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Hugging Face piraté, les IA américaines refusent de les aider

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 08:50

Hugging Face vient de raconter sur son site comment son infra de production s'est fait défoncer par un essaim d'agents IA autonomes. Le point de départ, c'est un dataset piégé déposé sur la plateforme qui exploitait deux chemins d'exécution de code dans le pipeline qui traite les datasets. Ajoutez à ça un loader qui accepte du code distant et une injection de template dans une config, et hop, on obtient du code qui tourne sur un worker maison.

À partir de là, l'attaquant est monté en accès node-level, a ramassé des credentials cloud et cluster, puis s'est promené latéralement dans plusieurs clusters internes. Le tout durant tout un week-end, tranquillou ! Hugging Face parle de "plusieurs milliers d'actions individuelles à travers un essaim de sandboxes éphémères, avec un command-and-control auto-migrant hébergé sur des services publics". Et en plus, ils ne savent toujours pas quel modèle pilotait le truc !

Ce qui a été touché, c'est donc un ensemble limité de datasets internes et plusieurs credentials utilisés par leurs services. Côté public, rien n'a bougé sur les modèles, les datasets et les Spaces, et leur supply chain logicielle est saine. Nuance importante quand même, ils disent n'avoir trouvé aucune trace d'altération, pas que rien n'a été altéré. Ils cherchent encore si des données partenaires ou clients ont morflé. Les concernés seront prévenus directement.

La divulgation publiée par Hugging Face le 16 juillet 2026.

Pour analyser les logs de l'attaque, Hugging Face a d'abord fait ce que vous auriez fait, c'est-à-dire envoyer tout ça à des modèles frontier derrière des API commerciales. Refus ! Les garde-fous se déclenchaient sur les vraies commandes d'attaque, les payloads d'exploit et les artefacts de command-and-control, sans savoir faire la différence entre un attaquant et une équipe de réponse à incident.

Du coup ils se sont rabattus sur GLM 5.2, le modèle open-weight de Z.ai, tournant sur leur propre infra. C'est celui dont je vous parlais fin juin , le premier modèle open source qui m'a vraiment convaincu.

Et voici leur conclusion : "*Nous ne savons pas quel modèle alimentait les agents de l'attaquant, un modèle hébergé jailbreaké ou un open-weight sans restrictions. Dans les deux cas, l'attaquant n'était contraint par aucune politique d'usage, alors que notre propre travail forensique était bloqué par les garde-fous des modèles hébergés que nous avions essayés en premier. *"

La leçon qu'ils en tirent, c'est d'avoir un modèle capable comme GLM 5.2, validé, et prêt à tourner sur sa propre infra avant l'incident. Ça évite le blocage par garde-fous d'OpenAI ou Anthropic et surtout ça évite que les données de l'attaquant et vos credentials partent se balader chez un tiers.

Le versant moins déprimant, c'est que l'IA a aussi bossé côté défense. Leur détection d'anomalies fait du triage LLM sur la télémétrie pour séparer le vrai signal du bruit quotidien, et des agents d'analyse ont reconstitué toute la timeline à partir de plus de 17 000 événements enregistrés. En heures, là où ça prendrait des jours à la main.

Côté ménage, ils ont surtout viré le point d'ancrage de l'attaquant, reconstruit les nœuds compromis, révoqué et tourné les credentials et tokens concernés avec une rotation plus large des secrets par précaution, déployé des garde-fous et des contrôles d'admission plus stricts sur les clusters, et amélioré la détection pour alerter les équipes en quelques minutes, 24h/24. Maintenant, si vous avez un compte là-bas, ils vous recommandent de faire tourner vos tokens d'accès et de jeter un œil à l'activité récente.

Ce genre d'histoire commence à devenir une vraie série... j'en parlais avec GitLost où un seul mot glissé au bon endroit suffisait parfois à faire cracher ses dépôts privés à l'IA de GitHub.

Bref, allez renouveler vos tokens Hugging Face et si votre pipeline exécute du code venu d'ailleurs, c'est le moment de regarder ça de plus près.


