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L'IA détruit-elle nos institutions démocratiques ?

Par : Korben
15 janvier 2026 à 11:28

L'IA va-t-elle vraiment détruire nos institutions ?

Deux chercheurs de Boston University, Woodrow Hartzog et Jessica Silbey, viennent de publier un papier académique qui affirme que oui, et leur thèse tient en trois mécanismes :

  1. l'intelligence artificielle dégrade l'expertise humaine
  2. elle court-circuite les processus de décision
  3. et elle isole les individus.

Autant dire que ça envoie du lourd !

Mais est-ce vraiment le cas ? Je vous propose de regarder un peu ce qui se passe chez nous, en France et en Europe, depuis quelques mois, sans vous prendre la tête avec la théorie.

Premier exemple, l'algorithme de la CAF.

Depuis 2010, la Caisse nationale d'allocations familiales utilise un système de scoring qui attribue une note de risque entre zéro et un à tous les allocataires pour détecter les fraudes potentielles. On parle quand même de 32 millions de personnes concernées !

C'est pourquoi en octobre 2024, quinze associations dont Amnesty International France, la Quadrature du Net et la Fondation Abbé-Pierre ont attaqué cet algorithme devant le Conseil d'État . Le problème en fait, ce sont les critères qui font monter le score comme avoir de faibles revenus, être au chômage, vivre dans un quartier défavorisé, être parent isolé, ou travailler avec un handicap.

Du coup, l'expertise des agents qui connaissent le terrain se retrouve court-circuitée par un score opaque qui cible systématiquement les plus vulnérables. C'est vraiment dégelasse et Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty, n'a pas manqué de rappeler le précédent néerlandais de 2021 où un algorithme similaire avait plongé des milliers de familles dans la dette.

Et ce n'est pas un cas isolé... France Travail applique la même recette avec ce que La Quadrature du Net appelle des "scores de suspicion" et "scores d'employabilité" qui déterminent qui va être contrôlé en priorité. En 2024, l'organisme a effectué 610 780 contrôles, soit une hausse de 16,7% par rapport à l'année précédente et leur objectif pour 2027 c'est de faire 1,5 million de contrôles !!!

La Quadrature du Net dénonce donc un profilage algorithmique qui remplace progressivement l'accompagnement humain par une logique de surveillance automatisée déshumanisée.

Et c'est la même chose avec Parcoursup. En effet, la plateforme d'affectation post-bac traite chaque année des centaines de milliers de dossiers, et les études montrent une discrimination territoriale flagrante. A dossier équivalent, un lycéen parisien a plus de chances d'être accepté qu'un lycéen de banlieue. L'UNEF qualifie le système de "fabrique à élite" , et selon un sondage L'Etudiant/BVA/Orange , seulement 37% des jeunes de 15 à 20 ans estiment que le traitement est équitable.

Les conseillers d'orientation qui connaissaient les élèves individuellement sont peu à peu remplacés par un algorithme dont personne ne comprend vraiment les critères...

Côté court-circuitage des décisions, le ministère de la Culture nous a également offert un moment collector. Quand Rachida Dati a voulu rendre hommage au rappeur Calbo, cofondateur d'Ärsenik décédé à 53 ans, le communiqué de presse contenait une sacrée bourde : "Shalom" au lieu de "Shaolin".

C'est une erreur qui évoque le comportement typique des systèmes génératifs et l'enquête de Next a montré après coup que le texte provenait en fait d'un site dont le nom de domaine avait été racheté après la faillite de son proprio pour y héberger du contenu généré par IA. C'est moche... Le ministère a démenti avoir utilisé l'IA tout en admettant "des coquilles". lol... Comme d'hab, personne n'a vérifié avant la publication, et voilà !

Et les deepfakes ? On en parle ? Car là, c'est Macron lui-même qui brouille les pistes à défaut de brouiller l'écoute ^^. En février 2025, pour promouvoir le Sommet de l'IA, le président a posté sur Instagram une compilation de deepfakes le montrant avec une coupe mullet dansant sur "Voyage, Voyage", donnant un tuto coiffure, ou imitant Jean Dujardin dans OSS 117.

