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Broadcom - Une faille Wi-Fi agée de 16 ans toujours sans CVE
20 octobre 2026 à 09:51
Il y a quelques jours, durant la conférence Hexacon à Paris, un chercheur nommé Quentin Kaiser a rendu publique une faille de sécurité qui traîne depuis au moins 2010 dans la fonction WPS de Broadcom. Je dis "qui traine" au présent parce qu'elle n'est toujours pas patchée évidemment. Alors si vous ne savez pas ce qu'est WPS, c'est une fonctionnalité qui permet de connecter un appareil au WiFi sans avoir taper la clé.
Cela veut dire que quelqu'un à portée du réseau sans fil peut faire exécuter son propre code à une box ou à un point d'accès, sans avoir à connaître la clé du réseau et sans même mener un enrôlement WPS jusqu'au bout.
Son exploit, il l'a filmé sur deux box belges. Chez Orange Belgium (une Askey TCG3000), où son code lit la clé Wi-Fi dans la mémoire de la box et la renvoie via les ondes, ce qui lui permet ensuite de rejoindre le réseau. Chez l'opérateur Proximus (une BBOX3V+), il ouvre un shell à distance au travers des trames Wi-Fi, donc sans avoir recours à un serveur extérieur. L'antenne qu'on voit sur la vidéo ci-dessous ne doit d'ailleurs pas faire croire qu'il faut être collé à la box puisque d'après Kaiser, ça marche de loin !!
Le plus gênant, c'est que Broadcom est bien bien au courant. Dans sa réponse à Kaiser, la société dit connaître la faille depuis longtemps et avoir remplacé l'ancien code par une version basée sur hostapd à partir de 2018. Mais elle refuse de lui attribuer un CVE, l'identifiant qui permet à tout le monde de suivre une faille, tout comme de divulgur l'avis de sécu qu'elle dit avoir envoyé aux fabricants.
Du coup, le fix dépend du fabricant qui doit avoir adopté hostapd , et de l'opérateur qui doit avoir poussé le firmware. Et ça c'est pas forcément fait puisque la faille est présente chez Proximus, Orange Belgium et VOO, que rien sur ces box n'est encore corrigé. Et pour les plus vieilles plateformes, celles sous eCos, il parle même de "forever day", c'est à dire une faille qui ne sera JAMAIS corrigée.
Et chez nous, en France ?
Et bien on peut voir dans ses diapos, une page "Passive War Driving in Paris" où sont mentionnée une Livebox Sagemcom Fast5656_OFR et la NB6VAC de SFR qui y sont taguées "Not Patched", alors que trois autres Livebox (Fast5698_OFR, Fast5670_OFR et un répéteur) et une Bbox de Bouygues (F5696b) sont "Patched". Donc ça dépend des box et on n'a pour le moment pas plus d'infos là dessus.
Sachez aussi que couper le WPS ne protège pas forcément mais bon, ça ne coûte rien de le couper si vous ne l'utilisez pas. Autrement, coupez carrément le Wifi et utilisez votre propre routeur ( genre ces merveilleux Deco ) branché en Ethernet au cul de la box.
Et pour les bidouilleurs que vous êtes, Kaiser a publié sur GitHub un script de détection à utiliser avec une box en marche pour voir si elle est faillible ou pas. Ce script nécessite une interface Wi-Fi qui gère le mode moniteur (donc une Alpha ou ce que vous avez sur la main avec du mode monitor fonctionnel). Et bien sûr, c'est à lancer uniquement sur votre propre box et pas chez le voisin sinon vous irez en prison !! Argh !
Source : The Hacker News

Llama - L'IA locale de llama.cpp, sans ligne de commande
16 octobre 2026 à 10:04
Faire tourner un modèle de langage en local sur son PC, avec llama.cpp, ça marche très bien, mais ça demande quand même de mettre un peu les mains dans le cambouis. Il faut aller chercher le binaire, trouver le bon fichier GGUF sur Hugging Face et lancer le serveur en ligne de commande.
Heureusement, léquipe de ggml-org, celle qui développe justement llama.cpp, souhaite soulager notre peine en nous proposant pour Windows 11 une petite app baptisée Llama (Ouais, c'est original comme nom ^^) qui se loge dans la zone de notification et qui fait tout le taf à votre place.
C'est en fait un portage pour Windows de Llama for Mac , qui est lui aussi dans la barre des menus de macOS. Côté install, suffit de récupérer le fichier .msixbundle dans les Releases du dépôt, vous double-cliquez dessus, et c'est parti mon kiki. Si vous avez déjà un llama.exe sur votre machine, l'app s'en servira, sinon elle en téléchargera un toute seule. Et bien sûr, le code est sous licence MIT, avec un petit copyright au nom de Hugging Face quand même.
