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Open Archiver - L'archiveur qui perdait des emails (mais c'est corrigé, ouf !)

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 18:24

Un import qui affiche "terminé" et qui a mangé une partie de vos mails au passage, c'est le genre de bug qu'on ne voit jamais venir... Hé bien Open Archiver vient d'en corriger quatre d'un coup.

Open Archiver c'est une plateforme d'archivage d'emails auto-hébergée développée par Weishest, dont la seule et unique mission est d'aspirer vos boîtes et de les stocker en .eml sur votre serveur.

Mais attention, le mot "archivage" a son importance, parce que ce n'est pas un backup. Je m'explique... l'idée c'est de garder un dépôt consultable et inaltérable de tout ce qui est passé par vos boîtes, ce qui intéresse surtout les structures ou les personnes comme moi qui doivent pouvoir retrouver un échange trois ans plus tard parce qu'on leur demande tout un tas de trucs tout le temps ^^.

Côté sources, il avale de l'IMAP, du Google Workspace, du Microsoft 365, des fichiers PST, des .eml zippés et du mbox. Ensuite, vos mails archivés finissent chez vous, sur votre disque ou dans un bucket S3, chacun accompagné de son empreinte SHA256 pour repérer une altération.

La grosse news de cette nouvelle release, c'est la recherche avancée. En effet, un panneau de filtres est apparu à côté du champ de mots-clés. Vous restreignez à une source d'ingestion, à une boîte précise, à une fenêtre de dates, aux mails qui ont une pièce jointe ou à ceux qui n'en ont pas et expéditeurs et destinataires s'excluent autant qu'ils s'incluent.

Le panneau de filtres de la recherche avancée, ajouté en v0.5.2

Le mot-clé, lui, peut viser une partie précise du message. Chercher "facture" dans les noms de pièces jointes ne remonte plus tous les mails qui prononcent le mot, juste ceux qui transportent un fichier facture.pdf. Et comme la recherche entière vit dans l'URL, une requête se met en favori et se rejoue à l'identique. L'API suit, avec un GET /v1/search qui accepte les mêmes paramètres que l'interface.

Attention quand même si vous faites la MAJ, faudra relancer un reindex . Et comme les mails existants sont marqués "déjà indexés" à la montée de version, c'est une reconstruction complète qu'il vous faut, pas le simple rattrapage des trous.

Puis surtout, ces notes de version annoncent que plusieurs correctifs "ferment des chemins où un import pouvait sauter ou dupliquer des messages tout en signalant un succès". Le cas le plus vicieux vient d'un composant qui découpe le fichier en messages et qui rendait la main trop tôt. Node recollait alors les morceaux et plusieurs mails arrivaient soudés et finissaient archivés comme un seul. Les imports PST, eux, fabriquaient des messages malformés que les lecteurs affichaient de travers, et une simple re-synchronisation ré-archivait le fichier entier en doublons.

Le plus spectaculaire reste quand même le nom de pièce jointe trop long. Au-delà de 255 octets, l'écriture sur le disque échouait et emportait l'email complet avec elle. Bref, beaucoup de soucis quoi...

Donc si vous tournez déjà dessus, la question à se poser, c'est de savoir si votre archive est déjà foireuse ou pas car un reindex ne la réparera pas. Comme il reconstruit l'index de recherche à partir de ce qui est sur le disque, un message jamais écrit ne réapparaîtra pas. Mais bon, voilà, le découpeur de mbox journalise maintenant son nombre de messages, ce qui rend l'écart visible entre le fichier source et l'archive. Pour le reste, il faudra réimporter ce qui manque

Pour le faire fonctionner, comptez 4 Go de RAM, ou 2 Go si vous branchez PostgreSQL, Valkey et Meilisearch en externe. Le cœur est en AGPL, ça se lance avec un docker compose up, et une démo publique tourne en ligne si vous voulez tâter le truc avant. Pour ma part, je pense que c'est intéressant en entreprise, mais clairement, une usine à gaz, si vous avez juste un compte Gmail à archiver. A la place, je vous avais déjà montré Eonvelope et Bichon , qui sont deux archiveurs autrement plus légers !

