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Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology
En 2022, on vous présentait Floccus pour synchroniser vos favoris entre navigateurs via Nextcloud. Depuis, plusieurs d’entre vous m’ont demandé une alternative plus légère (pour ceux qui n’ont pas Nextcloud). Floccus sait aussi se synchroniser directement via WebDAV, un protocole que votre NAS Synology sait parler nativement. Une solution 100% open source, autohébergé, qui ne consomme quasiment aucune ressource sur le NAS et qui synchronise vos favoris entre Firefox, Chrome, Edge… mais aussi sur Android et iOS.
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Floccus et WebDAV
Nextcloud reste une excellente option si vous en avez déjà une instance qui tourne pour autre chose (fichiers, agenda, contacts…). Mais si vous voulez juste synchroniser vos favoris, installer et maintenir un Nextcloud entier est disproportionné. Le paquet WebDAV Server du Centre de paquets Synology fait très bien le travail en quelques clics, tourne en tâche de fond sans se faire remarquer. Il ne demande aucune base de données, ni configuration complexe.
Mais c’est quoi Floccus ?
Pour rappel, Floccus est une extension de navigateur open source qui :
- Synchronise vos favoris en direct, en fusion ou en sens unique ;
- Fonctionne sur Firefox, Chrome, Edge, Brave, Vivaldi, Opera (Safari non supporté) ;
- Dispose d’une application Android et iOS ;
- Se connecte à Nextcloud Bookmarks, Google Drive, Git, ou tout simplement WebDAV ;
- Ne fait jamais transiter vos données par un serveur tiers, tout reste chez vous.
Étape 1 : activer WebDAV sur votre NAS Synology
- Ouvrez le Centre de paquets et installez le paquet WebDAV Server
- Ouvrez l’application, cochez Activer WebDAV (HTTP) avec le port par défaut est 5005. Vous pouvez activer HTTPS (port 5006) si vous avez déjà un certificat valide pour votre NAS.
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Étape 2 : créer un utilisateur dédié
Par bonne pratique de sécurité, ne réutilisez pas votre compte administrateur pour Floccus.
- Panneau de configuration > Utilisateur et groupe, créez un utilisateur dédié (ex. floccus) avec un mot de passe fort
- Créez (ou réutilisez) un dossier partagé dédié, par exemple bookmarks
- Dans les permissions de ce dossier, donnez à l’utilisateur floccus les droits Lecture/Écriture sur ce dernier et interdire tous les autres dossiers
- Autorisé seulement l’application Webdav Server
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Étape 3 : configurer le profil dans Floccus
Installez l’extension Floccus sur votre navigateur (Firefox, Chrome, Edge).
Cliquez sur Nouveau compte, choisissez WebDAV. Renseignez :
- Adresse du serveur : http://IP-DE-VOTRE-NAS:5005/bookmarks/ (remplacez bookmarks par le nom exact de votre dossier partagé)
- Utilisateur / mot de passe : ceux du compte dédié créé à l’étape précédente.
- Choisissez votre stratégie de synchronisation (Fusion si vous voulez que les modifications de tous vos appareils remontent partout).
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Erreur E019 (405 Method Not Allowed)
C’est l’erreur la plus fréquente sur ce type de configuration. Dans la grande majorité des cas, ce n’est pas un bug de Floccus. En effet, le serveur WebDAV de Synology expose vos dossiers partagés à sa racine, donc l’URL doit pointer explicitement et exactement vers le dossier concerné.
Le chemin doit se terminer par un / et reprendre le nom exact du dossier partagé (sensible à la casse) : http://IP:5005/bookmarks/ et pas http://IP:5005/ tout court.
Et sur mobile ? Android et iOS
Floccus dispose d’une application dédiée :
- Android : disponible sur le Google Play Store et sur F-Droid pour les allergiques aux stores propriétaires.
- iOS : disponible sur l’App Store.
Petit rappel pour les navigateurs mobiles : l’app Floccus ne s’intègre pas directement dans Safari ou Chrome mobile (limitation des navigateurs mobiles eux-mêmes, pas de Floccus). Vos favoris sont consultables et gérables dans l’app, et s’ouvrent dans le navigateur de votre choix via le partage.