Une fois que c'est en place, l'icône ouvre un petit panneau de commande avec une liste de modèles recommandés à télécharger en un clic. Vous pouvez aussi chercher n'importe quel modèle GGUF du Hub directement depuis cette liste, ou coller l'identifiant d'un dépôt. L'app vérifie également au passage s'il vous reste assez de place sur le disque avant de lancer le téléchargement ! (Moi j'ai 4 To et je suis toujours PLEIN, j'en ai marre ^^)
Bref... en cliquant sur un modèle, vous choisissez sa taille de contexte, et pour chaque option, l'app vous donne une estimation de la mémoire consommée, qu'elle récupère dans l'en-tête du fichier GGUF. C'est très pratique pour savoir avant de le lancer si ça va tenir dans votre fichue machine. Et comme les modèles sont stockés dans le cache standard de Hugging Face, bah ils sont partagés avec llama.cpp et les autres outils qui l'utilisent, ce qui évite d'avoir des doublons de plusieurs gigas sur le disque.
Mais le truc le plus sympa, je crois c'est le raccourci Alt+Espace qui, peu importe ce que vous êtes en train de faire, ouvre une fenêtre avec l'interface web du chat IA près à vous répondre, un peu à la manière de Spotlight sur Mac. Et quand vous la refermez, hé bien elle se planque simplement au lieu de se fermer ce qui fait qu'elle se réaffiche instantanément avec votre conversation dès que vous en avez besoin.
Par contre, dommage, ce raccourci est codé en dur et il n'y a aucun réglage pour en changer. Donc si une autre app squatte déjà Alt+Espace, comme PowerToys Run dont c'est le raccourci par défaut, hé bien Llama vous prévient mais ça n'ira pas plus loin. A moins que vous changiez le raccourci par défaut de PowerToys Run .
Côté vie privée, Llama n'envoie aucune data de télémétrie et vos prompts restent sur votre machine. Et comme l'app pilote un serveur llama.cpp qui expose une API REST, la fiche d'un modèle vous proposera même une requête curl toute prête afin de brancher vos autres outils dessus.
Attention si Smart App Control est activé sur votre PC, il se peut que Windows bloque llama.exe, qui n'est pas signé (contrairement au paquet MSIX de l'app). Dans ce cas, le serveur ne démarrera pas et l'app ne servira à rien. Si vous êtes concerné, il faudra donc patienter ou contourner Smart App Control.
À télécharger sur GitHub pour ceux qui veulent !

Windows 11 - Le lien du compte local serait déjà patché
12 octobre 2026 à 09:15
Est-ce que vous vous souvenez de ce petit lien "Learn more" dont je vous avais parlé il y a un mois environ et qui permettait d'ouvrir un compte local lors de l'installation de Windows 11 Home sans passer par l'invite de commandes ? Eh bien Bob Pony, l'utilisateur de X qui l'avait repéré, vient de déclarer que ça avait été "discrètement" patché côté serveur .
Pour ceux qui l'avait raté, le concept c'était que sur l'écran qui vous réclame un compte Microsoft, le petit lien "Learn more" présent dans le paragraphe sous les "Sign-in options" pouvait nous envoyer direct sur la création d'un compte local. Comme ça pas de base de registre à bidouiller, ni de Wi-Fi à suspendre...
Comme quoi, une simple erreur peut engendrer beaucoup de bonheur !
Alors, c'est finito pour de bon ?
Parce qu'un correctif côté serveur, ça ne s'évite pas, hein surtout que comme le rappelle Windows Latest , l'installation repose sur des composants web, ce qui veut dire que même garder une vieille ISO sous le coude ça ne servira à rien.
Maintenant pour continuer à vous créer un compte local, c'est possible avec le célèbre Rufus , où il y a juste une case à cocher et comme ça votre clé USB ne réclamera plus aucun compte.
Bref, si vous avez une installation prévue aujourd'hui, tentez quand même le lien pour voir et me dire car pour le moment, seul Bob Pony a confirmé cette régression.

Windows 11 - Un clic sur le bon lien et hop, vous avez un compte local
15 septembre 2026 à 13:49
Jusqu'à présent, personne ne l'avait remarqué, mais sur l'écran d'installation de Windows 11 Home, celui qui vous réclame un compte Microsoft avant de vous laisser aller plus loin, il y a un tout petit lien "Learn more" planqué au milieu d'un paragraphe. Personne ne clique jamais dessus mais Bob Pony, lui, l'a fait et magie-magie, Windows l'a propulsé directement sur la création d'un compte local.
