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Souveraineté numérique : pourquoi basculer sur une stack privacy européenne

Par : Korben ✨
30 avril 2026 à 13:06
-- Article en partenariat avec Proton --

L'actualité de la tech ces derniers mois donne des sueurs froides. Entre les rebondissements autour du CLOUD Act, la section 702 de FISA qui permet aux agences US d'accéder aux données des non-américains sans mandat, et les tensions diplomatiques internationales, la question de la souveraineté numérique n'est plus un débat de geeks. C'est un enjeu concret pour quiconque stocke, communique ou navigue en ligne.

Dans ce contexte, choisir ses outils, c'est faire un acte politique. Pas besoin de militer avec un mégaphone. Parfois, il suffit de changer de fournisseur et c'est là que Proton (lancé en 2014) entre en piste.

La localisation de vos données est importante

Si vous utilisez encore des services gratuits basés aux États-Unis (coucou Google, Meta & co), sachez que vos données sont, juridiquement, à portée de main du FBI, de la NSA ou de n'importe quelle agence fédérale disposant d'une subpoena (en gros l'équivalent d'une assignation à comparaître). Le CLOUD Act (pour Clarifying Lawful Overseas Use of Data) permet aux autorités américaines d'exiger l'accès aux données détenues par des entreprises US, même si ces données sont stockées sur des serveurs en Europe. Pepouze, ont fait comme chez nous quoi.

La Suisse, par contre, n'est pas membre de l'UE ni de l'EEE. Elle dispose de lois strictes sur la protection des données (LPD) et n'est donc pas soumise au CLOUD Act. Proton, basé à Genève, opère donc sous un cadre juridique qui privilégie la vie privée des utilisateurs. Ce n'est pas mon opinion, c'est un fait juridique.

Ajoutez à cela que tous les produits Proton sont open source, régulièrement audités par des tiers indépendants, qu'ils appliquent une politique de no-logs vérifiée et vous obtenez une stack technique qui résiste.

Proton VPN : la porte d'entrée idéale (à 1 €/mois)

Commençons par le produit phare de la suite : Proton VPN. Pourquoi un VPN ? Pas seulement pour contourner des géoblocages (même si bah ... accéder à un catalogue Netflix étranger a son charme). Un VPN sérieux chiffre votre trafic, masque votre trafic aux yeux de votre FAI, et vous protège sur les réseaux Wi-Fi publics crades. Comme tous les VPN sérieux, il restaure une couche de confidentialité dans un internet de plus en plus surveillé.

D'ailleurs si Proton coche la plupart des cases techniques essentielles, il va même plus loin avec des fonctionnalités pensées pour les usages exigeants :

**VPN Accelerator : la vitesse sans compromis
**Oubliez le mythe du « VPN qui ralentit tout ». Grâce au VPN Accelerator (une techno propriétaire qui optimise le traitement des protocoles et réduit la latence), Proton améliore les performances jusqu'à 400 % sur les connexions longue distance. Couplé à un réseau de serveurs 10 Gbps (plus de 20 000 serveurs dans 140+ pays), le résultat est plutôt pas mal du tout. Streaming fluide, téléchargements rapides, navigation réactive, ça poutre bien.

**Stealth : contourner la censure avancée
**Vous voyagez dans un pays restrictif ? Le protocole Stealth, basé sur un WireGuard tunnellisé via TLS, rend votre trafic VPN indiscernable d'une connexion HTTPS classique. Du coup il passe à travers la plupart des pare-feux et méthodes de blocage sophistiquées. Idéal pour les journalistes, les activistes, ou simplement les voyageurs qui veulent accéder à leurs services habituels sans friction.

**Secure Core : la double protection
**Pour les scénarios à haut risque, Secure Core route votre trafic via au moins deux serveurs. D'abord il passera par un nœud d'entrée situé dans un pays à forte protection des données (Suisse, Islande, Suède), puis par un serveur de sortie. Cette architecture en « double VPN » protège contre les attaques par corrélation de trafic et les compromissions de nœud de sortie. Les serveurs Secure Core sont hébergés dans des data centers durcis (anciennes bases militaires, installations souterraines, accès biométriques) et exploités sur des réseaux dédiés.

