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Slint - Un toolkit GUI pour Rust, C++, JS et Python

Par : Korben ✨
29 avril 2026 à 08:49

Vous avez déjà voulu créer une appli desktop qui tourne sur Linux, Mac et Windows en même temps ? En Rust, c'était un peu compliqué jusqu'ici. Heureusement, Slint , créé par la société allemande SixtyFPS GmbH, propose une solution sympa !

L'idée, c'est de décrire votre interface dans des petits fichiers .slint (un genre de mini HTML/CSS pour appli native), et de brancher ça à du Rust, du C++, du JavaScript ou du Python. Comme ça, vous codez le visuel d'un côté, la logique de l'autre.

Et ce qui est encore plus cool c'est que leur runtime tient dans 300 KiB de RAM. A titre de comparaison, une appli Electron type Discord en bouffe plusieurs centaines de mégaoctets. Slint tourne donc aussi bien sur un Raspberry Pi, un microcontrôleur STM32, ou directement dans un navigateur via WebAssembly.

Par exemple, SK Signet, un fabricant sud-coréen leader sur le marché américain des bornes de recharge électrique, anime ses écrans tactiles 15 à 32 pouces avec. OTIV fait tourner ses trains autonomes dessus. WesAudio l'utilise également pour son plugin audio pro.

Donc c'est du sérieux et si vous voulez tester sans rien installer, direction SlintPad . Vous tapez du code, et le rendu apparaît dans le navigateur. Ensuite pour débuter un projet Slint en local, faudra faire un cargo install slint-lsp puis utiliser le template slint-rust-template dispo sur GitHub. 2 minutes de compilation plus tard et hop, vous avez votre première fenêtre.

Côté tarif, Slint est gratuit pour les projets open source et gratuit aussi pour les applis desktop, mobile ou web même propriétaires. Seul l'embarqué propriétaire est payant. Donc pour la majorité des gens, c'est gratos.

Le revers de la médaille c'est qu'il faudra apprendre un nouveau langage de description, et la bibliothèque de boutons et menus prêts à l'emploi est moins fournie qu'un Qt qui a 30 ans d'avance derrière lui. Mais ça vaut le coup d'essayer puis vu que tout le monde vibe code de toute façon, ça ne devrait pas vous poser trop de soucis.

Voilà, si vous bricolez vos propres outils sur Raspberry Pi ou que vous voulez juste une appli desktop ultra-légère sans embarquer un navigateur entier avec, c'est à regarder.

Merci Chrltc pour le lien !

Source : github.com/slint-ui/slint

DroneAware Node - Détecter les drones avec un Raspberry Pi

Par : Korben ✨
21 avril 2026 à 15:17

Il a zoné au-dessus de votre jardin durant 3 minutes la semaine dernière. Vous l'avez entendu, vous avez levé la tête, mais trop tard ! Encore un putain de drone. Mais lequel ? Et surtout, qui le pilotait ?

Alors voilà un projet qui tente de répondre à ces questions pour le prix d'un week-end entre potes ! DroneAware Node , c'est une station de détection de drones à bricoler soi-même à base de Raspberry Pi. Il vous faut un Pi, 2 dongles USB, une microSD, et vous avez un truc qui écoute les signaux Remote ID autour de chez vous. Son créateur, DroneAwareDan, annonce une portée allant jusqu'à 8 km, mais en conditions idéales, au-dessus de l'eau et avec de grosses antennes. Dans la vraie vie, tablez plutôt sur 1 à 2 km selon le bruit radio du quartier et la qualité des antennes.

Le principe est assez malin. La FAA a imposé le standard Remote ID aux opérateurs américains à partir de septembre 2023 (les constructeurs devaient être prêts un an plus tôt). Et l'EASA a suivi côté européen avec une obligation au 1er janvier 2024. Concrètement, la plupart des drones grand public (au-dessus de 250 g ou classés C1 à C3 en Europe) doivent obligatoirement émettre en continu une sorte de plaque d'immatriculation radio qui balance l'ID de l'appareil, sa position et généralement un point de décollage. Et DroneAware capte ces signaux en Bluetooth Low Energy et en WiFi 2,4 GHz sans rien émettre lui-même, donc du listening purement passif.

Je vois que vous kiffez alors je continue... ^^

Côté matos, faut donc prévoir comme je vous le disais un Raspberry Pi (1 Go de RAM suffit, 2 Go recommandés), un dongle Bluetooth USB un peu costaud (du genre le Sena UD100 avec son chipset CSR qui fait bien le taf), un dongle WiFi qui supporte le mode moniteur en dual-band 2,4 et 5 GHz (comme l'Alfa AWUS036ACM qui coche toutes les cases), une microSD de 16 Go et un chargeur 5V/3A. Les détails exacts des antennes resteront à votre bon vouloir, parce que les "massive antennas" montrées sur les photos du projet font une grosse différence sur la réception. Par exemple une antenne omnidirectionnelle 9 dBi gagne facilement un kilomètre de portée sur install normale.

