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Aujourd’hui — 17 août 2026Flux principal

ASUSTOR ADM 5.1.4 corrige des failles critiques et apporte des améliorations

Par : Fx
17 août 2026 à 07:00
ADM 514 - ASUSTOR ADM 5.1.4 corrige des failles critiques et apporte des améliorations

ASUSTOR a mis en ligne ADM 5.1.4. Cette mise à jour vient corriger plusieurs failles de sécurité au niveau du noyau Linux, mais aussi du côté ADM. Le fabricant a également apporté quelques améliorations. Voici ce qu’il faut retenir avant de lancer la mise à jour…

ADM 514 - ASUSTOR ADM 5.1.4 corrige des failles critiques et apporte des améliorations

ASUSTOR ADM 5.1.4

Si on regarde le journal des modifications, cette version corrige :

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Asustor prend très au sérieux les mises à jour de sécurité, même pendant la période estivale. Ces corrections valent à elle seule l’installation rapide sur votre NAS. Mais le fabricant n’en reste pas là, il ajoute également :

  • Le cache SSD utilise désormais par défaut le mode lecture seule pour améliorer performance et intégrité ;
  • Lors de l’initialisation du NAS, un mot de passe minimum de 8 caractères est obligatoire ;
  • Le processus de mise à jour vérifiera en amont l’état SMART des disques, l’avancement de mises à niveau de volumes et demandera à l’utilisateur avant de continuer ;
  • SMB3 peut être défini comme version minimale du protocole ;
  • ADM Defender autorise désormais les ponts réseau Docker utilisant des noms d’interface personnalisés ;
  • Correction d’un souci au niveau des archives (multifichiers) téléchargées vers le PC ;
  • Diverses corrections pour l’Explorateur de fichiers, la Centrale de sauvegarde, le Gestionnaire de stockage, etc.

Pour en savoir plus, rendez-vous à cette adresse

Mettre à jour son NAS

Vous l’aurez compris, la mise à jour est importante. Les corrections de sécurité sont nombreuses et des améliorations sont également présentes. Même si les mises à jour Asustor fonctionnent sans risque dans 99,9% des cas, il est important d’avoir une sauvegarde de ses données.

Allez sur le Panneau de configuration > Mise à jour du firmware ou directement via les notifications ADM si la mise à jour est déjà détectée. Le NAS devrait lancer automatiquement le téléchargement d’ADM, puis il ne reste plus qu’à l’appliquer… et le NAS va redémarrer automatiquement pour finaliser la procédure. Comptez entre 10 et 15 minutes…

À partir d’avant-hierFlux principal

CachyOS Server Edition pour NAS… où en est le projet ?

Par : Fx
11 août 2026 à 07:00
CachyOS Server Edition - CachyOS Server Edition pour NAS... où en est le projet ?

Fin décembre 2025, CachyOS annonçait travailler sur une « Server Edition » destinée aux NAS, aux stations de travail et aux environnements serveurs. L’idée derrière cette annonce était une image vérifiée, à configuration durcie et aux paquets optimisés… tout ce qui a fait le succès de CachyOS dans le gaming. Depuis, plus aucune information.

CachyOS Server Edition

CachyOS Server Edition

Pour ceux qui ne connaissent pas encore CachyOS, il s’agit d’une distribution Linux basée sur Arch, qui s’est fait un nom ces dernières années dans le monde du gaming et PC haute performance. Son argument principal : des optimisations poussées au niveau du noyau et de la compilation (PGO, AutoFDO), un support soigné des dernières générations de GPU et une bonne intégration de Proton pour faire tourner les jeux Windows. Une réputation qui lui a valu de devenir l’une des distributions les plus utilisées par la communauté ProtonDB…

8 mois plus tard, force est de constater qu’il n’y a pas eu de suite officielle. Les 4 dernière releases se concentrent exclusivement sur l’usage PC et gaming avec notamment le support Wayland (protocole de serveur d’affichage), un nouvel environnement Hyprland Noctalia, optimisations GCC et Python, gestion des pilotes NVIDIA… Aucune mention d’une Server Edition, d’un NAS ou même d’une feuille de route sur le sujet.

Pourtant, rien n’indique que le projet soit abandonné ! CachyOS reste une petite équipe qui priorise visiblement son cœur de cible historique, les joueurs et les utilisateurs de PC au quotidien. Mais à ce stade, il s’agit davantage d’une intention affichée que d’un projet engagé avec un calendrier.

Marché déjà bien occupé

Si CachyOS venait à fournir cette Server Edition, elle arriverait sur un terrain loin d’être vierge. Il y a déjà des acteurs installés comme OpenMediaVault, TrueNAS ou Unraid… mais aussi d’autres acteurs plus récents avec des solutions pensées spécifiquement pour le NAS DIY : FygoOS, ZimaOS et HexOS. Autant de concurrents avec une longueur d’avance sur l’expérience utilisateur dédiée au stockage, quand CachyOS partirait d’une base généraliste Arch Linux.

On garde le sujet à l’œil et on mettra à jour cet article dès qu’une information concrète émergera du côté de l’équipe CachyOS.

A suivre…

[edit] L’éditeur vient d’annoncer « l’ajout d’une prise en charge expérimentale des profils d’installation de la future Server Edition ».

SnapOtter : la boîte à outils tout-en-un pour votre NAS

Par : Fx
6 août 2026 à 07:00
SnapOtter NAS

Entre TinyPNG pour compresser une image, iLovePDF pour fusionner un contrat, et CloudConvert pour transformer un MOV en MP4, on finit tous par uploader nos fichiers sur une demi-douzaine de services tiers. SnapOtter part d’un principe simple : regrouper ces 200+ outils dans un seul conteneur Docker, hébergé chez vous, sans que rien ne quitte votre réseau.

SnapOtter - SnapOtter : la boîte à outils tout-en-un pour votre NAS

SnapOtter

SnapOtter propose 5 grandes familles d’outils : image (105 outils : redimensionnement, compression, conversion, retouche, détection de doublons, photos d’identité, prise en charge de 55+ formats dont 23 RAW), vidéo (57 outils : conversion, compression, recadrage, extraction audio, stabilisation), audio (27 outils : normalisation, fade, réduction de bruit, changement de tonalité), PDF (29 outils : fusion, OCR, protection, signature) et fichiers génériques (23 outils : conversion CSV/JSON/XML/YAML, ZIP, Excel vers CSV).

Il existe un éditeur d’image par calques intégré, directement dans le navigateur, avec pinceaux, formes, courbes et raccourcis clavier… pas besoin d’ouvrir un logiciel tiers pour une retouche rapide. Ensuite, il y a également module d’IA locale : suppression d’arrière-plan, upscaling, restauration de vieilles photos, floutage de visages, OCR, transcription audio, sous-titres automatiques. Tout tourne sur votre matériel, sans connexion internet requise ! Pas mal non ?

Capture SnapOtter - SnapOtter : la boîte à outils tout-en-un pour votre NAS
Screenshot

SnapOtter permet égalementd’automatiser des actions (via un pipeline) et des modèles prêts à l’emploi. Voici quelques exemples :

  • Peaufiner un podcast : Supprime les silences, normalise le volume et ajoute des fondus à un enregistrement ;
  • Restaurer une ancienne photo : Répare, colorise et agrandit une photo ancienne ou abîmée avec l’IA ;
  • Nettoyage de confidentialité : Supprime les métadonnées EXIF, GPS et autres, puis compresse…

Installation facile

La version par défaut embarque PostgreSQL 17 et Redis 8 directement dans le conteneur… c’est facile et idéal pour mettre sur un NAS.

services: 
    snapotter:
        image: snapotter/snapotter:latest
        container_name: snapotter
        ports: 
            - 1349:1349
        volumes:
            - ./:/data

Pour une utilisation plus soutenue, un stack Docker Compose à 3 conteneurs (App + Postgres + Redis séparés) est disponible, avec une variante GPU NVIDIA pour accélérer les tâches d’IA. Sur DSM ou dans Portainer, l’un ou l’autre s’intègre sans souci via Container Manager.

services:
  snapotter:
    image: snapotter/snapotter:latest
    ports: ["1349:1349"]
    environment:
      DATABASE_URL: postgres://snapotter:snapotter@postgres:5432/snapotter
      REDIS_URL: redis://redis:6379
    volumes:
      - SnapOtter-data:/data
    depends_on: [postgres, redis]
    restart: unless-stopped
  postgres:
    image: postgres:17-alpine
    environment:
      POSTGRES_USER: snapotter
      POSTGRES_PASSWORD: snapotter
      POSTGRES_DB: snapotter
    volumes: ["SnapOtter-pgdata:/var/lib/postgresql/data"]
    restart: unless-stopped
  redis:
    image: redis:8-alpine
    volumes: ["SnapOtter-redisdata:/data"]
    restart: unless-stopped
volumes:
  SnapOtter-data:
  SnapOtter-pgdata:
  SnapOtter-redisdata:

Le projet est multi-arch (AMD64 et ARM64), ce qui couvre tous les NAS ou un Raspberry Pi et autre un mini PC. Il gère l’authentification OIDC/SSO (Google, GitHub, Okta), 21 langues dont le français et expose une API REST complète avec documentation.

Point de vigilance

Attention au premier lancement, l’identifiant est admin et le mot de passe admin. Le changement de mot de passe est imposé dès la première connexion, mais si vous exposez l’instance (sur Internet par exemple), passez par un reverse proxy avec authentification…

En synthèse

SnapOtter comble un vrai vide entre Stirling-PDF (limité aux PDF) et ConvertX (limité aux conversions). Pour qui héberge déjà son NAS et veut arrêter d’uploader ses fichiers personnels sur des services gratuits douteux, c’est une brique qui mérite sa place à côté d’Immich ou de Bitwarden. SnapOtter est gratuit (licence AGPLv3)et une version commerciale existe pour un usage dans un produit propriétaire ou en mode SaaS. Pour un usage personnel et familial sur NAS, l’AGPLv3 ne pose aucune contrainte 😉

FygoOS : OS gratuit pour NAS DIY et…

Par : Fx
28 juillet 2026 à 07:00
FygosOS NAS DIY - FygoOS : OS gratuit pour NAS DIY et...

