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OpenAI Privacy Filter - Masquez vos données perso en local

Par : Korben ✨
30 mai 2026 à 07:46

OpenAI vient de sortir un modèle open source qui repère et masque les données perso dans un texte, et le plus marrant, c'est qu'il tourne chez vous, pas chez eux. Ça nous change ^^.

Ça s'appelle Privacy Filter , c'est sous licence Apache 2.0, et ce modèle chope les infos sensibles : noms, emails, téléphones, adresses, numéros de compte, dates perso, et même les secrets genre clés d'API ou tokens.

Il se compose de 1,5 milliard de paramètres au total, ce qui est tout petit, du coup ça tient sur un laptop et peut même tourner dans un navigateur via transformers.js. Et à chaque token, seulement 50 millions de paramètres bossent vraiment, puisque le modèle pioche dans ses "experts" au lieu de tout activer... donc c'est ultra rapide. Et vos données, elles, ne partent jamais en ligne, donc pour de la donnée sensible, c'est tip top !

Côté usage, c'est 3 lignes :

import { pipeline } from "@huggingface/transformers";
const filter = await pipeline("token-classification", "openai/privacy-filter");
await filter("My name is Korben and my email is [email protected]");

Au premier appel, transformers.js télécharge le modèle, et après localement, le modèle vous ressort chaque bout de texte étiqueté comme perso (ça c'est un nom, ça un email...etc) et comme ça, vous n'avez plus qu'à les remplacer par des balises avant de balancer le tout dans un LLM ou dans des logs par exemple.

La classification "secret" attrape les clés d'API et les tokens qui traînent, bref, tout ce qu' un dev peut oublier dans son code (oui, ça arrive ^^ hein). C'est la classification qui me semble la plus utile au quotidien.

Alors comment ça fonctionne ? Eh bien le modèle lit toute la phrase d'un coup au lieu de cracher du texte mot par mot comme un ChatGPT, puis recolle les morceaux avec un décodeur Viterbi pour éviter de couper un nom en deux. Il avale jusqu'à 128 000 tokens de contexte, et vous pouvez régler le curseur précision/rappel via des presets fournis : soit il masque large, quitte à raturer un mot innocent, soit il la joue finement. Pratique donc selon que vous bossiez sur du dossier médical ou un ticket de support random.

Notez que c'est pas le premier sur le créneau. Par exemple Microsoft Presidio fait du masquage PII depuis des années, gère plus de langues, et sait même bosser sur les images et les données structurées. Là où Privacy Filter marque des points, je trouve, c'est le contexte car il distingue mieux un nom de famille du même mot employé autrement, alors qu'une simple regex se vautre à 100%.

Après c'est surtout calibré pour l'anglais, donc sur du français ou des formats régionaux ça peut louper des trucs. Donc vérifiez bien le résultat avant de vous reposer entièrement dessus. Mais ça reste un bon filet de sécurité même si c'est pas une garantie d'anonymat béton.

Sachez aussi que pour changer la liste des catégories détectées c'est possible, mais faudra repasser par du fine-tuning.

Bref, voir que de temps en temps OpenAI continue de publier des outils open source qui tournent en local, c'est toujours une bonne surprise !

Bref, si vous manipulez de la donnée perso, allez jeter un œil, c'est par ici .

iOS 26 gèle vos appels FaceTime quand il détecte de la nudité, même entre adultes

28 mai 2026 à 15:58

Attention, votre iPhone vous surveille pendant vos appels FaceTime. Depuis iOS 26, Apple a glissé une fonction baptisée "Sensitive Content Warning" qui scanne en temps réel le flux vidéo et fige automatiquement la communication dès qu'elle détecte de la nudité.

Audio coupé, vidéo coupée, avec un message qui s'affiche : "Audio et vidéo sont en pause car vous montrez peut-être quelque chose de sensible". Sympa.

À la base, la fonctionnalité fait partie d'une suite plus large appelée "Communication Safety", destinée aux comptes enfants. L'idée est légitime : éviter que des mineurs ne tombent sur du contenu inapproprié, ou en envoient.

Sauf que voilà, dans iOS 26, la fonction est aussi accessible sur les comptes adultes. Elle est désactivée par défaut, mais on peut l'activer manuellement. Et plusieurs utilisateurs constatent que les faux positifs ne sont pas rares.

