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PHP2Shell et Docker : comment vérifier et mettre à jour vos conteneurs PHP ?

22 octobre 2026 à 07:25

PHP2Shell : sous Docker, PHP est embarqué dans l'image. Vérifiez la version de vos conteneurs, ainsi que celle de PHP, et mettez-les à jour pour vous protéger.

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Conteneurs WSL : bien débuter avec wslc pour exécuter des conteneurs Linux sur Windows

8 octobre 2026 à 18:00

Découvrez les conteneurs WSL et l'outil wslc pour exécuter des conteneurs Linux sur Windows sans Docker Desktop : installation, commandes, build et gestion.

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Conteneurs Linux - Quand l'isolation ne tient plus

Par : Korben ✨
29 septembre 2026 à 12:38

La société de sécurité Depthfirst a publié un billet que j'ai trouvé intéressant dans lequel ils expliquent en gros que les conteneurs (Docker et compagnie) ne sont plus une barrière de sécurité suffisamment solide. La thèse du papier, c'est qu'il faut désormais partir du principe qu'un attaquant (hacker ou malware) saura sortir d'un conteneur quand il le veut, sans grande difficulté.

En effet, un conteneur comme ceux que font tourner Docker ou Kubernetes, donne à un programme l'impression d'avoir sa propre machine. Sauf qu'en réalité, il n'embarque pas de système d'exploitation. Tous les conteneurs d'un serveur passent par le même noyau Linux qui est celui de l'hôte et dont le rôle est de gérer pour eux la mémoire, le processeur ainsi que le réseau.

Toutefois, beaucoup d'organisateurs de CTF notamment s'y fient les yeux fermés et hébergent plusieurs épreuves sur le même serveur, chacune dans son conteneur, en comptant uniquement sur la sécurité de l'hôte. Mais c'est un faux sentiment de sécurité, j'en veux pour preuve ce bulletin de sécurité d'AWS daté de novembre 2025 où il est expliqué que l'entreprise ne considère plus les conteneurs comme une barrière de sécurité et ne s'en sert donc plus pour isoler ses clients les uns des autres.

Ce qui a changé depuis quelques mois, vous le savez, c'est le prix d'entrée de la recherche de failles puisqu'avec les modèles d'IA de pointe, même un attaquant avec des moyens modestes peut fabriquer sans effort, dès la publication d'une faille, un exploit contre des machines qui ne sont pas encore corrigées, alors qu'avant ça demandait de sérieuses compétences.

source : Depthfirst

Et les chiffres publiés par Depthfirst montrent que tout ça s'accélère puisque 249 CVE ont été publiées pour le noyau Linux en janvier, et en août on en a eu 1 650 !

Depthfirst relève également que sur les 36 CVE divulguées via le kernelCTF de Google, 13 sont réalisables via des interfaces ordinaires comme celles qu'un conteneur reçoit par défaut (dont les sockets locaux). En fait, on en croise sans le savoir dès qu'on passe systemd, Docker ou une base de données locale.

Le 24 juillet dernier, Depthfirst a même décroché une place au kernelCTF avec un exploit 0day (donc avant tout correctif) et aujourd'hui, le PoC est en accès libre sur GitHub. Rassurez-vous, côté noyau Linux, le correctif est sorti le 6 août mais malheureusement, côté Ubuntu la mise à jour au 24 septembre, affichait encore que le noyau de la 26.04 était en "Vulnerable, work in progress" et celui de la 24.04 en "Vulnerable". Bref, trouver des vulns ça va vite. Fixer ces vulns sur TOUTES les releases et les machines, ça prend du temps. Alors qu'avant c'était l'inverse. Bref, tout a été chamboulé et c'est un peu la merde maintenant niveau cybersécurité pour patcher rapidement.

Alors comment se protéger de tout ça ?