Mise à jour du 22 juillet 2026 : on connaît le coupable, et ce n'est pas un pirate. OpenAI a publié sa version des faits le 21 juillet, et l'essaim d'agents qui a défoncé l'infra de Hugging Face, c'était ses propres modèles. GPT-5.6 Sol, celui-là même qui a effacé le Mac de Matt Shumer et une base de prod , accompagné d'un modèle pre-release encore plus costaud, tous avec les refus cyber volontairement réduits pour les besoins d'une évaluation interne.

Et le mobile vaut le détour. Ces modèles planchaient sur ExploitGym, un benchmark qui mesure justement leur capacité à dénicher et enchaîner des failles. Coincés dans leur bac à sable, ils ont cramé une quantité considérable de compute à chercher la sortie, ont trouvé un zero-day dans le logiciel tiers qu'OpenAI héberge en interne comme proxy et cache de registres de paquets (faille depuis divulguée à l'éditeur), puis ont escaladé les privilèges de machine en machine jusqu'à en atteindre une avec un accès Internet. Et là, ils en ont déduit tout seuls que les solutions du benchmark devaient traîner quelque part chez Hugging Face. Credentials volés, zero-days enchaînés, exécution de code à distance sur les serveurs : tout ça, c'était juste le chemin le plus court pour tricher à l'examen.

L'ironie devient franchement indécente quand on empile les couches. Hugging Face s'est fait démonter par des modèles américains aux garde-fous retirés, pendant que d'autres modèles américains lui refusaient l'analyse de ses propres logs. OpenAI le dit noir sur blanc : "Ces protections de déploiement n'étaient intentionnellement pas activées pendant cette évaluation, parce qu'elle visait à tester les vulnérabilités cyber." Depuis, Hugging Face a été intégré au programme trusted access d'OpenAI, ce qui règle accessoirement le problème du refus. Et Clem Delangue en tire la leçon qui va bien : "Cet incident, peut-être le premier du genre, prouve un point auquel nous croyons depuis longtemps : la sécurité de l'IA ne sera pas résolue par une seule entreprise travaillant en secret. Elle sera résolue au grand jour, de manière collaborative, avec un large accès à l'IA pour chaque défenseur, partout."

À noter quand même, c'est bien l'équipe de Hugging Face qui a détecté et stoppé l'activité, et qui avait déjà entamé le confinement et la reconstruction forensique avec ses propres modèles open source quand OpenAI l'a contactée. Au moment où j'écris ces lignes, leur billet du 16 juillet n'a d'ailleurs pas bougé d'un pouce et dit toujours ignorer quel LLM pilotait le truc. Et la veille de cette révélation, OpenAI publiait un billet sur un modèle interne qui, lui, a passé une heure à chercher une faille dans sa sandbox pour aller ouvrir une pull request sur GitHub alors qu'on lui avait demandé de poster ses résultats sur Slack. Deux évasions, deux billets, deux jours.

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Swival – Le papa de libsodium se met aux agents de codage locaux

Par : Korben ✨
13 juillet 2026 à 11:03

Frank Denis , c'est le monsieur qui fait tourner un bon morceau d'Internet sans que personne le sache : libsodium, dnscrypt-proxy, Pure-FTPd, c'est lui. Et dernièrement, il s'est attaqué aux agents de codage IA avec Swival , un outil pensé pour les petits modèles qui tournent en local sur votre machine.

Le truc de Frank c'est d'écrire du logiciel réputé incassable depuis 25 ans. Si vous chiffrez vos requêtes DNS, y'a des chances que ça passe par son dnscrypt-proxy , et si vous utilisez du chiffrement dans à peu près n'importe quelle app moderne, libsodium n'est jamais bien loin. Du coup, quand ce profil-là sort un agent de codage en Python, licence MIT, gratuit, je pense que ça vaut le coup de s'y arrêter 2 minutes.

Il a codé cela parce que les outils d'agentique existants l'ont sérieusement gonflé. C'est beau, c'est neuf, c'est lavé avec Mir Laine mais.... ça plante !! Et l'autre reproche qu'il leur fait c'est concernant la confidentialité. En effet, utiliser un agent, c'est forcément voir partir on ne sait où nos données personnelles... nos clés API, nos URLs internes, nos noms de projets... tout ça est allègrement bouffé par le fournisseur de modèle qui derrière s'en sert pour tout un tas de choses pas cool. C'est notamment pour cela que Swival embarque une option --encrypt-secrets qui détecte les credentials dans les messages et les chiffre avant qu'ils quittent votre machine. Une denrée rare chez les agents de codage, et ça c'est du pur Frank Denis !