Le principe technique est plutôt rassurant côté vie privée. La détection se fait entièrement sur l'appareil grâce à du machine learning embarqué (les modèles de reconnaissance d'image tournent en local sur votre iPhone, sans envoyer la moindre image à Apple). Du coup, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, Apple n'a aucune idée de ce qui déclenche la détection sur votre téléphone. Le scan ne sort pas de l'appareil.

Le problème, c'est que ce genre de filtre se trompe souvent. Une consultation médicale en visio ? Bloquée. Une conversation entre adultes consentants ? Bloquée aussi. Et chaque interruption nécessite une action manuelle pour reprendre l'appel. Pour les usages légitimes qui ressemblent visuellement à de la "nudité" sans en être, c'est franchement pénible.

Au-delà du bug ou choix de design, la question de fond, c'est le précédent. Apple installe l'idée que votre flux vidéo, même dans un appel chiffré de bout en bout, peut être analysé en permanence par les filtres maison. Aujourd'hui c'est de la nudité. 

Demain, ça pourrait être des armes, des drogues, des contenus politiques selon les pays, ou tout ce que les gouvernements demanderont. La porte est ouverte, et c'est ce qui inquiète une partie des défenseurs de la vie privée. Apple a beau jurer que tout reste en local, l'infrastructure d'analyse est désormais en place sur des centaines de millions d'iPhone.

Vous pouvez désactiver la fonction en allant dans Réglages, puis FaceTime, puis « Avertissement de contenu sensible ». C'est en théorie OFF par défaut, mais autant vérifier. Et si vous l'aviez activée par curiosité, sachez qu'elle peut ruiner un appel important au pire moment.

Source : PC Mag

Fauxx - Pour noyer les trackers sous du faux trafic

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 07:43

Fauxx part d'une idée toute simple et un peu vicieuse qui est que plutôt que de cacher ce que vous faites en ligne avec votre smartphone Android, pourquoi ne pas générer en permanence des tas de fausses recherches, des faux trajets GPS et des fausses identités ? Cela permet ainsi de noyer vos vraies données dans un tas d'autres...

En tout cas, c'est l'objectif du dev qui veut, je cite, rendre votre signal réel « statistiquement indiscernable du bruit ». Comme ça pendant que votre téléphone vit sa meilleure vie dans votre poche, l'app Fauxx tape des requêtes bidon sur Google, Bing, DuckDuckGo et Yahoo, visite des sites au hasard dans des dizaines de catégories, clique sur quelques pubs, balade un faux GPS et change d'empreinte de navigateur. Oui, je vous raconte pas la gueule de la batterie après... En tout cas, c'est gratuit, open source, et sous licence AGPL

Le moteur qu'utilise Fauxx s'appelle le Demographic Distancing Engine, et il empile 4 couches de faux : du bruit pur, un profil démographique que vous pouvez bricoler vous-même, du scraping de profils publicitaires que Google et Facebook se font déjà de vous, et une nouvelle persona synthétique générée chaque semaine.

Et le timing de tout ça suit une loi de Poisson pour imiter une navigation humaine plausible plutôt qu'un bot qui montre sa tête pile toutes les dix minutes. L'outil jongle quand même avec plus de 250 empreintes de navigateur et arrose des milliers de sites classés par catégorie.

Ces techniques d'offuscation, ça me rappelle un peu TrackMeNot , une extension qui balançait de fausses requêtes dans votre moteur de recherche et dont je vous avais parlé. Et 8 ans plus tard, AdNauseam évidemment qui poussait le délire en cliquant automatiquement sur toutes les pubs pour pourrir les profils publicitaires.

Hé bien Fauxx, c'est la version 2026 de cette petite guérilla, en mode appli mobile Android.

Après faut pas être débile non plus, noyer les trackers sous du faux ne les tue pas. Google l'a d'ailleurs dit noir sur blanc, ils détectent et filtrent la grande majorité de cette fausse activité. AdNauseam et ses quelques dizaines de milliers d'utilisateurs, face à un marché de la donnée qui pèse plus de 300 milliards de dollars, c'est une goutte d'eau en fait...

Et puis Fauxx coupe lui-même sa protection avant d'atteindre le plafond imposé par Android 15, qui limite les services en arrière-plan à six heures cumulées par tranche de 24h. Vous avez alors une notif qui vous demande de relancer l'appli à la main. C'est moche, mais c'est une contrainte du système, et pas un bug de l'appli !