Et si c'est pour faire de la recherche, ce que je vous conseille, c'est de faire comme moi, c'est-à-dire un RAG qui indexe tous vos emails en local et qui vous permet de chercher dedans facilement avec n'importe quel LLM qui supporte les outils MCP. Moi je fais ça avec LEANN et ça marche très bien .

Open Archiver est à découvrir ici !

À partir d’avant-hierFlux principal

Zimbra pas à jour ? Un APT russe lit peut-être déjà vos mails

Par : Korben ✨
24 juillet 2026 à 18:04

Hier, le 23 juillet 2026, la CISA, la NSA et le FBI ont sorti une alerte conjointe avec une douzaine d'agences alliées, et pour une fois leur message est assez court : Si vous auto-hébergez un serveur de messagerie Zimbra pas à jour, considérez que des espions russes lisent peut-être déjà vos mails !!

Voilà, le groupe s'appelle Laundry Bear (aussi connu sous le nom Void Blizzard chez Microsoft, ou TA488 chez Proofpoint), il est lié à l'État russe, et il exploite une faille connue de Zimbra depuis juillet 2025.

La faille, c'est la CVE-2025-66376. Il s'agit d'une XSS stockée dans la vieille interface Classic de Zimbra Collaboration, déclenchée par des directives CSS @import planquées dans un email HTML piégé. Le truc vicieux c'est qu'il n'y a pas besoin de cliquer pour se faire infecter. Vous ouvrez le mail, le JavaScript s'exécute tout seul, et voilà !! NVD note cette vuln 6.1 (interaction requise) quand le MITRE la monte à 7.2 (aucune interaction).

Et ce qu'ils récupèrent nos amis russes, là, c'est du lourd ! Une fois dedans, Laundry Bear siphonne vos 90 derniers jours d'emails, les adresses et mots de passe des comptes, l'annuaire complet de l'organisation (la Global Address List), et surtout vos jetons 2FA et codes de récupération. Autrement dit, même votre double authentification saute. Ils ont carrément développé un outil maison pour ça, baptisé "Ulej" (Улей, "ruche" en russe), qui exfiltre tranquillement les archives par requêtes DNS et HTTPS.

Zimbra a bien sûr corrigé la faille le 6 novembre 2025, dans les versions 10.0.18 et 10.1.13. Le patch existe donc depuis 8 mois ! Sauf que la campagne, elle, tournait déjà comme 0-day depuis juillet 2025, soit 4 mois avant le correctif. Résultat, entre les serveurs jamais mis à jour et ceux compromis avant le fix, on ne s'en sort plus. La CISA a même inscrit cette CVE à son catalogue KEV des failles activement exploitées. L'advisory conjoint des américains ne donne pas de décompte des victimes, mais le casting des cibles fait froid dans le dos puisque vous vous en doutez, l'Ukraine est en première ligne, ainsi qu'une tripotée de gouvernements sans parler des secteurs de la défense et l'énergie côté OTAN.

Si vous êtes concerné, et là je parle aux admins qui font tourner leur propre Zimbra, pas aux gens sur Gmail ou Outlook ^^, la marche à suivre est simple. Vous mettez à jour vers 10.0.18 ou 10.1.13 minimum, tout de suite. Et comme un serveur laissé sans patch durant des mois a de bonnes chances d'avoir déjà reçu de la visite, partez du principe que vous êtes compromis. Donc vous devez remettre à zéro tous les mots de passe, invalider les sessions actives, régénérer des codes 2FA, et jeter un coup d'œil dans les logs à la recherche de la commande CreateAppSpecificPasswordRequest ou de la chaîne "ZimbraWeb". Ce sont les traces que laisse le groupe Laundry Bear.

Ce genre d'attaque qui passe par un client mail, c'est devenu une spécialité des APT russes. Je vous en parlais quand APT28 transformait Outlook en backdoor avec NotDoor , et plus récemment quand des espions russes se faisaient piéger sur Signal . En général, la messagerie, c'est le coffre-fort d'une organisation, et ça ils le savent très bien.

Bref, si un Zimbra traîne quelque part sur votre infra, arrêtez de lire mon site et allez le patcher immédiatement !

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Reviewer des patches git par mail sans quitter Thunderbird

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 15:02

Marc Coquand avait très envie d'embarquer son équipe dans un nouveau genre de workflow Git à base d'emails et c'est pour ça qu'il a créé thunderbird-patch-review .