Ça l'a fait marrer (je ne savais pas qu'il pouvait rire, décidément, on en apprend tous les jours) mais les experts en IA ont tiré la sonnette d'alarme car quand le président normalise lui-même les deepfakes, comment ensuite lutter contre la désinformation qui ronge l'espace médiatique ? Un an plus tôt, une fausse vidéo France 24 générée par des propagandistes russes annonçait un complot d'assassinat contre Macron, et l'ex-président Medvedev l'avait relayée comme authentique... Breeeeef....

Ah et il y a aussi le cas Coluche ! Souvenez-vous, en septembre dernier, une vidéo deepfake de l'humoriste appelant à rejoindre le mouvement "Bloquons Tout" a dépassé les 200 000 vues sur TikTok. Des propos qu'il n'a bien sûr jamais tenu de son vivant. France 3 avait fait plus subtil avec "Hôtel du Temps" où Thierry Ardisson "ressuscitait" Coluche, mais en utilisant uniquement ses propos authentiques. La nuance est importante, et ça montre bien que tout dépend de l'intention.

L'Europe a bien sûr tenté de répondre avec l'AI Act , le premier règlement de l'UE sur l'intelligence artificielle avec classification des risques, obligations de transparence, interdiction de certains usages et j'en passe... Sur le papier, c'est ambitieux mais dans les faits, la course est déjà perdue d'avance face à une techno qui évolue plus vite que la régulation.

Du coup, nos deux chercheurs Hartzog et Silbey ont-ils raison ?

Je dirais qu'en partie, oui.

Mais l'IA ne détruit pas les institutions démocratiques par malveillance, mais plutôt par friction car elle s'insère dans des processus existants, remplace des étapes humaines, crée des angles morts et ça c'est le problème. Vous le savez, j'aime beaucoup tout ce qu'on peut faire avec l'IA et j'ai une tendance plutôt pro-IA que anti-IA et une fois encore, de mon point de vue, ici le vrai problème n'est pas l'outil, mais plutôt l'absence de garde-fous et la tentation de faire confiance aveuglément à tout ce qui sort de la machine.

Voilà, donc dire que l'IA "détruit" les institutions, c'est peut-être un poil exagéré mais c'est clair qu'elle les fragilise, qu'elle les contourne et surtout qu'elle les rend paresseuses.

Quand à la destruction, elle viendra surement si on continue de regarder ailleurs...

Vidéosurveillance algorithmique : l’Assemblée vote sa prolongation jusqu’en 2027 en prévision des JO de 2030

14 janvier 2026 à 16:23

vsa caméra surveillance

De Paris 2024 aux Alpes 2030, la vidéosurveillance algorithmique voit sa durée s'étendre encore. L'Assemblée nationale a voté le 13 janvier 2026 la prolongation de ce dispositif controversé jusqu'à décembre 2027.

Palantir - L'histoire secrète de l'œil numérique qui voit tout

Par : Korben
11 janvier 2026 à 14:20
Cet article fait partie de ma série spéciale hackers . Bonne lecture !

Le 7 août 2019, dans le Mississippi, des centaines d'enfants rentrent de leur premier jour d'école. Cartables sur le dos, ils s'attendent à retrouver leurs parents pour raconter leur journée.

Mais à la place, ils découvrent des maisons vides ou des usines encerclées par des agents fédéraux. Ce jour-là, l'ICE (les services d'immigration américains) mène la plus grande opération de l'histoire du pays en un seul État : 680 personnes sont arrêtées, menottées et embarquées dans des camionnettes blanches.

Source

L'enquête qui a mené à ces rafles n'a pas été montée "à l’ancienne" sur un tableau en liège avec des punaises et de la ficelle rouge. Dans des affidavits et les documents obtenus via des demandes FOIA, on voit apparaître un nom de module qui revient comme un sortilège : FALCON Tipline. Un outil Palantir vendu à la branche Homeland Security Investigations (HSI) et utilisé pour centraliser, recouper et exploiter des signalements, des identités, des liens, des infos de terrain… jusqu’à planifier des actions coordonnées comme celle du Mississippi.