Concrètement, on flashe d'abord une distrib Raspberry Pi OS Lite sur la microSD, ensuite on branche les deux dongles, et après on lance le script d'install qui configure les interfaces Bluetooth et WiFi en mode moniteur. Et hop, ça tourne. Vos détections remontent alors sur droneaware.io , une plateforme collaborative qui agrège les données des nodes pour former une carte temps réel. Plus il y a de stations, mieux le maillage couvre la zone.

Sauf que... et là c'est le bémol, certains drones plus anciens n'émettent rien du tout tant que leur constructeur n'aura pas poussé une mise à jour Remote ID. Donc votre voisin avec son vieux Mavic Pro de 2016 qui vient vous mater en slip peut très bien rester invisible (à moins qu'il ait collé dessus un module Remote ID... ça coûte dans les 100 balles, et ça rend un drone ancien détectable mais qui fait ça ???). Et si vous partez sur une clé WiFi monobande 2,4 GHz seulement, vous raterez les drones modernes qui émettent en WiFi 5 GHz, raison pour laquelle un adaptateur dual-band évite cet angle mort.

Je trouve que l'approche est assez cool car on n'émet rien, on écoute juste ce que les drones sont déjà obligés de gueuler en clair sur les ondes, et on remet un peu de visibilité du côté du citoyen. Pas mal, non ? D'ailleurs, si vous aimez ce genre de bidouille RF sur Raspberry Pi, j'avais déjà couvert un système de vidéo-surveillance DIY et une caméra de chasse sur Pi qui jouent dans le même registre.

Bref, le code est sur GitHub, et le réseau commence à se densifier. À tester si vous êtes curieux de savoir ce qui survole votre terrain !

Source : Hackster

Raspberry Pi augmente de nouveau ses prix en raison de la flambée de la RAM

1 avril 2026 à 17:22

Raspberry Pi 5 16 GoRaspberry Pi annonce une nouvelle hausse de prix sur plusieurs de ses produits à cause de l’explosion du coût de la mémoire LPDDR4.

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Le Z80 est mort, vive le PicoZ80 - un Raspberry Pi émule le processeur mythique

Par : Korben
24 mars 2026 à 17:28

Le Z80 de Zilog, le processeur qui a fait tourner le ZX Spectrum, le Game Boy et des dizaines de micro-ordinateurs des années 80, a été arrêté en juin 2024 après 48 ans de bons et loyaux services.

Un bricoleur a créé le PicoZ80 , une petite carte qui se glisse directement dans le même support et qui émule le processeur original grâce à une puce Raspberry Pi.

48 ans de service, et puis s'en va

Le Zilog Z80 a été lancé en 1976 et il a alimenté une bonne partie de l'histoire de l'informatique personnelle. ZX Spectrum, MSX, Amstrad CPC, Game Boy, calculatrices Texas Instruments : la liste des machines qui ont tourné avec ce processeur 8 bits est longue.

Zilog a annoncé sa fin de vie en avril 2024 et a cessé de prendre des commandes en juin de la même année. Les stocks de Z80 neufs en boîtier DIP-40 commencent donc à se raréfier, et c'est là que le PicoZ80 entre en jeu.

Un Raspberry Pi dans un boîtier DIP-40

Le PicoZ80, développé par le maker eaw, utilise un microcontrôleur RP2350B (la puce du Raspberry Pi Pico 2) monté sur un circuit imprimé au format DIP-40, avec le même brochage que le Z80 original. Un des deux coeurs Cortex-M33 à 150 MHz se charge d'émuler le Z80, pendant que le second gère l'accélération et les périphériques.

Les moteurs PIO du RP2350 prennent en charge les transactions de bus en temps réel, ce qui garantit un timing identique à celui du processeur d'origine. La carte embarque aussi 8 Mo de PSRAM, 16 Mo de flash pour stocker des images ROM, et un coprocesseur ESP32 qui ajoute le WiFi, le Bluetooth et un lecteur de carte SD.

Des machines classiques qui renaissent

Le PicoZ80 peut fonctionner comme un simple Z80 de remplacement, mais il propose aussi des "personas" de machines classiques. Des pilotes existent déjà pour le RC2014, le Sharp MZ-80A et le Sharp MZ-700, et d'autres sont en développement pour l'Amstrad PCW8256.

La carte fait aussi office d'expandeur mémoire, d'hôte USB et d'émulateur de disquette. Vous remplacez un processeur de 48 ans et vous gagnez au passage le WiFi et le stockage sans fil.

Bref, on parle quand même d'un projet qui ressuscite un processeur plus vieux que moi (de 1976) avec une puce à quelques euros. Pour les passionnés de rétro-informatique qui ont un vieux micro au fond du placard, c'est peut-être la meilleure nouvelle de l'année.

Source : Hackaday

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