Hé bien la solution de Depthfirst va vous mettre en PLS car eux proposent carrément de ne plus partager le noyau. Ils recommandent à la place de migrer les charges non fiables vers des microVM, autrement dit des machines virtuelles légères où chaque charge aura son propre noyau. Le projet Firecracker en fait partie tout comme Kata Containers comme ça, en théorie, si un attaquant casse l'un de ces noyau, il ne compromet que sa propre instance et pas l'hôte dans son entièreté ni ses voisins.

Reste que Firecracker s'appuie sur KVM, la brique de virtualisation du noyau Linux de l'hôte. Et comme vous le savez, KVM a eu ses propres failles. En effet, cet été, la faille Januscape ouvrait en grand la porte de la machine physique à un attaquant pourtant enfermé dans sa VM, à condition bien sûr que l'hôte autorise la virtualisation imbriquée (une VM dans la VM). Alors certes, la surface d'attaque est plus petite mais loin d'être nulle.

Voilà, en attendant, si vous êtes sous Ubuntu 24.04 ou 26.04, surveillez bien la mise à dispo du prochain noyau. Canonical a d'ailleurs annoncé il y a peu, une publication hebdomadaire des noyaux pour tenter de compenser cet emballement.

Source : le billet de recherche de depthfirst

Maintenant - Le monitoring qui trouve vos conteneurs tout seul

Par : Korben ✨
1 septembre 2026 à 12:24

"Maintenant", ce n'est pas qu'un adverbe à la con pour apprécier l'instant présent ou faire péter ses ordres comme votre Belle Mère ! C'est également un conteneur à lancer, qui se connecte en lecture seule à un socket Docker pour réaliser en un battement de cil, tout l'inventaire de votre home lab !

Il relève ainsi l'état de chaque conteneur, ses healthchecks, ses boucles de redémarrage, ses logs, et vos projets Compose regroupés comme vous les avez écrits.

Ensuite, tout ce qui vous alerte pour de bon se déclare à la main. Les checks HTTP et TCP se configurent sous la forme de labels sur les conteneurs à surveiller. Par exemple, un maintenant.endpoint.http avec son intervalle et son seuil d'échec, un maintenant.endpoint.tcp pour la base...etc. Pas besoin donc d'aller mettre votre gros nez dans un fichier de config spécifique.

Vos tâches planifiées reçoivent chacune une URL à appeler quand elles finissent comme ça si la sauvegarde de trois heures du matin ne se manifeste pas, vous êtes prévenu. Vos certificats HTTPS sont surveillés et signalés cinq fois avant leur expiration, un mois avant puis de plus en plus près. Il compare aussi l'empreinte de vos images à celle publiée sur le registre, ce qui vous permet ensuite de savoir lesquelles ont pris du retard sans lancer des docker pull à l'aveugle. Ah et il sert une page de statut publique pour vos utilisateurs.

Le tout tient dans un binaire Go qui occupe environ 17 Mo de RAM et qui se repose sur une simple base SQLite.

Par contre, l'édition gratuite (Community) gère une seule machine. Si vous voulez du multi-hôte, il faudra passer par la case payante. Toujours en gratuit, il y a aussi des plafonds... Vous avez le droit uniquement à 10 endpoints, 5 heartbeats, 5 certificats, 3 composants de page de statut et uniquement 7 jours d'historique.

Attention quand même, y'a 2 choses à savoir avant de vous enflammer et de poser ça sur une machine exposée sur le net. Il n'y a aucune authentification intégrée, et de ce que j'ai compris, c'est assumé ! A vous donc de mettre en place un reverse proxy et un Authelia ou un Authentik devant.

Pour situer "Maintenant" par rapport à d'autres solutions que je vous ai déjà présentées, Beszel fait les métriques par conteneur sans aucun plafond gratos, mais pas les checks HTTP. Uptime Kuma lui, fait les checks, mais ses monitors doivent être créés un par un dans l'interface, sauf à lui greffer AutoKuma pour lire les labels. Donc, il n'y a pas vraiment de solution tout-en-un gratuite...

A découvrir ici !

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