Le plus "magique" (façon Mordor), c'est que tout ça s'appuie sur un contrat très concret, très administratif, qui décrit FALCON comme une plateforme de recherche fédérée et d’analyse, capable de faire parler ensemble des bases de données qui n'étaient pas censées se rencontrer. Voilà. Rien de secret... Juste le genre de PDF qui sent la paperasse… mais qui peut briser des vies.

Mais si cette logistique monstrueuse a pu être déployée avec une telle précision chirurgicale, c'est grâce à une technologie dont vous n'avez peut-être jamais entendu parler, mais qui sait déjà probablement tout de vous.

Son nom ? Palantir.

Pour comprendre comment une startup de la Silicon Valley est devenue l'œil de Sauron qui surveille le monde, il faut remonter au début des années 2000. On est juste après le 11 septembre. L'Amérique est en état de choc et ses agences de renseignement cherchent désespérément un moyen de "connecter les points" (connect the dots comme ils disent...) pour prévenir la prochaine attaque.

Le Pentagone essaie bien de lancer un programme de surveillance totale appelé Total Information Awareness, mais le projet est jugé trop orwellien et se fait descendre par l'opinion publique en 2003. C'est exactement à ce moment-là que Peter Thiel décide de fonder Palantir Technologies avec Stephen Cohen, Joe Lonsdale, Nathan Gettings et Alex Karp.

Ce qui est "marrant", c’est qu’on a enterré le programme (trop visible, trop caricatural), mais pas l’idée. Palantir arrive pile au bon moment : la même promesse, mais emballée dans un joli paquet cadeau d'outil d’analyse, vendue par une boîte privée, et surtout, développée directement avec les gens qui allaient s’en servir.

La surveillance version startup, avec des NDA, des badges et des salles sans fenêtre était née...

Peter Thiel, c'est un personnage à part dans la tech. Co-fondateur de PayPal, premier investisseur de Facebook, libertarien pur jus et fan absolu de J.R.R. Tolkien. Le nom "Palantir" vient d'ailleurs du Seigneur des Anneaux puisque ce sont ces pierres de vision qui permettent de voir à travers le temps et l'espace.

Le truc, c'est que chez PayPal, Thiel et son équipe avaient déjà développé des algorithmes de détection de fraude super performants baptisés "Igor". C'est pour cela que Thiel s'est dit "Hé, et si on appliquait ces mêmes méthodes de traque financière à la lutte antiterroriste ?"

Peter Thiel ( source )

Le problème, c'est qu'en 2004, personne à la Silicon Valley ne veut toucher à la défense. Les investisseurs flippent, du coup, Thiel et son fonds d'investissement posent environ 30 millions de dollars pour couvrir les premiers coûts et vont chercher un allié improbable : In-Q-Tel, le fonds de capital-risque à but non lucratif soutenu par la CIA.

In-Q-Tel injecte environ 2 millions de dollars et au delà de l'argent, c'est une surtout une validation capitale pour la société. Et c'est ainsi que durant trois ans, les ingénieurs de Palantir vont bosser main dans la main avec les analystes du renseignement pour construire leur premier logiciel : Gotham.

Et quand je dis "bosser main dans la main", c’est pas une image. Leur délire, c’était d’envoyer des ingénieurs directement chez les clients, dans les agences, parfois sur site sensible, pour modeler l’outil à la demande. Pas une ESN, hein… plutôt une greffe. Tu poses le logiciel, tu poses les devs, et tu laisses la créature grandir dans l’ombre.

Pour diriger cette boîte de surveillance, Thiel choisit Alex Karp. Un mec encore plus atypique que lui. Karp est un philosophe, titulaire d'un doctorat en théorie sociale de l'université de Francfort, dyslexique, qui ne sait pas conduire et qui passe cinq heures par jour à faire du ski de fond ou du Qigong. Il vit dans une baraque perdue dans le New Hampshire et se décrit comme un "gauchiste fou", alors que Thiel est un "dingue de droite". Ce duo improbable va pourtant créer l'entreprise la plus puissante et la plus secrète de la planète.