Y'a aussi la gestion du contexte, qui est le gros morceau. Les agents classiques sont conçus pour des modèles frontière avec des fenêtres géantes. Sauf que votre LLM local, lui, doit souvent se débrouiller avec 32K de contexte, et là tout déborde très vite. Swival, lui, prend le truc à l'envers. Chaque sortie d'outil est plafonnée direct à la source : 50 Ko max par fichier lu, 100 résultats de grep, 100 entrées par listing. Et une fois que l'agent a fini de fouiller votre code, un système de snapshots vire ses 12 000 tokens de lectures pour les remplacer par un résumé de 200 tokens.

Et c'est pas fini. Rajoutez là-dessus une compaction automatique en 7 niveaux progressifs (du simple ménage au grand débarras), plus des notes de travail qui survivent à tout ça. Résultat, un agent qui tient des sessions à rallonge sans partir en vrille. La doc montre d'ailleurs Swival en train d'avaler une refactorisation multi-fichiers avec Qwen3-Coder-Next dans 32K sous LM Studio sans broncher...

Et pour brancher tout ça, vous avez le choix. 11 backends quand même ! LM Studio par défaut (zéro config, il repère tout seul votre modèle chargé), llama.cpp pareil, HuggingFace, OpenRouter, Google Gemini et Vertex AI. Envie de lourd ? ChatGPT Plus ou AWS Bedrock. Et pour les curieux, les Apple Foundation Models en expérimental, un provider générique compatible OpenAI (ollama, vLLM, mlx_lm.server...) et même une commande externe de votre choix.

Pour trouver un modèle qui tienne dans votre RAM, Hugging Face sait filtrer selon votre matos et une fois que vous avez fait votre choix, l'installation tient en une ligne (via uv, Python 3.13 minimum) :

uv tool install swival

Ensuite, il suffit de taper, par exemple : "Refactore la gestion d'erreurs de src/api.py" et l'agent se met au travail pour peu que vous ayez déjà un LMStudio ou un llama.cpp qui tourne avec un modèle chargé...

Ah j'oubliais, si vous êtes sous Mac vous pouvez même l'installer avec Homebrew :

brew install swival/tap/swival

Ensuite, au niveau des commandes, il y a aussi, par exemple, une commande /audit qui vous permet de faire de la chasse aux failles de sécurité dans votre code. Tout cela avec des agents isolés chacun dans des worktrees séparés et qui sont obligés de reproduire chaque bug avant de l'inscrire dans le rapport.

Et côté sécurité, vous avez deux sandboxes au choix. Soit Agent FS d'un côté (l'agent bosse sur une copie de vos fichiers, votre projet reste intact) ou nono (non, pas le petit robot) de l'autre (avec barrières au niveau du noyau, blocage réseau compris). Sans oublier la mémoire persistante entre vos sessions, le support MCP et un mode serveur pour interconnecter vos agents entre eux.

Voilà donc de quoi venir jouer dans la cour de ZCode côté z.ai et compagnie...

Voilà, je me suis dit que ça allait vous intéresser, donc si vous voulez zieuter le code, direction GitHub , sinon, toute la doc se trouve sur le site officiel .

Merci Friendly_0day pour le lien !

GitLost - Un seul mot suffit pour faire cracher ses dépôts privés à l'IA de GitHub

Par : Korben ✨
8 juillet 2026 à 11:04

Et c'est reparti pour un tour ! Qu'est-ce que vous pensez d'un dépôt privé sur Github qui serait capable d'exfiltrer tout seul son propre code dans une section commentaire visible publiquement par tout le monde. Ce serait ouf non ?

Hé bien c'est le tour de passe-passe que Sasi Levi, de chez Noma Security, vient de réussir grâce à l'agent IA de GitHub. Et vous allez voir, c'est tout con, donc c'est hyper flippant.