Il s'agit d'une extension pour Thunderbird qui, lorsque vous ouvrez un mail qui contient une série de patchs, vous propose un bouton "Review" vous permettant d'accéder à une interface de relecture Git qui va vous être très familière, vous allez voir.

Ensuite, si la série des patchs vous convient, vous pouvez tous les approuver directement sur votre dépôt local avec la commande git-am sans jamais avoir à quitter votre client mail.

Pour lancer Git, l'extension utilise une API expérimentale maison qui embarque tout le nécessaire dans son paquet sans host de messagerie native à installer séparément. Ça fait un truc en moins à configurer et l'addon vérifie que tout est OK dans un worktree jetable, avant de valider la review.

Comme ça, s'il y a un conflit, le bouton Apply se grise et les erreurs remontent dans l'interface pour que vous puissiez toutes les revoir une par une et faire un retour propre à l'auteur.

Cet add-on a été vibe-codé avec GLM 5.2 et construit pour répondre aux besoins de son équipe. Il hésitait sincèrement à le partager parce que le monde n'est pas encore prêt pour le Vibe Coding, mais il explique sur son site qu'il y avait un sérieux manque d'outils dans l'écosystème pour pouvoir travailler sur des revues de patch directement dans son client mail.

Donc tant pis, yolo, il l'a publié quand même et je pense que ça devrait vous intéresser. Comme quoi faire bosser un agent pour soi n'oblige pas à le planquer.

Maintenant, les patches qui arrivent en pièce jointe ne sont pas encore gérés, les mails en HTML seul non plus, et la collecte d'une série ne cherche que dans le dossier du message ouvert. De plus, l'add-on n'est pas encore publié sur le store Thunderbird, donc vous devrez le packager vous-même en .xpi depuis la racine du projet :

git clone git://mccd.space/thunderbird-patch-review
cd extension && zip -qrX ../patch-review.xpi .

Ensuite, vous chargez le fichier obtenu via le menu engrenage du gestionnaire de modules complémentaires (Installer un module depuis un fichier) et c'est réglé ! Rien de méchant si vous avez déjà bidouillé des extensions Thunderbird, genre Send Later pour planifier vos envois dont je vous parlais il y a un petit moment maintenant.

Voilà, si vous faites déjà du git par email, ça vaut le détour. Le code est en EUPL 1.2, et tout se passe ensuite sur la mailing list de Marc.

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OWA Light - Le webmail de secours Exchange passe l'arme à gauche

Par : Korben ✨
9 juillet 2026 à 15:05

OWA Light vit ses derniers mois. Microsoft l'a annoncé le 8 juillet, la déclinaison allégée du webmail d'Exchange Server sera coupée dans une prochaine mise à jour, attendue pour août 2026. Presque 20 ans de service, c'est beau. Il est maintenant temps de prendre sa retraite (Qui a dit : "Toi aussi".

Ah vous le connaissez pas OWA Light ? J'ai envie de dire tant mieux pour vous !

OWA (Outlook Web App), c'est le webmail livré avec Exchange, le serveur de messagerie que votre boîte héberge elle-même (parfois dans un placard qui chauffe). Et la version Light, arrivée avec Exchange 2007, dépannait tous les oubliés du web de l'époque tels que les navigateurs privés d'Internet Explorer (coucou Firefox 1.5, Safari, Opera), les connexions poussives et les lecteurs d'écran.

OWA Light, figée dans son jus depuis Exchange 2007

Alors pourquoi tout couper ???

Eh bien c'est parce que chaque couche de compatibilité, c'est du code en plus à surveiller face aux menaces web actuelles, pour un machin que plus personne n'utilise (ou presque). L'équipe Exchange ne s'en cache pas dans son annonce , retirer le client léger va "réduire la surface des systèmes hérités, simplifier les travaux d'ingénierie en cours" sans oublier l'oraison funèbre qui va bien : "OWA Light a été une expérience importante en matière de compatibilité à un moment où le Web en avait besoin".

Du coup, qui est concerné ? Eh bien si vous êtes sur Exchange SE, son successeur avec abonnement, la mise à jour d'août 2026 fera le ménage directement chez vous, et vos utilisateurs basculeront tous vers Outlook on the web, la version moderne, sans option de repli.