Le monde du DIY NAS voit débarquer un nouveau prétendant : FygoOS. Nous en parlons déjà depuis plusieurs semaines sur le Forum des NAS… il s’agit d’un nouveau système développé par une société chinoise dont l’ambition est claire : transformer un PC x86 (Intel, AMD) ou une carte ARM (Rockchip, FriendlyElec, Radxa, Raspberry Pi) en serveur de stockage complet, gratuit et sans le jargon habituel du monde TrueNAS/Unraid.

FygosOS NAS DIY - FygoOS : OS gratuit pour NAS DIY et...

FygoOS et Debian

FygoOS est basé sur la distribution Debian 12. Si on apprécie le choix de Debian, le choix interpelle sur la version 12. En effet, cette dernière arrive en fin de support standard dans les prochains jours et ne bénéficiera que du support LTS jusqu’à mi-2028. Pour rappel, Debian 13 est sorti depuis près d’un an. Partir sur une base aussi ancienne est un choix étonnant, même si deux ans de LTS laissent de la marge pour itérer.

Sous le capot

Côté stockage, FygoOS gère nativement ext4, Btrfs et ZFS, avec une configuration RAID annoncée en deux clics et une gestion des permissions façon Windows (ACL). Le panneau de configuration reprend les codes classiques d’un NAS grand public : gestion des utilisateurs et groupes, disques durs avec mise en hibernation, réseau (agrégation de liens, passerelles multiples), accès distant via Fygo Connect (sous-domaine DDNS gratuit type fynas.net), SSH, pare-feu, listes d’IP autorisées/bannies, et certificats Let’s Encrypt.

Trois fonctionnalités différenciantes sortent du lot :

  • Fygo Photos : reconnaissance faciale et recherche d’images par texte, exécutées en local sur le NAS… donc sans dépendance au cloud.
  • Fygo TV : pour la gestion de médiathèque
  • Fygo Sync : pour la synchronisation multi-appareils.

FygoOS propose un App Center mais ce dernier ne propose pour l’instant qu’une dizaine d’applications et presque toutes sont payantes (sauf Docker, Download, Backup).

Le vrai piège : la licence

C’est le point à ne pas manquer avant de se lancer. À l’installation, FygoOS active automatiquement un mois d’essai avec toutes les fonctionnalités débloquées. Passé ce délai, le système bascule sur la version gratuite, plus limitée… sauf à payer une licence via la boutique officielle (fygonas.shop).

Autrement dit, ce qu’on découvre pendant le premier mois n’est pas ce qu’on garde gratuitement sur la durée. On est sur un modèle freemium classique, mais qui mérite d’être clarifié avant tout déploiement en production.

Autre limite actuelle : l’interface n’est disponible qu’en anglais et en chinois, sans version française.

Disponibilité en dents de scie

Signe d’un projet encore jeune et instable côté infrastructure : des utilisateurs du forum ont signalé début juillet un lien de téléchargement ISO x86 renvoyant une erreur 502, avec les builds x86 temporairement absents de la page officielle de téléchargement (seules les versions ARM restaient listées). Le problème semble avoir été résolu quelques jours plus tard, mais ce type d’incident sur un produit tout juste lancé invite à la prudence avant un déploiement critique.

Notre avis

FygoOS coche de nombreuses cases : ZFS/Btrfs, IA locale, Docker, VM et une interface simple. Mais entre une base Debian déjà vieillissante, une disponibilité ISO erratique, un App Center encore payant et l’absence de français, il s’agit clairement d’un produit en phase de rodage. À réserver pour l’instant à du test sur matériel secondaire, pas à un NAS de production… le temps de voir si l’éditeur stabilise son infrastructure et étoffe l’offre gratuite.

Nous avons appris récemment que Beelink avait noué un partenariat avec l’éditeur de FygoOS pour proposer la licence « Lifetime » (la plus complète à 199$) sur ces prochains NAS.

source

Synology DSM 7.4.1 : certificats KMIP et bugs USB

Par : Fx
23 juillet 2026 à 19:15
DSM 741 - Synology DSM 7.4.1 : certificats KMIP et bugs USB

Synology a mis en ligne DSM 7.4.1, un peu plus d’un mois après DSM 7.4 et son lot de nouveautés (IA embarquée, déduplication HDD…). Cette version ne bouleverse rien sur le fond, mais elle mérite qu’on s’y attarde avant de cliquer sur le bouton Mettre à jour

DSM 741 - Synology DSM 7.4.1 : certificats KMIP et bugs USB

 

Synology DSM 7.4.1

Cette mise à jour (mineur) ne contient pas de grandes nouveautés. Cependant, si elle ne vient pas corriger de faille de sécurité, elle pourrait bien vous intéresser.

KMIP : fin des certificats publics

Sur le plan sécurité, Synology durcit l’authentification des clients KMIP (Key Management Interoperability Protocol). Les certificats Synology par défaut, ceux de QuickConnect et même les certificats émis par des autorités publiques comme Let’s Encrypt, SSL.com ou Sectigo ne sont désormais plus acceptés pour cet usage. Seul un certificat issu d’une CA privée fonctionnera.

Attention, cette restriction ne concerne que l’authentification des clients KMIP. Let’s Encrypt reste parfaitement valable pour sécuriser l’accès HTTPS à DSM ou à vos services Web hébergés sur le NAS.

Compatibilité et correctifs

Le paquet Snapshot Replication est mis à jour et nécessitera une intervention manuelle de votre part.

Snapshot Replication 751 - Synology DSM 7.4.1 : certificats KMIP et bugs USB

Enfin, 2 correctifs viennent clore ce journal des modifications. En effet, certains onduleurs USB ne dialoguaient plus correctement avec DSM 7.4. C’est désormais réparé, tout comme l’utilisation de certains périphériques USB sur des modèles spécifiques.

Faut-il installer la mise à jour ?

Pas de précipitation… que votre NAS soit accessible depuis l’extérieur ou non. Il n’y a rien d’urgent ici, sauf si le lien avec votre onduleur ne fonctionne plus. Avec les orages de saison, il peut y avoir des coupures électriques.

Comment télécharger et installer DSM 7.4.1

Voici comment installer manuellement cette nouvelle version de DSM :

  1. Téléchargement du fichier
    Allez sur la page officielle du Centre de téléchargement de Synology ou sur le site d’archive officiel.
  2. Installation manuelle
    • Connectez-vous à l’interface d’administration de votre NAS
    • Accédez à Panneau de configuration > Mise à jour et restauration
    • Cliquez sur Mise à jour manuelle de DSM
    • Sélectionnez le fichier téléchargé via le bouton Parcourir
    • Cliquez sur OK et patientez…
  3. Redémarrage obligatoire
    Une fois la mise à jour terminée, votre NAS redémarrera automatiquement !

Le fichier pèse environ 400 Mo (oui, c’est une version complète intégrant DSM 7.4) et l’installation demande environ 10 minutes.

Merci fun_ra

Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Par : Fx
20 juillet 2026 à 07:00
floccus webdav - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

En 2022, on vous présentait Floccus pour synchroniser vos favoris entre navigateurs via Nextcloud. Depuis, plusieurs d’entre vous m’ont demandé une alternative plus légère (pour ceux qui n’ont pas Nextcloud). Floccus sait aussi se synchroniser directement via WebDAV, un protocole que votre NAS Synology sait parler nativement. Une solution 100% open source, autohébergé, qui ne consomme quasiment aucune ressource sur le NAS et qui synchronise vos favoris entre Firefox, Chrome, Edge… mais aussi sur Android et iOS.

floccus webdav - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Floccus et WebDAV

Nextcloud reste une excellente option si vous en avez déjà une instance qui tourne pour autre chose (fichiers, agenda, contacts…). Mais si vous voulez juste synchroniser vos favoris, installer et maintenir un Nextcloud entier est disproportionné. Le paquet WebDAV Server du Centre de paquets Synology fait très bien le travail en quelques clics, tourne en tâche de fond sans se faire remarquer. Il ne demande aucune base de données, ni configuration complexe.

Mais c’est quoi Floccus ?

Pour rappel, Floccus est une extension de navigateur open source qui :

  • Synchronise vos favoris en direct, en fusion ou en sens unique ;
  • Fonctionne sur Firefox, Chrome, Edge, Brave, Vivaldi, Opera (Safari non supporté) ;
  • Dispose d’une application Android et iOS ;
  • Se connecte à Nextcloud Bookmarks, Google Drive, Git, ou tout simplement WebDAV ;
  • Ne fait jamais transiter vos données par un serveur tiers, tout reste chez vous.

Étape 1 : activer WebDAV sur votre NAS Synology

  • Ouvrez le Centre de paquets et installez le paquet WebDAV Server
  • Ouvrez l’application, cochez Activer WebDAV (HTTP) avec le port par défaut est 5005. Vous pouvez activer HTTPS (port 5006) si vous avez déjà un certificat valide pour votre NAS.

webdav synology - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Étape 2 : créer un utilisateur dédié

Par bonne pratique de sécurité, ne réutilisez pas votre compte administrateur pour Floccus.

  • Panneau de configuration > Utilisateur et groupe, créez un utilisateur dédié (ex. floccus) avec un mot de passe fort
  • Créez (ou réutilisez) un dossier partagé dédié, par exemple bookmarks
  • Dans les permissions de ce dossier, donnez à l’utilisateur floccus les droits Lecture/Écriture sur ce dernier et interdire tous les autres dossiers
  • Autorisé seulement l’application Webdav Server

permission floccus - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Étape 3 : configurer le profil dans Floccus

Installez l’extension Floccus sur votre navigateur (Firefox, Chrome, Edge).

Cliquez sur Nouveau compte, choisissez WebDAV. Renseignez :

  • Adresse du serveur : http://IP-DE-VOTRE-NAS:5005/bookmarks/ (remplacez bookmarks par le nom exact de votre dossier partagé)
  • Utilisateur / mot de passe : ceux du compte dédié créé à l’étape précédente.
  • Choisissez votre stratégie de synchronisation (Fusion si vous voulez que les modifications de tous vos appareils remontent partout).

 

pc fx floccus - Synchronisez vos favoris avec Floccus et WebDAV sur votre NAS Synology

Erreur E019 (405 Method Not Allowed)

C’est l’erreur la plus fréquente sur ce type de configuration. Dans la grande majorité des cas, ce n’est pas un bug de Floccus. En effet, le serveur WebDAV de Synology expose vos dossiers partagés à sa racine, donc l’URL doit pointer explicitement et exactement vers le dossier concerné.

