Vous utilisez probablement des clés SSH pour vous connecter à vos serveurs et vous savez aussi qu'elles sont stockées sur votre disque, bien au chaud dans ~/.ssh/, accessibles à n'importe quel malware qui passerait par là. Pas très rassurant quand on y pense...
Mais bonne nouvelle les amis ! Sur macOS, il existe une fonctionnalité méconnue qui permet de stocker des clés cryptographiques directement dans le Secure Enclave de votre Mac, et de les utiliser pour SSH. Du coup, la donnée de la clé privée est conçue pour ne pas être exportable, reste enfermée dans cette puce dédiée, et les opérations de signature peuvent être protégées par Touch ID selon la configuration choisie.
Arian van Putten
, un chercheur indépendant, a documenté cette fonction qui est pourtant native dans macOS.
Le principe c'est que macOS expose une bibliothèque (/usr/lib/ssh-keychain.dylib) qui permet à OpenSSH d'interfacer avec le Secure Enclave via l'API CryptoTokenKit d'Apple. C'est un peu comme avoir une YubiKey intégrée dans votre Mac, sauf que vous n'avez rien à acheter.
Pour créer une identité protégée par le Secure Enclave, y'a une commande un peu obscure :
sc_auth create-ctk-identity -l ssh -k p-256-ne -t bio
Ensuite pour générer les fichiers de référence compatibles SSH :
À chaque connexion SSH, Touch ID vous demandera de poser votre doigt pour autoriser la signature. Impossible d'exporter la clé, impossible de la voler, même si quelqu'un a accès à votre machine.
Maintenant si vous préférez une interface graphique plutôt que de taper des commandes cryptiques, y'a
Secretive
qui fait exactement ça mais avec une jolie app native. Elle crée des clés dans le Secure Enclave, vous notifie quand elles sont utilisées, et
depuis la version 3.0
, elle supporte même les clés post-quantiques ML-DSA (FIPS 204) sur macOS Tahoe pour ceux qui veulent anticiper l'ère post-quantique. Pour les vieux Mac sans Secure Enclave, l'app peut aussi utiliser une YubiKey.
Et pour ceux qui ont plein de clés SSH existantes et qui veulent juste ajouter l'authentification Touch ID par-dessus, y'a aussi
fssh
. Ce petit outil chiffre vos clés avec AES-256-GCM (avec HKDF et salt unique par fichier) et stocke la clé maître dans le Keychain de macOS avec les flags d'accès appropriés pour exiger Touch ID. Du coup à chaque connexion, votre empreinte déverrouille tout ça temporairement et c'est hyper pratique pour naviguer entre plusieurs serveurs sans se retaper les passphrases.
Bref, que vous passiez par les commandes natives, Secretive, ou fssh, l'idée c'est de ne plus jamais laisser vos clés SSH en clair sur le disque. Votre empreinte digitale devient la seule façon de les utiliser, et ça c'est quand même bien plus secure que de faire confiance aux permissions de fichiers...
Si vous avez une clé USB RTL-SDR qui traîne dans un tiroir et que vous vous demandez ce que vous pourriez bien en faire, j'ai peut-être trouvé le projet qui va vous occuper pendant quelques soirées.
Ça s'appelle Intercept, et c'est un dashboard web qui regroupe les outils de réception radio les plus courants dans une seule interface. Comme ça, au lieu de jongler entre multimon-ng pour décoder les pagers, rtl_433 pour les capteurs météo, dump1090 pour tracker les avions... vous avez tout ça dans une seule interface Flask accessible directement sur votre navigateur.
L'installation se fait via pip après un clone du repo, et certaines fonctions nécessitent des privilèges élevés (sudo) pour accéder aux interfaces réseau :
git clone https://github.com/smittix/intercept.git
cd intercept
pip install -r requirements.txt
Et pour le lancer :
sudo python3 intercept.py
Le truc tourne en local sur le port 5050 et agrège les données de six modules différents. Côté signaux, on peut décoder les protocoles POCSAG et FLEX (les pagers qu'utilisent encore certains services d'urgence, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni), surveiller la bande 433MHz où communiquent les stations météo et divers capteurs IoT. Pour le tracking, y'a un module ADS-B qui affiche les avions sur une carte OpenStreetMap avec leur trace historique, et un autre pour les satellites qui prédit les prochains passages au-dessus de votre position.