Alex Karp ( source )

Le fonctionnement de Gotham est simple sur le papier, mais terrifiant en pratique. Pensez à un aspirateur géant capable d'ingérer n'importe quel type de donnée : Imagerie satellite, rapports d'interrogatoires, conversations sur les réseaux sociaux, fichiers fiscaux, plaques d'immatriculation, relevés bancaires. Le logiciel fusionne tout ça pour créer un "jumeau numérique" du monde réel. Si vous avez un compte chez Ladar Levison (le fondateur de Lavabit qui a hébergé Snowden) ou que vous avez été mentionné dans une écoute de la NSA, Palantir peut recréer tout votre réseau social en quelques clics.

C'est d'ailleurs avec les révélations d'Edward Snowden que le monde a commencé à entrevoir l'ampleur du truc. En 2017, des documents montrent que Palantir proposait des outils comme "XKEYSCORE Helper" pour faciliter l'analyse des données capturées par la NSA. Le logiciel permettait aux agents de naviguer dans des masses de données privées avec une fluidité déconcertante. Même si Alex Karp jure sur tous les tons qu'il protège les libertés civiles, la réalité des contrats raconte une autre histoire.

Et ce n’est pas qu’un délire "NSA / USA". Dans la même veine, des docs évoquent aussi Kite, un système custom pour le GCHQ (les espions britanniques), avec des champs et des imports extensibles pour avaler des formats de données bien tordus. Palantir, évidemment, a tenté de calmer le jeu ensuite en expliquant que "XKEYSCORE helper" n’était qu’un module périphérique et limité, pas un accès à la matrice complète…

Mais l’histoire "secrète" de Palantir a aussi un épisode qui sent la naphtaline et le scandale. En effet, en 2010-2011, des emails fuités (merci Anonymous) ont montré qu'une dream team HBGary / Berico / Palantir avait participé à la préparation d’un plan de riposte contre WikiLeaks et ses soutiens. Dans le package, on parlait de méthodes sales, de pression, et même d’idées de désinformation. Résultat, Palantir a publiquement présenté ses excuses et a coupé les ponts avec HBGary.

Je vous parle quand même d'une boîte qui a récupéré le contrat Maven Smart System (le fameux Project Maven) quand Google l'a lâché suite à la révolte de ses employés. Maven utilise l'IA pour aider les analystes militaires à identifier des cibles au milieu d'un déluge de données de surveillance.

Et aujourd'hui, Palantir est partout.

En Ukraine, Alex Karp a été le premier PDG occidental à rencontrer Zelensky après l'invasion russe de 2022. Leurs logiciels servent à faire de la fusion de données à grande vitesse (drones, satellites, sources ouvertes) pour accélérer la décision militaire. Et ça ne s'arrête pas là puisqu'en juillet 2025, l'armée américaine a signé un accord-cadre monumental jusqu'à 10 milliards de dollars sur 10 ans pour consolider et simplifier l'achat des logiciels Palantir.

Mais Palantir ne s'arrête pas aux zones de guerre. L'entreprise s'infiltre dans nos services publics. Au Royaume-Uni, un consortium mené par Palantir a décroché un contrat de 330 millions de livres pour gérer la Federated Data Platform du NHS (le système de santé national). En septembre 2025, ils ont même remis ça avec un partenariat défense annoncé par le gouvernement britannique, censé débloquer jusqu'à 1,5 milliard de livres d'investissements et faire du Royaume-Uni leur QG européen défense. En France, la DGSI a longtemps utilisé Palantir avant d'essayer de construire sa propre alternative pour retrouver sa souveraineté numérique… sauf que fin 2025, le contrat a encore été prolongé "temporairement", en attendant que l’outil souverain arrive vraiment.