Ajoutez à ça des fonctionnalités comme :

  • NetShield : un bloqueur DNS intégré qui filtre pubs, trackers et malwares avant qu'ils n'atteignent votre appareil.
  • Kill Switch & Always-on VPN : coupe automatiquement le trafic si la connexion VPN tombe, pour éviter toute fuite d'IP.
  • Tor over VPN : accédez au réseau Tor en un clic, sans configuration complexe.
  • Split Tunneling : choisissez quelles applications passent par le VPN, et lesquelles utilisent votre connexion directe.
  • Chiffrement de bout en bout : AES-256, ChaCha20, clés 4096-bit RSA.

Mais parlons prix, car c'est souvent là que le bât blesse. Les VPN « premium » tournent souvent autour de 10-12 €/mois. Proton propose actuellement une offre d'appel à 1 euro par mois pour Proton VPN .

Pour le prix d'un café serré, vous testez un VPN sérieux, sans engagement long terme, et vous soutenez une entreprise qui se bat pour la vie privée en ligne. C'est un point d'entrée à très faible risque.

L'offre est visible directement sur leur site, sans code promo alambiqué. Si l'expérience vous convainc, vous pourrez toujours migrer vers une formule plus complète plus tard.

La cohérence d'une stack privacy

Un VPN protège votre navigation. Mais vos emails dans tout ça ? Et vos fichiers stockés dans le cloud ? Hé bien c'est là que la vision de Proton prend tout son sens puisqu'ils proposent un écosystème unifié plutôt que des outils disparates.

**Proton Mail : l'email chiffré de bout en bout
**Finis les scans publicitaires de vos messages (coucou Gmail). Proton Mail chiffre vos emails avant même qu'ils ne quittent votre appareil. Seul le destinataire possédant la clé privée peut les lire. Même Proton ne peut pas accéder au contenu de vos messages. L'interface est épurée, les applications mobiles sont fluides, et l'intégration avec un client email tiers (via IMAP/SMTP) est possible sur les formules payantes.

**Proton Drive : le stockage cloud qui respecte votre vie privée
**Lancé plus récemment, Proton Drive permet de stocker vos fichiers avec un chiffrement de bout en bout. Fini les analyses automatiques de vos photos ou documents. Vous gardez le contrôle total. L'intégration avec Proton Mail permet d'envoyer des fichiers volumineux de manière sécurisée, directement depuis votre boîte de réception.

**Le tout-en-un : Proton Unlimited
**Si vous commencez à voir l'intérêt d'avoir VPN + Mail + Drive sous le même toit, sachez que Proton propose l'offre Proton Unlimited. Elle regroupe :

  • Proton VPN (accès complet à tous les serveurs, dont Secure Core et Stealth)
  • Proton Mail (avec adresse personnalisée, alias illimités et 500 Go de stockage partagé)
  • Proton Drive (stockage étendu, partage chiffré, synchronisation multi-appareils)
  • Proton Pass ( gestionnaire de mots de passe avec authentification 2FA intégrée et surveillance du dark web)
  • Proton Calendar (agenda chiffré, partage sécurisé d'événements)

Le tout pour un tarif unique, souvent plus avantageux que l'addition des services séparés. Et bonne nouvelle c'est que l'offre découverte à 1 €/mois peut parfois s'appliquer à Proton Unlimited selon les promotions en cours (à vérifier sur leur page dédiée). C'est l'occasion idéale pour tester l'écosystème complet sans se ruiner.

La souveraineté numérique, ça se construit pas à pas

Basculer vers une stack privacy européenne, ce n'est pas un geste magique qui résoudra tous les problèmes de surveillance en ligne. Mais c'est un pas concret, mesurable, pour reprendre le contrôle sur vos données. C'est un projet aligné avec des valeurs de protection de la vie privée.

Proton n'est pas parfait. L'écosystème est encore jeune comparé aux géants du secteur, certaines fonctionnalités avancées arrivent progressivement, et le prix (même avec l'offre d'appel) reste un investissement supérieur au zéro pratiqué par le "tout gratuit". L'abonnement couvre jusqu'à 10 machines, ce qui est assez large pour la plupart des familles, mais c'est pas de l'illimité non plus.

Si vous hésitez encore, rappelez-vous : 1 euro. C'est le prix d'un café (demi café bientôt), soit un coût marginal pour un test sans risque. Si l'expérience ne vous satisfait pas, vous aurez perdu l'équivalent d'un sucre en poudre. Mais si c'est le cas, vous aurez fait un pas significatif vers la reprise de contrôle de votre vie numérique.