En synthèse
Pour ceux qui n’ont pas Nextcloud, cette version WebDAV est clairement l’option la plus simple et la plus légère : quelques minutes de configuration, zéro base de données, zéro maintenance… et vos favoris qui vous suivent partout (PC, mobile, peu importe le navigateur et sans jamais quitter votre NAS). Si vous avez déjà Nextcloud pour autre chose, l’article Nextcloud Bookmarks de 2022 reste valable. Sinon, WebDAV fait très largement le travail !
Et vous, vous synchronisez vos favoris comment aujourd’hui ?
FygoOS DIY NAS Software Review
Excalidraw : Outil open source de tableau blanc collaboratif
Excalidraw est un outil de tableau blanc collaboratif virtuel qui permet de créer facilement des schémas à l’aspect d’un dessin à la main. La solution est open source et monte en puissance. Souvent comparée à des géants comme Miro ou FigJam, Excalidraw possède plusieurs atouts : open source, gratuit, autohébergeable et simplicité d’utilisation. Grâce à son style visuel unique, Excalidraw s’est rapidement imposé comme un outil incontournable pour le brainstorming, les schémas techniques ou les wireframes low-fidelity.
Excalidraw
Excalidraw est un tableau blanc collaboratif virtuel permettant de créer des diagrammes avec un rendu “dessiné à la main”. Contrairement aux outils classiques très corporate, Excalidraw mise volontairement sur un aspect croquis qui rend les idées plus accessibles et moins figées.
Le projet est entièrement open source et son code est disponible sur GitHub. Avec plus de 126 000 étoiles, il fait partie des projets open source les plus populaires dans la catégorie « Productivité et Collaboration ».
Pourquoi Excalidraw plaît autant ?
Le succès d’Excalidraw repose sur une philosophie simple : réduire au maximum la friction entre l’idée et sa représentation visuelle. L’interface est minimaliste, sans surcharge de fonctionnalités. En quelques secondes, il est possible de dessiner des schémas d’architecture, diagrammes techniques, cartes mentales, organigrammes, etc.
Le rendu « dessiné à la main » apporte un côté plus humain et spontané, qui tranche avec la rigidité des outils plus traditionnels.
Principales fonctionnalités
Même si Excalidraw paraît volontairement simple, il propose de nombreuses fonctionnalités très utiles :
- Canvas infini ;
- Collaboration en temps réel ;
- Chiffrement de bout en bout ;
- Sauvegarde locale automatique ;
- Export PNG, SVG et JSON ;
- Fonctionnement hors ligne (PWA) ;
- Dark mode ;
- Bibliothèques de formes ;
- Support des images ;
- Annuler / Rétablir ;
- Partage via lien…
Il est bien entendu possible d’importer également plusieurs formats différents dans l’outil.
Excellent outil pour les développeurs
Excalidraw est très apprécié des développeurs et des équipes Tech. Pourquoi ? Parce qu’il permet de créer rapidement des schémas d’architecture lisibles sans passer par des outils lourds comme Visio ou Lucidchart. A noter qu’il y a également un package React permettant d’intégrer Excalidraw dans vos propres applications.
Gratuit, open source et auto-hébergeable
C’est certainement l’un des plus gros atouts d’Excalidraw. La version de base est entièrement gratuite et ne nécessite aucune création de compte. Les dessins sont sauvegardés directement dans le navigateur.
Pour les utilisateurs avancés, il est possible de :
- Auto-héberger sa propre instance Excalidraw ;
- Intégrer l’éditeur dans une application ;
- Déployer une instance via Docker, y compris sur un NAS.
Quelques limites
Même si l’outil est excellent, il possède aussi quelques limites :
- Moins adapté aux diagrammes ultra-précis ;
- Gestion multi-pages limitée ;
- Certaines fonctionnalités avancées réservées à Excalidraw+.
Pour des besoins très avancés en gestion de projets collaboratifs, Miro ou FigJam restent souvent plus complets. Mais pour du brainstorming rapide, de la documentation technique ou des maquettes, Excalidraw offre probablement l’un des meilleurs rapports simplicité/efficacité du marché.