Après comme je vous le disais plus haut, du faux trafic en continu, ça bouffe de la batterie et de la donnée mobile. Faut voir Fauxx un peu comme du sable jeté dans les rouages de la machine à pomper vos données... C'est une forme de geste politique... C'est pas incroyable mais c'est mieux que de rester les bras croisés.

Après, le mieux, c'est encore de le combiner avec les vraies mesures comme faire virer vos infos des data brokers et bien sûr, garder en tête que vos données sont déjà en vente quelque part.

Voilà, Fauxx ne vous rendra pas invisible mais entre subir le pistage en silence et foutre un peu le bordel dans la machine... le choix est vite vu. C'est gratuit, l'appli est sur F-Droid et le code est sur GitHub .

HydroTracker - L'app Android qui vous hydrate

Par : Korben ✨
20 mai 2026 à 10:04

HydroTracker, c'est une app Android open source pour suivre votre consommation d'eau au quotidien. C'est sans pub, ça fonctionne hors-ligne et ça a été mis au point par Ali Cem Çakmak, physicien et développeur passionné !

L'écran d'accueil d'HydroTracker, sobre et lisible

Côté fonctionnalités, vous avez donc le suivi quotidien classique avec objectif personnalisé, des graphiques hebdo, des cartes thermiques mensuelles, le suivi des séries de jours réussis et 3 widgets à mettre sur écran d'accueil.

Par contre, ça marche pas pour suivre votre conso de bière, désolé mes amis Chouffinistes ^^

Et puis surtout, y'a l'intégration Health Connect ce qui permet à HydroTracker de lire et écrire dans la base santé Android partagée par Samsung Health, Google Fit, Fitbit, Garmin ou Strava. Comme ça, toutes vos données sont centralisées !

Alors j'sais pas si vous avez déjà tracké votre consommation d'eau mais la plupart des apps d'hydratation se contentent de compter les verres d'eau. Cem, lui, s'appuie sur le Beverage Hydration Index (y'a une étude à ce sujet publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition ) et applique des coefficients différents selon les boissons, avec les seuils EFSA pour l'Europe et IOM pour les US. Un verre de lait équivaut par exemple à 1,5 fois sa quantité d'eau, et un soluté de réhydratation orale aussi. C'est logique vu la composition réelle, et pourtant aucune app grand public ne pousse le bouchon aussi loin niveau finesse !

Les analytics d'HydroTracker, façon dashboard scientifique

Et le gros morceau, vous l'aviez deviné, c'est surtout la confidentialité. Prenez par exemple Water Reminder, une app concurrente bien installée sur Android. Hé bien avec elle, vos heures de prise d'eau, votre régularité, votre comportement, tout part chez Google.

Alors que HydroTracker, lui, garde tout en local et la synchro Health Connect reste bien sûr à 100% optionnelle. Bref, si vous tenez à votre indépendance numérique vis-à-vis des géants américains , et que vous aimez rester hydraté, c'est l'app idéale !

L'app est sous licence GPL v3, dispo sur le Play Store (et bientôt sur F-Droid), ou en APK direct depuis les releases GitHub . Par contre, pas de version iOS pour l'instant. Ah et j'oubliais, les notifications de l'app s'adaptent à votre cycle de sommeil, donc elle ne vous harcelera pas la nuit. C'est con dit comme ça, mais peu d'apps le font.

Voilà, si vous voulez creuser le code, c'est sur GitHub et Cem a même sa page perso sur cmckmk.com .

Merci à Alex pour le tip !

Veilid - Tor pour les apps signé Cult of the Dead Cow

Par : Korben ✨
18 mai 2026 à 09:00

Cult of the Dead Cow , un des plus vieux collectifs hacktivistes encore en activité, ne se contente pas que de balancer des manifestes politiques depuis 1984. Ils codent. Et leur dernier bébé en date s'appelle Veilid , et c'est un framework P2P qui veut faire à vos apps ce que Tor a fait à votre navigateur.

Histoire de vous expliquer, vous prenez Veilid, vous l'intégrez dans votre app mobile ou web, et d'un coup tout votre trafic passe par un réseau pair-à-pair (P2P) chiffré de bout en bout. Cela veut dire qu'il n'y a pas de serveur central qui stocke vos messages.

Concernant votre IP, celle-ci n'apparaît alors plus au niveau applicatif (le routage privé l'obfusque entre pairs), et chaque nœud est identifié par une clé publique Ed25519 256-bit. Donc autant dire un truc carrément impossible à brute-force.

