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À partir d’avant-hierKorben

Kim Dotcom - Son extradition aux USA se rapproche

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 14:34

Le 20 janvier 2012, 76 policiers et deux hélicoptères débarquent sur le manoir de Coatesville, en Nouvelle-Zélande, pour coffrer un gros bonhomme allemand la veille de ses 38 ans. Ce bonhomme, c'est Kim Dotcom , le patron de Megaupload.

Et quatorze ans plus tard, la justice néo-zélandaise vient encore de lui claquer la porte au nez !

En effet, la Cour d'Appel de Nouvelle-Zélande a rejeté ce 1er juillet la totalité de ses recours contre son extradition vers les États-Unis. Tous ses arguments, balayés un par un et là, il ne lui reste plus qu'une seule cartouche à savoir la Cour suprême néo-zélandaise.

Vous vous demandez peut-être ce qu'on lui reproche exactement ?

Hé bien, aux États-Unis, Kim Dotcom traîne 12 chefs d'accusation sur les 13 du dossier initial, la charge de blanchiment ayant sauté en cours de route... Il est accusé de violation massive du copyright, de racket, de fraude électronique et j'en passe...

Le gouvernement américain parle de 175 millions de dollars de revenus criminels et de plus de 500 millions de préjudice pour les ayants droit. Et au bout du tunnel, une peine de 30 à 150 ans de prison fédérale pour lui. Donc autant dire la perpétuité.

Et c'est là que le dossier devient franchement bancal puisque ses 2 bras droits, Mathias Ortmann et Bram van der Kolk, ont plaidé coupable, eux, en Nouvelle-Zélande et ont obtenu chacun deux ans et demi de taule environ, purgés sur place. Mêmes accusations, même boîte, même raid pour Kim, sauf que lui a choisi de se battre bec et ongles. Du coup, pour punir une telle défiance, on lui promet un aller simple pour la Virginie et un demi-siècle derrière les barreaux.

Son avocat, Ron Mansfield, l'a pourtant martelé... soit on jugeait les trois en Nouvelle-Zélande, soit aucun et perso, je trouve que c'est difficile de lui donner tort sur ce point précis. Sauf que la Nouvelle-Zélande n'a pas de " forum bar ", une règle qu'on retrouve au Royaume-Uni, qui laisse un juge bloquer une extradition quand le pays aurait très bien pu organiser le procès lui-même.

Mais ça n'a pas d'importance. La réalité, c'est que la justice américaine a accepté de lâcher Ortmann et van der Kolk, mais pas Dotcom. Ils veulent sa tête car il est le visage de Megaupload et quelqu'un doit payer. Mais après tout ce temps, le bonhomme a vieilli, il a encaissé un AVC en cours de route, et vu défiler l'arrêt complet de ses sociétés, le gel de ses comptes aux quatre coins de la planète, avant finalement de relancer Mega le successeur de Megaupload en version "clean".

Alors est-ce que Dotcom est un enfant de chœur ?

Bien sûr que non.

Megaupload, c'était une belle pompe à fric qui carburait en partie au contenu piraté, tout le monde le sait. Mais j'avoue que le voir risquer 150 ans de prison alors que ses associés n'en ont pris que 30 mois, je trouve que ça manque un peu de dosage. Cette affaire sans fin ressemble plus à une vendetta que les studios d'Hollywood veulent obtenir qu'à de la justice.

Mais il lui reste la Cour suprême donc on verra bien. Encore quelques mois de sursis, peut-être un an ou deux... Force à lui.

Source : TorrentFreak

QR Font - La police qui transforme du texte en QR code

Par : Korben ✨
28 juin 2026 à 12:56

Tapez [hello] dans votre éditeur, appliquez une police, et le mot se change en QR code scannable. Pas de générateur en ligne, pas d'image à exporter mais juste une police de caractères. C'est l'idée complètement barrée de qr-font , le projet de Jim Paris, et quand j'ai testé la démo, j'avoue, ça m'a plu.

Vous installez une des polices TrueType du projet, vous écrivez votre contenu destiné à devenir un QR code entre crochets, et le texte autour s'affichera tout à fait normalement.

Par exemple abc[hello]ghi vous donnera "abc", un QR code, puis "ghi", le tout sur la même ligne. Et comme rien n'est jamais transformé en image, votre QR code reste du texte pur. Vous pouvez le copier-coller comme un caractère lambda, le stocker en texte brut, ou encore le glisser au milieu d'un paragraphe dans n'importe quel document.