Et ce qui est vraiment inquiétant avec Palantir, c'est ce qu'ils proposent en matière de "police prédictive". Par exemple, à Los Angeles ou à la Nouvelle-Orléans, leurs algorithmes ont été utilisés pour tenter d'identifier des zones ou des individus à risque. En gros, le logiciel décide si vous avez le profil d'un futur délinquant en analysant vos liens sociaux et vos antécédents. À la Nouvelle-Orléans, le programme a même tourné pendant des années dans une discrétion quasi totale, sans que le conseil municipal ne soit vraiment au courant, jusqu'à ce que la presse sorte l'affaire. Des audits ont d'ailleurs montré que ces systèmes pouvaient renforcer les préjugés et cibler injustement certaines communautés. Tu m'étonnes...

Exemple de dashboard de police prédictive ( source )

Aujourd'hui, Palantir est cotée en bourse et sa valorisation explose littéralement (on parle d'environ 430 milliards de dollars début 2026). Alex Karp a réussi son pari à savoir rendre la surveillance de masse extrêmement rentable. L'entreprise vise d'ailleurs un chiffre d'affaires annuel autour de 4,4 milliards de dollars sur 2025, porté par sa nouvelle plateforme d'IA (AIP) et ses "agents" autonomes capables de structurer n'importe quelle base de données en un clin d'œil. Mais comme dans Tolkien, les palantír sont des outils dangereux. Celui qui les utilise peut être lui-même observé et corrompu.

Alors, faut-il avoir peur de Palantir ? Clairement oui !

Quand on voit comment Snowden explique la surveillance aujourd'hui, on comprend que Palantir est l'outil qui rend l'espionnage d'État accessible à n'importe quel analyste, sans qu'il ait besoin d'être un génie du code. C'est la démocratisation d'Orwell à grande échelle.

Bref, la prochaine fois que vous entendrez parler d'une startup qui veut "aider les gouvernements à mieux gérer leurs données", rappelez-vous de l'histoire du Mississippi en 2019 et de Palantir car derrière les beaux discours sur la sécurité, il y a souvent des algorithmes invisibles et des pierres de vision qui ne dorment jamais.

Sources :

UGREEN Reveal New Surveillance Cameras (for NAS)

Par : Rob Andrews
6 janvier 2026 à 16:37

New IP Cameras and AI Surveillance for NAS Coming Soon

UGREEN has outlined a SynCare lineup of IP surveillance devices that focuses on edge processing, on-device multimodal AI detection, and local recording, rather than a cloud-first model with recurring fees. The range, shown publicly around CES 2026, includes indoor cameras, an outdoor camera, and a video doorbell, with a separate Smart Display hub positioned as an optional central screen and Wi-Fi hub. UGREEN’s messaging also points to broader ecosystem ambitions, including compatibility with local storage today and later integration with UGREEN NAS systems in H2 2026 for longer retention, organization, and multi-camera management.

What is the UGREEN SynCare Series

The UGREEN SynCare Series is a planned smart home surveillance lineup built around IP cameras and a video doorbell, introduced as UGREEN’s entry into home security hardware. The set includes 2 indoor camera variants (ID500 Plus and ID500 Pro), an outdoor bullet-PTZ camera (OD600 Pro), and a video doorbell (DB600 Pro). UGREEN has positioned the range for release in H2 2026, with pricing expected to be disclosed later, including around IFA 2026. A defining theme across the range is edge AI, with UGREEN describing on-device multimodal recognition that can classify people, pets, and other events, and then translate those detections into more descriptive alerts. The intent is to reduce reliance on cloud processing and minimize subscription requirements, with an emphasis on local storage and privacy controls. In practical terms, the cameras are presented as doing much of their analysis at the camera level, while still supporting broader system coordination. UGREEN has also described SynCare as an ecosystem rather than isolated devices, including cross-camera awareness and a Smart Display D500 that can act as a central monitoring screen and connectivity hub. The system-level features described include event sharing between devices, multi-zone monitoring outdoors, and “risk-based” escalation behaviors such as warning lights and alarms. While the full surveillance software stack has not been fully detailed yet, UGREEN has repeatedly referenced NASync support and later NAS integration as part of the intended trajectory for the platform.

