ait jamais fait.

Bref, vivement la partie 2 pour voir le résultat final. En attendant, si l'envie vous prend de transformer du vieux matos en truc improbable , vous savez que c'est faisable...

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AstroClick - Le système solaire en voxel dans votre navigateur

Par : Korben
6 février 2026 à 08:24

AstroClick, c'est un simulateur interactif du système solaire en 3D, 100% gratuit et open source, qui tourne dans le navigateur. Ce projet a été développé par Charlie, un lecteur du blog (merci !), et perso je trouve que ça mérite un petit coup de projecteur.

AstroClick, le système solaire en cubes

Quand vous débarquez sur le site, vous avez le Soleil au centre avec toutes les planètes qui gravitent autour en temps réel. Vous pouvez donc zoomer, dézoomer, tourner autour... et même accélérer le temps pour voir les orbites défiler plus vite. Le rendu est en voxel (oui, des petits cubes), ce qui donne un côté Minecraft spatial pas dégueu du tout.

Et c'est pas juste joli puisque chaque planète est cliquable et vous donne des infos astronomiques réelles. On retrouve aussi l'ISS, Hubble et même le télescope James Webb dans le lot. Vous pouvez même basculer entre une vue simplifiée (pour que ce soit lisible) et une vue à l'échelle réelle des distances... et là vous comprendrez VRAIMENT à quel point l'espace c'est grand. Genre, IMMENSE 😱.

La navigation dans AstroClick, plutôt fluide

Côté technique, c'est du React Three Fiber avec Next.js 14, le tout sous licence MIT sur GitHub ( github.com/sartilas/AstroClick si vous voulez fouiller le code). Les textures viennent de la NASA, y'a même de l'audio ambiant pour l'immersion. Hop, vous activez le son et vous vous la jouez Thomas Pesquet depuis votre canapé. L'appli est traduite en 6 langues (français, anglais, espagnol, russe, chinois et hindi) donc tout le monde peut en profiter.

Si vous avez des gamins curieux ou si vous êtes vous-même un peu geek de l'espace, c'est un super outil pédagogique, je trouve. Attention par contre, sur mobile c'est pas ouf... le WebGL rame un peu sur les petits écrans (sauf si vous avez un flagship récent), mais sur un PC ça envoie par contre. Pas d'abonnement, pas de tracking, juste de la science accessible en un clic. Si vous avez envie de explorer le système solaire dans votre navigateur , c'est le genre de projet qu'on ne voit pas assez.

Bref, merci Charlie pour le taf. Allez voir AstroClick et amusez-vous bien !

Microsoft met fin à l’application Visionneuse 3D sur Windows 11 et 10

Par : Pierre Caer
5 février 2026 à 14:45
Microsoft vient d’annoncer la fin de Visionneuse 3D (3D Viewer), son application dédiée à la visualisation de fichiers 3D sur Windows. L’application, qui permettait d’ouvrir et de manipuler des modèles 3D depuis l’Explorateur de fichiers, sera retirée du Microsoft Store le 1er juillet 2026. Cette décision confirme que Microsoft tourne définitivement la page de la … Lire la suite

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[3D] Générer un STL à partir d’une photo 📦

Par : Mr Xhark
18 avril 2025 à 08:00

Les IA progressent dans tous les domaines et la modélisation 3D n'y fait pas exception. Tom's Basement nous fait découvrir Tripo3D qui permet de créer un modèle 3D à partir de 4 photos de votre objet :

Si nous sommes encore loin du résultat d'un véritable scanner 3D, le résultat est loin d'être honteux. Même s'il semble plus réussi avec des figurines qu'avec de véritables pièces paramétriques.

Je dois justement tester ça avec une pièce plastique sur mon vélo, la finition du garde-boue (il m'en reste une que je vais prendre en photo), je verrai si ça tient la route et vous tient au courant.

Malheureusement la fonctionnalité de cette IA ne semble plus disponible sans payer... espérons que d'autres voient le jour.

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Article original écrit par Mr Xhark publié sur Blogmotion le 18/04/2025 | Pas de commentaire |
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