Le projet a été annoncé à DEF CON 31 en août 2023 par Christien "DilDog" Rioux et Katelyn "Medus4" Bowden, 2 membres historiques de cDc, et près de trois ans plus tard, ça continue d'évoluer toujours à un rythme régulier.

L'idée technique vous la connaissez si vous avez déjà touché à du décentralisé : Une table de hachage distribuée (DHT, en fait un annuaire éclaté entre tous les nœuds du réseau) gère le routage, chaque nœud relaie du trafic chiffré qu'il ne peut pas lire, et les pairs s'échangent des données sans jamais révéler leur IP.

Perso, c'est l'approche qui me semble vachement plus saine pour faire du social sans Mark Zuckerberg dans la boucle. C'est dans le même esprit que Tor et qu' IPFS , sauf que Veilid est pensé dès le départ pour les développeurs d'applications. Donc c'est pas fait pour anonymiser de la navigation web ou stocker des fichiers. C'est un Tor des applications si vous préférez...

Le framework est codé en Rust avec des bindings Flutter et Dart pour le mobile ainsi qu'une cible WebAssembly pour le navigateur. Vous pouvez donc carrément déployer une app Veilid sur Linux, macOS, Windows, Android, iOS, et même directement dans Chrome ou Firefox via WASM.

Le code, lui, est découpé en plusieurs composants : veilid-core pour le moteur, veilid-tools pour les utilitaires, veilid-flutter pour le mobile, veilid-wasm pour le navigateur et veilid-server qu'on installe sur un VPS Debian ou Fedora pour faire tourner un nœud public. Voilà, et le tout est sous licence Mozilla Public License 2.0, donc copyleft mais compatible si vous y ajoutez du code propriétaire par dessus.

L'app phare qui tourne déjà sur ce framework, c'est VeilidChat , une messagerie type Signal mais sans aucun serveur, sans numéro de téléphone et sans annuaire centralisé. Vous échangez votre clé publique avec un pote, et hop, c'est parti.

Si ça vous dit d'y jeter un oeil, sachez que le code de Veilid n'est pas sur GitHub mais sur GitLab . Après c'est encore assez nouveau, ce qui veut dire que ça bouge beaucoup de release en release. Donc si vous voulez coder votre prochaine app par dessus ce framework, va falloir vous accrocher car ça cassera souvent.

Mais si vous codez du décentralisé et que vous en avez franchement marre de bricoler libp2p à coup de colle forte Python, Veilid mérite un sérieux coup d'œil. Et même si vous codez pas, gardez l'œil sur VeilidChat car le jour où une appli grand public sortira là-dessus, ça va vraiment envoyer du lourd.

Beaucoup plus que Signal ou Telegram, je pense !

Saracroche - L'app qui bloque le démarchage téléphonique

Par : Korben ✨
14 mai 2026 à 09:51

J'sais pas vous, mais en ce moment, moi ça n'arrête pas ! De quoi je parle ? Hé bien des putains d'appels commerciaux / arnaques que je reçois sur mon téléphone. C'est simple, je ne décroche plus aucun numéro que je ne connais pas.

Je crois qu'on peut tous dire collectivement qu'on en peut plus. Et c'est aussi le cas de Camille Bouvat, un développeur toulousain qui en a eu tellement marre qu'il a pondu Saracroche , une app gratuite et open source qui bloque environ 90% du démarchage téléphonique. Y'a déjà 1 million de Français qui l'ont adoptée donc y'a des chances que vous connaissiez déjà, mais dans le doute, je repartage ! Je sais, on est à quelques mois de l'arrivée de la loi anti-démarchage qui devrait normalement nous sauver même si j'y crois moyen... Ça va peut-être empêcher des sociétés françaises qui ont pignon sur rue de nous casser les couilles mais pour les arnaqueurs de tout poil, je ne suis pas sûr que cette loi suffise.

Alors comment ça marche Saracroche ? Hé bien vous installez l'app sur iOS (App Store) ou Android (Google Play, et un build F-Droid annoncé), vous activez les permissions de blocage d'appels, et hop, l'app fait correspondre chaque appel entrant grâce à une base locale de plus de 15 millions de numéros préchargés. Hé oui c'est 100% en local !

