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Aujourd’hui — 4 mai 2026Flux principal

Photographier les vraies couleurs en stockant tout le spectre était déjà possible en... 1891

4 mai 2026 à 12:01

Hackaday vient de remettre en lumière (c'est le cas de le dire) une technique de photo couleur quasi oubliée et complètement folle : les plaques Lippmann. Au lieu de découper la lumière en trois canaux RGB comme un capteur moderne, elles enregistrent le spectre complet, longueur d'onde par longueur d'onde.

Le résultat est tellement précis qu'un spectromètre peut le relire sans problème. 

Le truc tient à un montage tout simple. Vous prenez une plaque de verre recouverte d'un gel photographique chargé en cristaux de halogénure d'argent extrêmement fins, et vous collez un miroir contre l'arrière.

Quand la lumière de la scène frappe la plaque puis se réfléchit sur le miroir, elle interfère avec elle-même et crée des ondes stationnaires. Ces ondes laissent dans le gel un motif d'argent métallique avec un espacement qui dépend directement de la longueur d'onde.

Du coup, après développement, la plaque ne contient pas une image RGB classique. C'est un empilement de réseaux de diffraction microscopiques, chacun calé sur sa propre longueur d'onde.

Quand vous éclairez le tout en lumière blanche, chaque réseau renvoie pile la couleur d'origine, sans approximation. Pour la première fois en 1891, Gabriel Lippmann avait littéralement enregistré la couleur "telle quelle", ce qui lui avait valu un prix Nobel de physique en 1908.

Le souci, c'est que la technique avait quasiment tous les défauts possibles côté usage. L'image n'apparaît correctement que sous un angle de vision très limité, l'exposition demandait des minutes voire des heures, les couleurs ressortaient parfois ternes selon l'éclairage, et il était impossible de tirer des copies.

Bref, intransportable, une photo unique, et compliqué à montrer. Forcément, ça n'a jamais décollé pour le grand public.

Reste que le principe lui-même n'est pas mort, il a juste muté en holographie. C'est exactement la même logique d'enregistrement par interférence d'ondes, sauf qu'on capture aussi la phase et pas seulement l'intensité spectrale.

Et à l'heure où les capteurs hyperspectraux deviennent abordables pour les bidouilleurs, l'idée de revisiter Lippmann avec du gel moderne et un éclairage cohérent commence à avoir du sens.

Source : Hackaday

À partir d’avant-hierFlux principal

Test du DJI Mic Mini, le kit de micros sans fil indispensable

27 avril 2026 à 17:46
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J'ai pris il y a quelques semaines le pack DJI Mic Mini à 79 euros sur Amazon , deux émetteurs et un récepteur dans un boîtier de charge, pour un usage assez mixte : stories Instagram, vidéos YouTube, et de plus en plus d'appels et de visios où je voulais arrêter d'avoir un son moyen sur le micro intégré du Mac ou de mon iPhone. Je l'utilise absolument tout le temps, en intérieur comme en extérieur.

Pour la création de contenu, le couple émetteur-récepteur fait exactement le job. Chaque émetteur pèse 10 grammes, se clipse magnétiquement sur un t-shirt ou une veste sans déformer le tissu, et les bonnettes anti-vent fournies sont là si vous tournez dehors en plein vent. La portée annoncée de 400 mètres est probablement un peu, mais en pratique je n'ai jamais eu de coupure dans un parc ou sur une terrasse, donc la marge de sécurité est largement suffisante pour des stories ou des plans Vlog.

Le vrai plus pour moi, c'est l'usage en visio. Je branche le récepteur en USB-C sur le Mac (ou sur le téléphone via l'adaptateur fourni), je clipse un émetteur sur le t-shirt, et la qualité du son que reçoivent les interlocuteurs change instantanément. Plus de bruit de clavier, plus d'écho de la pièce. Plus de syllabes mangées. Pour les appels importants ou les enregistrements depuis le bureau, c'est devenu mon réflexe avant de cliquer sur « Rejoindre la réunion ». Avec 48h d'autonomie avec le boîtier de charge, on oublie complètement la recharge sur une semaine de boulot ou de tournage ponctuels.

Il y a une subtilité à connaître si vous avez déjà du DJI dans votre matos. Avec OsmoAudio, l'émetteur peut se connecter directement à une Osmo Pocket 3, à une Action 5 Pro ou à un Osmo Mobile 7P sans passer par le récepteur. Le son arrive direct dans la caméra. Pratique pour alléger le sac quand on part en tournage léger, ou pour un setup vlog. Si vous n'êtes pas dans cet écosystème, vous perdez juste cette astuce, mais le pack reste utilisable avec n'importe quoi, et c'est d'ailleurs mon cas, je n'utilise pas d'autre matériel DJI, à part mon drone, que je ne connecte pas au micro.

Bref, voilà, ça fait un moment que je voulais vous en parler. À 79 euros, le DJI Mic Mini est devenu mon kit par défaut. Stories, YouTube ou visio, c'est 100% validé, et même si vous avez l'impression que ça ne vous sera pas utile, bah vous allez voir qu'une fois testé, vous allez lui trouver des tas d'usages. Disponible ici sur Amazon .

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