Là où ça devient plus... disons "sensible", c'est avec les modules WiFi et Bluetooth. Le premier peut passer votre carte en mode monitor pour analyser les réseaux environnants et, si un client se reconnecte au bon moment, capturer des handshakes WPA. Le second scanne les appareils Bluetooth à portée. Évidemment, selon les lois de votre pays, ce genre d'analyse peut être encadré voire interdit sur des équipements tiers donc renseignez vous bien avant d'aller en prison bêtement. Le projet affiche d'ailleurs un gros disclaimer au lancement.
Techniquement, c'est du Python avec Flask pour le backend, Leaflet.js pour les cartes, et des Server-Sent Events pour le streaming en temps réel. L'interface propose un thème sombre ou clair, des alertes sonores configurables, et l'export des données en CSV ou JSON. Y'a même des raccourcis clavier pour les power users.
Pour faire tourner le bazar, il vous faut un dongle
RTL-SDR compatible
(les modèles à base de RTL2832U font l'affaire), une carte WiFi supportant le mode monitor si vous voulez cette fonction, et les dépendances habituelles : rtl-sdr, multimon-ng, rtl_433, dump1090, aircrack-ng pour le WiFi et BlueZ pour le Bluetooth.
Le projet est sous licence MIT, développé par smittix avec l'aide de quelques contributeurs. Ça me rappelle un peu l'époque où on bidouillait avec les
femtocells pour intercepter les communications
, sauf qu'ici c'est packagé proprement et ça ne nécessite pas de souder quoi que ce soit.
Si vous cherchez un projet pour apprendre les bases de l'intelligence des signaux radio ou juste pour voir ce qui se passe dans les ondes autour de vous, c'est un excellent point de départ. Par contre, je vous recommande vraiment de lire les lois de votre pays sur l'interception des communications avant de brancher quoi que ce soit...
Alerte rouge chez Sony ! En ce début d'année 2026, la scène hacking vient de faire sauter le bouchon de champagne d'une façon que le constructeur japonais n'apprécie vraiment pas. Les clés BootROM de la PlayStation 5, c'est à dire ces secrets cryptographiques stockés dans la mémoire en lecture seule du processeur, se baladent maintenant en liberté sur le net.
Tout a commencé le 31 décembre, quand des figures bien connues de la scène comme @BrutalSam_ et @Shadzey1 ont commencé à partager des infos sur cette fuite massive. Leurs posts ont rapidement été supprimés, mais le mal était fait puisque les clés et leurs "keyseeds" sont maintenant listées publiquement sur
psdevwiki.com
.
Pour comprendre pourquoi c'est si grave, il faut plonger un peu dans les entrailles de la bête. Ces clés BootROM, qu'on appelle aussi clés "Level 0", sont utilisées pour déchiffrer les premières étapes du démarrage de la console. Elles font partie de ce qu'on appelle la "Chain of Trust", la chaîne de confiance qui vérifie que chaque composant logiciel est bien légitime avant de passer la main au suivant. Le bootloader, le kernel, le système d'exploitation, tout repose sur cette fondation cryptographique.
Et le problème, c'est que ces clés résident dans la mémoire morte du processeur AMD de la PS5, définie lors de la fabrication. Sony ne peut pas les modifier avec une simple mise à jour firmware puisque la BootROM est par définition immuable. La seule solution serait de fabriquer de nouveaux APU avec des clés différentes, ce qui ne concernerait que les futures consoles. Les PS5 déjà vendues conserveront cette même clé, ce qui les rend potentiellement exposées à de futurs exploits.
Ça me rappelle l'exploit
fusée-gelée
de la Nintendo Switch. Dans ce cas-là, c'était une faille dans le code du bootROM Tegra (un bug permettant l'exécution de code) plutôt qu'une fuite de clés, mais le principe reste le même... une fois le processeur sorti d'usine, impossible de patcher. La PS3 avait connu un sort similaire en 2010-2011 avec l'incident
fail0verflow
.
Mais ne vous précipitez pas encore pour sortir vos tournevis car cette fuite ne constitue pas un jailbreak en soi. Avoir les clés permet d'analyser le processus de démarrage en détail, de comprendre ce qui était jusqu'ici une boîte noire. Mais pour exécuter du code non signé sur une console retail, il faut encore trouver un point d'entrée, un exploit, puis construire toute une chaîne de privilèges. C'est un travail de fond qui va prendre du temps...