UGREEN SynCare Indoor 2K Cam ID500 Plus

The SynCare Indoor Cam ID500 Plus is positioned as the lower resolution indoor model in the lineup, pairing a 2K-class image sensor with dual-band Wi-Fi and on-device multimodal AI for identifying common subjects such as people and pets, along with event-based detection. It is described as using local recording rather than mandatory cloud storage, with support for internal SD-based storage and stated compatibility with UGREEN NASync systems for users who want longer-term retention or centralized storage outside the camera itself.

Specification UGREEN SynCare Indoor Cam ID500 Plus
Resolution 2K+
Connectivity 2.4GHz / 5GHz dual-band Wi-Fi
Night Vision UltraColor Night Vision
Storage Local storage (SD), no mandatory cloud fees
NAS Support Compatible with UGREEN NASync systems
AI Features On-device multimodal AI (people, pets, event recognition)

UGREEN SynCare Indoor 4K Cam ID500 Pro

The SynCare Indoor Cam ID500 Pro is the higher tier indoor option and is described with 4K capture plus motorized pan and tilt for coverage beyond a fixed viewpoint. UGREEN also associates this model with an f1.0 aperture and a color-focused low-light mode branded as UltraColor Night Vision, alongside on-device multimodal recognition intended to classify subjects and incidents for more specific notifications. In system descriptions, it is also linked to cross-camera awareness and risk-based alert behavior when used alongside other SynCare devices.

Specification UGREEN SynCare Indoor Cam ID500 Pro
Resolution 4K
Pan and Tilt Yes
Aperture f1.0
Connectivity 2.4GHz / 5GHz dual-band Wi-Fi
Night Vision UltraColor Night Vision
Storage Local storage with no mandatory cloud fees
AI Features On-device multimodal AI (people, pets, incidents)
System Features Cross-camera awareness, smart risk-based alerts

UGREEN SynCare Video Doorbell DB600 Pro.

The SynCare Video Doorbell DB600 Pro is the entry-point camera in the range that is designed specifically for front-door coverage, using a dual-camera setup to capture both a primary view and a lower secondary view for head-to-toe framing. UGREEN positions it for identifying visitors and deliveries, with multimodal AI intended to separate people, pets, and packages into distinct detection types so alerts can be tied to what is actually happening at the doorstep. In the pre-release descriptions, it is presented as a Wi-Fi doorbell solution rather than a PoE device, and availability is expected in H2 2026.

Specification UGREEN SynCare Video Doorbell DB600 Pro
Imaging 4K + 2K dual-camera
Field of View Head-to-toe
Wi-Fi 2.4GHz / 5GHz dual-band
Storage Local storage with no cloud fees
AI Features Multimodal recognition for people, pets, packages
Availability H2 2026

UGREEN SynCare Outdoor PoE Cam OD600 Pro

The SynCare Outdoor Cam OD600 Pro is the exterior-focused model and is described as a triple-lens bullet-PTZ design that combines a fixed wide view with pan-tilt coverage for tracking activity across a larger area. UGREEN has highlighted 18MP imaging, optical zoom, and 24/7 continuous recording, alongside on-device multimodal AI aimed at differentiating people, vehicles, and pets for more targeted alerts. Unlike the indoor models and doorbell, this camera is also presented with Power over Ethernet support in addition to dual-band Wi-Fi, and UGREEN has described multi-zone monitoring behavior that escalates from capture and notification to lights and audible alarms as a subject moves closer.