Par contre, si vous vous traînez encore une version 2016 ou 2019, ce n'est pas une surprise car ça avait été annoncé par Microsoft en août 2024. Du coup, ce n'est plus pris en compte dans le support depuis octobre 2025, donc il n'y a plus de patch. Mais soyez rassurés, cette mise à jour ne viendra jamais rien couper chez vous, donc vous pouvez rester comme ça à la merci des failles de sécurité ou faire la mise à jour à la main.

Pour la mise à jour, c'est assez simple :

Set-OwaMailboxPolicy -OwaLightEnabled $false
Set-OwaVirtualDirectory -LogonPageLightSelectionEnabled $false

La première commande désactive totalement l'interface via la politique de boîte aux lettres, en précisant bien sûr le nom de la vôtre (C'est Powershell qui vous le réclamera). Vérifiez ensuite qu'elle est bien assignée à toutes les boîtes avec Set-CasMailbox.

Et la seconde commande retire l'option de la page de connexion. À vous ensuite de faire la chasse à tout ce qui pointe encore vers le webmail de secours dans vos process, genre ce vieux script helpdesk de 2012 ^^.

Bon, enfin bref, même si on savait que ça allait arriver, tout ça tombe dans des mois déjà bien sportifs côté Exchange, entre la grosse panne Microsoft 365 et le correctif qui cassait les règles de transport ... Mais c'est pour le bien de tous, car moins de code legacy, c'est moins de trucs qui vous pètent à la figure un vendredi soir !

Bref, prévenez les irréductibles de la version Light qui travaillent avec vous, que c'est le moment de lui faire un petit bisou et de lui dire au revoir !

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Tuta veut déménager vos 22 ans de Gmail sans rien perdre

Par : Korben ✨
9 juillet 2026 à 13:05

Quitter Gmail, c'est vrai, tout le monde y pense. Pour ma part, c'est fait depuis très longtemps, mais c'est vrai qu'abandonner des années et des années de mails, de factures, de photos, etc., tout ce qu'on a reçu, il n'y a personne qui est très motivé pour ça. Alors il y a bien sûr des possibilités de transférer, mais c'est toujours un peu la galère.

Toutefois, j'ai une bonne nouvelle pour vous. Il y a Tuta qui vient de dégainer One-Click Migration , un outil de migration automatique de votre ancienne boîte, pour l'instant en bêta fermée.

Si vous débarquez, Tuta c'est anciennement TutaNota et c'est une messagerie allemande qui chiffre tout de bout en bout par défaut. Et sa nouvelle fonction permet de lier votre ancienne boîte mail, donc ça peut être Gmail, Outlook, tout ce qui cause en IMAP. Et une fois que c'est fait, tout l'historique de vos e-mails se déverse dans Tutamail, avec même la structure des dossiers qui est répliquée à l'identique.

Et ce n'est pas juste un simple import puisque la synchro tourne ensuite en continu à sens unique. Ça veut dire qu'un nouveau mail qui arrive dans votre Gmail atterrira aussi dans votre nouvelle boîte tuta. Tant que vous n'avez pas coupé ce lien ou fermé l'ancien compte, les mails seront acheminés de manière tout à fait transparente. Et vous pourrez les ranger par exemple dans un dossier dédié type "Archives" si vous préférez repartir vraiment sur un compte propre.

Maintenant côté sécurité, c'est comme d'hab avec Tuta, c'est du solide. Le chiffrement se fait directement sur votre ordinateur avant même que vos vieux e-mails ne partent chez eux sur leur serveur. Donc comme ça, il n'y a rien qui se balade en clair sur les serveurs. Tout ce que vous faites chez TUTA est chiffré en respectant des principes de zéro knowledge.

Notez que Proton propose déjà son Easy Switch, avec le même type de connexion continue pour Gmail, mais comme Tuta supporte l'IMAP au complet, ils sont compatibles avec n'importe quel fournisseur. C'est d'ailleurs assez marrant quand on sait que Tuta ne propose pas d'IMAP, de POP3 et ce genre de choses nativement sur ses services... Il faut soit passer par une app dédiée, soit passer par le site web pour accéder à ses emails sur Tuta.