On pourrait quand même voir apparaître des custom firmwares et des loaders de backups plus sophistiqués courant 2026. Ça va aussi faciliter le travail des équipes qui bossent sur l'émulation PS5 sur PC, puisqu'elles auront enfin une documentation complète du boot flow.
Sony n'a pas communiqué sur le sujet pour le moment, mais une révision matérielle avec de nouvelles clés reste une option possible pour les futures PS5, comme Nintendo l'avait fait après fusée-gelée. En attendant, tous les possesseurs actuels sont dans le même bateau, avec une console dont le cadenas vient de perdre sa clé maître !
Si vous avez acheté votre PS5 récemment en pensant qu'elle serait la plus sécurisée du lot, c'est raté. Mais si vous êtes du genre à bidouiller et que vous patientez sagement pour un futur jailbreak, 2026 s'annonce plutôt prometteur de ce côté-là...
Le 30 décembre 2025, les chercheurs de Koi Security ont publié les conclusions de leur dernière enquête sur l’acteur cybercriminel DarkSpectre. Identifié depuis plusieurs années, cet acteur chinois aurait récemment disséminé des extensions de navigateur visant à collecter des renseignements d’entreprise, en extrayant notamment des informations issues de réunions Zoom et Google Meet.
Le 30 décembre 2025, les chercheurs de Koi Security ont publié les conclusions de leur dernière enquête sur l’acteur cybercriminel DarkSpectre. Identifié depuis plusieurs années, cet acteur chinois aurait récemment disséminé des extensions de navigateur visant à collecter des renseignements d’entreprise, en extrayant notamment des informations issues de réunions Zoom et Google Meet.
Le 30 décembre 2025, l'Agence Spatiale Européenne (ESA) a annoncé avoir été informée d'un incident de cybersécurité affectant des serveurs situés hors de son réseau. Peu d'informations ont été communiquées sur les causes de cet incident, l'enquête est toujours en cours.
Le 27 décembre 2025, Sam Altman, patron d’OpenAI, maison mère de ChatGPT, a profité de son audience sur X pour partager une fiche de poste visiblement cruciale à ses yeux. L’entreprise cherche à recruter son prochain Chef de la préparation aux situations d’urgence. Un poste stratégique, très bien payé qui a déjà connu un turnover impressionnant au sein de l’organisation.
Le 30 décembre 2025, l'Agence Spatiale Européenne (ESA) a annoncé avoir été informée d'un incident de cybersécurité affectant des serveurs situés hors de son réseau. Peu d'informations ont été communiquées sur les causes de cet incident, l'enquête est toujours en cours.
Le 27 décembre 2025, Sam Altman, patron d’OpenAI, maison mère de ChatGPT, a profité de son audience sur X pour partager une fiche de poste visiblement cruciale à ses yeux. L’entreprise cherche à recruter son prochain Chef de la préparation aux situations d’urgence. Un poste stratégique, très bien payé qui a déjà connu un turnover impressionnant au sein de l’organisation.
Pour moi, 2024 a été l'année noire de nos données personnelles en France. Et 2025 n'a pas corrigé le tir, bien au contraire. L'année qui s'est écoulée a juste confirmé qu'on était entrés dans une espèce de routine du "demain ce sera pire". Y'a pas eu un secteur épargné, pas un organisme qui n'a pas été touché. Santé, télécom, grande distribution, services publics, fédérations sportives... C'est un festival du piratage qui s'est abattu sur l'Hexagone ces 2 dernières années.
Et SaxX, le hacker éthique que vous connaissez surement, vient de publier sur son LinkedIn
un bilan édifiant
: 48 organisations françaises piratées en un an. La liste fait froid dans le dos.
En réalité c'est même plus que ça, puisque ça a commencé dès février 2024 avec le piratage massif de Viamedis et Almerys, les deux opérateurs de tiers payant qui gèrent la quasi-totalité des remboursements santé en France. Plus de 33 millions de Français concernés, avec leurs noms, numéros de sécu, dates de naissance... Pas les données bancaires certes, mais suffisamment pour monter des arnaques à l'usurpation d'identité bien ficelées.