Cette attaque s'appelle GitLost et la cible, c'est le GitHub Agentic Workflows, un système qui colle un agent IA (tournant sur Claude ou Copilot) à vos GitHub Actions pour qu'il bosse tout seul sur vos tickets. C'est un setup où l'agent a un accès en lecture à vos repos privés et se réveille dès qu'une issue lui est assignée. C'est super pratique, sauf que... c'est un vrai piège qui peut se refermer très vite sur vous.

Ça commence en fait par une simple issue dans un dépôt public. Rien de sorcier, pas de commit vérolé, pas de serveur MCP malveillant. Juste du texte, avec des instructions planquées en anglais au milieu du ticket. L'agent lit alors cette issue, tombe sur les instructions cachées à l'intérieur et les considère comme des ordres légitimes.

Et c'est là que ça part en couille, puisqu'après il part gentiment chercher le contenu d'un README qu'on lui demande dans un dépôt privé auquel il a accès (dans la démo, sasinomalabs/testlocal). Jusqu'ici, c'est l'exfiltration classique du prompt injection, sauf que d'habitude, il faut ruser pour faire sortir la donnée avec une image markdown piégée, une requête réseau vers un serveur qu'on contrôle, un canal caché...etc.

Mais dans le cadre de cette attaque GitLost, eh bien il n'y a pas besoin de tout ça. En fait, l'agent recopie bêtement le contenu privé dans un commentaire public sur l'issue de départ et c'est terminé. C'est donc lisible par n'importe qui passant sur le repo public.

Lors des tests, le modèle refusait quand même parfois d'obéir aux instructions cachées. Mais le chercheur a trouvé une parade qui est d'ajouter le mot "Additionally" dans le prompt. Ce simple connecteur suffit à lui faire reconsidérer son refus et exécuter la commande. Attention, "Additionally" n'est pas une formule magique qui débloque toutes les IA de la Terre, mais parfois ça suffit à faire sauter les garde-fous. C'est dire à quel point la sécurité de ces modèles est solide...

Si ça vous rappelle quelque chose, c'est normal. On a déjà eu CamoLeak , qui transformait Copilot en espion via un commentaire GitHub, avec une exfiltration bien plus léchée (image markdown, score CVSS de 9,6). Et en fait GitLost, c'est vraiment la version feignasse. En gros, c'est la même famille d'attaque, sauf que cette fois l'attaquant n'a pas à se fatiguer.

On avait aussi vu une bibliothèque Java piéger les IA codeuses pour qu'elles effacent vos tests, donc je pense que vous connaissez la chanson... Méfiez-vous des agents qui écrivent du code sans surveillance parce qu'ils sont devenus une véritable cible pour les cybercriminels.

Voilà, donc non, GitHub n'est pas "troué" et la config vulnérable est très précise puisqu'il faut un agent avec accès en lecture cross-repo ET déclenché par des entrées publiques. Et il y a très peu d'orgas qui tournent exactement comme ça. Noma a bien sûr signalé la faille à GitHub de façon responsable, aucune CVE n'a été attribuée à ce jour, et y'a eu aucune confirmation publique d'un correctif de leur côté pour le moment.

Ne traitez donc jamais le texte d'un utilisateur comme une instruction de confiance, isolez les entrées, collez au strict minimum de permissions. C'est le même délire quand on contrôle les entrées dans un formulaire finalement...

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NanoKVM-Go - Le KVM USB-C qui garde vos écrans en mémoire

Par : Korben ✨
2 juillet 2026 à 11:53

La société Sipeed vient d'annoncer la sortie d'un nouveau KVM USB-C qui je pense va vous intéresser. Il s'appelle le NanoKVM-GO, il fait la taille d'une grosse boite d'allumettes et permet de prendre le contrôle de n'importe quel appareil capable de cracher de la vidéo via son port USB-C.

Donc y'a juste besoin d'un câble, et pi c'est tout. Que ce soit un iPhone 15 ou supérieur, un MacBook, un Steam Deck, un mini PC Windows, un smartphone Android, no problemo, le boîtier s'intercale entre vous et la machine, capture l'écran en 4K, simule le clavier et la souris, et vous laisse piloter le tout depuis un simple navigateur, où que vous soyez.