Le chemin doit se terminer par un / et reprendre le nom exact du dossier partagé (sensible à la casse) : http://IP:5005/bookmarks/ et pas http://IP:5005/ tout court.

Et sur mobile ? Android et iOS

Floccus dispose d’une application dédiée :

  • Android : disponible sur le Google Play Store et sur F-Droid pour les allergiques aux stores propriétaires.
  • iOS : disponible sur l’App Store.

Petit rappel pour les navigateurs mobiles : l’app Floccus ne s’intègre pas directement dans Safari ou Chrome mobile (limitation des navigateurs mobiles eux-mêmes, pas de Floccus). Vos favoris sont consultables et gérables dans l’app, et s’ouvrent dans le navigateur de votre choix via le partage.

En synthèse

Pour ceux qui n’ont pas Nextcloud, cette version WebDAV est clairement l’option la plus simple et la plus légère : quelques minutes de configuration, zéro base de données, zéro maintenance… et vos favoris qui vous suivent partout (PC, mobile, peu importe le navigateur et sans jamais quitter votre NAS). Si vous avez déjà Nextcloud pour autre chose, l’article Nextcloud Bookmarks de 2022 reste valable. Sinon, WebDAV fait très largement le travail !

Et vous, vous synchronisez vos favoris comment aujourd’hui ?

Synology DSM 7.3.2 Update 4 est disponible

Par : Fx
16 juillet 2026 à 07:00
DSM 732u4 - Synology DSM 7.3.2 Update 4 est disponible

Synology continue de mettre à jour  la branche 7.3.2 de DSM avec la sortie de l’Update 4. Il s’agit d’une mise à jour importante au niveau sécurité et nous vous encourageons à mettre à jour votre NAS. Regardons de plus près cette nouvelle version…

DSM 732u4 - Synology DSM 7.3.2 Update 4 est disponible

Synology DSM 7.3.2 Update 4

Le journal des modifications officiel de DSM 7.3.2 Update 4 tient en une ligne, mais ne vous laissez pas tromper… elle corrige un lot important de vulnérabilités de sécurité référencées sous l’identifiant Synology-SA-26:06.

En regardant de plus près, on constate que cette version vient corriger 12 CVE, avec des niveaux de sévérité allant de faible à important :

  • 7 vulnérabilités (CVE-2026-40530, CVE-2026-4036, CVE-2026-40531, CVE-2026-40532, CVE-2026-40534, CVE-2026-40536 et CVE-2026-40537) permettent à des utilisateurs distants authentifiés de lire ou d’écrire des fichiers arbitraires, de mener des attaques par déni de service et d’obtenir des informations sensibles ;
  • 3 failles (CVE-2026-40533, CVE-2026-40535 et CVE-2026-40538) permettent à des attaquants distants d’obtenir des informations non sensibles, de lire ou écrire des fichiers et de mener des attaques par déni de service ;
  • 1 vulnérabilité (CVE-2026-40539) autorise des attaquants (man-in-the-middle) à lire ou écrire des fichiers arbitraires et à mener des attaques par déni de service.

Deux vulnérabilités ont un score CVSS élevé :

  • CVE-2026-40530 : score CVSS3 de 8.0 (sévérité importante), une injection CRLF (CWE-93) ;
  • CVE-2026-40539 : score CVSS3 de 7.1 (sévérité importante), un défaut de validation de certificat (CWE-295).

Faut-il installer la mise à jour ?

Oui et nous vous recommandons de ne pas trop tarder… que votre NAS soit accessible depuis l’extérieur ou non.

Comment télécharger et installer DSM 7.3.2 Update 4

Voici comment installer manuellement cette nouvelle version du logiciel interne :

  1. Téléchargement du fichier
    Allez sur la page officielle du Centre de téléchargement de Synology ou sur le site d’archive officiel.
  2. Installation manuelle
    • Connectez-vous à l’interface d’administration de votre NAS
    • Accédez à Panneau de configuration > Mise à jour et restauration
    • Cliquez sur Mise à jour manuelle de DSM
    • Sélectionnez le fichier téléchargé via le bouton Parcourir
    • Cliquez sur OK et patientez…
  3. Redémarrage obligatoire
    Une fois la mise à jour terminée, votre NAS redémarrera automatiquement !

Le fichier pèse environ 6 Mo et l’installation demande environ 5 minutes.

Merci zypos

Immich passe en v3 : voici comment mettre à jour votre NAS

Par : Fx
8 juillet 2026 à 07:00
immich synology v3 - Immich passe en v3 : voici comment mettre à jour votre NAS

Je vous avais présenté l’installation complète d’Immich sur un NAS Synology il y a quelques semaines, avec Container Manager. Depuis, l’équipe de développement n’est pas restée inactive. Après plusieurs mois de travail, Immich vient de franchir un cap important avec la sortie de la version 3.0. Il s’agit d’une mise à jour majeure, avec son lot de nouveautés côté mobile et Web, mais aussi quelques changements de fond qu’il vaut mieux connaître avant de vous lancer…

immich synology v3 - Immich passe en v3 : voici comment mettre à jour votre NAS

Qu’est-ce qu’Immich ?

Pour ceux qui découvre Immich, il s’agit d’un logiciel open source de gestion et sauvegarde de photos et vidéos, à héberger sur votre NAS. C’est l’alternative la plus aboutie à Google Photos pour qui veut garder la main sur ses souvenirs : sauvegarde automatique depuis le mobile, reconnaissance faciale et d’objets en local, recherche avancée, vue carte, partage simplifié… le tout sans dépendre d’un GAFAM ni d’un abonnement. Si vous voulez tous les détails, direction mon article d’installation.

Quoi de neuf avec la v3

Cette version 3.0.0 embarque plusieurs changements majeurs, principalement liés à l’API et qui concernent avant tout les outils tiers qui s’y connectent. Pour la grande majorité des utilisateurs, la mise à jour se déroule très simplement. Un point technique important : le support de pgvecto.rs est définitivement abandonné. Si vous utilisez encore une installation ancienne (avant v1.133.0) et que vous n’avez jamais migré vers VectorChord, il faudra le faire avant de passer en v3 (guide de migration officiel).

Côté nouveautés, voici ce qu’il faut retenir :

  • Édition non destructive sur mobile : l’éditeur photo dans l’App reprend le même moteur que la version web (recadrage, rotation, ajustements), avec des modifications réversibles. Quelques fonctions de l’ancien éditeur (recoloration, retouche des Live Photos) disparaissent, en attendant leur retour dans une future version.
  • Workflows (aperçu) : vous pouvez enchaîner des déclencheurs, des filtres et des actions dans un éditeur visuel ou en JSON, accessible depuis Utilitaires > Workflows (en préversion) pour automatiser le tri ou le classement de votre bibliothèque.
  • Sauvegarde en arrière-plan améliorée : sur Android, la sauvegarde automatique repose désormais sur un nouveau planificateur de tâches périodiques, capable de couvrir toute votre bibliothèque (et plus seulement les nouvelles photos), avec de meilleurs réglages liés à l’optimisation batterie. Sur iOS, la synchronisation et l’envoi s’exécutent en parallèle pour mieux tenir dans les fenêtres d’exécution imposées par le système.
  • Page « Récemment ajoutés » : une nouvelle vue trie votre bibliothèque selon la date d’import (et non la date de prise de vue), très pratique après un gros import.
  • Contrôles d’intégrité : la page de maintenance embarque désormais une vérification qui compare les fichiers sur le disque à ce qu’il y a en base de données Immich, avec remontée des fichiers non suivis, manquants ou dont la somme de contrôle ne correspond plus.
  • Diaporama sur mobile : comme ce qui existait déjà sur le web.
  • Transcodage vidéo HLS en temps réel (aperçu) : Immich peut désormais transcoder vos vidéos à la volée, sans passer par une génération hors ligne (en préversion), pour l’instant sur le Web uniquement (accélération matérielle nécessaire).
  • Nouveau lecteur vidéo pour le web : avec des contrôles cohérents sur tous les appareils.
  • Immich comme visionneuse sur Android : vous pouvez désormais ouvrir directement une photo ou vidéo depuis une autre application avec Immich.
  • OCR sur mobile : pour repérer et copier le texte présent dans une image.
  • Envoi direct : vers un album et choix de la taille d’image au partage sur mobile.
  • Amélioration des performances : de la timeline, pour fluidifier la navigation dans les mois comportant énormément de photos…

La liste complète (très longue) des correctifs et améliorations est disponible sur la page GitHub.

Mettre à jour Immich v3 sur votre NAS Synology

Rien de compliquer… On va changer simplement le tag de version dans le fichier docker-compose.yml de l’installation initiale. Pour rappel, si votre installation actuelle fonctionne bien, il n’y a jamais d’urgence à mettre à jour immédiatement une version majeure : prenez le temps de lire les changements si vous utilisez des intégrations tierces avec l’API.

Modifier le fichier compose.yaml

Ouvrez Container Manager, allez dans Projet, sélectionnez Immich et cliquer sur le bouton Arrêter en haut à droite.

Immich v3 update - Immich passe en v3 : voici comment mettre à jour votre NAS

Allez sur l’onglet Configuration YAML et repéré les deux services concernés, immich-server et immich-machine-learning, et changez le tag :v2 en :v3 :

services:
  immich-server:
    container_name: immich_server
    image: ghcr.io/immich-app/immich-server:v3   # anciennement :v2
    ...

  immich-machine-learning:
    container_name: immich_machine_learning
    image: ghcr.io/immich-app/immich-machine-learning:v3   # anciennement :v2
    ...

Les services redis et database (PostgreSQL) n’ont pas besoin d’être modifiés pour cette mise à jour. Cliquez sur le bouton Sauvegarder en bas à droite et laisser le choix par défaut (voir image ci-dessous).

Creer demarrer le projet - Immich passe en v3 : voici comment mettre à jour votre NAS

Une fois que vous avez cliquez sur OK, il ne reste plus qu’à patienter… Container Manager va alors télécharger les nouvelles images v3 et redémarrer l’ensemble des conteneurs. Cliquer une dernière fois sur Fermer. C’est terminé !

En synthèse

Immich v3 est une mise à jour majeure. La procédure de mise à jour reste identique à d’habitude (changement de tag d’image, nettoyage, recréation du projet) et les changements touchent avant tout l’API pour les intégrations tierces. Côté utilisateur, on retiendra surtout l’arrivée de l’édition non destructive sur mobile, la première mouture des Workflows qui ouvre la voie à de belles automatisations, une sauvegarde en arrière-plan Android bien plus fiable et les contrôles d’intégrité qui viennent renforcer la confiance qu’on peut avoir dans sa bibliothèque auto-hébergée.

