Alors que tout le monde attend le troisième trailer de GTA 6, des petits malins engrangent des millions de vues avec de fausses images du jeu de Rockstar.
C'est désormais acté : quelques mois après un vote favorable à l'Assemblée nationale, le Parlement a approuvé une loi pour interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans en France. Une première en Europe… et il y a déjà des inquiétudes.
26 employés de Meta accusent le groupe d’avoir utilisé des outils d’IA qui auraient ciblé des salariés malades, handicapés ou en congé lors de ses licenciements, rapporte notamment Reuters le 14 juillet 2026.
Meta a lancé Muse Image, un générateur IA capable de puiser dans les photos des comptes Instagram. Voici comment désactiver cette réutilisation par défaut.
Il est 1h12 du mat', vous êtes allongé dans le canap, le téléphone à 20 cm du museau, et votre pouce swipe encore et encore dans un automatisme le plus complet... Un reel de chat, une recette de lasagnes, un type qui répare une tondeuse. Vous aviez ouvert Instagram pour répondre à un message d'un pote il y a 40 minutes, et vous en êtes là. Ah bah bravo ! Mais ne vous blâmez pas trop car en sortir est à peu près aussi facile que de quitter un repas de famille avant le café.
Et c'est d'ailleurs pour ça que Bruxelles vient de mettre un nom là-dessus : "le mode pilote automatique".
L'expression est écrite noir sur blanc dans le
communiqué que la Commission européenne a publié ce matin
et vous l'aurez deviné, on parle bien de ce foutu scroll infini, mais également de l'autoplay, des notifications push et des reels qui je cite, "nourrissent l'envie de continuer à scroller" et "contribuent à des habitudes malsaines et à un usage compulsif". Conclusion, Instagram et Facebook enfreignent le
Digital Services Act
! Ah !
Et attention, pas à cause du contenu qui circule dessus. Non, c'est vraiment à cause du design des app en lui-même.
Ce qu'on reproche à Meta, c'est de n'avoir jamais sérieusement évalué ce que ce design fait à votre bien-être physique et mental, mineurs et adultes vulnérables compris, alors qu'elle avait les données sous les yeux. Notamment sur le temps que vos ados passent sur ses applis la nuit.
Et les garde-fous maison prennent cher au passage car les outils de gestion du temps proposés par Meta, même activés par défaut pour les ados, se contournent trop facilement et ne réduisent en rien l'usage. Sans parler des contrôles parentaux qui ne fonctionnent, écrit la Commission, que si vous avez "une expertise technique adéquate" et du temps à y consacrer. Pffff !
Alors Bruxelles sort sa liste de courses : Couper l'autoplay et le scroll infini par défaut, vous imposer de
vraies pauses d'écran
, et rendre les recommandations moins obsédées par votre engagement. Notre régulateur préféré demande à Meta d'éteindre par défaut le moteur à attention qui fait rentrer le pognon ^^.
Sauf que rien n'est joué. Ce ne sont là que des conclusions préliminaires, et pas une condamnation.
Meta doit encore répondre par écrit, le Comité européen des services numériques donnera ensuite son avis, et seulement après tombera, ou pas, une décision de non-conformité. Au bout du chemin, une amende qui pourrait grimper jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires mondial (environ 201 milliards de dollars en 2025, sortez la calculette).
Meta monte déjà au créneau, et rétorque que ces conclusions du régulateur "*ne prennent pas correctement en compte les mesures significatives que nous avons prises pour protéger les ados *". Évidemment !
Perso, je ne crois pas une seconde que Meta coupe le scroll infini par défaut sans se battre durant des années mais je suis quand même content de voir que ça bouge un peu sur ce qu'on appelle l'économie de l'attention dont on est tous victimes.
Bref, la prochaine fois que vous vous réveillez à 1h du mat' à regarder une critique ciné chiante ou un gars qui vous parle de ses montres de luxe alors que vous n'avez pas un rond, dites-vous que l'Europe viendra bientôt vous sauver !
Sur Roost, les messages mettent parfois plusieurs jours à arriver. Ce réseau social, qui revendique plus de 300 000 utilisateurs, mise notamment sur des oiseaux virtuels pour ralentir volontairement nos échanges.
D'après le site américain Media 404, des hackers seraient parvenus à détourner le chatbot d’assistance de Meta pour prendre le contrôle de comptes Instagram. Une faille simple, basée sur la fragilité des gardes-fous de l'IA.