Un mois plus tard, en mars 2024, c'est France Travail qui tombait. L'ex-Pôle Emploi s'est fait siphonner les données de potentiellement 43 millions de personnes inscrites au cours des 20 dernières années. Le pire c'est que la direction avait été alertée sur des faiblesses de sécu avant l'attaque. Des suspects ont été arrêtés... et c'était des gamins. Des gamins qui ont quand même eu accès aux données de la moitié du pays.
Septembre 2024 a aussi été un carnage. Un seul pirate, sous le pseudo Horror404x, a réussi à compromettre Boulanger (jusqu'à 27 millions de "lignes" revendiquées), Cultura (entre 1,5 et 2,6 millions de comptes selon les sources), Truffaut (270 000 comptes), Grosbill, Cybertek, et même l'Assurance Retraite (des centaines de milliers de retraités). Comment ? Simplement en ciblant un prestataire commun lié aux systèmes de livraison. Un seul maillon faible, et c'est toute la chaîne qui cède.
Puis en octobre-novembre 2024, ce sont les opérateurs télécoms qui se sont fait dépouiller. Free d'abord, avec plus de 19 millions de clients touchés, dont plusieurs millions avec des IBAN dans la nature. Et là, on est dans le bingo complet avec identité + coordonnées + infos contractuelles + IBAN = terrain parfait pour les arnaques "faux conseiller", les prélèvements frauduleux, les ouvertures de comptes. Ces derniers risquent d'ailleurs une amende pouvant aller jusqu'à
48 millions d'euros
. Puis SFR a suivi avec au moins deux épisodes : une première fuite autour de 50 000 clients à l'automne 2024, puis des millions revendiqués ensuite. N'oubliez pas, quand ça nie, quand ça minimise, quand ça traîne... ça laisse juste plus de temps aux escrocs.
Et autour de ces gros blocs, y'a eu surtout une pluie d'incidents plus petits : Auchan, Picard, Molotov, LDLC, Norauto, Meilleurtaux... Sans oublier Direct Assurance, Speedy, Point S. Bref, 2024, c'est l'année où on a compris que ça touchait TOUT LE MONDE.
Et puis 2025 arrive, et là, le grand délire. Le piratage de nos données n'est plus une exception... Ce n'est plus un accident... C'est une industrie.
Début 2025, on voit apparaitre à nouveau des attaques "système"... C'est à dire des fournisseurs, des prestataires, des outils utilisés partout qui se font poutrer. L'exemple parfait c'est Harvest (logiciels financiers) et, par ricochet, des clients de MAIF et BPCE. Même logique que ce qu'on a eu en 2024... On tape un intermédiaire, et ça permet de toucher une grappe entière dans un secteur donné. Puis sans surprise, au printemps 2025, ça tombe comme des mouches : Intersport, Autosur, Cerballiance, Indigo, Afflelou, Carrefour Mobile, Easy Cash, Hertz... Et derrière chaque nom, c'est toujours la même chanson : "pas de données bancaires" (ok), mais tout le reste suffit largement pour faire de la merde.
L'été 2025, on a eu droit à des cibles plus "haut niveau" : Sorbonne Université, CNFPT, des acteurs santé, et côté marques : Dior, Louis Vuitton, Cartier... Côté transport y'a eu Air France et côté télécom, Bouygues Telecom ! On n'est plus sur un site e-commerce qui s'est fait péter via un formulaire php mal sécurisé...non, on est sur du volume, des identifiants, des IBAN, des chaînes d'approvisionnement complètes...
Ensuite, à l'automne 2025, c'est la sphère "sport" et "administrations" qui se fonbt hacher menu : des fédérations en cascade (souvent via des outils mutualisés), France Travail qui ressort encore, la Fédération Française de Tir (via un prestataire), et des histoires d'ARS qui donnent des sueurs froides.
Et la fin 2025, c'est la cerise radioactive sur le gâteau puisqu'on a Pajemploi, HelloWork, Leroy Merlin, Mondial Relay, Colis Privé, Eurofiber, Weda, Resana, Médecin Direct, Cuisinella, La Poste (attaque qui met à l'arrêt des services au pire moment, je pense que vous en avez tous entendu parler), le Ministère de l'Intérieur, le Ministère des Sports, PornHub...
On termine donc l'année en beauté avec l'impression que tout le monde est une cible "normale". 9 personnes sur 10 en France ont été touchées d'après SaxX. C'est dingue quand même.
Et ce qui me fait bouillir de rage, c'est qu'on est coincés, putain.
