En juin et juillet 2026, la Direction générale des Finances publiques a subi plusieurs accès illégitimes à son système d’information. Ces derniers ont fait suite à l’usurpation des identifiants d’agents publics. Des données concernant des particuliers et des professionnels ont ainsi pu être consultées et extraites. Heureusement, les espaces personnels des usagers n’ont pas été […]
Voici une bonne nouvelle du côté de Chrome puisque ce dernier a commencé à enfermer la clé qui signe votre session dans la puce de sécurité de votre machine, c'est-à-dire le TPM sous Windows, ou la Secure Enclave sous macOS. Le serveur envoie un défi, le navigateur le signe, et la clé privée ne sort jamais du silicium. Ainsi, un cookie de session recopié ailleurs ne suffit donc plus à entrer dans votre compte.
Ça s'appelle DBSC, pour device-bound session credentials et comme le résume Scott Helme, qui vient de déployer le protocole chez Report URI : "*L'attaquant peut voler le cookie, mais il ne peut pas répondre à un défi DBSC en le signant avec la clé privée, qui reste en sécurité sur votre appareil *".
Depuis que la double authentification et les passkeys se généralisent, voler un mot de passe ne rapporte plus grand-chose et c'est pour cela que les attaquants sont passés au cookie de session, un bout de texte qui prouve au site que vous êtes déjà bien connecté.
Ils le récupèrent avec un infostealer, ou avec une page de phishing qui relaie votre vraie connexion, comme le faisait la plateforme
Tycoon 2FA démantelée par Europol
. Ensuite ils collent le cookie dans leur navigateur et héritent de votre session. Et votre bonne vieille 2FA n'y change rien, puisqu'elle est déjà passée.
Donc ce DBSC c'est une bénédiction, surtout que côté utilisateur, il n'y a rien à activer.
Google a basculé ses propres comptes dessus fin mai, sur Chrome pour Windows, et il n'existe ni réglage administrateur ni réglage utilisateur pour le couper. Pour le reste du web, il faut évidemment que le site ait implémenté le protocole de son côté, et Chrome ne l'ouvre encore qu'à une partie des utilisateurs (dispo à partir de la version 147 sous Windows et 150 sous macOS).
Pour vérifier si c'est en place chez vous, ouvrez les outils de développement (F12) sur un site où vous êtes connecté, votre compte Google par exemple, onglet Application, et cherchez "device bound sessions". Si la ligne apparaît, c'est que c'est actif. Sinon, c'est que le site, votre version de Chrome ou votre machine ne suivent pas encore, et Chrome retombe alors sur la session classique sans rien casser.
Sur Firefox, en revanche, il ne faudra pas l'attendre car Mozilla a acté début août une
position officielle négative
sur le sujet. Les deux reproches que fait Mozilla c'est que DBSC laisse une fenêtre ouverte pendant laquelle un cookie volé reste utilisable, et que son flux de réauthentification est un protocole ad hoc qui ne colle pas à la gestion normale des cookies.
Mozilla craint aussi qu'on finisse par exiger des sites une attestation matérielle, ce qui limiterait le choix du matos... Google répond que rien de tel n'est prévu, et que faire signer chaque requête s'est révélé infaisable à grande échelle. Mais bon, cette position négative n'interdit pas une implémentation future... On verra bien. Apple, elle, n'a jamais tranché, mais a prévenu que DBSC risquait de compliquer la restauration d'un appareil depuis une sauvegarde.
Bref, aujourd'hui, ça se joue donc sur Chrome, et seulement là où le site a implémenté DBSC, mais je pense que ça s'étendra de plus en plus à l'avenir.
Les mots de passe restent des protections nécessaires, mais ils ne sont plus suffisants. Utiliser des phrases de passe longues, uniques et difficiles à deviner demeure une bonne pratique lorsqu’il n’existe pas d’autres moyens de protection de l’identité. Le problème survient lorsqu’un de ces mots de passe tombe entre de mauvaises mains : le système […]
La transition vers la cryptographie post-quantique (PQC) s’impose progressivement dans les stratégies de cybersécurité. Les entreprises se concentrent souvent sur la question du remplacement des algorithmes actuels, pourtant, la véritable question est ailleurs : est-ce qu’elles auront la capacité à identifier, gérer et faire évoluer leurs ressources cryptographie sans perturber leurs opérations. Keyfactor identifie 6 […]
Le 31 mai 2026, des milliers d'utilisateurs de Dashlane ont reçu des mails de vérification qu'ils n'avaient jamais demandés. Certains se sont retrouvés bloqués hors de leur compte. L'entreprise française a depuis confirmé avoir subi une attaque par force brute, et reconnu que les coffres-forts chiffrés d'une vingtaine d'utilisateurs ont été copiés.
Lors de la conférence européenne annuelle Kaspersky HORIZONS, une démonstration a mis en évidence la capacité des systèmes de reconnaissance faciale à identifier des individus malgré une altération significative de leur apparence. Ces systèmes peuvent en effet reconnaître une personne même lorsque son visage a été radicalement modifié par des outils d’intelligence artificielle générative (GenAI) […]