Un développeur connu sous le pseudonyme krauseler a glissé un ordinateur complet, écran e-paper et NFC compris, dans une carte de 1 mm d'épaisseur. Le projet, baptisé Muxcard, n'est pas commercial, mais il esquisse à quoi pourrait ressembler l'informatique discrète des prochaines années.
Le gouvernement néerlandais a ouvert sa propre instance Forgejo à l'adresse code.overheid.nl, hébergée sur les serveurs de l'État via SSC-ICT (le service informatique mutualisé du gouvernement).
L'idée dans cette démarche, c'est de regrouper tout le code source produit par les administrations sur une plateforme libre et hébergée localement, plutôt que de continuer à dépendre de GitHub (Microsoft) ou de GitLab dont les versions entreprise sont fermées.
Forgejo, c'est un fork de Gitea, lui-même fork de Gogs, et il est complètement libre sous licence GPLv3+. Pas d'édition entreprise propriétaire, pas de fonctionnalités payantes planquées derrière des plans premium.
Du libre pur. C'est exactement ce que cherchent les administrations qui en ont marre de devoir confier leur code à une boîte américaine soumise au CLOUD Act. Les Pays-Bas ont vu la France galérer avec sa souveraineté numérique pendant des années et ont préféré agir vite plutôt que de discuter encore cinq ans.
Plusieurs ministères ont déjà migré : Finances, Affaires étrangères, Agriculture, Intérieur. Côté municipalités, La Haye, Utrecht, Leiden et Arnhem sont aussi de la partie.
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Parmi les premiers dépôts publiés, vous avez le code du Conseil électoral néerlandais qui gère les élections, et plusieurs projets de digital workplace de l'Intérieur. Pour l'instant c'est encore en pilote pour récolter les retours développeurs, mais le déploiement s'élargit petit à petit.
Ce qui est intéressant dans la démarche, c'est la cohérence avec ce que les Pays-Bas ont déjà acté : sortie progressive de Microsoft Office au profit d'alternatives ouvertes, exigence de souveraineté sur les données de santé et refus du CLOUD Act sur certains marchés publics.
La migration Forgejo arrive dans cette logique de réduction systématique des dépendances aux géants américains, sans pour autant tomber dans le repli technologique total.
Bref, vous l'avez compris, pendant que d'autres pays publient encore des rapports sur la souveraineté numérique, les Pays-Bas ont juste appuyé sur le bouton.
Amazon va mettre fin au support de ses liseuses Kindle et tablettes Kindle Fire sorties en 2012 ou avant. A partir du 20 mai, ces appareils ne pourront plus acheter, emprunter ou télécharger de nouveaux livres. Seuls les ouvrages déjà présents sur l'appareil resteront lisibles.
Les modèles concernés
La liste est assez longue et remonte à la toute première Kindle de 2007 avec son clavier et sa molette. Sont concernées la Kindle 1ere et 2e génération, la Kindle DX et DX Graphite, la Kindle Keyboard, la Kindle 4, la Kindle Touch, la Kindle 5 et la Kindle Paperwhite première génération.
Les tablettes Kindle Fire de première génération sont aussi touchées, même si elles garderont l'accès aux autres applications et services Amazon. Après le 20 mai, si vous réinitialisez un de ces appareils ou si vous le désassociez de votre compte Amazon, il ne pourra plus être réenregistré.
Ce qui change et ce qui reste
Les livres déjà téléchargés sur l'appareil restent accessibles, donc vous pouvez toujours lire ce que vous avez. Par contre, impossible d'acheter quoi que ce soit de nouveau depuis la boutique Kindle, et pas moyen non plus d'emprunter ou de télécharger des livres, même ceux que vous avez déjà achetés sur un autre appareil.
Pour ceux qui veulent quand même continuer à utiliser leur vieille liseuse, il reste la solution du transfert par USB. Avec un logiciel comme
Calibre
, on peut convertir des fichiers ePub en format compatible Kindle et les charger manuellement. D'ailleurs c'est aussi valable si vous avez une Kindle récente !
Amazon indique que cette mesure ne concerne qu'environ 3% de ses utilisateurs actuels. On va dire que c'est l'occasion de vous équiper avec une Kindle un peu plus récente ! À titre personne j'utilise désormais une
Kindle Paperwhite Signature Edition
, et je l'adore vraiment, je la préfère même à la
Colorsoft
qui est moins bien contrastée sur la lecture de romans. Et en liseuse secondaire, j'ai toujours ma
Kobo que j'ai testée ici
.
Quoi qu'il en soit, c'est le genre de décision qui rappelle que quand on achète du contenu numérique, on achète surtout un accès, pas une propriété. Ces liseuses ont entre 13 et 19 ans, donc on peut comprendre qu'Amazon arrête le support technique. Mais couper l'accès à la boutique alors que l'appareil fonctionne encore, c'est quand même un peu sec.