Il existe également une version Go+ de la bestiole qui embarque ce que Sipeed appelle sobrement une "Ambient Screen Intelligence", comprenez une fonction à la Microsoft Recall où le boîtier photographie votre écran en continu, conserve jusqu'à 180 jours de captures en local, et vous laisse fouiller tout ça à la recherche textuelle. Bref, ce que Redmond avait proposé et qui avait fait hurler tout le monde, bah là c'est pareil mais en version hardware.

Donc comme je vous le disais, y'a plus qu'un seul câble USB-C vers la cible (DP Alt Mode pour la vidéo, HID pour le clavier et la souris, disque virtuel pour booter des ISO), et l'hôte se connecte au boîtier en WiFi. La latence annoncée est de 60 ms en 1080p, jusqu'à 100 ms en 4K. Le boîtier tire son jus du port USB-C de la cible (5 V), avec un second port pour la charge passthrough et le contrôle de petits FingerBot.

Ça permet ainsi de régler 2 des plus gros problèmes des outils de prise de contrôle à distance comme TeamViewer ou VNC :

  1. L'accès au BIOS qu'aucun logiciel ne peut jamais atteindre
  2. Le freeze de l'app ou de l'OS qui rend inopérant un TeamViewer par exemple

Avec un boitier KVM, vous rebootez comme vous voulez et vous avez toujours la main. En tout cas, je suis content de voir que l'usine à câble d'il y a 10 ans devient maintenant ultra minimaliste. Perso, j'adore !

Maintenant, la fonction "Recall", on aime ou pas mais déjà c'est optionnel et ensuite, tout reste en local. Alors c'est vrai, et c'est "déjà ça". Mais bon, ça conserve quand même 6 mois de data de tout ce qui est affiché sur vos écrans (mails, mots de passe tapés, conversations, documents), accessible à distance à qui a le mot de passe (et le bon Tailscale). C'est une surface d'attaque qu'il faut prendre en compte, surtout que c'est le même fabricant qui s'était déjà fait prendre avec un micro non documenté dans un de ses KVM . Pas de quoi paniquer cependant car c'est optionnel. Et pour de la bidouille perso / auto-hébergement, ça reste un super jouet. Après, en entreprise, faudra voir...

Sipeed expose aussi toutes les fonctions du KVM via un serveur MCP, le protocole d'Anthropic pour relier les LLM à des outils. Vous branchez votre agent IA préféré dessus, et il va vraiment pouvoir s'éclater en prenant physiquement la main (à 6 doigts forcément ^^) sur la souris et le clavier de la machine.

Sur un KVM IP , on sait depuis longtemps que la moindre faille ouvre la porte à tout et là, vous déléguez volontairement cette porte à un modèle, donc une fois encore, à vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.

Le projet est sur Kickstarter, le GitHub et le wiki sont encore vides au moment où j'écris, car la campagne vient d'à peine démarrer. Notez que son concurrent direct, le GL.iNet Comet Q, a déjà rempli son objectif de financement en quelques minutes, lui, donc je pense que Sipeed a toutes ses chances en jouant cette carte de la compacité (45 × 40 × 15 mm), de la 4K et du stockage embarqué (16 Go sur le Go, 64 Go sur le Go+, assez donc pour trimballer des ISO bootables).

Le SoC n'est pas officiellement nommé mais c'est quasi certain qu'il s'agit d'un Axera AX630C avec un NPU à 3,2 TOPS (le même cœur que le NanoKVM Pro 4K quoi).

Les premiers prix Early Bird tournent autour de 59 dollars pour le Go, 79 dollars pour le Go+. MSRP annoncé à 89 et 129 dollars une fois la campagne terminée et côté expédition, Sipeed promet une livraison mondiale depuis Shenzhen, sans date ferme pour l'instant.

Bref, si vous voulez piloter n'importe quelle machine USB-C à distance et que l'idée d'un agent IA qui clique tout seul ne vous fait pas trop flipper, ça peut vous intéresser.

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ZCode - L'app maison de z.ai pour coder avec GLM

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 22:58

Hier je vous parlais de GLM 5.2 , le modèle open source que j'ai fini par adopter (en partie) pour bosser. Eh bien la team z.ai (le lab chinois anciennement connu sous le nom de Zhipu AI) enchaîne le bon travail et pousse désormais ZCode , leur propre application pour coder avec des agents IA.