Si votre installation tourne déjà bien en v2, rien ne presse… mais si vous avez l’habitude de suivre les nouveautés, cette v3 vaut clairement le détour.

Synology DSM 7.4 : IA embarquée, collaboration on-premise et déduplication HDD au programme

Par : Fx
16 juin 2026 à 16:07
Synology DSM 74 - Synology DSM 7.4 : IA embarquée, collaboration on-premise et déduplication HDD au programme

Synology vient de mettre en ligne DSM 7.4. Il s’agit d’une mise à jour importante de son système pour NAS sur 3 axes majeurs : un assistant IA intégré directement dans l’interface DSM, des outils de collaboration d’entreprise entièrement hébergés en local et une nouvelle couche d’efficacité du stockage par déduplication et compression post-traitement. Le journal des modifications révèle également d’autres informations importantes…

Synology DSM 74 - Synology DSM 7.4 : IA embarquée, collaboration on-premise et déduplication HDD au programme

Synology DSM 7.4

Aussi tôt présenté lors du Computex 2026 (pas de phase Beta), le fabricant met à disposition de tous DSM 7.4.

DSM Agent : l’IA qui conseille depuis l’intérieur

La nouveauté la plus structurante de DSM 7.4 est sans doute DSM Agent. Il s’agit d’un assistant IA intégré nativement dans DSM, à travers un paquet. Vous n’êtes en aucun cas obligé d’installer le paquet. Pas de paquet, pas d’IA… Son rôle est de fournir des recommandations adaptées à la situation en cours (configuration, dépannage, gestion proactive) sans avoir besoin de quitter le système ni de consulter une documentation externe.

C’est une approche différente des intégrations IA qu’on voit chez la concurrence… Ici, l’assistant est ancré dans l’environnement DSM et réagit au contexte de l’utilisateur. Pour les administrateurs non experts ou les petites structures sans DSI, c’est une aide concrète pour franchir le seuil de la configuration avancée.

La chose curieuse, c’est que le paquet DSM Agent 1.0 n’est accessible qu’en version Beta. En effet, il faut ouvrir le Centre de paquet, puis cliquez sur le bouton Paramètres et enfin dans l’onglet Général (tout en bas) cochez la case Oui, je veux voir les versions bêta ! afin de pouvoir le télécharger.

activer beta Synology Centre Applications - Synology DSM 7.4 : IA embarquée, collaboration on-premise et déduplication HDD au programme

Attention, il s’agit de l’IA de Synology hébergé chez le fabricant : « En utilisant notre AI Advisor, vous consentez à ce que Synology collecte et traite votre conversation ».

Synology annonce déjà une future version DSM Agent 2.0, qui ira plus loin avec des workflows agentiques : surveillance de la santé système, vérification des sauvegardes, édition de documents, automatisation de tâches complexes… le tout pilotable en langage naturel à travers l’ensemble de l’écosystème Synology. Pas de date précise pour cette évolution, mais la direction est claire.

ChatPlus et Meet : la suite collaborative 100% on-premise

Synology annonce également les bêtas ouvertes de ChatPlus et Meet… Curieusement, nous n’y avons pas encore accès. Il s’agit de 2 outils de communication orientés entreprise. ChatPlus est une messagerie d’équipe avec gestion fine des permissions et Meet est une solution de visioconférence. Ils sont conçus pour fonctionner entièrement en local, sans dépendance à un Cloud tiers.

Synology ChatPlus - Synology DSM 7.4 : IA embarquée, collaboration on-premise et déduplication HDD au programme

Meet intègre une traduction en temps réel alimentée par l’IA, une fonctionnalité utile pour les équipes multisites ou multinationales qui cherchent à collaborer sans sacrifier la souveraineté de leurs données (contrairement à Teams ou Slack).

Synology Drive bénéficie également d’une mise à jour avec l’ajout de la recherche IA, réservée aux systèmes équipés d’un GPU compatible. La recherche devient sémantique : on décrit ce qu’on cherche en langage naturel, et le moteur remonte les fichiers correspondants (y compris en reconnaissant le contenu des images et des documents). Une fonctionnalité qui restera réservée aux configurations haut de gamme pour l’instant.

Déduplication et compression post-traitement… sous conditions

La troisième brique de DSM 7.4 concerne l’efficacité du stockage pour les volumes (disque dur). Synology introduit la déduplication et la compression post-traitement, 2 mécanismes permettant de réduire l’espace occupé sur le disque en éliminant les blocs redondants et en compressant les données après leur écriture. Pas mal, non ?

Les opérations sont planifiables (la nuit par exemple) pour ne pas impacter les performances du système. Cependant, cette fonctionnalité est exclusivement compatible avec les disques durs Synology. Les utilisateurs équipés de disques tiers ne pourront pas en bénéficier.

Mais aussi…

Côté améliorations, DSM 7.4 affiche désormais les méthodes d’authentification SMB supportées lors de la jonction à un serveur LDAP (NTLM, CIFS plaintext, Kerberos) et ajoute l’affichage des informations GPU dans l’Info Center.

Côté correctifs, la mise à jour règle plusieurs problèmes : une boucle de redirection infinie en configuration SSO, des échecs d’authentification avec des noms d’utilisateur contenant des caractères spéciaux, un dysfonctionnement du Link Aggregation 802.3ad apparu avec DSM 7.3, des accès réseau externes persistants après suppression des passerelles et des failles de sécurité dont CVE-2023-43115 (Ghostscript).

À noter également la mise à jour de plusieurs paquets comme PHP 8.2, Antivirus Essential, Node.js, High Availability… et PHP 8.1, Mail Station et Synology Mail Server ne sont plus supportés à partir de cette version.

Le noyau Linux reste en version 4.4 et Docker en version 24.0.2.

Modèles concernés et fins de vie

DSM 7.4 est la dernière version supportée pour un grand nombre de modèles comme les DS918+, DS718+, DS218+, DS1819+, DS2419+, RS2418+ (ainsi que les plus anciens modèles). A noter que les modèles de la série 16 sont encore compatibles avec cette nouvelle version… contrairement à l’annonce qui avait été faite avec DSM 7.3.

Comparatif des meilleurs NAS en 2026 Comparatif des meilleurs NAS en 2026

En synthèse

DSM 7.4 est disponible depuis la page téléchargement du site officiel ou directement le site archive. Le fichier pèse environ 400 Mo et compter environ 10 minutes pour l’installation avec redémarrage.

Cette nouvelle version apporte DSM Agent (assistant IA contextuel), les bêtas de ChatPlus et Meet (collaboration on-premise avec traduction IA), la recherche sémantique dans Synology Drive (GPU requis) et la déduplication/compression post-traitement (disques Synology uniquement).

Asustor ADM 5.1.3 corrige de nombreuses failles de sécurité

Par : Fx
10 juin 2026 à 13:53
Asustor ADM 513 - Asustor ADM 5.1.3 corrige de nombreuses failles de sécurité

Asustor vient de déployer la mise à jour ADM 5.1.3.RI81 pour l’ensemble de sa gamme de NAS compatibles. Au menu, on retrouve un correctif de noyau Linux ciblant 3 vulnérabilités, ainsi que des mises à jour de plusieurs composants système. Voici ce qu’il faut savoir avant de lancer la mise à jour…

Asustor ADM 513 - Asustor ADM 5.1.3 corrige de nombreuses failles de sécurité

Asustor ADM 5.1.3

ADM 5.1.3.RI81 ne s’embarrasse pas de nouvelles fonctionnalités, c’est une version de maintenance avec un focus sécuritaire. Asustor colmate pas moins de 11 CVE répartis sur 5 composants différents. Pas de panique, mais il faut être vigilant… surtout si votre NAS est accessible depuis l’extérieur.

Les failles corrigées dans le détail

Noyau Linux,  3 CVE critiques : 

  • Dirty Frag : une faille de fragmentation mémoire pouvant permettre une élévation de privilèges
  • Fragnesia : une autre vulnérabilité liée à la gestion de la mémoire au niveau noyau ;
  • ssh-keysign-pwn : celle-ci touche ssh-keysign, un composant impliqué dans l’authentification SSH par clé.

Si vous avez laissé SSH activé sur votre NAS, cette faille est une raison supplémentaire de faire la mise à jour immédiatement. Pour rappel, si SSH ne vous est pas utile au quotidien : désactivez-le.

Nginx 1.30.1, 5 CVE : La nouvelle version du serveur Web corrige 5 vulnérabilités d’un coup : CVE-2026-42945, CVE-2026-42946, CVE-2026-40701, CVE-2026-42934 et CVE-2026-40460 (avis AS-2026-010). Nginx étant au cœur de l’interface web d’ADM (et du reverse proxy), ces corrections sont essentielles.

Rsync 3.4.3, 4 CVE : Cette dernière version de l’outil de synchronisation vient corriger 4 vulnérabilités : CVE-2026-29518, CVE-2026-43617, CVE-2026-43618 et CVE-2024-12084. Si vous utilisez Rsync pour vos sauvegardes réseau ou vers un NAS distant, la mise à jour est d’autant plus importante.

Autres :

  • Exiv2 (bibliothèque de gestion des métadonnées d’images) est mis à jour (CVE-2025-26623)
  • ProFTPD (serveur FTP) vient corriger la vulnérabilité CVE-2024-48651

Quels modèles de NAS sont concernés ?

Cette mise à jour est disponible pour les NAS :

  • Séries AS63, AS64
  • Nimbustor / Nimbustor Gen2
  • Drivestor, Drivestor Lite, Drivestor Gen2, Drivestor Pro, Drivestor Pro Gen2
  • Lockerstor, Lockerstor Gen2, Gen2+, Gen3, Lockerstor Pro, Lockerstor Pro Gen2
  • Flashstor, Flashstor Gen2

Pour le moment, nous ne savons pas si les séries AS31, AS32, AS40, AS61 et AS62 (resté sous ADM 4.3) recevront une mise à jour de sécurité.

Comment installer la mise à jour ?