Réfléchissez deux secondes... Vous cherchez un emploi ? Vous êtes OBLIGÉS de vous inscrire à France Travail et de leur filer votre vie entière. Vous voulez être remboursé de vos frais de santé ? Pas le choix, c'est Viamedis ou Almerys. Vous voulez un téléphone ? Free, SFR, Orange... Et votre numéro de sécu, votre IBAN, votre adresse. Vous voulez une retraite (loool) ? La CNAV veut tout savoir. Et si vous refusez de donner ces infos ? Vous êtes tout simplement hors-la-loi. Pas d'emploi, pas de remboursement santé, pas de téléphone, pas de retraite. Fin de partie.
Donc le deal c'est soit vous filez vos données personnelles à des organismes qui se feront pirater tôt ou tard, soit vous vivez en ermite dans une grotte en dehors de la société. Super choix 👍.
Et qu'est-ce qu'on a en échange de cette "confiance" forcée ?
On a des systèmes d'information qui ressemblent à des passoires, des prestataires sous-payés qui deviennent des portes d'entrée open bar pour les hackers, et des communications de crise qui arrivent des semaines après les faits. "Vos données bancaires ne sont pas concernées" nous rabache-t-on à chaque fois, comme si c'était une consolation alors que notre identité COMPLÈTE est en vente pour le prix d'un Happy Meal.
Et ce qui m'inquiète le plus, c'est l'effet cumulatif car chaque fuite isolée peut sembler "gérable" mais quand vous croisez les bases de Viamedis (numéro de sécu), France Travail (historique pro), un opérateur télécom (IBAN), un distributeur (habitudes de conso)... Vous obtenez un profil complet exploitable. Y'a 600 millions de comptes qui sont partis dans la nature rien que cette année... Donc de quoi monter des arnaques ultra-ciblées, des usurpations d'identité sophistiquées, voire du chantage.
Et dans certains cas, ça va encore plus loin... Regardez le piratage de la Fédération Française de Tir avec
le gars qui s'est fait attaquer chez lui
...Et c'est pas le seul... Ça montre jusqte à quel point une fuite peut devenir un risque "hors écran". Quand on sais qui est licencié, où il habite, comment le joindre... on peut mettre en place très facilement du repérages, des pressions, du ciblage. Et là, j'vous parle de risque physique, pas juste de spam ou de démarchage au téléphone. Et ça sera la même violence avec leur future loi pour collecter toutes les datas des propriétaires de wallet crypto self-custody.
Bref, je sens ce malaise qui monte de plus en plus car on nous demande toujours plus d'infos. Pour ouvrir un compte, pour s'inscrire quelque part, pour accéder à un service... et vous comme moi, savons pertinemment que ces infos vont fuiter un jour. C'est pas "si", c'est "quand", perso, j'en ai ma claque... ça commence à bien faire.
Alors voilà ma vraie question, celle que nos chers élus devraient se poser : A-t-on vraiment besoin de collecter autant de données ?
Pourquoi France Travail a besoin de garder mes infos pendant 20 ans ? Pourquoi mon opérateur télécom doit connaître mon adresse postale exacte ? Pourquoi ma carte de fidélité Auchan doit être liée à mon identité complète ? Est-ce qu'on pourrait pas, je sais pas moi, minimiser un peu tout ça ?
Et surtout, est-ce qu'on pourrait pas trouver un système qui nous permettrait de prouver notre identité sans avoir à déballer notre vie entière ? Genre juste vérifier que oui, je suis majeur, que oui, j'habite en France, sans pour autant filer mon adresse, mon numéro de téléphone, ma photo, ma carte d'identité et la liste de tous mes comptes en banque. Ces technologies existent et y'a déjà des solutions de type zero-knowledge proof. Ça fait des années que je vous en parle, mais apparemment, c'est plus simple de continuer à empiler des bases de données géantes qui finiront toutes par être piratées.
On a une CNIL qui fait ce qu'elle peut avec les moyens du bord. On a une ANSSI qui alerte et recommande. Mais où est la vraie réflexion ? Où sont les députés et les ministres qui se posent la question de la minimisation des données ? Où est le débat sur les alternatives à ce système de merde où le citoyen est obligé de tout donner pour exister socialement ?