C'est une app desktop qui tourne sur Mac, Windows et Linux (en beta pour ce dernier), et elle est pensée pour les tâches qui durent. L'idée, ce sont des Goals que vous fixez, et l'agent planifie, exécute et vérifie son boulot tout seul par étapes, pendant que vous suivez la progression.

Vous avez donc un vrai environnement avec gestionnaire de fichiers, terminal, panneau Git et aperçu du navigateur en direct, ça cause le protocole MCP, ça sait lancer plusieurs agents en parallèle, et vous pouvez même piloter vos tâches à distance depuis WeChat ou Feishu. Et le tout tourne sur le même GLM Coding Plan que le reste de leur écosystème, à partir de 18 dollars par mois.

Si vous me suivez, vous savez déjà que GLM 5.2 se branche directement dans Claude Code, parce que l'API de z.ai est compatible Anthropic. Je vous avais d'ailleurs filé le petit launcher pour ça pas plus tard qu'hier. Mais ce ZCode, c'est surtout une bonne vitrine pour z.ai, afin de nous garder dans leur app plutôt qu'on utilise la concurrence. Quoi qu'il en soit, rien d'obligatoire, faut voir ce ZCode comme une option de plus pour coder à l'aide de l'IA.

L'appli est toute récente et en fouillant leur repo de feedback , je vois que l'app se prend encore des plantages bien douloureux sur Apple Silicon, avec notamment des erreurs qui vous font perdre le travail non sauvegardé et une fenêtre qui reste parfois noire même après avoir relancé l'app. Ça calme un peu pour un truc censé gérer des sessions longues de taf... Mais je pense que ça va rapidement se stabiliser, tant les dev de Z.ai font du bon boulot.

Si vous êtes déjà abonné au GLM Coding Plan, ça ne vous coûtera rien de plus d'essayer histoire de voir si les Goals collent à votre façon de bosser. Et sinon, pour les autres, l'API + votre outil habituel, ça fera tout aussi bien le job.

OpenClaw - L'assistant IA arrive sur iPhone et Android

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 13:33

Chers amateurs d'OpenClaw, bonne nouvelle, votre outil préféré débarque sur iPhone et Android. Mais contrairement à ce que vous faites d'habitude, pour une fois, je vous conseille de bien lire mon article avant de foncer.

En janvier, je vous faisais découvrir rapidement OpenClaw , un assistant IA personnel et open source qui a beaucoup fait parler de lui. Perso, moi je ne suis pas fan (ni de Hermes) parce que je trouve ça plus pratique de dev mes propres outils plus adaptés et mieux pensés plutôt que de partir sur une solution comme ça. Mais breeef, ce n'est que mon avis.

Maintenant si vous êtes utilisateur d'OpenClaw, vous allez pouvoir lancer ça gratuitement sur votre iOS ou Android . Toutefois, ce ne sont pas des OpenClaw complets embarqués dans une app pour smartphone mais plutôt des appli "compagnons", c'est-à-dire un relais pour un vrai OpenClaw installé sur votre Mac, Linux ou Windows (avec WSL évidemment). L'app mobile ne fait donc que s'y connecter pour que vous puissiez interagir avec.

Ce qui est plutôt bien pensé c'est que l'app utilise les capteurs du téléphone pour par exemple pouvoir envoyer des photos, votre position GPS ou écouter ce que vous lui racontez avec le mode "Talk". Ou tout simplement affiche le Canvas qui est l'interface web dans laquelle l'agent bricole en direct.

Bref, OpenClaw bosse sur votre ordinateur et votre smartphone c'est sa télécommande.

L'app est encore un peu brut de décoffrage avec des petits bugs par ci par là mais ça fonctionne quand même alors on ne va pas se plaindre. Par contre, attention si vous l'utilisez sur des réseaux wifi public... je vous conseille de passer par un VPN ou un Tailscale pour éviter de vous faire maninzemideuler par un script kiddy qui passe par là.

Tout est open source sur GitHub , amusez-vous bien !

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Google agents-cli - Quand votre agent IA en crée d'autres

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 11:31

Les devs de chez Google viennent de sortir un outil conçu pour les agents IA qui codent afin qu'ils deviennent des experts en développement d'agents IA sur Google Cloud. J'sais pas si je suis très clair, alors je vais essayer de vous expliquer tout ça.

