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Aujourd’hui — 17 juin 2026Flux principal

Surface will have Snapdragon X2 in business and consumer models — so what are the differences?

Snadpragon X2 processors are coming to the Surface Pro 12 for Business and Surface Laptop 8 for Business. Since you can now choose identical silicon, the difference between consumer and business PCs comes down to enterprise features.

Hier — 16 juin 2026Flux principal

Une seule commande, et votre Surface se transformait en presse-papier

16 juin 2026 à 11:00

Une seule petite ligne de code envoyée au mauvais endroit pouvait transformer un Surface Laptop en bloc de métal inutilisable. C'est sur cette faille que Microsoft a discrètement travaillé pendant trois mois, avant qu'elle ne soit rendue publique le 12 juin.

L'histoire commence de façon assez improbable. Jack Darcy, un chercheur en sécurité australien, a demandé à Microsoft Copilot (l'assistant IA intégré à Windows) de régler le rétroéclairage de son écran, rien de dingue donc. Bien gentil, Copilot écrit tout seul un script Python, l'exécute, et la paf, il rend l'ordinateur totalement inopérant. Plus de démarrage, plus d'accès au BIOS, rien, queudalle.

En creusant, Darcy comprend ce qui vient de se passer. Le script a écrit n'importe quoi dans le firmware du SAM, le Surface Aggregator Microcontroller, cette petite puce qui coordonne le matériel sur les Surface : alimentation, ventilateurs, clavier, capteurs. Une fois sa mémoire corrompue, la machine ne sait tout simplement plus démarrer.

Le problème de fond, c'est que cette puce n'avait aucun garde-fou. Elle acceptait n'importe quelle valeur en écriture sans vérifier si elle avait le moindre sens. Pire, les commandes de lecture et celles d'écriture partageaient la même numérotation, ce qui rendait toute exploration prudente impossible. "Vous ne pouvez littéralement pas scanner deux commandes qui se suivent sans une chance sur deux de tomber sur une commande d'écriture", résume Darcy.

Du coup, un seul paquet expédié pouvait griller la carte mère pour de bon. Aucune réparation logicielle, aucune réinitialisation d'usine, aucun accès USB de secours : direction le remplacement complet de la carte mère, soit plusieurs centaines d'euros.

Tout n'est pas si noir quand même. Pour déclencher la catastrophe, il fallait déjà disposer des droits administrateur sur la machine et avoir désactivé Secure Boot et Secure Core, les deux protections activées par défaut sur les Surface. Autrement dit, un parc d'entreprise géré normalement ne risquait rien, et les seules machines réellement exposées étaient celles des bidouilleurs tournant sous Linux, en configuration gaming allégée ou avec des pilotes maison.

Les modèles concernés vont du Surface Laptop 3 au Surface Laptop 6 et du Surface Book 1 au Surface Book 3. Les Surface Go semblent épargnés, et les versions ARM n'ont pas été testées.

Côté correctif, Microsoft a plutôt bien joué le jeu. Prévenu le 10 mars, l'éditeur a reconnu le défaut puis déployé des mises à jour de firmware via Windows Update dès le mois de mars, si bien que la grande majorité des appareils touchés sont désormais protégés. Darcy a récupéré un Surface tout neuf pour le dédommager.

Un point chiffonne quand même. Microsoft a refusé d'attribuer un CVE, l'identifiant officiel qui répertorie une faille de sécurité, estimant que le bug "n'atteignait pas le seuil" requis. Pour un défaut capable de tuer une machine de façon irréversible, l'argument laisse songeur.

Pour la suite, Redmond mise sur le langage Rust, réputé pour empêcher ce genre de débordements mémoire. Le firmware embarqué est en cours de réécriture intégrale, baptisée "Secure EC", tout comme une partie de l'UEFI sous le nom de "Project Patina".

Bref, un Copilot qui brique tout seul le PC sur lequel il tourne, voilà une démo involontaire dont Microsoft se serait bien passé.

Source : The Register

À partir d’avant-hierFlux principal

Surface RTX Spark Dev Box - L'IA locale signée NVIDIA

Par : Korben ✨
7 juin 2026 à 21:52

Microsoft vient d'annoncer lors de son événement Build 2026 l'arrivée de sa Surface RTX Spark Dev Box, un petit boîtier qui se pose sur le bureau et qui fait tourner des modèles IA de 120 milliards de paramètres en local, sans rien envoyer dans le cloud.

Et bien sûr derrière le badge Surface, c'est NVIDIA qui se tape tout le boulot.

Dans cette boîte noire, vous avez donc la puce NVIDIA RTX Spark, qui rassemble un GPU Blackwell et un processeur Grace pour sortir environ 1 pétaflop de puissance IA et 128 Go de mémoire unifiée.

De quoi donc faire tourner un gros modèle avec une fenêtre de contexte d'un million de tokens, ou carrément affiner (fine-tuner) un modèle sans louer des GPU dans le cloud. Le tout dans un châssis en aluminium pensé pour servir de dissipateur, donc refroidi passivement. Et un malheur n'arrivant jamais seul (je plaisante ^^), Windows 11 Pro arrive préconfiguré dessus pour les devs, avec tous les outils qui vont bien déjà installés.

D'après le site de Microsoft, ce petit joujou sera donc dispo fin 2026, aux États-Unis d'abord.

Détails du châssis

Maintenant, le truc à bien capter, c'est que cette puce RTX Spark, c'est exactement la même famille que la DGX Spark , le mini-PC que NVIDIA vend depuis octobre dernier. Même architecture Grace Blackwell, même pétaflop, mêmes 128 Go unifiés.

Eh oui, Microsoft n'a pas conçu de puce maison pour cette box (ses puces Maia, c'est pour ses datacenters), mais a juste pris la plateforme d'NVIDIA et l'a habillée en Surface avec une image Windows maison. Ce qui n'est pas grave, hein, mais autant le savoir avant de croire à une révolution Microsoft.

Côté tarif, pas de chiffre officiel encore mais les estimations tournent autour de 3500 dollars. Pour vous donner une idée, la DGX Spark d'NVIDIA, sa cousine sous Linux, est passée de 3999 à 4699 dollars récemment, la faute à la flambée des prix de la mémoire. Donc, ce ne sera pas donné, mais vous vous en fichez parce que vous êtes probablement pété de thunes ^^.

Cela dit, même si c'est cher, l'idée de faire tourner un modèle costaud entièrement chez soi, ça reste sacrément séduisant. Vos données ne sortent jamais de la machine, y'a zéro facture d'API qui gonfle à chaque requête, et vous pouvez bidouiller un fine-tuning maison tranquillement. C'est une tendance qu'on voit monter depuis un petit moment maintenant avec par exemple des gens qui glissent un GPU de datacenter dans leur PC gaming juste pour s'affranchir du cloud ^^.

Après, vous n'avez pas besoin d'attendre cette box pour faire de l'IA locale. La DGX Spark existe déjà, un Mac avec assez de mémoire unifiée encaisse de gros modèles aussi, sans oublier qu'il y'a carrément moyen de remplacer l'API d'OpenAI par votre propre Mac . Sans parler des PC AMD Strix Halo...

Non, le vrai plus de Microsoft ici, c'est le combo refroidissement passif et image Windows dev clé en main, taillé pour le futur "Windows agentique" qu'ils nous préparent, et grâce auquel les agents IA tourneront en permanence sur nos machines pour taffer à notre place.

Bref, rien de dingue, c'est certain mais ça peut clairement dépanner ceux qui veulent un PC IA local sans avoir à bricoler. J'ai hâte de connaître le prix en tout cas !

Source

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