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Claude a fait tourner Adobe Lightroom CC sous Linux

18 mai 2026 à 16:00

Faire tourner les logiciels Adobe sous Linux, c'est la quête éternelle des photographes et graphistes qui voudraient bien quitter Windows ou macOS mais qui n'ont rien de comparable côté Linux.

Adobe n'a jamais voulu porter sa suite officiellement. Du coup, depuis des années, des développeurs tentent de la faire fonctionner via Wine, le logiciel libre qui sait exécuter des programmes Windows sur Linux. Avec un succès souvent partiel, et beaucoup de bidouille manuelle.

Un développeur connu sous le pseudo sander110419 vient de publier une recette reproductible pour faire fonctionner Adobe Lightroom CC sur Linux. Pas Lightroom Classic, attention, mais bien la version Creative Cloud avec la synchronisation, qui dépend de plus de composants Windows.

Tout est documenté sur GitHub, avec les scripts, les DLL patchées et le mode d'emploi. La particularité, c'est qui a fait le travail. Le développeur a simplement donné une consigne à Claude Code, l'assistant de programmation d'Anthropic en ligne de commande, et il a regardé l'IA bosser.

La consigne tenait en une phrase : faire tourner Lightroom CC sur Linux, puis publier une recette reproductible. Et Claude Opus 4.7, le modèle utilisé, a tout fait en autonomie. Il a identifié les composants Windows manquants, écrit des stubs, des fausses DLL qui simulent le comportement attendu, patché celles qui posaient problème, testé le tout sous Wine 11.8 staging, puis rédigé le README et la documentation. L'humain a juste validé derrière.

Côté résultat, ça marche raisonnablement bien sur la dernière version testée (Lightroom CC 9.3.1). La synchronisation cloud fonctionne, l'interface répond, les fonctions de base sont là. Quelques boîtes de dialogue plantent encore, et certaines fonctions accélérées par la carte graphique ne sont pas complètement opérationnelles. Mais on est sur un usage réel possible, ce qui n'avait jamais été le cas auparavant pour cette version.

Au passage, c'est un cas d'école intéressant pour ceux qui suivent l'évolution des assistants IA. La tâche est typiquement le genre de travail que personne n'a vraiment envie de faire : ingrat, plein de tâtonnements, qui demande de lire de la doc obscure et de tester en boucle. Et c'est précisément le terrain où une IA en mode agentique tient le mieux la route aujourd'hui.

Source : Phoronix

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