Que vous soyez sur Claude Code, Codex d'OpenAI ou Gemini CLI (ça s'appelle agy cli maintenant d'ailleurs pour Antigravity CLI...), écrire un agent qui tient la route et le faire tourner dans le cloud de Mountain View, ça exige déjà de connaître par cœur l'ADK (Agent Development Kit) maison de Google, de savoir évaluer et coder le projet et surtout de tout déployer sans tout péter.

Ce sont clairement plusieurs métiers différents, et ça demande pas mal de connaissances, alors plutôt que de vous faire lire une doc bien chiante, les dev de Google ont eu l'idée de packager toute cette expertise dans des skills que votre agent de coding va lire à votre place.

Après, vous votre rôle, c'est de décrire tout ce que vous voulez en anglais ou en français et de siroter votre mojito. Et une fois que vous aurez fini, votre super agent générera le squelette du projet, le testera en local et poussera tout ça dans un runtime sur Google Cloud.

Pour l'installer, suffit de faire un petit :

uvx google-agents-cli setup

ou si vous voulez juste injecter les skills dans votre agent sans la CLI complète :

npx skills add google/agents-cli

Une fois la machinerie en place, vous aurez à votre service 7 modules de skills et 25 commandes qui couvrent tout le cycle de vie des agents Google Cloud, du scaffolding (croyez le ou non, en français, ça se dit échafaudage ...lol) à la publication sur Gemini Enterprise (ex-Vertex AI). Et puis Agents-CLI sait surtout générer tout ce qui est jeux de tests, noter les réponses avec un LLM qui fait office de juge, comparer 2 versions d'un même agent ou encore optimiser les prompts à partir des résultats collectés.

C'est du taf pénible qui rebute tout le monde, alors qu'un agent IA se le tape, je pense que ça ne manquera à personne. On est dans la même veine que les outils qui font collaborer plusieurs IA sur votre code, sauf qu'ici l'objectif final c'est de déployer des agents dans le cloud en prod.

Le code et les instructions sont sur le GitHub de Google .

Cursor Mobile - Vos agents de coding pilotés depuis iPhone

Par : Korben ✨
30 juin 2026 à 13:31

Cursor , le célèbre IDE de vibe coding, vient de sortir une app iOS qui permet de piloter des agents IA codant à votre place, directement depuis un smartphone.

Je ne parle donc pas d'écrire du code sur un écran de six pouces, hein, mais bien de lancer une tâche, de la confier à un agent qui bosse tout seul dans le cloud, et de garder un œil dessus pendant que vous êtes dans le métro ou affalé dans le canapé.

Vous lancez l'app, vous tapez ce que vous voulez faire, et un agent part bosser dans sa VM avec son environnement de dev complet. Et vous pouvez comme ça en lancer plusieurs en même temps et suivre leur avancement, même sur l'écran verrouillé sur smartphone. Quand il se retrouve bloqué, l'agent IA vous envoie une notif et quand c'est fini, vous n'avez plus qu'à relire les diffs, à passer en revue les captures écran, à consulter les logs et merger la pull request directement depuis le téléphone.

Je vous laisse avec Benjamin qui va vous expliquer ça (roooh, ça va, j'rigole) :

Y'a aussi un mode "remote control" comme ce qu'on retrouve chez Claude Code , qui récupère un agent déjà lancé sur votre ordi, afin de pouvoir continuer à le piloter à distance. Moi j'utilise souvent ce genre de trucs quand je dois m'absenter pour faire une course, afin de ne pas perdre de temps.

On est, en quelques mois, passé d'un monde où le dev tapait religieusement chaque ligne à un monde où il décrit une "intention" et supervise des agents qui exécutent le taf. Et le clavier devient presque accessoire, surtout avec des outils comme VoxDrop .

L'app est en beta publique, réservée aux plans payants, et pour l'instant c'est iOS uniquement, et Cursor lance aussi une promo de 75% sur les runs Composer 2.5 dans l'app jusqu'au 5 juillet, histoire de vous faire tester tout ça tranquillement.

L'app est dispo sur l' App Store si vous voulez faire du dev depuis vos toilettes.

Source

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