L’installation se fait directement depuis l’interface ADM :

  • Connectez-vous à l’interface web de votre NAS
  • Allez dans Paramètres → Mise à jour ADM
  • La mise à jour ADM 5.1.3.RI81 devrait apparaître automatiquement
  • Cliquez sur Mettre à jour, puis confirmez.

Votre NAS redémarrera une fois la mise à jour appliquée, patienter environ 5 minutes…

source

Synology DSM 7.4 : IA privée, ChatPlus, Meet…

Par : Fx
4 juin 2026 à 07:00
Synology DSM 74 annonce - Synology DSM 7.4 : IA privée, ChatPlus, Meet...

Synology a profité du Computex 2026 pour dévoiler sa nouvelle feuille de route autour de trois axes : nouvelle génération de DiskStation Manager orientée IA privée, refonte complète de sa plateforme de protection des données et l’élargissement de sa suite de productivité entreprise.

Synology DSM 74 annonce - Synology DSM 7.4 : IA privée, ChatPlus, Meet...

DSM 7.4 : IA privée

Alors que nous attendions DSM 8.0, c’est finalement DSM 7.4 qui devrait se profiler sous 2 semaines… La prochaine génération de DSM ne se présente plus comme un simple OS pour NAS. Synology le positionne clairement comme une plateforme de données intelligente, pensée pour faire tourner de l’IA entièrement chez vous, sans rien envoyer dans le Cloud.

Le principe est simple : vos données existantes, vos logs système et vos métriques deviennent une base de connaissances locale sur laquelle des agents IA peuvent travailler. Pour ça, Synology introduit DSM Agent, un agent natif capable d’orchestrer des tâches complexes en langage naturel. L’assistant IA de Synology Office s’appuie sur la même infrastructure. Les serveurs rack GPU (de Synology) les appliances IA dédiées gèrent l’inférence en local rien ne sort.

Pour les parcs de machines, Cluster Manager regroupe tous vos systèmes Synology sous une interface unique, avec gestion de la QoS, migration de charges de travail et politiques de protection centralisées. Le déploiement massif via Active Insight facilite le provisionnement sur plusieurs sites. Le tout est complété par un RBAC plus granulaire, un Centre des journaux repensé et une certification FIPS 140-3 en cours pour les environnements qui en ont besoin.

C’est aussi l’occasion de noter que Synology Drive et AI Console sont officiellement intégrés à cette roadmap IA, la brique AI Console, déjà disponible pour Office et MailPlus, continue donc d’évoluer.

ActiveProtect Manager 2.0

ActiveProtect Manager 2.0 a également annoncé lors du Computex. Pour rappel, il s’agit du système pour les boitiers DP. Il étend la couverture de sauvegarde à Azure VM, Amazon EC2, Nutanix AHV, Proxmox VE et Google Workspace, avec restauration multiplateforme, y compris de Cloud à Cloud. Les sauvegardes vers Azure Blob Storage sont également supportées.

Mais le plus intéressant est ailleurs. APM 2.0 intègre un moteur de détection d’anomalies basé sur du machine learning, qui analyse les versions historiques de sauvegarde pour repérer les comportements suspects : pics d’entropie (données aléatoires), suppressions massives, taux de changement anormal. Les fichiers douteux sont mis en quarantaine automatiquement. Si un point de restauration compromis est détecté, la fonction Auto Fallback revient d’elle-même à la dernière version saine. L’intégration avec des antivirus tiers complète le tout.

On passe d’une logique de restauration après l’incident, à une logique de détection et d’isolation avant que ça empire.

DSM - Synology DSM 7.4 : IA privée, ChatPlus, Meet...

ChatPlus, Meet et Bee Series

Synology Office intègre deux nouvelles plateformes : ChatPlus pour la messagerie d’entreprise et Meet pour la visioconférence, avec transcription et traduction IA, permissions granulaires et données 100 % en local. Rien de révolutionnaire sur le papier, mais ça comble un angle mort dans la suite Synology par rapport aux ténors du marché.

Côté grand public, la gamme BeeStation s’élargit avec BeeCamera pour la surveillance domestique et Synology Deep Search apporte une recherche locale par IA sur vos fichiers personnels sous macOS et Windows… sans Cloud.

En synthèse

Synology a fait du Computex 2026 une vitrine IA : DSM nouvelle génération embarque DSM Agent pour l’automatisation on-premise, tandis que Synology Drive et AI Console s’inscrivent pleinement dans cette roadmap.

Une grosse partie de DSM 7.4 sera donc autour de l’IA, à tous les niveaux de l’écosystème… Aucune information n’a en revanche été communiquée sur l’évolution du noyau Linux ou des composants système. La déduplication arriverait également sur disque dur, mais uniquement ceux de Synology.

ActiveProtect Manager 2.0 complète le tableau avec une détection d’anomalies par machine learning et un Auto Fallback automatique, faisant enfin passer la sauvegarde d’une logique réactive à une défense proactive. Les dates de disponibilité restent à confirmer.

QNAP QuTS hero 6 est disponible : tout ce qu’il faut savoir…

Par : Fx
30 mai 2026 à 08:52
QNAP QuTS hero 6 - QNAP QuTS hero 6 est disponible : tout ce qu'il faut savoir...

QuTS hero 6.0 est enfin là ! Depuis la première bêta lancée fin novembre 2025, QNAP enchaîne les version et vient de publier la version finale accessible pour tous. Voici un tour d’horizon complet de ce que cette mise à jour apporte concrètement aux utilisateurs de NAS QNAP sous QuTS hero 6

QNAP QuTS hero 6 - QNAP QuTS hero 6 est disponible : tout ce qu'il faut savoir...

QNAP QuTS hero 6 : version majeure orientée entreprise et résilience

QuTS hero h6.0 n’est pas une mise à jour cosmétique. QNAP repositionne clairement son OS avec ZFS comme une solution taillée pour les environnements professionnels exigeants, avec 3 axes forts : haute disponibilité, protection des données et sécurité renforcée.

Haute disponibilité

La grande nouveauté de h6.0, c’est le High Availability Manager. Il est désormais possible d’associer 2 NAS QNAP en cluster actif-passif. En cas de défaillance matérielle sur le nœud principal, le second prend automatiquement le relais sans interruption de service perceptible. QNAP annonce que presque toutes les applications NAS sont désormais compatibles HA, à l’exception des applications tierces et héritées. C’est une fonctionnalité jusqu’ici réservée à des solutions bien plus coûteuses. L’extension JBOD est également prise en charge pour une capacité évolutive.

HA QuTS hero 6 - QNAP QuTS hero 6 est disponible : tout ce qu'il faut savoir...

À noter : la HA pour SnapSync en temps réel, Q’center, les applications tierces et VJBOD reste à confirmer. À garder en tête si vous dépendez de ces services avant de migrer.

Snapshots immuables

Disponibles sur tous les modèles QuTS hero, les snapshots immuables permettent de verrouiller des points de restauration pendant une période définie. Impossible de les modifier ou de les supprimer durant cette fenêtre de protection, même avec les droits administrateur. En cas d’attaque ransomware ou de corruption accidentelle, l’administrateur peut restaurer un état sain en quelques minutes. C’est simple, efficace… et ça répond directement aux menaces actuelles.

KMIP, FIDO2 et Secure Boot

KMIP - QNAP QuTS hero 6 est disponible : tout ce qu'il faut savoir...

Concernant le chiffrement, QuTS hero h6.0 passe en mode client KMIP (Key Management Interoperability Protocol). Les clés de chiffrement sont désormais stockées sur un serveur de gestion centralisé externe, appliquées automatiquement au démarrage. Cela élimine la gestion manuelle des clés et aligne les NAS QNAP avec les exigences FIPS 140-3 pour les environnements réglementés.

Côté authentification, le support de FIDO2 permet de se connecter au NAS via des méthodes sans mot de passe : clé de sécurité physique, Windows Hello ou empreinte digitale. Une avancée bienvenue alors que les attaques par credential stuffing sont en hausse constante.

Le Secure Boot apporte une vérification matérielle des signatures firmware à chaque démarrage, empêchant le chargement de code non autorisé. Pour l’instant limité au TVS-AIh1688ATX, il sera étendu aux nouveaux modèles progressivement.

ui malware - QNAP QuTS hero 6 est disponible : tout ce qu'il faut savoir...

Deux fonctionnalités annoncées arrivent prochainement : Secure IP Access (contrôles granulaires par IP via QuFirewall, avec MFA, reconnaissance d’appareil et révocation automatique temporisée) et Ransomware Guard, une nouvelle couche dans Malware Remover qui surveille les processus, isole les activités suspectes et s’appuie sur la base de signatures malware de QNAP pour neutraliser les menaces en temps réel (non disponible sur les modèles ARM).

ACL 2.0

La gestion des droits d’accès évolue avec ACL 2.0. Les chiffres sont concrets : le nombre maximal d’entrées ACL configurables passe de 124 à 1024, la consommation mémoire est réduite et les opérations de vérification ou modification des permissions sur de grands volumes de fichiers sont nettement plus rapides qu’en ACL 1.0. C’est particulièrement utile dès qu’on gère des arborescences complexes avec de nombreux utilisateurs ou groupes. Attention toutefois : la migration vers ACL 2.0 est irréversible. Elle s’applique dossier partagé par dossier partagé et les snapshots créés avec ACL 2.0 ne sont pas compatibles avec les versions antérieures du système.

Qtier hero, SMB kernel mode et tiering intelligent

QuTS hero h6.0 introduit Qtier hero, une gestion hiérarchique du stockage en trois niveaux calibrés selon les patterns d’accès : les données chaudes sur SSD PCIe NVMe (IA, virtualisation, bases de données), les données tièdes sur SSD SAS/SATA pour un équilibre perf/capacité, et les données froides sur HDD SAS ou SATA pour l’archivage longue durée. La matrice couvre l’ensemble des types de lecteurs professionnels : PCIe NVMe, SAS SSD, SATA SSD, SAS HDD, NL-SAS HDD, SATA HDD.

Le daemon SMB tourne désormais en mode kernel avec chiffrement natif. Les benchmarks QNAP sur un TS-h3077AFU en 100GbE (connexion directe) parlent d’eux-mêmes : en IOPS aléatoires 4K en écriture, on passe de 8 868 IOPS sans chiffrement à 60 598 IOPS avec chiffrement activé ! Il s’explique par l’optimisation kernel-level qui contourne les goulots d’étranglement de l’espace utilisateur. Concrètement, activer le chiffrement SMB ne coûte plus rien en termes de performances sur cette génération.

