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Vos ados sont accros aux réseaux sociaux ? Mark Zuckerberg est justement au tribunal pour ça !

Par : Korben
19 février 2026 à 15:26
– Article invité, rédigé par Vincent Lautier

Mark Zuckerberg a témoigné devant un tribunal de Los Angeles dans un procès important. Le sujet ? Les effets d'Instagram et Facebook sur la santé mentale des adolescents, avec près de 1 600 plaintes de familles et de districts scolaires américains regroupées dans cette affaire. Des documents internes accablants ont été dévoilés à l'audience.

Un procès hors norme

C'est devant la Cour supérieure de Los Angeles que le patron de Meta s'est présenté pour répondre aux accusations. Ce procès test doit déterminer si Instagram et Facebook ont contribué à dégrader la santé mentale des adolescents qui les utilisent. L'audience a démarré avec le témoignage de Kaley, une jeune femme de 20 ans qui a commencé à utiliser YouTube à 6 ans et Instagram à 9 ans. Son avocat, Mark Lanier, a déroulé devant le jury un collage de plus de 10 mètres composé de centaines de selfies qu'elle avait postés sur la plateforme. Dépression, dysmorphie corporelle, idées suicidaires : la jeune femme a décrit un parcours que des milliers d'autres familles affirment avoir vécu.

Des documents internes chocs

Et des preuves, il y en a : les avocats des plaignants ont sorti des documents internes de Meta qui datent de 2015. On y apprend qu'Instagram comptait à l'époque quatre millions d'utilisateurs de moins de 13 ans, soit environ 30 % des enfants américains de 10 à 12 ans. Un mémo de 2018 est encore plus direct : « Si on veut gagner gros avec les ados, il faut les attraper quand ils sont pré-ados ». Difficile d'être plus explicite.

Un autre document interne, daté de 2020, montre que les enfants de 11 ans avaient quatre fois plus de chances de revenir sur Facebook que les autres tranches d'âge. Zuckerberg a reconnu que les outils de protection avaient mis du temps à arriver. Il a même déclaré : « j'aurais aimé qu'on y arrive plus tôt » devant le tribunal. Sur les filtres de beauté, il a évoqué un compromis : les laisser disponibles sans les recommander.

Mais quelle défense pour Meta ?

Meta et Google, aussi visés dans cette procédure, défendent la même ligne : les réseaux sociaux ne causent pas directement de troubles psychologiques chez les jeunes. Probablement un peu embarrassés, les avocats de Meta expliquent que des dizaines de protections ont été mises en place ces dernières années, et aussi que la responsabilité incombe surtout aux parents. Le procès devrait durer six semaines, et d'autres dirigeants seront appelés à témoigner. L'enjeu dépasse clairement cette salle d'audience : si les plaignants obtiennent gain de cause, ça pourrait déclencher des milliers d'autres procédures à travers les États-Unis.

On a tous en tête un gosse qui passe ses journées sur TikTok ou Instagram, et ce procès met des visages et des chiffres sur ce problème qu'il est compliqué d'ignorer désormais. Le mémo « attrapez-les quand ils sont pré-ados » fait vraiment froid dans le dos. Reste à voir si ce procès changera quoi que ce soit, ou si dans cinq ans on en sera encore au même point, à regarder nos gamins scroller à l'infini en se disant que quelqu'un devrait faire quelque chose.

Article invité publié par Vincent Lautier .
Vous pouvez aussi me lire sur mon blog , sur Mac4ever , ou lire tous les tests que je publie ici, comme cette Webcam 4K , ou ce dock Thunderbolt 5 .

Après avoir tué l’application, Facebook va tuer le site Messenger.com

17 février 2026 à 15:41

Sur ses pages d'assistance, Facebook annonce qu'il mettra fin au site indépendant messenger.com le 15 avril 2026. Il faudra passer par facebook.com pour accéder à la messagerie depuis un ordinateur, alors que le réseau social a déjà débranché les applications macOS et Windows.

Comment le « vague posting » est devenu la pratique la plus détestée du web

15 février 2026 à 15:02

Entre stratégie d’engagement et revendication d’opacité, le « vague posting » fait son retour sur X et TikTok en 2026. Publier des messages volontairement flous est devenu à la fois un levier pour stimuler l’algorithme… et une manière d’assumer le droit à ne pas tout expliquer.

XS-Leaks chez Meta - 4 failles pour vous identifier

Par : Korben
16 janvier 2026 à 12:42

Youssef Sammouda, un chercheur en sécurité connu sous le pseudo sam0, vient de publier un article détaillant pas moins de 4 vulnérabilités de type XS-Leaks qu'il a découvertes chez Meta. Pour vous la faire courte, ce genre de faille permet à un site malveillant de déduire des informations sur vous sans même avoir besoin de pirater quoi que ce soit. Heureusement, tout a été patché depuis !

La première faille concernait Workplace (la version entreprise de Facebook) et son intégration avec Zoom. En gros, un attaquant pouvait créer une page web qui chargeait le callback Zoom de Workplace dans une iframe, et selon que l'utilisateur était connecté ou non à Meta Work, la redirection se comportait différemment. Et là, pouf, l'attaquant savait si vous étiez un utilisateur Meta Work. Pas besoin d'accéder à vos données, juste de mesurer combien de temps met une redirection. Vicieux, non ? Meta a casqué 2 400 dollars pour cette trouvaille.

La deuxième faille, c'était le bon vieux bouton Like de Facebook. Vous savez, ce petit widget qu'on trouve sur des millions de sites web ? Eh bien si vous étiez connecté à Facebook, le plugin pouvait révéler si vous aviez liké une page spécifique ou pas. Un attaquant n'avait qu'à mesurer le nombre de frames dans l'iframe pour le savoir. Encore 2 400 dollars dans la poche de notre chercheur.

La troisième était plus technique et bien trouvée. Le fichier signals/iwl.js de Facebook utilise Object.prototype pour ses opérations. En manipulant ce prototype depuis la page parente, un attaquant pouvait provoquer des erreurs différentes selon l'état de connexion de l'utilisateur, et même récupérer son ID Facebook. Ça, ça valait 3 600 dollars.

Et voilà, la quatrième concernait l'identification des employés Meta eux-mêmes via les domaines internes. Celle-là n'a pas rapporté de bounty (juste un "informative"), mais elle montre bien l'étendue du problème.

Au total, Youssef a empoché 8 400 dollars entre décembre 2024 et mai 2025, le temps que Meta corrige tout ça. Alors oui, c'est cool que ces failles soient maintenant corrigées mais ça fait quand même réfléchir sur la quantité de données qui peuvent fuiter sans même qu'on s'en rende compte.

Pour ceux qui veulent creuser le fonctionnement des programmes de bug bounty , c'est vraiment un système génial et hyper vertueux où tout le monde est gagnant. Les chercheurs sont payés pour trouver des failles, les entreprises patchent avant que les méchants n'exploitent. Y'a vraiment de quoi faire dans ce domaine.

Bref, bien joué Youssef Sammouda, grâce à lui quelques failles de moins chez Meta, et ça c'est cool !

Source

Les États-Unis vont-ils vraiment fouiller vos réseaux sociaux si vous partez en vacances ?

11 décembre 2025 à 12:14

Dans un avis officiel publié le 10 décembre 2025, le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis propose une refonte majeure de la demande d’ESTA, destinée aux voyageurs exemptés de visa (dont la France). Parmi les changements envisagés : la possibilité pour les autorités d’examiner l’historique de vos réseaux sociaux sur les cinq dernières années.

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