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À partir d’avant-hierTech Généraliste

Il projette au plafond, en temps réel, tous les avions qui passent au-dessus de sa maison

5 juin 2026 à 16:35

Un développeur qui se fait appeler cpaczek a eu une idée un peu folle, celle de transformer le plafond de son salon en fenêtre sur le ciel. Son projet, baptisé Skylight, affiche en temps réel chaque avion qui passe réellement au-dessus de chez lui, à l'endroit exact où il se trouve dans le ciel.

Tout part de l'ADS-B (Automatic Dependent Surveillance-Broadcast), la norme par laquelle les avions diffusent en continu leur position, leur altitude et leur identité depuis un transpondeur embarqué, des signaux que n'importe qui peut capter chez soi.

Et le matériel, justement, tient en trois pièces. Une clé radio USB à une trentaine d'euros, la RTL-SDR Blog V4, attrape les signaux. Un Raspberry Pi 5 (un petit ordinateur de la taille d'une carte bancaire, qu'on ne vous présente plus) les décode. Un vidéoprojecteur à ultra-courte focale, braqué vers le plafond, affiche le résultat.

Résultat au plafond, les avions glissent à soixante images par seconde, chacun coiffé d'une icône qui change selon le modèle d'appareil et flanqué de son code de vol, de sa destination et de sa trajectoire complète vers la piste visée. On dirait des rayons X braqués sur le toit. C'est hypnotique.

Mais Skylight va plus loin que les seuls avions. Derrière chaque appareil, le logiciel reconstitue le ciel réel de l'instant, avec le soleil, la lune et sa phase du jour, les étoiles brillantes et les constellations dessinées à leur position véritable pour vos coordonnées et l'heure qu'il est. Les satellites aussi. La Station spatiale internationale traverse le plafond au moment précis où elle vous survole pour de vrai.

Et tout ça reste abordable. Comptez moins de quatre cents dollars pour l'installation complète, sans forcément investir dans un projecteur laser, puisqu'un simple modèle LED 1080p suffit dès lors que la pièce est sombre.

Le projet est libre, sous licence MIT, code ouvert sur GitHub . Sous le capot s'empilent dump1090-fa de FlightAware pour décoder les ondes captées, la base adsbdb pour retrouver la destination de chaque vol et les éphémérides de Celestrak pour les satellites, le tout affiché par une interface en TypeScript et React que vous pilotez depuis un téléphone connecté au même réseau. La portée par défaut tourne autour de cinq kilomètres.

Franchement, voir défiler au-dessus de soi les avions qu'on entend sans jamais les voir, c'est le genre de projet inutile et magnifique que j'adore.

Source : Tom's Hardware , Reddit

Il transforme deux Xbox One hors service en une clé USB de 10 Go

29 mai 2026 à 10:51

En pleine flambée des prix de la mémoire et du stockage, un bricoleur du nom de Chase Fournier a imaginé une façon rigolote de recycler du vieux matériel : récupérer les puces de stockage de deux Xbox One pour les assembler en une seule clé USB de 10 Go, suffisamment compacte pour tenir dans la main.

Son astuce repose sur un composant méconnu. La carte mère d'une Xbox One S embarque une puce eMMC, autrement dit de la mémoire flash soudée qui sert de stockage interne, exactement le même type de composant que l'on trouve dans un smartphone d'entrée de gamme. Sur la console, cette puce dispose d'une capacité de 5 Go.

Fournier en a dessoudé deux, une par machine, avant de les installer sur une petite carte équipée d'un contrôleur Norelsys NS1081, capable de faire dialoguer jusqu'à quatre mémoires de ce type avec un port USB 3.0. En additionnant les deux puces, on obtient une clé de 10 Go reconnue sans difficulté par n'importe quel ordinateur.

Du côté des performances, le résultat reste modeste, avec environ 140 Mo par seconde en lecture et 64 Mo par seconde en écriture. C'est honnête pour de la récupération, même si une clé USB neuve vendue quelques euros ferait nettement mieux. La vitesse n'était de toute façon pas l'objectif recherché.

L'intérêt du projet tient surtout à son contexte. Alors que les prix du stockage grimpent un peu partout, l'idée d'aller puiser dans du matériel obsolète pour récupérer de quoi conserver ses fichiers retrouve une vraie pertinence.

Une Xbox One hors service cesse d'être une console, mais elle conserve des composants parfaitement fonctionnels qui finissent trop souvent à la déchetterie. Personne ne se lancera évidemment dans une telle manipulation pour économiser trois euros, tant l'opération exige du matériel spécifique et un réel savoir-faire en soudure.

Il n'empêche que la démarche a quelque chose de réjouissant, à l'heure où l'on jette bien plus vite qu'on ne répare.

Source : Hackaday

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