IA locale et MCP

Qsirch intègre désormais RAG Search avec des LLM open source déployés localement : DeepSeek, Gemma, Phi ou Mistral tournent directement sur les NAS équipés de GPU compatibles (QAI-h1290FX, TS-h1290FX, TS-h1277AFX avec des GPU NVIDIA RTX Pro 6000 Blackwell, RTX 6000 Ada ou RTX 4000 Ada). Concrètement, le moteur peut analyser et résumer les fichiers stockés localement sans envoyer une seule donnée dans le Cloud.

L’autre nouveauté qui va plaire aux utilisateurs de Claude Desktop, VS Code ou encore n8n : le MCP Assistant. Il permet de gérer son NAS en langage naturel (créer des dossiers, gérer des utilisateurs, consulter l’état du système) directement depuis ces outils via le protocole MCP.

Avant de mettre à jour

« La patience est mère de sureté », cela s’applique aussi ici. Avant de vous lancer, gardez en tête que QNAP ne permet plus de revenir à une version antérieure de QuTS hero. Cette contrainte change tout. En cas de comportement inattendu après la mise à jour (incompatibilité applicative, régression sur un service critique, problème de migration ACL 2.0…), il n’y a pas de filet de sécurité… si ce n’est votre dernière sauvegarde pour les données. Pour un environnement de production, nous recommandons d’attendre au minimum une semaine, le temps que les premiers retours terrain remontent et que QNAP publie d’éventuels correctifs.

Liste des modèles compatibles : TS-h2490FU/TS-h1090FU, TS-h1290FX, TDS-h2489FU/TDS-h2489FU R2, TS-h3088XU-RP, TVS-h1288X/TVS-h1688X, TS-h987XU-RP/TS-h1887XU-RP/TS-h2287XU-RP/TS-h3087XU-RP, TS-h1886XU-RP/TS-1886XU-RP/TS-h1886XU-RP R2, TS-h686/TS-h886, TNS-h1083X/TNS-h1083X (A Side)/TNS-h1083X (B Side), TS-883XU/TS-883XU-RP/TS-1283XU-RP/TS-1683XU-RP/TS-983XU/TS-983XU-RP/TS-2483XU-RP/TS-h1283XU-RP/TS-h2483XU-RP/TS-h1683XU-RP, TS-h977XU-RP/TS-h1277XU-RP/TS-h1677XU-RP/TS-h2477XU-RP, TS-h1277AXU-RP/TS-h1677AXU-RP/TS-h3077AFU/TS-h2477AXU-RP/TS-h1077AFU, TVS-h1675U-RP/TVS-h1275U-RP/TVS-h875U-RP/TVS-h875U, TVS-675, TVS-h474/TVS-h674/TVS-h874/TVS-h874X/TVS-h674T/TVS-h874T, TBS-h574TX, TS-873AU/TS-873AU-RP/TS-1273AU-RP/TS-1673AU-RP/TS-873AeU/TS-873AeU-RP, TS-h973AX/TS-473A/TS-673A/TS-873A, TVS-672X/TVS-872X/TVS-672N/TVS-872N/TVS-472XT/TVS-672XT/TVS-872XT, TS-1655/TS-855X, TS-855eU/TS-855eU-RP/TS-h1655XeU-RP, TS-253E/TS-453E, HS-264/TBS-464/TS-364/TS-464/TS-664/TS-264/TS-464C2, TS-466C, TS-464U/TS-464U-RP/TS-1264U-RP/TS-464eU/TS-864eU/TS-864eU-RP, TS-i410X/TS-410E, TS-h765eU/TS-h1065eU/TS-h1065eU-RP/TS-h665U/TS-h665U-RP/TS-h1465U-RP, TS-h1277AFX/TVS-h877AX/TVS-h1277AX/TVS-h1677AX, TVS-AIh1688ATX, Qu805/Qu605/Qu405, QAI-h1290FX, TS-h665/TS-h865.

En synthèse

QuTS hero h6.0 est une mise à jour importante qui repositionne les NAS QNAP à base ZFS dans une catégorie supérieure. La combinaison haute disponibilité native, snapshots immuables, KMIP, FIDO2, LLM local et MCP Asistant en fait une plateforme crédible pour des usages professionnels, sans pour autant nécessiter du matériel dédié ou des licences supplémentaires. Les performances SMB kernel avec chiffrement et le tiering Qtier hero complètent un tableau déjà bien fourni. Nous ne l’avons pas abordé ici, mais de nombreuses  améliorations, parfois plus discrète ont été apportées,  notamment au niveau de l’interface d’administration. Pour QTS 6, il faudra attendre la fin d’année…

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page officielle...

TOS 7.0 toujours en Bêta… la version finale en approche

Par : Fx
28 mai 2026 à 07:00
TOS 7 image une - TOS 7.0 toujours en Bêta... la version finale en approche

Depuis octobre 2025, TOS 7.0 fait parler de lui… en Bêta. Mais la version finale pourrait arriver dès le mois prochain. Après une quinzaine de versions Bêta, voici un point d’étape sur ce que prépare TerraMaster

TOS 7 image une - TOS 7.0 toujours en Bêta... la version finale en approche

TerraMaster TOS 7

Il y a des mises à jour et il y a des ruptures annoncées. TOS 7 appartient à la seconde catégorie. Après plusieurs mois de développement mobilisant des centaines d’ingénieurs, TerraMaster livre une refonte totale : 90 % des icônes redessinées, plus de 50 nouvelles fonctionnalités, plus de 1 000 optimisations. Ce n’est pas un simple lifting, c’est une reconstruction en profondeur, avec l’intelligence artificielle comme épine dorsale du système.

L’IA au Cœur du Système

La promesse de TOS 7, c’est d’être le premier système pour NAS nativement adapté aux scénarios IA. Et la nuance est importante. Il ne s’agit pas d’ajouter un plugin intelligent par-dessus une architecture existante… TerraMaster a repris son architecture depuis ses fondations pour y intégrer l’IA au niveau du noyau lui-même.

IA NAS TOS 7 - TOS 7.0 toujours en Bêta... la version finale en approche

Cela se traduit par une standardisation complète des interfaces système et une capacité d’ordonnancement distribué pensée spécifiquement pour les agents IA. Ces derniers peuvent interagir avec l’ensemble des fonctionnalités du NAS, sans couche supplémentaire. Sur le papier, cela change radicalement la façon dont on peut automatiser et piloter un NAS.

Langage naturel comme interface principale

Selon TerraMaster, plus de 90 % des opérations NAS peuvent être réalisées via des commandes en langage naturel, que ce soit par texte ou par voix : gestion des fichiers, configuration du système, déploiement de services… Tout peut passer par un agent IA intégré nativement, sans recourir à des outils tiers.

Le système supporterait également les tâches planifiées, les déclencheurs conditionnels et les opérations en lot via ce même canal naturel. Pour l’utilisateur final, cela signifie qu’il n’est plus nécessaire de naviguer dans des menus imbriqués pour configurer une règle de sauvegarde ou gérer un partage réseau.

L’objectif annoncé : transformer le NAS d’un entrepôt de données passif en un assistant intelligent actif. C’est plutôt un pari ambitieux… TerraMaster prend ici les devants face à ses concurrents direct qui n’ont pas encore franchi ce cap. Mais les utilisateurs sont-ils prêts à sauter le pas ?

Plateforme ouverte aux développeurs

TerraMaster ouvre simultanément une plateforme développeur complète : documentation, outils de développement, environnement de test et gestion des releases. Le modèle sur une boucle fermée « Développement – Test – Distribution ». Les développeurs tiers peuvent intégrer leurs agents IA, créer des skills et les référencer sur la plateforme. C’est le modèle App Store appliqué à l’IA sur NAS.

Une refonte visuelle de l’interface

Au-delà de l’IA, TOS 7 apporte également une refonte graphique. L’interface se veut plus moderne, avec une nouvelle palette de couleurs et des icônes entièrement redessinées. TerraMaster vise clairement à rehausser la perception de son OS, qui souffrait historiquement d’une interface moins soignée que celle de ses concurrents.

En synthèse

TOS 7 est un pari audacieux… et les délais de développement en témoignent. Si l’intégration de l’IA au niveau noyau tient ses promesses en conditions réelles, TerraMaster prendra une avance significative sur ses concurrents dans le segment NAS grand public et PME. Le pilotage par langage naturel et l’architecture ouverte aux agents IA sont des différenciateurs concrets, pas des arguments marketing. Reste à voir ce que cela donnera sur un vrai NAS en condition réelle.

À voir également si les utilisateurs seront prêts à laisser une IA gérer des opérations de maintenance à leur place… et quelle confiance ils lui accorderont.

source

Synology C2 : nouveaux plans, suppressions et hausse des tarifs

Par : Fx
25 mai 2026 à 09:00
Synology C2 2026 - Synology C2 : nouveaux plans, suppressions et hausse des tarifs

C’est en toute discrétion que Synology vient de faire évoluer son offre C2. Les changements ne sont pas encore visibles pour tous, mais voici un résumé de ce qui se prépare : révision des conditions tarifaires, disparition de services et mise à jour des conditions générales. C’est aussi la fin des plans gratuits sur l’ensemble de l’écosystème C2. Explications…

Synology C2 2026 - Synology C2 : nouveaux plans, suppressions et hausse des tarifs

 

Synology C2 évolue

Avant toute chose, faisons rapide retour en arrière. L’offre Synology C2 a vu le jour en 2018, initialement centrée sur le stockage. Deux à trois ans plus tard, le fabricant de NAS a étoffé son catalogue avec des fonctionnalités supplémentaires : C2 Password, C2 Transfer, C2 Backup, C2 Identity… en lien avec la sortie de DSM 7. Plus récemment, Synology a également introduit C2 Object Storage (stockage objet) et C2 Backup for Surveillance (pour Surveillance Station). Dans l’ensemble, ces services formaient un écosystème cohérent, couvrant un large spectre d’usages en complément du NAS.

Les changements à venir

C2 OneStorage : fusion du stockage classique et objet

Synology introduit un nouveau plan baptisé C2 OneStorage, dont l’objectif est de regrouper C2 Storage et C2 Object Storage au sein d’une offre unifiée. Cette consolidation s’accompagne, sans surprise, d’une révision des paliers tarifaires à la hausse, présentée comme nécessaire pour soutenir le développement de la plateforme et l’ajout de nouvelles fonctionnalités.