En synthèse
Excalidraw réussit quelque chose de rare : rendre le dessin technique simple, rapide et agréable. Son approche open source, son style « croquis à la main », sa gratuité et ses possibilités d’auto-hébergement en font une alternative intéressante face aux solutions SaaS traditionnelles.
DocuSeal : Alternative open source à DocuSign pour signer vos PDF
Dans l’univers de la signature électronique, un acteur s’est largement imposé : DocuSign. Mais ce dernier coûte très cher… Entre abonnements mensuels, limitations d’enveloppes et frais annexes (SMS, vérification d’identité, support), la facture peut grimper très vite. Face à ce modèle, DocuSeal propose une approche radicalement différente : open source, gratuit et auto-hébergeable.
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DocuSeal : le DocuSign 100% gratuit
Lancée en 2023, DocuSeal est née d’un besoin simple : signer des documents sans abonnement. En quelques semaines, le projet devient une solution complète et aujourd’hui largement adoptée sur GitHub.
Fonctionnellement, DocuSeal couvre l’essentiel (et même plus) :
- Transformation de PDF en formulaires interactifs ;
- Éditeur drag-and-drop avec 13 types de champs ;
- Gestion multi-signataires avec ordre personnalisé ;
- Notifications et rappels automatisés ;
- Signature mobile fluide ;
- Audit complet et vérification des signatures ;
- Modèles et envois en masse ;
- API complète pour intégration SI…
On est loin d’un simple clone, DocuSeal vise clairement les usages professionnels.
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Docker pour faciliter l’auto-hébergement
L’un des points forts de DocuSeal, c’est son déploiement. Une simple commande Docker suffit pour lancer une instance complète. Pas de dépendance complexe, pas de SaaS opaque.
Ce choix technique change tout :
- Vos documents restent sur votre infrastructure ;
- Aucun tiers n’accède à vos contrats ;
- Conformité facilitée (RGPD, confidentialité interne) ;
- Scalabilité maîtrisée selon vos besoins.
Dans un contexte où la souveraineté des données devient critique, c’est là aussi un sacré avantage.
Zéro coût, zéro limite
Là où DocuSign facture chaque fonctionnalité, DocuSeal adopte un modèle sans friction :
- Documents illimités ;
- Signataires illimités ;
- Stockage illimité ;
- Aucun coût caché.
Une petite société peut économiser plusieurs milliers d’euros par an… quelque soit la taille de l’équipe. Tout au plus, il faudra passer par un VPS pour quelques euros par mois. A noter que Docuseal propose sur ses serveurs avec une offre gratuite et une payante. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser d’un projet open source récent, DocuSeal affiche déjà un niveau de maturité sérieux avec des certifications ISO 27001, SOC 2, HIPAA, ainsi que la conformité au RGPD.
Docker
La façon la plus simple pour profiter de DocuSeal, c’est très certainement l’utilisation avec Docker… par exemple sur un NAS. L’éditeur fournit un docker-compose.yml complet et facile à adapter.
services:
app:
depends_on:
postgres:
condition: service_healthy
image: docuseal/docuseal:latest
ports:
- 3000:3000
volumes:
- ./docuseal:/data/docuseal
environment:
- FORCE_SSL=${HOST}
- DATABASE_URL=postgresql://postgres:postgres@postgres:5432/docuseal
postgres:
image: postgres:18
volumes:
- './pg_data:/var/lib/postgresql/18/docker'
environment:
POSTGRES_USER: postgres
POSTGRES_PASSWORD: postgres
POSTGRES_DB: docuseal
healthcheck:
test: ["CMD-SHELL", "pg_isready -U postgres"]
interval: 5s
timeout: 5s
retries: 5
caddy:
image: caddy:latest
command: caddy reverse-proxy --from $HOST --to app:3000
ports:
- 80:80
- 443:443
- 443:443/udp
volumes:
- ./caddy:/data/caddy
environment:
- HOST=${HOST}
L’application fonctionne avec la base de données PostgreSQL et Caddy pour le reverse proxy.
En synthèse
DocuSeal n’est pas juste une alternative économique. C’est une remise en question du modèle SaaS appliqué à la signature électronique. Pour les équipes techniques, les startups ou les entreprises sensibles à la confidentialité, c’est une option crédible, robuste et alignée avec les pratiques modernes d’auto-hébergement (lien vers GitHub).