Sur la page qui s'ouvre, on vous demande alors le nom de celui qui va utiliser cet ordi, puis derrière, c'est un mot de passe, trois questions de sécurité, et hop vous voilà sur le bureau avec votre compte local ! C'est top non ? Plus besoin de vous prendre la tête avec une invite de commandes, ou des clés de base de registre !
Plusieurs sites ont fait le test, moi je n'ai pas encore eu le temps, mais apparemment ça fonctionne très bien sur la version Home de Windows 11 mais je ne sais pas pour la version Pro.
Faut dire que ça fait un an que Microsoft ferme les autres portes du compte local. La clé de registre BypassNRO, puis la commande ms-cxh:localonly
dont je vous parlais l'automne dernier
, ont été rebouchées les unes après les autres dans les préversions, avec à chaque fois la même explication foireuse : Ces bidouilles laissaient soi-disant des gens sortir du process d'installation avec une machine qui n'était pas entièrement configurée. Sauf que ce lien qui mène exactement au même compte local, lui, bah visiblement il a échappé à Microsoft... lol.
Un truc à savoir quand même avant de choisir le compte local, et c'est Microsoft qui le dit : le chiffrement de l'appareil ne s'activera pas tout seul. Quand vous ouvrez la session avec un compte Microsoft, il boote et la clé de récupération va se loger dans ce compte alors qu'avec un compte local, il reste inactif. Ça peut bien sûr se régler en allant dans les Paramètres, Confidentialité et sécurité, Chiffrement de l'appareil, mais faut y penser avant le jour où votre portable partira sous le bras de quelqu'un d'autre pendant que vous tapez votre meilleure sieste dans le TGV...
Alors maintenant, combien de temps tiendra cette astuce ?
Aucune idée, mais on espère tous que Microsoft laissera ça tranquille. Et si le lien a disparu quand vous lirez ces lignes, sachez qu'il reste des chemins qui passent par le média d'installation notamment via Rufus, que je vous ai déjà présenté . Suffit de cocher une case et hop, ça vous fera une clé USB qui ne réclamera aucun compte.
Voilà, si vous avez une machine à installer ce week-end, c'est donc le bon moment de tester cette astuce !
Source : les tests de Windows Latest et de PC Gamer , et XDA pour la méthode Rufus.

TP-Link Deco BE25-5G - Le routeur qui garde la maison
15 septembre 2026 à 10:00
- Article en partenariat avec TP-Link -
Quand on déménage, il y a ce moment bizarre où la maison est encore à vous mais où vous n'y êtes plus. L'alarme doit continuer de tourner, les caméras aussi, sauf que la ligne Internet, elle, s'en va avec le reste. Et c'est exactement ce petit souci que ce routeur est venu arranger chez moi.
Le Deco BE25-5G (lien affilié) est un routeur mesh Wi-Fi 7 avec un modem cellulaire dans le ventre. Je l'ai posé dans mon ancienne maison, branché sur un onduleur, avec une carte SIM dedans... et c'est tout. Comme ça j'ai pas eu besoin de garder mon abonnement fibre ouvert pendant des mois pour trois caméras et ma centrale d'alarme.
La nano SIM Bouygues engagée sous le boîtier, numéro de série et QR code masqués
Pour la mise en route, y'a rien à raconter, et c'est un compliment. On glisse la nano SIM dans la fente sous l'appareil, on lance l'app Deco, on suit le process d'install et c'est plié. Et si vous avez déjà des Deco, c'est encore plus rapide puisque celui-ci se marie très bien avec tous les modèles de la gamme.
Du coup, j'ai ressorti certains de mes vieux Deco pour les mettre en satellite et pousser le signal jusqu'au fond du terrain, là où une caméra ne captait pas grand-chose. Ça a très bien fonctionné !
Le dos de l'emballage, avec le détail des ports et du tiroir nano SIM
Côté connectique, on y trouve deux ports 2,5 Gbps et un port 1 Gbps qui basculent entre WAN et LAN tout seuls, plus un port USB dont je n'ai rien fait mais sur lequel j'aurais pu brancher une clé ou un disque pour avoir un peu de stockage partagé. Ensuite, dedans, on trouve pas moins de 8 antennes 5G/4G/3G et trois antennes Wi-Fi. Hé oui, tout ça rentre dans le cylindre blanc de 118 × 118 × 198 mm et ne consomme que 25 W au maximum.