C2 Password & C2 Transfer : fin de service

C2 Password - Synology C2 : nouveaux plans, suppressions et hausse des tarifs

La mauvaise nouvelle concerne deux services qui disparaissent totalement : C2 Password et C2 Transfer. Les offres gratuites et payantes seront définitivement supprimées en juin 2027. Synology accorde néanmoins une période de transition d’un an. Ces deux services n’ont jamais vraiment décollé, ce qui n’est guère surprenant : le marché est déjà saturé par des alternatives très compétitives, voire 100% gratuites.

C2 Identity : restructuration

C2 Identity perd son plan gratuit ainsi que son offre Business. En remplacement, une nouvelle licence Standard fait son apparition au tarif de 49,99 €/an. Cette nouvelle formule semble bien positionnée pour les petites et moyennes entreprises. Vous l’aurez compris,, elle n’inclut plus C2 Password Business.

Active Insight : la fin du gratuit

Synology active insight 2026 - Synology C2 : nouveaux plans, suppressions et hausse des tarifs

 

Synology modifie également la tarification d’Active Insight. Pour rappel, il s’agit d’un outil centralisant la surveillance, les alertes et les diagnostics de performance pour un ou plusieurs NAS depuis un tableau de bord unique, avec des analyses proactives et des recommandations (ndlr : je n’ai jamais été fan de cette solution). Les licences gratuites permettaient jusqu’alors de surveiller jusqu’à 3 NAS. Elles seront supprimées et remplacées par des plans exclusivement payants. À titre de repère, le tarif par NAS est passé de 9,99 €/an au lancement, à 19,99 €, puis à 23,99 € aujourd’hui.

En synthèse

Synology fait évoluer ses offres C2 et en profite pour supprimer l’ensemble de ses plans gratuits. Si le fabricant laisse du temps pour trouver des alternatives, ces changements marquent aussi une rupture dans sa philosophie. On peut légitimement supposer que derrière les arguments de maintenabilité se cachent des contraintes économiques bien réelles : hausse des prix de l’énergie, rareté des composants mémoire, etc. Les premiers à en pâtir seront malheureusement les particuliers et les petites entreprises.

Synology va devoir revoir son slogan : Synology C2 | Un cloud pour tous

NAS en 2026 : homelab, Docker et IA locale… jusqu’où aller ?

Par : Fx
21 mai 2026 à 07:00
NAS 2026 IA - NAS en 2026 : homelab, Docker et IA locale... jusqu'où aller ?

Pendant des années, le NAS était un boitier discret rangé dans un placard pour de la sauvegarde et du partage de fichiers. En 2026, certains modèles embarquent des processeurs surpuissants, un emplacement PCIe pour GPU et peuvent faire tourner des LLM en local. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

NAS 2026 IA - NAS en 2026 : homelab, Docker et IA locale... jusqu'où aller ?
Image générée à l’aide d’une IA

Quand le NAS a arrêté d’être simplement du stockage

Il y a 10 ans, un NAS était un appareil relativement humble : quelques disques durs en RAID, une interface Web basique et la satisfaction de savoir que vos photos de famille ne disparaîtraient pas du jour au lendemain. C’était son rôle et il le tenait bien…

Bien sûr, il était possible de lui ajouter quelques fonctionnalités supplémentaires : antivirus, serveur d’impression, station de téléchargement, serveur Web, etc. Puis Docker est arrivé.

Synology, QNAP, Asustor, TerraMaster ont progressivement intégré la gestion de conteneurs dans leurs interfaces. Et là, tout a basculé… Les forums ont explosé en tutoriel pour faire tourner AdGuard Home (bloqueur de pub), Jellyfin (votre Netflix personnel), Immich (votre Google Photos à vous), Bitwarden (vos mots de passe en local) ou encore Home Assistant (votre domotique sous contrôle total). Soudain, le NAS n’était plus un périphérique de stockage, c’était un vrai serveur.

Docker sur NAS : la révolution applicative

Comprendre pourquoi Docker a tout changé, c’est comprendre ce qu’il apporte : l’isolation. Chaque application fonctionne dans son propre conteneur, avec ses dépendances, sans polluer le système hôte. Pour un NAS qui doit avant tout rester stable, c’est idéal… enfin, en théorie.

En pratique, chaque application consomme de la mémoire vive (RAM), du temps processeur (CPU) et de l’espace disque. Là où les NAS d’entrée de gamme (ou les plus anciens) embarquaient des processeurs ARM modestes avec 512 Mo de RAM, les usages actuels exigent bien davantage.

Le processeur du NAS : de parent pauvre à pièce maîtresse

Historiquement, le dimensionnement du CPU d’un NAS était une préoccupation secondaire à la conception… quelque chose d’assez puissant pour gérer les entrées/sorties disques et le chiffrement, mais pas davantage. Cette époque est révolue !

Intel N100 et ses cousins

La génération de NAS sortie entre 2023 et 2025 s’est largement standardisée autour de processeurs comme l’Intel Celeron J4125 et N95. Ces puces offrent un excellent équilibre : faible consommation, transcodage matériel et performances suffisantes pour faire tourner confortablement plusieurs applications simultanément.

Un NAS équipé d’un N305 avec 16 Go de RAM représente aujourd’hui la configuration idéale pour l’utilisateur qui souhaite un serveur applicatif polyvalent sans alourdir sa facture d’électricité. C’est d’ailleurs le consensus des communautés homelab : pour 80 % des usages domestiques, ce profil CPU est amplement suffisant.

2026 : la montée en puissance s’accélère

Les constructeurs, eux, ne semblent pas vouloir s’arrêter là. L’année 2026 marque un tournant sur le marché des NAS haut de gamme, avec des annonces qui auraient semblé absurdes il y a 3 ans.

Plusieurs modèles intègrent désormais des processeurs haute performance avec des NPU (Neural Processing Unit) intégrés. Plus fort encore, certains proposent d’un emplacement PCIe pour des cartes GPU Nvidia (RTX 4060 ou carte d’inférence A2).

Attention, ce type de configuration consomme entre 35 et 65W en charge (contre 8-15W pour un N100). Sur une année de fonctionnement continu, la différence représente plusieurs dizaines d’euros sur votre facture d’électricité. La montée en puissance doit donc se justifier par des besoins réels.

L’IA locale sur NAS : révolution ou effet d’annonce ?

L’intelligence artificielle locale (faire tourner des LLM comme Llama, Mistral ou Phi-4 sur son propre matériel) est devenue le nouveau Graal du homelab. Des outils comme Ollama ou LM Studio permettent désormais à n’importe qui d’héberger son propre assistant IA privé, sans envoyer la moindre donnée dans le Cloud.

Les NAS de 2026 mettent cet argument en avant comme un atout commercial majeur. Le Ryzen AI 9 HX Pro 370, avec ses 50 TOPS de puissance NPU, peut faire tourner des modèles 7B (7 milliards de paramètres) à une vitesse tout à fait acceptable. Avec une carte GPU Nvidia en PCIe, on passe à un niveau différent : des modèles 13B ou 30B deviennent envisageables.

Mais soyons honnête, un NAS est-il vraiment la bonne machine pour faire de l’IA ?

Arguments pour l’IA sur NAS :

  • Machine déjà allumée 24h/24, pas besoin de PC supplémentaire ;
  • Intégration directe avec les données stockées localement ;
  • Un seul équipement à administrer ;
  • Les nouveaux modèles compacts (Phi-4, Gemma 3) tournent efficacement sur CPU/NPU ;
  • Aucun envoi de données vers le cloud, la confidentialité préservée

Limites à considérer :

  • Un GPU dédié (même RTX 3060) reste 5-10× plus rapide pour l’inférence ;
  • Coût important : NAS + GPU > PC dédié ;
  • Thermique : un NAS est conçu pour les disques et SSD, pas pour un GPU chaud ;
  • Risque de concurrence pour les ressources avec les conteneurs Docker ;
  • Maintenance plus complexe en cas de panne du GPU.

L’IA locale sur un NAS est une option crédible pour des usages légers comme un chatbot personnel interrogeant vos documents, de la transcription audio locale ou de l’analyse d’images simples. Pour de l’inférence intensive ou de la génération d’images (Stable Diffusion), un PC dédié avec GPU reste de loin la solution la plus efficiente.

Faut-il tout mettre dans son NAS ?

Voilà la vraie question de fond, celle que tout passionné de homelab finit par se poser. Et honnêtement, il n’y a pas de réponse universelle… mais 2 logiques s’affrontent clairement.

NAS tout-en-un

Un seul appareil à gérer, une seule prise électrique, une seule interface d’administration. Pour l’utilisateur qui débute en homelab ou qui veut une solution simple et économique, un NAS bien dimensionné (N305/16Go + quelques disques) fait très bien le travail : stockage, partage, sauvegardes, Jellyfin, Immich, Bitwarden, Home Assistant… tout cela tourne parfaitement sur ce profil matériel, sans dépenser 500€ supplémentaires en serveur séparé.

Dissociation

À mesure que les besoins s’étoffent (plus d’applications, des machines virtuelles, de la virtualisation réseau, des charges IA…), la logique évolue. Un NAS reste fondamentalement un appareil de stockage : son système de refroidissement, sa durée de vie, sa conception sont optimisés pour des disques durs en fonctionnement permanent, pas pour un CPU sollicité à 95 % de charge pendant 8 heures.

La séparation entre stockage et applicatifs présente un avantage opérationnel réel : si votre serveur Docker tombe, vos données sur le NAS restent intactes et accessibles. Si votre NAS rencontre un problème de disque, vos services continuent de fonctionner. Cette résilience a de la valeur, surtout si vous hébergez des services critiques (ex. : Bitwarden).

Mon humble avis

Un NAS équipé d’un processeur de type N150/N305 gère parfaitement les applicatifs courants du homelab, sans sourciller. C’est un équilibre excellent. En revanche, l’IA locale intensive mérite une machine dédiée : un PC avec GPU sera toujours plus performant à budget et consommation comparables.

Les NAS ultra-puissants de 2026 sont impressionnants sur le papier, mais leur proposition de valeur doit se confronter à la réalité des usages réels (et à votre facture d’électricité).