Specification UGREEN SynCare Outdoor Cam OD600 Pro
Imaging 18MP triple-lens bullet-PTZ
Pan and Tilt Yes (PTZ)
Optical Zoom Yes
Connectivity 2.4GHz / 5GHz dual-band Wi-Fi, PoE
Recording 24/7 continuous recording
Storage Local storage with no cloud fees
AI Features On-device multimodal AI (human, vehicle, pet detection)
Monitoring Multi-zone detection with escalating alerts

UGREEN SynCare Smart Display D500 hub

The SynCare Smart Display D500 is described as a central control screen for the SynCare lineup that can aggregate camera feeds, show events in real time, and act as a connectivity hub within the home. UGREEN’s positioning suggests it can simplify monitoring when multiple cameras are deployed, while still keeping core features available through the mobile app without requiring the display for functionality. In other words, it is presented as an optional hardware dashboard rather than a mandatory controller for the cameras.

Specification UGREEN SynCare Smart Display D500
Role Central monitoring display and home hub
Connectivity 2.4GHz / 5GHz dual-band Wi-Fi
Camera Support Connects with SynCare cameras and doorbell
Monitoring Real-time viewing and event reporting
Control Method App-based control, on-device interface
Required for Features No (positioned as optional)

Included Surveillance Services

SynCare is presented as more than basic video capture, with UGREEN describing a set of edge AI and ecosystem features intended to reduce irrelevant alerts, improve low-light usability, and coordinate behavior across multiple cameras. The emphasis is on on-device recognition and local storage, with additional automation features that depend on having more than 1 SynCare device in the same setup.

  • On-device multimodal AI recognition for people, pets, vehicles, packages, and general events

  • Human-language style alerts that describe what was detected rather than only motion notifications

  • Behavior analysis concepts, with examples such as identifying an approaching stranger by appearance

  • UltraColor Night Vision and low-light color correction for clearer nighttime footage

  • Local recording with no mandatory cloud subscription, including SD-based storage support

  • Cross-camera awareness, where one device can trigger announcements or actions on another

  • Multi-zone outdoor monitoring with escalating responses such as recording triggers, warning lights, phone notifications, and audible alarms

  • Smart risk-based alerts that vary response intensity based on proximity or severity

UGREEN NASync Support?

UGREEN has positioned SynCare around local recording and on-device processing, but has also repeatedly tied the cameras to its NAS ecosystem through references to NASync compatibility and later integration. The implication is that SynCare can operate as standalone devices first, then gain more centralized storage and management options when paired with a UGREEN NAS.

What is directly stated so far is limited but consistent: SynCare devices are described as supporting local storage without mandatory cloud fees, and multiple product descriptions refer to supporting or being compatible with UGREEN NASync. In the broader SynCare overview text, UGREEN also links privacy to encrypted local storage via NASync, which frames the NAS as a destination for retained footage rather than a required cloud account.

What remains undefined is the software side of that relationship. In your video, the open question is whether UGREEN’s eventual surveillance platform will be limited to the newer AI-focused NAS models or will also be delivered to the wider NAS lineup, and there are no concrete details yet on what the camera to NAS workflow looks like in practice. Until UGREEN publishes the surveillance application details, the NAS portion should be treated as planned ecosystem support rather than a fully specified NVR feature set.

UGREEN’s newest AI NAS hardware is relevant mainly because it suggests where the company expects heavier workloads to land, including multi-camera retention, indexing, and any future server-side analytics. The iDX6011 and iDX6011 Pro, as described, combine high-end Intel Core Ultra processors, large LPDDR5/x memory configurations, dual 10GbE networking, and up to 196TB raw capacity across 6 SATA bays plus 2 NVMe slots, which is a plausible foundation for sustained recording and longer retention, even if the cameras themselves handle primary detection at the edge.

Specification NASync iDX6011 NASync iDX6011 Pro
Processor Intel Core Ultra 5 125H Intel Core Ultra 7 255H
Memory 32GB / 64GB LPDDR5/x 64GB LPDDR5/x
Max Storage 196TB (6 SATA + 2 NVMe) 196TB (6 SATA + 2 NVMe)
Networking Dual 10GbE (up to 20Gbps via aggregation) Dual 10GbE (up to 20Gbps via aggregation)
Ideal For Creators, families, prosumers Studios, production teams, AI-intensive workflows

 

 

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