Voilà pour la bonne nouvelle, donc en attendant si l'envie de larguer Gmail comme une vieille chaussette vous démange, sachez que j'ai déjà fait le tour des messageries sécurisées qui tiennent la route . Et pour les impatients, la bonne vieille migration IMAP à la main fonctionne toujours. Ah et en même temps que cette annonce, Tuta en a aussi profité pour annoncer l'arrivée de son application native Tuta Drive sur iOS et Android, pour ceux qui veulent aussi déménager leurs fichiers.

Voilà, la dernière bonne excuse pour rester chez Google vient de sauter ! Je vais surveiller ça de près.

Comment une faille chez Apple a exposé les adresses mail que « Hide My Email » est censé cacher

2 juillet 2026 à 13:00

Depuis plus d'un an, Apple serait en connaissance d'une vulnérabilité permettant à quiconque de retrouver l'adresse réelle derrière un alias généré par la fonction de confidentialité d'iCloud+. La marque ne l'a pas corrigé.

Hide My Email - La faille qui crame votre vraie adresse mail

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 13:19

Si vous utilisez Hide My Email d'Apple pour éviter de balancer votre vraie adresse mail à tous les sites qui vous la réclament, j'ai une mauvaise nouvelle les amis ! Tyler Murphy, cofondateur d'EasyOptOuts a découvert une entourloupe qui permettrait de remonter jusqu'à votre vraie adresse email... Ça craint ! Et cette faille serait dans la nature depuis plus d'un an !

Argh !

Alors petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas Hide My Email. C'est une fonction liée à iCloud+ qui vous permet de générer des adresses jetables en @icloud.com. Vous vous inscrivez quelque part avec un alias bidon, et ensuite les mails sont redirigés vers votre boîte réelle, et comme ça le site ne voit jamais votre adresse perso. Mais dans ses tests d'exploitation, Tyler Murphy a eu un taux de succès de 100% avec tous ces alias révélant leur vrai propriétaire. Donc si vous avez des alias Hide My Email en cours d'usage, partez du principe qu'ils sont peut-être grillés.

C'est 404 Media, qui a sorti l'info, et malheureusement, ils ne détaillent pas la technique parce que pour le moment, ça fonctionne encore et ce n'est pas patché. Faut dire qu'une fois votre vraie adresse récupérée par quelqu'un de mal intentionné, celui-ci peut la recouper du contenu trouvable en ligne ou sur le dark net pour retrouver votre nom, vos autres comptes, et tout ce que Hide My Email était censé empêcher.

Mais le plus gênant dans cette histoire, c'est la gestion merdique du problème par Apple. En effet, Murphy signale le bug en juin 2024 et Apple répond un mois plus tard qu'ils ont lancé une enquête en interne. Puis en mars de cette année, ils annoncent avoir corrigé le souci, sauf que non. Murphy vérifie et la faille est toujours là. Alors en mai, Apple change de disque et lui demande carrément de la fermer : "nous vous serions reconnaissants de ne pas divulguer ces informations tant que notre enquête n'est pas terminée". Bref, taisez-vous pendant qu'on ne corrige rien ^^.

Alors le gars en a eu marre. Il a estimé que les utilisateurs de Hide My Email méritaient de savoir alors il a décidé de parler et je pense que pour ça, on peut le remercier ! Apple va peut-être finir par se bouger le cul.

Et nous en attendant, on fait quoi alors ? Hé bien pas grand-chose parce que tant que côté Apple y'a pas de patch, y'a rien à faire. Mais sachez le, rien ne vous oblige à mettre tous vos œufs dans le même panier donc si vous voulez des alias sur lesquels vous gardez vraiment la main, il existe des solutions maison comme générer vos propres adresses jetables via Cloudflare avec votre nom de domaine ou encore passer par la crème de la crème des services d'emails jetables .

Source : 404 Media

Le nom de votre père, d’une tante ou d’un cousin : une campagne de phishing exploite les liens familiaux pour piéger les Français

25 juin 2026 à 17:16

Une vague de mails malveillants frappe actuellement la France avec une caractéristique inédite : les messages usurpent l'identité de membres de la famille des victimes en usurpant leurs noms exacts. Numerama a pu recueillir plusieurs échantillons de cette campagne.

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