Parce que là, on nous demande de "rester vigilants face au phishing" (lol), de "vérifier nos comptes", de "changer nos mots de passe régulièrement"... Bref, de gérer les conséquences de leurs négligences. C'est un peu comme demander aux passagers du Titanic de vider l'eau avec des seaux pendant que le capitaine continue à foncer droit sur l'iceberg suivant.
Voilà, pour moi ce bilan 2024-2025, c'est pas juste une liste de chiffres. C'est le symptôme d'une société qui a numérisé jusqu'à l’écœurement nos vies en marche forcée sans jamais se poser les bonnes questions. On a foncé tête baissée dans la collecte massive de données "parce que c'est pratique, tkt", sans jamais se demander si on en avait vraiment besoin, et sans jamais investir sérieusement pour les protéger.
Alors à nos chers décideurs, j'ai envie de dire réveillez-vous bande de moules !! Car le prochain gros piratage, c'est pas dans 10 ans, hein, c'est dans les prochains mois. Et ce sera encore 30 ou 40 millions de Français qui verront leurs données dans la nature. Ça vous semble normal ? Moi non, et je mettrais ma main à couper que je suis pas le seul à en avoir ras-le-bol.
Merci à SaxX pour ce travail de compilation et d'alerte !
Un pirate a été arrêté pour avoir dissimulé un malware dans une version modifiée du logiciel d'activation KMSAuto pour détourner des transactions crypto.
Vous avez un Steam Deck, un Lenovo Legion Go ou un ROG Ally qui traîne dans un coin parce que pas le temps de jouer, vous avez trop de boulot... Je connais bien vous inquiétez pas.
Mais si je vous disais que ce petit truc qui prend la poussière peut devenir votre meilleur allié pour les audits de sécurité discrets ?
Mais siii ! J'vous jure !
C'est en tout cas ce que propose Balor, un framework offensif fraîchement sorti et développé par
Jean-Claude Charrier
, qui grâce à ça peut d'un coup, transformer votre console gaming en une station de pentest portable.
Son concept est parti d'un constat simple... Quand vous débarquez en mission de pentest avec un cahier des charges qui exige de la discrétion, sortir un
WiFi Pineapple
c'est un peu comme débarquer en costard dans un festival de métal. Ça se voit !! Mais avec une console portable gaming par contre, vous avez juste l'air d'un type qui fait une pause entre deux réunions.
Ni vu ni connu, j't'embrouille !
Balor tourne sous
CachyOS
et Arch Linux, s'installe en une dizaine de minutes et embarque pas moins de 8 stacks pour environ 130 options au total. Côté WiFi, vous avez aircrack-ng, wifite, bettercap et même des versions de Wifiphisher réécrites spécialement pour Python 3.13. Pour l'OSINT, c'est Maltego, theHarvester, Shodan et compagnie. Et y'a aussi du Metasploit, Burpsuite, Nmap, Masscan, SQLMap, Hashcat, John the Ripper... Bref, la totale.
Le truc sympa c'est que tout passe par un wrapper unique appelé "balorsh". Vous tapez balorsh wifi et hop, le menu WiFi apparaît ! Pareil pour balorsh llm qui lance un assistant IA local via Ollama avec des personas adaptés comme Red Team pour l'offensif, Blue Team pour le défensif, Purple Team pour mixer les deux...etc.
L'installation se fait via un script qui dépose tout dans /opt/balorsh/data/ et la désinstallation est tout aussi propre. En plus chaque stack est modulaire, donc si vous n'avez besoin que du cracking de mots de passe, vous installez juste cette partie. Pour les sysadmins qui voudraient comprendre les workflows pentest sans se taper toute la doc, c'est aussi un bon point d'entrée. Genre enchaîner theHarvester, amass, massdns et httprobe pour du recon, ça devient accessible même sans être certifié OSCP ^^.
Côté limitations, Balor reste exclusif à l'écosystème Arch/CachyOS mais rassurez-vous, un portage Debian est envisagé si la demande suit.
Perso je trouve l'approche vraiment bien trouvée et le fait que ce soit un projet français plutôt qu'une énième distro sécu américaine corporate, ça fait plaisir. Voilà, par contre comme d'hab, c'est un outil pour les audits autorisés uniquement avec contrat signé, et pas pour aller embêter le WiFi du voisin, hein ^^.
Alors déconnez pas !
Encore merci à Jean-Claude d'avoir partager sa création avec moi.
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