Prêt à tester ? Découvrez l'offre Proton VPN à 1 €/mois.

Et, si le cœur vous en dit, explorez l'offre Proton Unlimited pour embrasser toute la stack d'un coup. Parce que la souveraineté numérique, ça commence par un choix. Ce choix, c'est toujours le vôtre, vous avez encore les clés du bonheuuuur dans vos mains. Et comme d'hab, naviguez sûr et gardez le contrôle.

FAQ rapide (oui vous vous êtes posé l'une d'entre elles, je sais) 

*- Proton VPN conserve-t-il des logs de navigation ?
*Non. Proton VPN applique une politique stricte de no-logs, vérifiée par des audits indépendants. Aucune adresse IP, aucun historique de navigation, aucune donnée de session n'est conservée. Sous droit suisse, Proton ne peut même pas être contraint de commencer à logger.

*- Puis-je utiliser Proton VPN pour regarder du streaming étranger ? 
*Oui, Proton VPN propose des serveurs optimisés pour le streaming (Netflix, Disney+, Prime Video, etc.) sur ses formules payantes. La performance est au rendez-vous grâce au protocole WireGuard et au VPN Accelerator.

*- Le protocole Stealth fonctionne-t-il partout ? 
*Stealth est conçu pour contourner la censure avancée (Chine, Iran, Russie, etc.). Il n'est pas infaillible à 100 %, mais il représente l'une des solutions les plus robustes du marché, régulièrement mise à jour face aux nouvelles techniques de blocage.

*- La Suisse est-elle vraiment un havre de confidentialité ? 
*Sans être complète, la législation suisse (LPD) reste l'une des plus protectrices au monde. La Suisse n'est pas membre des alliances de surveillance Five Eyes, Nine Eyes ou Fourteen Eyes. Cela ne garantit pas une immunité absolue, mais cela crée un cadre juridique nettement plus favorable que bien d'autres juridictions.

*- L'offre à 1 €/mois est-elle limitée dans le temps ?
*Il s'agit d'une offre promotionnelle ponctuelle. Si vous lisez ces lignes et qu'elle est toujours active, n'attendez pas ! Vous pourrez toujours annuler ou modifier votre abonnement plus tard.

*- Proton est-il compatible avec mes appareils ? 
*Sauf cas exceptionnel, la réponse devrait être : oui. Les applications Proton sont disponibles pour Windows, macOS, Linux, iOS, Android, Android TV, Chromebook, et via extensions navigateur (Chrome, Firefox). Un seul abonnement couvre jusqu'à 10 appareils simultanément.

Ce smartphone Android fait tourner Red Dead Redemption 2 et Cyberpunk 2077 en local

Par : Korben
6 avril 2026 à 08:23

Le Red Magic 11 Golden Saga Edition est un téléphone Android capable de faire tourner des jeux PC Windows en local, sans connexion internet et sans cloud gaming. Red Dead Redemption 2 tourne à plus de 40 images par seconde, GTA V dépasse les 60, et Cyberpunk 2077 est jouable. Le tout dans la poche.

Comment ça marche

Red Magic utilise un outil appelé GameHub, qui fait tourner des jeux Windows directement sur Android grâce à une couche d'émulation basée sur Wine et Proton (les mêmes technologies que Valve utilise sur le Steam Deck pour faire tourner des jeux Windows sous Linux).

Pas besoin de streaming, pas besoin de serveur distant. Le jeu s'exécute en local sur le téléphone, avec les fichiers installés sur le stockage interne.

Le Red Magic 11 Golden Saga Edition embarque un Snapdragon 8 Elite Gen 5 avec 24 Go de RAM LPDDR5T et 1 To de stockage UFS 4.1 Pro.

Il y a aussi un système de refroidissement actif avec ventilateur, des chambres à vapeur dorées et de l'argent dans le circuit de dissipation thermique. L'écran fait 6,85 pouces, 144 Hz, en AMOLED, et la batterie est de 7 500 mAh.

Les performances en jeu

Red Dead Redemption 2 tourne autour de 40 à 50 images par seconde en moyenne, avec des pointes à 60 dans les intérieurs. GTA V monte jusqu'à 100 images par seconde en intérieur et reste autour de 65 en ville.