L’IA sur un NAS peut avoir un intérêt, c’est un indéniable… mais pour des usages ciblés. Les processeurs continueront de progresser tout en maîtrisant leur consommation énergétique. Ce qui n’est pas encore possible aujourd’hui le sera certainement demain.

Et l’avenir ?

L’arrivée de l’IA dans les NAS grand public est réelle et irréversible. Les cas d’usage vont se multiplier : reconnaissance d’objets dans vos photos (Immich le fait déjà), transcription automatique de réunions, assistants contextuels connaissant vos fichiers… Ces fonctions légères, intégrées nativement par les éditeurs, s’accommoderont très bien d’un CPU / NPU, même modeste.

La question n’est donc pas de savoir si l’IA a sa place sur un NAS (elle y est déjà), mais à quelle profondeur vous voulez l’intégrer… et si le jeu en vaut financièrement la chandelle. La mode des NAS « IA » de 2026 ressemble un peu à celle des NAS « 4K transcoding » de 2018 : une vraie capacité, que 10 % des utilisateurs exploiteront réellement à plein régime.

En synthèse

Le NAS a profondément évolué. De simple disque réseau, il est devenu un vrai serveur domestique, capable de faire tourner une constellation d’applications via Docker. Un processeur Intel N305 avec 16 Go de RAM est aujourd’hui la configuration raisonnable pour un homelab polyvalent et économe en énergie.

Les NAS de 2026 avec leurs Ryzen AI, leurs processeurs mobiles Core i7 mobiles et GPU sont de vraies prouesses techniques. Ils ouvrent des possibilités inédites (IA locale, inférence LLM, transcodage massif…). Mais cette puissance a un coût : financier, énergétique et en complexité de maintenance.

Pour la majorité des utilisateurs, un NAS bien dimensionné couvre largement les besoins applicatifs courants. L’IA locale intensive mérite une machine dédiée. Et pour les besoins les plus exigeants, l’architecture dissociée NAS + serveur applicatif reste la solution la plus robuste et la plus évolutive.

L’avenir du NAS comme serveur domestique universel est probable. Mais en 2026, nous n’en sommes qu’aux premiers chapitres… et les usages réels restent encore loin des promesses marketing.

Unraid 7.3.0 : TPM, démarrage interne et Docker 29

Par : Fx
15 mai 2026 à 07:00
unraid 730 - Unraid 7.3.0 : TPM, démarrage interne et Docker 29

Lime Technology vient de publier Unraid 7.3.0, une mise à jour majeure de son système d’exploitation destiné aux NAS. Au programme : un nouveau processus d’installation, une refonte du mécanisme de licence, une mise à jour majeure de Docker et de nombreuses corrections importants (notamment Copy Fail et Dirty Frag). Voici ce qu’il faut réellement retenir de cette version…

unraid 730 - Unraid 7.3.0 : TPM, démarrage interne et Docker 29

Unraid 7.3.0

L’une des nouveautés les plus visibles de cette version concerne l’expérience d’accueil des nouveaux utilisateurs. Un assistant d’intégration (Onboarding Wizard) prend désormais en charge la configuration initiale : langue, fuseau horaire, thème visuel, paramètres de licence et choix de la méthode de démarrage . Accessible également depuis Outils → Assistant d’intégration, il permet aux utilisateurs existants de revoir leur configuration ou de migrer vers le démarrage interne.

nextsteps Unraid 730 - Unraid 7.3.0 : TPM, démarrage interne et Docker 29

Ce démarrage interne (internal boot) constitue d’ailleurs l’évolution structurelle majeure de cette version. Unraid peut désormais démarrer depuis un pool ZFS dédié, indépendamment de la traditionnelle clé USB. Cette approche réduit surtout la dépendance aux clés USB, jugées moins fiables à long terme. Un point important tout de même : le support de démarrage doit être accessible via des pilotes Linux natifs au moment du démarrage. Les appareils nécessitant des pilotes tiers ne sont pas compatibles.

Unraid 7.3.0

La licence migre vers le TPM

Unraid introduit une nouvelle méthode de licence liée au TPM, appelée à coexister avec l’activation traditionnelle par clé USB. Toutes les nouvelles clés et les clés de remplacement utilisent désormais ce mécanisme par défaut, jugé plus robuste. Les utilisateurs existants peuvent effectuer cette migration manuellement à l’aide de la documentation officielle. C’est un changement discret, mais important pour la pérennité des installations : la perte ou le remplacement d’une clé USB ne devrait plus rimer avec perte de licence.

Docker 29 : attention aux adresses MAC

Docker passe de la branche 27 à la branche 29.4.3 et ce saut de version entraîne un changement de comportement : les adresses MAC des conteneurs sont désormais générées de façon aléatoire à chaque démarrage. Pour les déploiements reposant sur des réservations DHCP, des règles de pare-feu ou des ACL de switch, cela peut être problématique.

Unraid répond à ce besoin en introduisant un champ optionnel d’adresse MAC fixe directement dans les templates Docker. Les valeurs héritées présentes dans les paramètres supplémentaires (–mac-address=) sont migrées automatiquement lorsque c’est possible. Par ailleurs, des « conteneurs fantômes » (phantom containers) devenus visibles après la migration Docker 27→29 sont désormais filtrés de l’interface, sans altérer l’état interne de Docker.

Stockage : ZFS gagne en visibilité et en contrôle

Plusieurs améliorations touchent le stockage. Les fichiers corrompus dans un pool ZFS sont maintenant affichés dans l’interface, ce qui facilite le diagnostic. La taille maximale de l’ARC ZFS est désormais configurable directement depuis Réglages → Paramètres disque, sans avoir à passer par un paramètre de pilote personnalisé.

Des régressions importantes sont également corrigées : les disques 4Kn et certaines configurations LSI HBA rencontraient des problèmes de compatibilité de taille de secteur avec XFS, c’est résolu. Des correctifs concernent aussi le réveil intempestif des pools ZFS toutes les 24 heures, la détection de périphériques avec des noms longs (sdp, sdap…), etc.

Virtualisation, interface et réseau

QEMU monte en version 10.2.2, libvirt en 12.2.0, et le firmware OVMF est rafraîchi. Un bug de blocage avec virtiofs sur certains systèmes Linux invités est corrigé. Du côté réseau, Unraid enrichit son support matériel AMD avec les modules XDNA, ACP et NPU, ainsi que des firmwares Bluetooth et Wi-Fi Intel mis à jour. Une page dédiée à Tailscale fait son apparition dans les réglages, facilitant la découverte du plugin.

L’interface web bénéficie de nombreuses corrections : gestion des fins de ligne Windows dans les fichiers de configuration GRUB et Syslinux, affichage de la RAM, isolation des cœurs CPU, redémarrage automatique du daemon SSH après une reprise réseau, et formatage des notifications Discord.

En synthèse

Unraid 7.3 n’est pas une mise à jour cosmétique. Le démarrage interne, la migration TPM, la gestion des MAC Docker et les corrections ZFS constituent des changements structurels qui améliorent la fiabilité à long terme des installations. Le noyau Linux passe en version 6.18.23, et l’ensemble de la distribution de base est mis à jour avec des versions récentes de curl, OpenSSL, PHP 8.4, rclone, et bien d’autres composants. Une mise à jour à planifier sérieusement pour tout utilisateur soucieux de la stabilité de son infrastructure.

source

Failles Copy Fail, Dirty Frag et Fragnesia : Quels NAS sont impactés ?

Par : Fx
14 mai 2026 à 15:52
faille securite - Failles Copy Fail, Dirty Frag et Fragnesia : Quels NAS sont impactés ?

Copy Fail, Dirty Frag et Fragnesia sont 3 failles de sécurité différentes touchant quasiment toutes les distributions Linux. Elles permettent à un utilisateur malveillant d’obtenir un accès root (super-utilisateur) et par conséquent, disposer de tous les droits sur le système. La très grande majorité des NAS fonctionnant ave un noyau Linux, il y a de fortes chances que votre appareil soit concerné…

faille securite - Failles Copy Fail, Dirty Frag et Fragnesia : Quels NAS sont impactés ?

Synology

Commençons par le leader du secteur : Synology. Le fabricant a rapidement communiqué sur Copy Fail et Dirty Frag. Ses systèmes (DSM, SRM, BeeStation…) ne sont pas impactés par ces deux failles. Concernant Fragnesia (qui vient tout juste d’être divulguée), Synology n’a pas communiqué dessus. Cette faille exploite les mêmes modules du noyau Linux que Dirty Frag (esp4, esp6 et rxrpc), il serait donc possible que les NAS Synology soient immunisés.

Le fabricant est souvent pointé du doigt pour l’utilisation d’un noyau Linux ancien, certes robuste… mais dépourvu de certaines fonctionnalités récentes. Force est de constater que cela joue ici en sa faveur.

QNAP

QNAP publie régulièrement des mises à jour, y compris du noyau. Pour autant, aucun correctif n’est encore disponible. Il investigue toujours… le fabricant est toujours en cours d’analyse et ne propose pour l’heure qu’un ensemble de recommandations (ex. : ici et )..

QNAP souligne que l’exploitation de ces failles nécessite un accès SSH ou Telnet, des fonctionnalités que QTS et QuTS hero réservent exclusivement au groupe Administrateur. Le risque demeure néanmoins réel.

Asustor

Asustor a réagi rapidement en publiant un premier correctif pour Copy Fail dès le 12/05 (voir l’annonce ici). Pour Dirty Frag, il faudra attendre encore quelques jours pour en savoir plus.

Pour ce qui est de Fragnesia, le fabricant n’a pas encore communiqué. La faille étant très récente, il faudra patienter encore quelques jours avant d’en savoir davantage.

TerraMaster

Terminons avec TerraMaster. Le fabricant chinois a indiqué que TOS 6 (et les versions précédentes) ne sont pas impactés par Copy Fail et Dirty Frag (comme Synology). En revanche, TOS 7, actuellement en version bêta, est bien concerné. Un correctif est déjà annoncé pour arriver très prochainement. Aucune information n’a été communiquée au sujet de Fragnesia.

En synthèse

Seuls les systèmes actuels de Synology et TerraMaster semblent épargnés par Copy Fail et Dirty Frag. Asustor a été le premier à publier un correctif (et le seul pour le moment), un autre ne devrait pas tarder. QNAP semble encore en phase d’analyse… Nous n’avons pas trouvé d’information concernant UGREEN.

Concernant Fragnesia, aucun fabricant n’a communiqué pour le moment.

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