Le constructeur, lui, annonce 4,67 Gbit/s en descendant côté cellulaire, et 2 882 Mbit/s sur le 5 GHz plus 688 Mbit/s sur le 2,4 GHz côté Wi-Fi. Alors comme d'habitude, ces chiffres-là sont des plafonds de classe de modem et personne ne les verra jamais sur son écran. Mais ce que j'ai constaté, moi, c'est que ça a tenu durant tout mon déménagement, que les vidéos en live des caméras étaient clean et que je n'ai donc pas eu besoin d'y retourner en urgence.
TP-Link annonce quand même une connexion combinée, sans fil + filaire en même temps pour mutualiser la 5G et la fibre chez vous... sauf que la fonction n'est pas encore prise en charge par la version actuelle du firmware, donc faudra attendre encore un peu.
Le boîtier a aussi deux prises d'antenne externe à l'arrière, du coup si votre maison est dans un creux et que la 5G y arrive à peine, vous pourrez lui adjoindre des antennes en plus ! Ils ont vraiment pensé à tout !
Un mot encore pour ceux qui voudraient monter le même bricolage de surveillance alarme + caméra en remote. Derrière une SIM mobile, vous n'avez pas d'adresse IP publique, donc oubliez la redirection de port vers un enregistreur local. Mes caméras passaient donc par le cloud de leur constructeur et c'est pour ça que ça a fonctionné. Surveillez aussi votre forfait, parce que des caméras qui poussent de la vidéo en continu, ça peut avaler des gigas bien plus vite qu'on ne croit.
Reste le prix... 399,99 € sur la boutique officielle (lien affilié), en promotion donc (le prix d'origine étant de 429,99 €). C'est cher pour un routeur, c'est vrai mais nettement moins que le BE65-5G que j'avais testé , et si vous avez une maison à garder connectée parce que la fibre ne passe pas ou parce que vous n'en aviez pas spécialement besoin, c'est un super boîtier avec les dernières techno Wi-Fi, des tas de paramètres super cools (contrôle parental, QoS, portail captif, VPN local...etc) sur lequel tous les appareils de la maison pourront se connecter en totale transparence.

oMLX – Faites tourner vos agents IA en local sur votre Mac
20 août 2026 à 08:31
Faire tourner un modèle en local sur un Mac, c'est réglé depuis un moment. Ce qui l'est moins par contre, c'est de brancher un agent de code dessus, parce qu'à chaque reprise de session, le serveur doit malheureusement remouliner des dizaines de milliers de tokens de contexte avant de sortir le premier mot...
Ce calcul, ça s'appelle le cache KV, et la plupart des serveurs le gardent en mémoire. Du coup, quand le modèle se décharge, le cache part avec dans le grand vide...
C'est pourquoi oMLX a pris le parti d'écrire ce cache sur le disque, au format safetensors, car le contexte déjà envoyé une fois, prompt système et fichiers lus compris, se recharge depuis le SSD au lieu d'être recalculé, y compris après un redémarrage du serveur.
De son côté, LM Studio conserve lui aussi son cache MLX sur disque , mais dans un fichier temporaire qu'il efface quand le modèle se décharge. Les deux outils écrivent sur le disque, mais un seul conserve réellement son cache.
Côté raccordement, le serveur oMLX expose l'API OpenAI et l'API Anthropic ce qui permet par exemple à Claude Code de taper directement sur localhost. Et y'a même un tableau de bord qui nous dit quoi faire dans le terminal pour brancher Claude Code ou d'autres avec oMLX.
Sur oMLX, le cache disque est donc actif d'office et son plafond par défaut, parce qu'il en faut bien un, se calcule à 10 % de la capacité du disque qui l'héberge. Sur un SSD d'un téraoctet par exemple, ça fait cent gigaoctets qui peuvent partir en cache sans que personne n'ait rien demandé. Donc prévoyez un peu de place... Après rassurez-vous, ça se vide d'un clic sur un bouton dans le tableau de bord et la taille peut se régler.
Le deuxième piège est plus sournois puisqu'une installation par défaut via pip ne compile pas les kernels Metal, et les modèles GLM-5.2, MiniMax M3 et Qwen3.5 retombent alors sans prévenir sur un chemin générique... Donc je vous incite fortement à utiliser uniquement les DMG proposés qui contiennent déjà les kernels Metal compilés comme il faut.
Reste à savoir ce que ça donne vraiment dans un usage quotidien... Le cache attaque l'attente avant le premier mot mais pas la vitesse à laquelle les mots sortent ensuite donc tout dépend du modèle et de la machine que vous avez. Mais en tout cas, pour un usage avec des agents (coding par exemple), ce sera plus efficace d'utiliser oMLX que Ollama ou LMStudio.
Source : omlx.ai