La base s'appuie sur les préfixes ARCEP (l'autorité des télécoms qu'on ne présente plus) réservés au démarchage téléphonique (les fameux 01 62, 04 24 et compagnie) ce qui permet de bloquer ces préfixes en bloc. Ça permet de se couper mécaniquement d'une grosse partie du démarchage légal en un seul coup

Et pour les arnaques qui usurpent des numéros mobiles ou ordinaires (faux colis, fausses banques, ping calls surtaxés), Saracroche complète ça avec les signalements communautaires, que vous pouvez nourrir vous-même depuis l'app.

Après j'sais pas si vous savez, mais à partir du 11 août prochain, le démarchage téléphonique sans consentement préalable sera légalement interdit en France, et Bloctel va prendre sa retraite. Mais ce ne sera pas suffisant...

J'avais déjà parlé de WinCalls y'a quelques mois ici mais c'était uniquement pour Android alors que Saracroche, pousse l'idée aussi jusqu'à iOS. Par contre, ça ne bloque que les appels entrants, et pas les arnaques par SMS ni par mail. Mais pour le démarchage classique, c'est probablement ce qu'il y a de plus efficace sur le marché français aujourd'hui.

Après côté business model, c'est comme d'hab en France... Camille Bouvat confiait à France Info que seulement 0,5% de ses utilisateurs sont donateurs. Donc sur 1 million de personnes ça fait peut-être 5 000 mecs qui mettent la main au portefeuille, soit à peine de quoi en vivre pour Camille ! Nous sommes vraiment un pays de crevards ^^ .

Bref, n'oubliez pas, si vous trouvez l'app utile, c'est le moment de cliquer sur le bouton "Soutenir" !!

Il essaye de réparer une GoPro Hero 10, et c'est l'enfer

13 mai 2026 à 13:45

Hugh Jeffreys , le YouTuber australien qui démonte tout ce qu'il trouve, s'est attaqué cette fois à une GoPro Hero 10 achetée 100 dollars avec un message d'erreur "no camera input".

Traduction : la caméra ne reçoit plus l'image du capteur. Sur Hackaday , le récit complet est savoureux pour qui aime la réparation board-level (la réparation au niveau de la carte, avec fer à souder et microscope, plutôt que le simple swap de pièces).

Pour ne pas y aller à l'aveugle, il achète une seconde GoPro Hero 10 HS à 40 dollars, censée donner ses pièces. Premier souci : le démontage.

La GoPro Hero 10 a un écran tactile collé au châssis avec une telle quantité d'adhésif que le retirer sans le briser tient du miracle. Hugh y arrive après plusieurs essais avec un sèche-cheveux et beaucoup de patience, mais c'est clair que GoPro n'a pas pensé à la réparabilité une seconde.

Vient ensuite le swap du module caméra, l'élément suspecté sur la première unité. Démontage, montage, reset usine, mise à jour firmware, rien n'y fait. Le message d'erreur revient. Hugh teste plusieurs combinaisons, sans plus de succès, et finit par admettre qu'il manque cruellement de schémas électroniques pour aller plus loin.

Sans la documentation interne que GoPro garde évidemment fermée, impossible de tracer le signal du capteur jusqu'à la puce de traitement.

Twist final : la seconde GoPro, présentée comme HS pour dégât des eaux, s'avère réparable après un bon nettoyage à l'isopropanol et un séchage soigneux.

Elle redémarre, capture des images, et fonctionne comme neuve. Hugh termine donc avec une GoPro qui marche pour 40 dollars, et une autre qui finit en boîte à pièces de rechange.

La leçon est simple. Sans schémas et sans accès au programmateur officiel de GoPro, la réparation board-level d'une caméra moderne tient parfois plus de la loterie que du diagnostic, surtout quand le constructeur fait tout pour décourager l'ouverture.

Et pendant que les marques serrent la vis sur la documentation technique, des gens comme Hugh tentent encore de prouver que ces appareils peuvent vivre une seconde vie.

Franchement, GoPro pourrait offrir un peu plus de prise aux réparateurs indépendants. On peut toujours rêver.

Source : Hackaday

Les téléchargements de VPN diminuent dans le monde en 2025 mais leur adoption globale se poursuit

Par : UnderNews
26 mars 2026 à 11:20

Les téléchargements de VPN dans le monde ont atteint un pic en 2022 et ne s’en sont pas remis, mais leur adoption est en hausse dans certaines régions d’Europe et du Golfe. Le nombre de téléchargements de VPN dans le monde a culminé à 487 millions en 2022, avant de chuter progressivement. Tribune – Ce […]

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