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Xiaomi lance son Smart Storage, un NAS à 300€ avec disques durs

Par : Fx
6 juillet 2026 à 07:00
Xiaomi Smart NAS Storage - Xiaomi lance son Smart Storage, un NAS à 300€ avec disques durs

Xiaomi a lancé une campagne de crowdfunding pour son premier NAS : Smart Storage. Il s’agit d’un boitier équipé de disques durs et son prix démarrerait sous la barre des 300€. Si on apprécie toujours l’arrivée d’un nouvel entrant, on peut s’interroger sur l’opportunité réelle…

Xiaomi Smart NAS Storage - Xiaomi lance son Smart Storage, un NAS à 300€ avec disques durs

Xiaomi Smart Storage

Le Smart Storage est un boitier plutôt original en terme de design et doté de 2 emplacements pour des disques durs (fournis). Le chargement se ferait par l’arrière.

Il construit autour d’un SoC Quad Core Realtek RTD1619B (Cortex-A55) cadencé à 1,7 GHz et épaulé par 4 Go de RAM (non extensible). Pour rappel, il s’agit de la même puce qui équipait le Synology DS223j (sorti en 2023). Xiaomi n’a donc pas cherché à réinventer la mécanique interne, il a copié une recette qui fonctionne…

Interface de connexion

Côté connectique, le boîtier propose un port réseau 2,5 Gb/s, un port USB 3.0 et une sortie audio-vidéo HDMI compatible 4K@30.

HyperOS

Le tout tournera sous HyperOS (le système de Xiaomi déjà intégré dans ses téléphone) avec des fonctions orientées grand public : gestionnaire de photos boosté à l’IA, vidéothèque, sauvegarde complète de smartphone (photos, documents, conversations WeChat) et connexion possible de 4 caméras de surveillance Xiaomi avec un stockage local jusqu’à 360 jours.

Le prix avant tout

Le fabricant propose 3 configurations : 4 To à 2 299 yuans (environ 300€), 8 To à 2 899 yuans (environ 375€) et 16 To à 4 699 yuans (environ 610€).

Ces tarifs de lancement grimperont ensuite au tarif public, annoncé autour de 3 499 yuans pour l’entrée de gamme (environ 500€). Pour rappel, un Synology DS223j nu se vend environ 180€, mais ce dernier n’est pas sans atout (DSM, suite logicielle, etc.). Le NAS permet de faire tourner Container Station (docker) et la suite Office de Synology

Le logiciel reste le principal obstacle

Sur le papier, la puce Realtek limite d’emblée les ambitions. Xiaomi vise le foyer qui veut centraliser photos et sauvegardes, pas l’utilisateur avancé qui bricole son homelab. Sur ce terrain, HyperOS pour NAS part de zéro, sans le moindre historique de fiabilité ni de suivi long terme, quand DSM de Synology aligne deux décennies de mises à jour et un écosystème d’applications difficile à égaler du jour au lendemain.

Ugreen avait déjà montré la voie avec ses DH2300 et DH4300 Plus, en attaquant Synology sur le rapport qualité-prix matériel plutôt que sur la richesse logicielle. Xiaomi pousse la logique encore plus loin en intégrant son écosystème connecté directement dans l’équation.

Comparatif des meilleurs NAS en 2026 Comparatif des meilleurs NAS en 2026

En synthèse

Pour l’instant, le Smart Storage reste cantonné à la Chine, sans date d’export annoncée. Des questions légitimes se posent déjà sur l’arrivée du fabricant dans ce domaine, la confidentialité des données, la continuité des mises à jour… Si vous cherchez un NAS abordable disponible en France aujourd’hui, les Ugreen ou les modèles Synology d’entrée de gamme restent les choix les plus raisonnables. Mais si Xiaomi finit par exporter ce tarif hors de Chine, les fabricants historiques auront un sérieux caillou dans la chaussure.

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À partir d’avant-hierFlux principal

Les Avengers du recyclage de batterie : CATL, Renault, Xiaomi, BMW veulent écrire les standards de la seconde vie

29 juin 2026 à 19:45

Réunis à Londres lors de la Climate Action Week, BMW, Renault, Volvo, CATL ou encore Xiaomi ont annoncé la création d'une alliance mondiale pour industrialiser le recyclage des batteries de véhicules électriques. Une étape que beaucoup attendaient, mais qui ne se résume pas à une opération de communication.

Doom tourne désormais sur un bracelet Xiaomi Mi Band 10

22 juin 2026 à 15:06

Il y a des gens qui se détendent en regardant une petite série. Aaron Christophel, lui, se détend en désossant des bracelets connectés Xiaomi pour leur faire cracher du code qu'aucun ingénieur de la marque n'avait prévu.

Ce bidouilleur allemand, plus connu sous le pseudo atc1441, vient de s'attaquer au Mi Band 10, et il en a tiré ce que la communauté du hack matériel considère comme le sacre suprême depuis trente ans : un portage de Doom, le jeu de tir sorti en 1993.

Le jeu n'était pourtant pas le problème. La puce, si.

Le Mi Band 10 utilise un BES2700iMP, un composant fabriqué par Bestechnic, un fondeur chinois qu'on croise surtout dans des écouteurs sans fil parce qu'il est taillé pour la basse consommation. Petite subtilité qui complique tout : chez Bestechnic, cette même puce répond aussi au nom de code BEST1503.

Or pour programmer un composant pareil, il faut son SDK, autrement dit le kit fourni par le fabricant avec la documentation et les outils pour développer dessus. Et là, surprise : pour ce modèle, aucun SDK public. Rien du tout. Christophel s'est donc retrouvé face à une puce muette, sans plan ni notice.

Sa porte d'entrée, il l'a trouvée du côté d'une cousine quasi jumelle. Le BEST1306, un autre composant Bestechnic, partage la même architecture, et lui possède un SDK qui a fuité par le biais de kits de développement audio. En recoupant patiemment les deux, il a reconstitué par rétro-ingénierie, ce travail qui consiste à remonter le fonctionnement interne d'un appareil sans en avoir les plans, un SDK compatible avec le BES2700iMP.

Le reste a suivi. Firmware maison, c'est-à-dire le logiciel bas niveau qui pilote directement le matériel, puis portage de Doom via le projet GBADoom. Tout n'est pas nickel pour autant : l'écran fonctionne en SPI un seul bit au lieu du quad-SPI dont il est capable, deux manières d'envoyer les pixels dont la seconde va nettement plus vite, ce qui plombe ici la fluidité et écrase les couleurs.

Screenshot

Bref, ça se joue, mais c'est moche. Et sur une dalle large de quelques centimètres, on reste évidemment dans l'exploit pour l'exploit plus que dans la séance de jeu.

Le détail qui fait un peu marrer vu le contexte actuel, c'est l'aveu de Christophel sur l'intelligence artificielle : elle ne lui a quasiment servi à rien. Les données techniques de ces puces propriétaires n'existent nulle part dans les corpus d'entraînement des modèles, du coup les assistants brassaient du vide.

Et ce n'est pas fini. Le Mi Band 9 embarque exactement le même matériel, ce qui signifie que le SDK reconstitué devrait y tourner tel quel, sans toucher une ligne. Tout est documenté et publié sur GitHub, à la disposition de quiconque veut prolonger cette bien belle aventure.

Bref, faire tourner un jeu de 1993 sur un bracelet de sport ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça que c'est toujours très cool.

Source : Hackaday

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