Le texte [https://korben.info] tapé avec la police QR Font 2-L : la police le transforme toute seule en QR code, sans aucune image.

Mais vrai tour de force surtout, c'est la fabrication de cette police car un QR code normalement, c'est une image dans laquelle un programme a encodé des données. Ce programme calcule une parité Reed-Solomon, positionne les petits carrés comme il faut, applique un masque par-dessus et ensuite tout est exporté dans un PNG ou un JPG. Alors que là, tout le calcul se fait DANS le fichier de la police de caractère.

Pour reproduire l'algo Reed-Solomon, la police fait des maths toute seule comme une grande, sous la forme de règles OpenType.

C'est dans la lignée des bidouilles à base de QR Code dont je vous ai déjà causé comme ces QR codes montés en LEGO ou de ces polices Unicode qu'on détourne pour frimer dans sa bio Insta.

Forcément, c'est un proof-of-concept, donc il y a des garde-fous. En effet, chaque police ne peut encaisser que 17 caractères pour la version light, 32 pour la standard et 53 pour l'étendue. Donc vous ne pourrez pas y mettre une URL à rallonge. Par contre, un petit mot ou une URL classique, ça passe tranquille.

Notez aussi que les navigateurs découpent le texte en ligne AVANT d'afficher les glyphes, ce qui veut dire qu'un de ces QR peut se retrouver coupé en 2 en fin de ligne. Mais y'a moyen de contourner le problème avec la règle CSS suivante sur le bloc et le tour est joué ! :

white-space: nowrap

Bref, c'est génial et pas si inutile que ça je trouve...

Une machine à glaçons de cuisine pour refroidir votre carte graphique ?

24 juin 2026 à 11:26

22°C en plein Cyberpunk 2077. C'est la température qu'a relevée le YouTubeur TrashBench sur sa RTX 3060, une carte graphique milieu de gamme de Nvidia comme on en trouve dans énormément de PC de joueurs, après l'avoir branchée sur une machine à glaçons de comptoir.

Oui oui, on parle bien de l'appareil qui produit des glaçons sur votre plan de travail.

Avec son ventirad d'origine, cette carte tournait autour de 60°C en charge, avec un point chaud (le hotspot, l'endroit le plus brûlant de la puce) qui montait à 75°C. Une fois reliée au montage maison, elle affichait 22 à 23°C après un quart d'heure de jeu, point chaud retombé à 34°C. Une baisse d'environ 62%.

Le principe reprend du watercooling classique, ce refroidissement par circuit de liquide qu'on voit sur les PC haut de gamme, sauf qu'ici le radiateur a été remplacé par une machine à glaçons.

TrashBench a retiré le refroidisseur d'origine, posé une plaque de maintien faite maison par-dessus la puce pour y faire passer les tuyaux, puis plongé une pompe immergée dans la machine remplie d'eau. Le liquide circule de la carte vers le bac glacial, se charge du froid produit par la machine, puis repart refroidir la puce.

Screenshot

Sauf qu'une machine à glaçons n'est pas faite pour tourner sans arrêt. Elle alterne normalement des cycles marche/arrêt, du coup il a fallu tricher avec le thermostat.

La combine, c'est un thermostat externe, le genre qu'on utilise pour transformer un vieux frigo en cave à bière. Il force le compresseur à fonctionner en continu au lieu de respecter son cycle habituel. L'évaporateur, la partie qui produit le froid, reste posé juste au-dessus du niveau d'eau, et un petit seau le maintient immergé pour refroidir le liquide en permanence. C'est sportif donc.

L'idée n'est pas sortie de nulle part, elle reprend un montage d'un autre YouTubeur, MrYeester, qui avait déjà bidouillé une machine du même genre pour refroidir un processeur.

Reste le gros problème, dès que l'eau passe sous la température de la pièce, la condensation débarque, comme la buée sur une bouteille sortie du frigo, sauf qu'ici elle se dépose sur des composants électroniques sous tension. Un des essais a d'ailleurs dû être stoppé au bout de dix minutes à cause de l'humidité accumulée sur le matériel.

On parle donc d'un montage qui mélange un appareil électroménager, de l'eau, un PC allumé et des températures un peu basses, soit à peu près tout ce qu'on déconseille de réunir au même endroit. TrashBench le reconnaît lui-même dans sa vidéo. Ce n'est pas une recette à reproduire chez soi un dimanche après-midi.

Source : Techspot

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