Cyberpunk 2077, le plus gourmand, tient au-dessus de 30 images par seconde en 720p avec les paramètres au minimum et le FSR activé. C'est jouable, mais on est loin du confort d'un PC.

Par contre, le téléphone chauffe beaucoup. Des tests ont montré que le processeur pouvait atteindre 100 degrés en charge prolongée sur Cyberpunk 2077. Le ventilateur tourne à fond, et l'autonomie en prend un coup.

Le prix du jouet

Le Red Magic 11 Golden Saga Edition est affiché à 1 500 euros. A ce tarif, on peut acheter un PC gaming portable correct ou un Steam Deck OLED avec encore pas mal de marge. Le public visé est très spécifique : les passionnés de gaming mobile qui veulent jouer à des jeux PC sans avoir de PC.

Bon maintenant on ne va pas de mentir, pour bien moins cher, un Steam Deck OLED fait largement mieux, avec un écran plus grand et une bien meilleure ergonomie pour jouer.

Source : Techspot

NTSYNC - Wine 11 booste les jeux Linux de 678%

Par : Korben
25 mars 2026 à 15:45

Dirt 3 qui passe de 110 à 860 FPS sous nunux, non, j'ai pas fumé la moquette ! En fait c'est surtout grâce au fameux module de synchronisation kernel NTSYNC promis avec Wine 11 qui est enfin dispo dans certaines distros. Et la bonne nouvelle c'est que les premiers benchmarks développeurs viennent de tomber, donc on va regarder ça ensemble !

Concrètement, Fedora 42, Ubuntu 25.04 et SteamOS 3.7.20 beta embarquent maintenant le module par défaut avec le kernel 6.14. Du coup Resident Evil 2 bondit de 26 à 77 FPS, Call of Juarez grimpe de 99 à 224 FPS, et Tiny Tina's Wonderlands passe de 130 à 360. Et Call of Duty Black Ops est maintenant devenu... jouable ! Woohoo !

Alors attention, ces benchmarks comparent Wine vanilla (sans aucune optimisation) avec Wine + le module. Cela veut dire que si vous utilisiez déjà fsync via Proton ou Lutris, les gains seront moins spectaculaires. Après les jeux qui en profitent le plus sont ceux avec de grosses charges multi-thread où la synchronisation était vraiment le problèmo noméro uno.

Pour capter pourquoi cette news est un gros morceau, faut regarder un peu sous le capot. Au temps jadis, chaque fois qu'un jeu Windows devait coordonner ses threads (genre, attendre qu'une texture finisse de charger), Wine faisait des allers-retours avec wineserver... des milliers de fois par seconde. Du coup, on se tapait des micro-sacades et une cadence d'images pourrie.

Y'a eu des tentatives pour arranger ça. D'abord esync, puis fsync... ça améliorait les choses mais c'était du bricolage. Ça nécessitait des patchs kernel non-officiels que personne ne maintenait vraiment, et certains jeux gourmands faisaient carrément tout planter.

Mais tout cela c'est de l'histoire ancienne puisque NTSYNC, semble être enfin la bonne approche. Elizabeth Figura (CodeWeavers), la même dev qui avait pondu les solutions précédentes, a créé, cette fois, un vrai module intégré directement dans le noyau Linux. Comme ça, plus de bidouilles à la con et surtout plus d'approximations. Le noyau gère enfin la synchronisation lui-même, nativement, comme il aurait toujours dû le faire.

La stonksitude du barbu gamer est à son maaaax

Après des années de boulot et une présentation à la Linux Plumbers Conference 2023, le module a fini par être mergé dans le kernel mainline il y a peu. Ça marche donc "out of the box" et ça c'est plutôt chouette !

Et pour les possesseurs de Steam Deck, quand Valve rebasera Proton officiel sur Wine 11, tout le monde aura ça gratos !! En attendant, si vous êtes impatient, sachez que Proton-GE le supporte déjà ! Entre ça et le fait que 90% des jeux Windows tournent maintenant sous Linux , y'a clairement plus d'excuses pour rester sous Windows si c'est le gaming qui vous retenait, mes cocos !

Bref, c'est carrément la plus grosse avancée gaming Linux depuis Proton. Pas mal pour un module kernel bien velu quand même !

Source

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